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Noctuelle de l’abronie (Copablepharon fuscum)

Résumé technique

Copablepharon fuscum

Noctuelle de l'abronie des dunes

Sand Verbena Moth

Aire de répartition au Canada : région du détroit de Géorgie, sud-ouest de la Colombie-Britannique


Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km2)3 700 km2 au Canada,
4 850 km2 à l’échelle mondiale.
Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).Inconnue; probablement stable.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?Non.
Zone d’occupation (km2)±5 km2 au Canada
<25 km2 à l’échelle mondiale.
Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).Inconnue; vraisemblablement en déclin.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?Non.
Nombre de localités actuellement connues ou présumées.3 au Canada; 8 à l’échelle mondiale.
Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).Inconnue; stable à court terme; en déclin à long terme?
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?Non.
Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).En déclin.


Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).1 an.
Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).Inconnu (350 à 10 500, selon une fourchette de 0,2 à 6,0 noctuelles/m2 d'A. latifolia)
Tendance de la population quant au nombre d’individus matures (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).Inconnue, mais vraisemblablement en déclin.
S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).Inconnu.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?On ne sait pas, mais vraisemblablement oui (si l’on se fie aux fluctuations observées chez d’autres insectes).
La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de ≤ 1 individu/année)?Oui.
Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).Inconnue; stable à court terme; en déclin à long terme.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?Non.
Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.Population 1 : près de Comox, C.-B.
Population 2 : près de Comox, C.-B.
Population 3 : près de Sidney, C.-B.
Le nombre d’individus matures dans chaque population est inconnu.


Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats) au Canada

-  Réduction de la quantité et de la qualité des ressources en plantes hôtes causée par la stabilisation ou la dégradation des milieux sablonneux dénudés. Les facteurs responsables en jeu incluent la colonisation par des espèces végétales exotiques, les perturbations découlant de l’utilisation des milieux côtiers à des fins récréatives, la construction de routes, d’immeubles ou d’autres ouvrages et les changements liés à l’apport ou au transport du sable. L’ampleur de la menace que représentent les maladies, la prédation ou d’autres facteurs biotiques pour la noctuelle de l’abronie ou l’abronie à feuilles larges est inconnue.
-  Les menaces potentielles incluent l’application de pesticides à l’intérieur ou autour des sites abritant des populations et la perte d’habitat en cas d’élévation du niveau de la mer causée par les changements climatiques.
-  La mortalité due à la collecte de spécimens ou à d’autres formes d’activités humaines est considérée comme faible.


Potentiel de sauvetage (effet d’une immigration de source externe) : Faible

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?Oui, aux États-Unis.
Statut ou situation des populations de l’extérieur?Inconnu; vraisemblablement en déclin.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?Possible, mais fort improbable.
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre à l’endroit en question?Oui.
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question?On ne sait pas.
Un sauvetage par des populations de l’extérieur est-il probable?Fort improbable.


Analyse quantitative

Données insuffisantes
 


Rédacteur : N.A. Page, mai 2003
Source de l’information : rapport de situation.

Statut actuel

COSEPAC : aucune désignation antérieure par le COSEPAC


Statut recommandé et justification de la désignation

Statut recommandé :
Espèce en voie de disparition.
Code alphanumérique :
B1ab(ii,iii,iv,v) +2ab(ii,iii,iv,v)
Justification de la désignation :
La population mondiale de ce papillon de nuit est très petite, et son aire de répartition est très limitée. La population canadienne, qui n’est présente que dans trois petits sites, est encore plus petite et plus limitée. Le papillon de nuit et sa plante hôte sont des spécialistes de l’habitat qui dépendent de dunes côtières, un habitat rare le long de la côte ouest. Cet habitat a subi des pertes considérables par suite de la stabilisation des dunes dénudées (y compris l’introduction d’espèces végétales envahissantes), de l’exploitation et de l’utilisation à des fins récréatives. La plante hôte et, par conséquent, le papillon de nuit sont confrontés à la menace que posent les déclins continus attribuables à la disparition et à la dégradation des dunes côtières.


Application des critères

Critère A (Population totale en déclin) :
- ne s’applique pas, car l’absence d’estimations passées de la taille des populations empêche toute quantification des déclins.
Critère B (Aire de répartition peu étendue, et déclin ou fluctuation) :
- la zone d’occurrence est <5 000 km2 (B1);
- la zone d’occupation est << 500 km2 (B2);
- la population est fortement fragmentée et répartie parmi 3 sites entre lesquels le flux génique est tenu pour extrêmement limité, sinon nul (a);
- les données disponibles donnent à croire à l’existence d’une réduction continue de la superficie et de la qualité de l’habitat et du nombre de localités et d’individus matures – réduction dans chaque cas liée à la perte ou à la dégradation des colonies de la plante hôte de la larve et de son habitat (b)(ii - v);
- la population semble subir des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (c)(iv), mais aucune donnée ne permet d’étayer cette hypothèse de façon concluante.
Critère C (Petite population totale et déclin) :
- le nombre d’individus matures est <10 000;
- il n’existe aucune donnée quantitative permettant d’apprécier l’ampleur du déclin;
- un déclin continu du nombre d’individus matures est présumé, d’après la dégradation continue de l’habitat (C2);
- les populations sont fragmentées, et aucune ne contient >1 000 individus matures (a)(i);
- l’existence de fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures est soupçonnée (b).
Critère D (Très petite population et aire de répartition restreinte) :
- le nombre total d’individus matures est vraisemblablement >1 000
- la zone d’occupation est <20 km2 et l’espèce se rencontre dans < 5 localités (D2).
Critère E (Analyse quantitative) :
- les données disponibles sont insuffisantes pour effectuer une analyse quantitative de la probabilité de disparition.