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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le bruant de McCown (Calcarius mccownii) au Canada

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur le
Bruant de McCown
Calcarius mccownii 
au Canada

Bruant de McCown

Espèce préoccupante 2006

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2006. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le rapport de situation sur le Bruant de McCown (Calcarius mccownii) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.Ottawa. vi + 24 p.

Note de production

Le COSEPAC aimerait remercier Dorothy P. Hill qui a rédigé le rapport de situation sur le Bruant de McCown (Calcarius mccownii) au Canada, en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. Marty Leonard, coprésidente du Sous-comité de spécialistes des oiseaux du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision. 

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the McCown's Longspur Calcarius mccownii in Canada.

Illustration de la couverture

Bruant de McCown-- Illustration par Judie Shore, Aurora Ontario.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2006

de catalogue CW69-14/488-2006F-PDF
ISBN 0-662-71778-3

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation --Avril 2006

Nom commun : Bruant de McCown

Nom scientifique : Calcarius mccownii

Statut : Espèce préoccupante

Justification de la désignation : L’espèce a connu un grave déclin de population depuis la fin des années 1960. Une telle tendance semble toutefois s’être amoindrie au cours de la dernière décennie. Les menaces qui pèsent sur l’espèce sont la perte et la dégradation incessantes de son habitat. Elle pourrait également être menacée par l’exposition aux pesticides associée à l’augmentation de la reproduction dans les champs cultivés.

Répartition : Alberta, Saskatchewan

Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en avril 2006. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

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COSEPAC Résumé

Bruant de McCown
Calcarius mccownii

Information sur l’espèce

Le Bruant de McCown (Calcarius mccownii) est un oiseau de la taille d’un moineau, au bec épais et dont la queue blanche est ornée d’un motif noir caractéristique en forme de « T » inversé. On ne lui connaît aucune sous-espèce.

Répartition

Le Bruant de McCown dispose d’une aire de reproduction limitée dans les prairies arides de l’Amérique du Nord. Elle s’étend depuis le sud-est de l’Alberta et le sud-ouest de la Saskatchewan vers le sud jusqu’au centre-nord du Colorado, après avoir traversé le Montana et le Wyoming. On trouve aussi des populations isolées d’oiseaux reproducteurs au sud-ouest du Dakota du Nord, dans la portion centre-nord du Dakota du Sud et dans la partie ouest du Nebraska. L’aire de reproduction s’est considérablement rétrécie depuis 1900. Le Bruant de McCown est disparu du Minnesota. Il hiverne dans le sud-ouest des États-Unis et le nord-ouest du Mexique.

Habitat

L’aire de reproduction caractéristique est une prairie aride, à la végétation indigène clairsemée, ponctuée de parcelles de sol dénudé comme on en trouve dans les prairies à graminées courtes ou dans les prairies mixtes intensivement pâturées. Au cours des cent dernières années, l’habitat de reproduction du Bruant de McCown a rétréci en raison de la transformation des prairies indigènes à des fins agricoles et autres, et de la suppression des incendies. Plus récemment, on a observé le Bruant de McCown sur des terres cultivées, notamment des champs de blé ou en jachère, ou présentant des parcelles de sol dénudé.

Biologie

Le Bruant de McCown est un oiseau migrateur. Les mâles arrivent en Alberta et en Saskatchewan à la fin mars ou au début avril. Les couples se forment à l’arrivée des femelles, environ deux semaines plus tard. Le nid est construit dans une légère dépression du sol. La femelle y pond généralement trois ou quatre œufs. L’incubation dure douze jours et, après l’éclosion, les oisillons sont nourris par les deux parents pendant dix jours au nid puis, après l’envol, pendant encore trois semaines. Selon les sites, entre 30 et 75 p. 100 de nids sont victimes des prédateurs. Ceux-ci s’attaquent plus souvent aux oisillons qu’aux œufs. En août, les Bruants de McCown se regroupent en vue de la migration vers le sud et, à la fin du mois de septembre, la plupart ont quitté le Canada. Les Bruants de McCown sont granivores pendant l’hiver et la migration. Toutefois, pendant la période de reproduction, leur alimentation se compose de graines et d’invertébrés (en particulier des sauterelles).

Taille et tendances des populations

La population reproductrice des Bruants de McCown au Canada est estimée à environ 375 000 individus (entre 100 000 et 1 000 000). Des analyses à long terme fondées sur les données du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) indiquent que, depuis 1968, la population canadienne des Bruants de McCown a globalement décliné de 98 p. 100. Il semble toutefois que ce déclin se soit atténué au cours de la dernière décennie. En effet, les données du BBS et du relevé de Surveillance des oiseaux de prairie (GBM) indiquent que la population est demeurée stable entre 1996 et 2004.

Facteurs limitatifs et menaces

L’aire de reproduction restreinte des Bruants de McCown s’est considérablement rétrécie au cours des cent dernières années. Bien que depuis dix ans on ait pu observer un ralentissement de la perte d’habitat, les prairies indigènes continuent à être détruites ou modifiées par l’agriculture, l’expansion domiciliaire, l’étalement urbain et l’extraction des ressources. Récemment, on a trouvé des Bruants de McCown (de 20 à 40 p. 100 de la population) sur des terres agricoles où la productivité de l’oiseau est vraisemblablement faible et où il pourrait être exposé à des pesticides.

Importance de l’espèce

Recensé pour une première fois en 1851 par le capitaine John P. McCown, le Bruant de McCown est une espèce endémique aux prairies de l’Amérique du Nord qui a coévolué avec les ongulés brouteurs de cette région.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Le Bruant de McCown a été désigné en péril (S2) au Dakota du Nord, au Colorado, au Wyoming et au Montana; vulnérable (S3) au Nebraska; et apparemment non en péril (S4) en Alberta et en Saskatchewan. La situation du Bruant de McCown au Dakota du Sud n’est pas connue. Il est protégé contre la chasse et la capture en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2006)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de pageb
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged, Note de bas de pagee
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page c

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Ordre :

Passereaux

Famille :

Embérizidés

Genre :

Calcarius

Espèce :

mccownii

Nom commun français :

Bruant de McCown

Nom commun anglais :

McCown’s Longspur

Le Bruant de McCown fait partie de l’une des quatre espèces du genre Calcarius (American Ornithologists’ Union [AOU], 1998; Banks et al., 2003). Historiquement, l’espèce avait été classée sous le genre monotypique Rhynchophanes, vu les caractéristiques morphologiques qui la distinguent des autres espèces du genre Calcarius (Rising, 1996). Elle a été ultérieurement intégrée au genre Calcarius, à la suite de la description d’un hybride issu d’un croisement entre le Bruant à ventre noir (C. ornatus) et le Bruant de McCown (Sibley et Pettingill, 1955; With, 1994a). De récentes analyses moléculaires suggèrent toutefois que le Calcarius mccownii n’appartienne pas au clade Calcarius (Carson et Spicer, 2003; Klicka et al., 2003). Ainsi, la classification de l’espèce pourrait être révisée dans un proche avenir (Banks et al., 2003). Aucune sous-espèce ou variante géographique n’est reconnue (With, 1994a).

Description

Le Bruant de McCown est un oiseau trapu, de la taille d’un moineau (longueur : de 14 à 16 cm), au bec épais et dont la queue blanche est ornée d’un motif noir caractéristique en forme de « T » inversé (With, 1994a; Rising, 1996). Comme les autres oiseaux du genre Calcarius, son hallux est très développé, d’où son nom commun anglais « longspur » (long éperon) (With, 1994a). Le poids des adultes varie entre 24 et 29 grammes. Le Bruant de McCown se distingue des autres Calcarius par un bec plus grand et plus épais, ainsi qu’une queue et un hallux plus courts (Rising, 1996).

Le plumage nuptial des mâles est gris sur le corps et brun-gris sur les ailes avec une tache marron sur les tectrices médianes. La calotte, la moustache et la tache pectorale sont noires (Rising, 1996). En hiver, les parties noires sur la tête sont partiellement dissimulées par des pointes fauves et la tache noire du poitrail est moins vive en plus d’être aussi partiellement cachée par des pointes fauves (Rising, 1996). Les femelles ont un plumage brun-gris avec des rayures brunes sur la tête, le dos et la queue. Le dessous est plus pâle et les tectrices sus-alaires sont marron clair (With, 1994a). Le plumage nuptial se distingue du plumage d’hiver seulement par la quantité de rayures sur le dos (Rising, 1996).

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Répartition

Aire de répartition mondiale

L’aire de reproduction du Bruant de McCown s’étend depuis le sud-est de l’Alberta et le sud-ouest de la Saskatchewan vers le sud jusqu’au centre-nord du Colorado, après avoir traversé le Montana et le Wyoming. (With, 1994a, Smith, 1996, Dechant et al., 1999) [figure 1]. On trouve aussi des populations reproductrices dans l’ouest du Nebraska, le sud-ouest du Dakota du Nord et le centre-nord du Dakota du Sud (Dechant et al., 1999). Les populations reproductrices tendent à être disjointes dans l’ensemble de l’aire de reproduction (Kantrud et Kologski, 1982). L’aire d’hivernage dans le sud-ouest des États-Unis et le nord-ouest du Mexique englobe l’ouest de l’Oklahoma, l’ouest du Kansas, l’ouest du Texas, le sud-est de l’Arizona, le sud du Nouveau-Mexique, le nord du Sonora, le Chihuahua et le nord du Durango. On signale occasionnellement des occurrences d’hivernage en Californie, en Utah, au Nevada et dans le sud-est du Colorado (With, 1994a).

L’aire de reproduction s’est considérablement rétrécie au cours du XXe siècle. Le Bruant de McCown est disparu de l’ouest du Minnesota (dernier signalement en 1900). Bien que Taverner (1927) [cité dans With, 1994a] ait répertorié le Bruant de McCown parmi les espèces nichant autrefois au Manitoba, il est peu probable que ce fût le cas (Carey, 2003; K. de Smet, comm. pers.).

Figure 1. Aires de reproduction et d’hivernage du Bruant de McCown (selon Peterson et Chalif, 1973; Semenchuk, 1992; With, 1994a; Smith, 1996; AOU, 1998; Saskatchewan Wetland Conservation Corporation, 2002; National Audubon Society, 2003; Sauer et al., 2004).

 Aires de reproduction et d’hivernage du Bruant de McCown (selon Peterson et Chalif, 1973; Semenchuk, 1992; With, 1994a; Smith, 1996; AOU, 1998; Saskatchewan Wetland Conservation Corporation, 2002; National Audubon Society, 2003; Sauer et al.,2004)

Aire de répartition canadienne

On estime que 34 p. 100 de l’aire de reproduction du Bruant de McCown en Amérique du Nord se trouve au Canada (P. Blancher, comm. pers.). En Alberta, on a relevé des individus nicheurs au nord, jusqu’à Hanna et Youngstown et, à l’ouest, jusqu’à Drumheller, Vulcan et Lethbridge. La majorité de ceux-ci se situent toutefois dans le sud-est de l’Alberta, au sud de la rivière Red Deer et à l’est de Brooks (Semenchuk, 1992; Alberta Conservation Association et Alberta Environment, 2004) [figure 2]. Dans le sud de l’Alberta, l’aire de reproduction se limite à la région naturelle des prairies. Aucun Bruant de McCown n’a été observé dans le parc provincial Writing-on-Stone, ni en altitude dans le parc interprovincial Cypress Hills. En Saskatchewan, on ne trouve des Bruants de McCown que dans l’écozone des Prairies. Les signalements en saison de reproduction s’étendent du coin sud-ouest de la province vers le nord jusqu’à Saskatoon et, vers l’est, jusqu’à Regina (Smith, 1996; Saskatchewan Conservation Data Centre, 2004) [figure 2]. Toutefois, la majorité de la population se trouve dans la région du sud-ouest de la Saskatchewan (au sud de la rivière Saskatchwan-Sud et à l’ouest de Regina; Smith, 1996, Saskatchewan Conservation Data Centre, 2004) [figure 2]. Il est rare d’observer cette espèce en périphérie de son aire de reproduction à la limite sud de la prairie-parc (Smith, 1996). Par conséquent, les signalements d’oiseaux nicheurs à proximité de Saskatoon devront probablement être considérés comme des cas isolés (S. Davis, comm. pers.).

Selon les cartes numériques de l’aire de répartition, la zone d’occurrence des Bruants de McCown couvre approximativement 212 000 km² (P. Blancher, comm. pers.). On estime à partir de la superficie des prairies indigènes restantes, que la zone d’occupation s’étend sur 67 000 km². Toutefois, cette zone d’occupation est probablement surestimée, toutes les prairies indigènes ne constituent pas un habitat propice au Bruant de McCown (infra).

Figure 2. Aire de reproduction du Bruant de McCown au Canada (selon Semenchuk, 1992; With, 1994a; Smith, 1996; AOU, 1998; Saskatchewan Wetland Conservation Corporation, 2002; National Audubon Society, 2003; Sauer et al., 2004). Le Bruant de McCown est rare en périphérie de leur aire de reproduction (rayures diagonales) et il est absent des hauteurs des Cypress Hills (noir).

Aire de reproduction du Bruant de McCown au Canada (selon Semenchuk, 1992; With, 1994a; Smith, 1996; AOU, 1998; Saskatchewan Wetland Conservation Corporation, 2002; National Audubon Society, 2003; Sauer et al., 2004)

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Le Bruant de McCown niche dans des prairies arides, ouvertes, au sol sec et sablonneux (Stewart, 1975; Wershler et al., 1991), où l’accumulation de litière est faible (Felske, 1971), et dont la végétation est courte et clairsemée (With, 1994a). Ces conditions sont présentes dans les prairies à graminées courtes ou dans les prairies mixtes à pâturage intensif (Dechant et al., 1999). Les zones de nidification sont dominées par le boutelou gracieux (Bouteloua gracilis) et l’herbe aux bisons (Buchloe dactyoides), dont la taille ne dépasse pas 0,5 m (Brown, 1985), et sont souvent parsemées de cactus (p. exOpuntia sp.) et d’îlots de sol dénudé (With, 1994a).  

Réaction à la gestion des pâturages

Au sud de l’Alberta, les Bruants de McCown sont observés en plus grand nombre sur les prairies indigènes continuellement pâturées d’avril en octobre, que sur les terres qui sont broutées de façon intermittente ou par rotation (Prescott et Wagner, 1996). Ce nombre plus élevé résulte probablement de la qualité de l’habitat, puisque ces deux dernières méthodes de pâturage produisent une végétation plus dense et plus haute que celle privilégiée par le Bruant de McCown. Les parcours soumis au pâturage intensif sont probablement plus proches des prairies dans lesquelles cette espèce évoluait jadis (With, 1994a). Cette différence d’habitat pourrait expliquer pourquoi plusieurs études ont relevé des Bruants de McCown dans des prairies modérément ou intensivement pâturées, alors qu’aucun de ces oiseaux n’a été trouvé dans des sites  non pâturés (Maher, 1973; Kantrud et Kologiski, 1982; Wershler et al., 1991; Sutter, 1997).

Attrait pour les champs cultivés

Même dans les paysages de prairies, les Bruants de McCown occupent souvent les champs cultivés (McMaster et Davis, 1998; Dale et al., 2005) comme les champs de blé en culture traditionnelle (Martin et Forsyth, 2003) et les champs en jachère (Dale et al., 2005). Les relevés suggèrent que cet attrait pour les terres agricoles ne constitue pas seulement une réponse à la saturation de l’habitat (S. Davis, comm. pers.), mais pourrait aussi s’expliquer par des similarités structurelles entre les terres cultivées et les prairies indigènes qui font que ces deux habitats sont difficiles à distinguer pour les oiseaux lorsqu’ils nidifient au printemps (voir par exemple Lloyd et Martin, 2005). Cette situation est préoccupante puisque la reproduction risque d’être moins fructueuse dans les champs cultivés que dans l’habitat indigène et que les risques d’exposition directe aux pesticides agricoles sont plus élevés. (Martin et Forsyth, 2003). Ainsi, les champs cultivés pourraient constituer des « pièges écologiques » pour le Bruant de McCown (Best, 1986; Martin et Forsyth, 2003). Il s’agit d’un phénomène relativement récent puisque, historiquement, les Bruants de McCown évitaient les zones cultivées (DuBois, 1937; Mickey, 1943).

Habitat d’hivernage

Dans leur aire d’hivernage, c’est dans les prairies basses peu pâturées et dominées par les genres Bouteloua et Buchloe que l’on trouve le Bruant de McCown en plus grand nombre. Au Mexique, l’habitat d’hivernage comprend des plateaux et des déserts. (Peterson et Chalif, 1973; With, 1994a).

Besoins en matière de microhabitat

Les Bruants de McCown construisent leur nid sur la terre nue de flancs de collines orientés vers le sud ou le sud-ouest (Felske, 1971). Les nids eux-mêmes sont orientés vers le nord (With et Webb, 1993). Les nids sont construits dans une dépression du sol et, souvent, à proximité de quelques structures végétales comme les touffes d’herbes ou les arbustes (With, 1994b).

La variation annuelle des précipitations peut affecter la qualité générale de l’habitat. Prescott et Wagner (1996) ont suggéré que le déclin du nombre de Bruant de McCown observé pendant leur étude pourrait, en partie, avoir été causé par des précipitations supérieures à la moyenne qui auraient favorisé la croissance végétale. À l’inverse, les conditions de sécheresse au début des années 2000 se sont accompagnées d’une multiplication brusque du nombre de Bruants de McCown dans la réserve nationale de la faune de Suffield en Alberta (B. Dale, comm. pers.).  

Tendances en matière d’habitat

Les prairies ont été grandement transformées par l’agriculture. En 1991, approximativement 75 p. 100 de la prairie indigène originelle du Canada avait été transformée à des fins agricoles ou autres. Depuis, la perte d’habitat s’est poursuivie à un rythme d’environ 1 p. 100 par année (Statistique Canada, 1997). On ne sait toutefois pas quelle proportion de cet habitat convient au Bruant de McCown. Les observations récentes de Bruants de McCown dans des champs cultivés (McMaster et Davies 1998; Martin et Forsyth, 2003) suggèrent toutefois qu’ils s’adaptent partiellement à la perte d’habitat et aux changements dans l’utilisation des terres car, historiquement, ils avaient toujours évité les terres cultivées (DuBois, 1937; Mickey, 1943).

La suppression des feux pourrait aussi avoir contribué à la baisse de la qualité de l’habitat du Bruant de McCown. Historiquement, les prairies basses indigènes brûlaient fréquemment et subissaient des périodes de pâturage intense par certains herbivores indigènes, notamment le bison (Knopf, 1994). Ces deux types de perturbations ont créé un habitat parsemé de parcelles de sol dénudé, facteur associé à une grande abondance de Bruants de McCown (Martin et Forsyth, 2003). On a suggéré que la suppression des incendies comme cause possible du déclin de la distribution et de l’abondance de cet oiseau (Oberholser, 1974).  

Protection et propriété

En Alberta, il reste environ 40 000 km² de prairies indigènes, dont 23 606 km² appartiennent à la Couronne. Bien que la majorité de ces terres ne fassent pas l’objet d’une protection gouvernementale, l’État a plus ou moins réussi à prévenir la perte définitive de l’habitat des prairies indigènes. Les terres de la Couronne ne constituent que 24 p. 100 de la région des prairies naturelles de l’Alberta, mais 56 p. 100 de celles-ci ont été préservées dans leur état initial. La majorité des terres de la Couronne servent à l’élevage sous forme de pâture commune ou de parcours sous bail. Environ 2 p. 100 des prairies indigènes sont officiellement protégées. Parmi les plus vastes étendues protégées où le Bruant de McCown a été observé, on compte la réserve nationale de faune de Suffield (458,7 km²), la Onefour Heritage Rangeland Natural Area (92 km²), et la Twin River Heritage Rangeland Natural Area (150 km²) [Alberta Sustainable Resource Development, 2000].

En Saskatchewan, un peu plus de 32 p. 100 des prairies résiduelles sont protégées dans des zones de conservation, soit des parcs nationaux et provinciaux, des sites de Conservation de la nature, des refuges d’oiseaux migrateurs, des réserves fauniques, des sites Ramsar, des réserves écologiques, des terres protégées en vertu de la loi saskatchewannaise de protection des habitats fauniques (le Wildlife Habitat Protection Act) et des pâturages collectifs de l’ARAP. La superficie totale des terres protégées s’étend sur 22 636 km², ce qui correspond à 9,4 p. 100 de l’écozone des prairies situées en Saskatchewan (Gauthier et al., 2002). Les terres les plus importantes pour la protection des Bruants de McCown sont celles situées au coin sud-ouest de la province, au sud de la rivière Saskatchewan-Sud et à l’ouest de Regina.

En Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, 4 415,5 km² de terres privées ont été inscrits au Programme d’établissement d’une couverture végétale permanente (PÉCVP) (McMaster et Davis, 1998). Il existe des possibilités de modification de certains de ces sites PÉCVP pour créer des habitats convenant au Bruant de McCown.

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Biologie

Cycle vital, reproduction et alimentation

La période annuelle de nidification des Bruants de McCown s’étend de la fin  d’avril à juillet (With, 1994a). Les mâles arrivent dans l’aire de nidification en petits groupes dès la fin mars et délimitent leurs territoires dont la surface varie entre 0,6 et 1,4 ha (With, 1994a). Des couples monogames se forment à l’arrivée des femelles environ deux semaines plus tard et la nidification commence tard en avril ou au début du mois de mai. Les couples nichent souvent à proximité les uns des autres (Felske, 1971). La femelle construit un nid ouvert en forme de coupe en creusant une légère dépression dans le sol. Généralement, le nid est constitué de grosses tiges et de grandes feuilles d’herbacées, doublées de matériaux doux comme des plumes ou du poil (With, 1994a).

La nichée compte généralement 3 ou 4 œufs (With, 1994a). Seule la femelle couve les œufs pendant les 12 jours d’incubation (With, 1994a). La femelle et le mâle couvent les oisillons pendant la nuit jusqu’à ce que leur plumage soit bien développé, 6 jours après l’éclosion. Les parents couvent aussi leurs oisillons par mauvais temps et pour les protéger du soleil. Mâles et femelles nourrissent leurs oisillons. Des études sur leur congénère, le Bruant à ventre noir, suggèrent que la participation des 2 parents au soin des oisillons est essentielle au succès de la reproduction (Lynn et Wingfield, 2003). Les sauterelles comptent pour 60 à 90 p. 100 de l’alimentation des oisillons (Felske, 1971; Maher, 1973; With, 1994a). Celle-ci comprend aussi parfois des larves de papillons diurnes et nocturnes et des coléoptères. Les oisillons quittent généralement le nid 10 jours après l’éclosion, lorsqu’ils ont atteint de 70 à 80 p. 100 de leur masse adulte. Ils restent dépendants de leurs parents pendant les 3 semaines suivant l’envol. Après le succès d’une première couvée, les Bruants de McCown en initieront une deuxième. Si la première nidification a échoué, ils construiront un nouveau nid. Les individus peuvent séjourner dans l’aire de reproduction jusqu’en début novembre, mais la nidification est généralement terminée fin juillet ou début août.

Un an après leur naissance, le Bruant de McCown porte le plumage adulte. On présume qu’il commence à se reproduire à cet âge (With, 1994a). Cette conjecture n’a toutefois pas été confirmée puisque les oiseaux de un an ne retournent pas dans leur territoire natal. 

Pendant la saison de reproduction, l’alimentation des adultes se compose de 60 à 90 p. 100 des graines de diverses graminées et autres herbacées, le reste étant composé d’arthropodes, principalement des sauterelles (With, 1994a).

Prédateurs et survie 

Les prédateurs des œufs et des oisillons sont la principale cause d’échec de la reproduction du Bruant de McCown (Greer et Anderson, 1989). Entre 30 et 75 p. 100 des nids sont l’objet des prédateurs (With, 1994a), les oisillons constituant la proie principale (Maher, 1973). Les nichées de la deuxième moitié de la saison de reproduction (Felske, 1971) et celles situées dans des champs intensément pâturés ou à proximité d’arbustes (With, 1994b) sont l’objet d’un plus grand nombre de prédateurs que les autres.

Le succès de la reproduction (nombre d’oisillons qui prennent leur envol/nombre d’œufs) varie de 32 à 46 p. 100, ce qui signifie que pour chaque tentative de nidification, entre 1,1 et 2 oisillons prendra leur envol. En moyenne, les femelles font entre 1,3 et 2,5 tentatives de nidification (deuxième couvée et nidification de remplacement) par saison de reproduction. Puisqu’il n’existe pas de données sur la survie après l’envol, il est difficile de déterminer la productivité annuelle (With, 1994a).

Rien n’indique que l’espace ou l’abondance de nourriture pendant la saison de reproduction limite la productivité (Greer et Anderson, 1989). Greer et Anderson (1989) suggèrent que les forts taux de prédation empêchent les populations de Bruants de McCown de saturer leur habitat. Par conséquent, ils ne sont pas affectés par des phénomènes liés à la densité de la population, comme l’abondance de la nourriture. Aucune donnée n’existe sur la survie des adultes (With, 1994a).

Parmi les autres causes de mortalité connues ou présumées, on compte la réduction du nombre d’oisillons causée par le mauvais temps (With, 1994a, 1994b), l’exposition aux pesticides agricoles (McEwen et Ells, 1975) et les prédateurs dans l’aire d’hivernage (Sovada et al., 2001).

Déplacements, dispersion et fidélité au site

Les Bruants de McCown migrent tous les ans à partir des aires de reproduction du sud de l’Alberta et de la Saskatchewan et du nord-ouest des Grandes Prairies vers les sites d’hivernage du sud-ouest des États-Unis et du nord-ouest du Mexique.

Dans les aires de reproduction, les oiseaux commencent à se regrouper au début du mois d’août. Les volées d’oiseaux migrateurs vers le sud sont composées d’oiseaux juvéniles et d’adultes et sont beaucoup plus grandes que les volées observées pendant la migration du printemps. Les dates de migration sont variables et des départs de Bruants de McCown ont été observés tant au début d’août que tard en novembre (With, 1994a). Les premières volées arrivent dans les aires d’hivernage à la fin septembre.

Dans les aires d’hivernage, c’est sur les prairies légèrement pâturées qu’on trouve le plus grand nombre de Bruants de McCown (Grzybowski, 1982). On les trouve régulièrement en volées mixtes avec des Alouettes hausse-col (Eremophila alpestris) et d’autres espèces du genre Calcarius. Les départs des aires d’hivernage s’échelonnent de la fin du mois de février jusqu’à la fin d’avril.

Il existe peu de données sur la fidélité au site. Il semble que les individus quittent leur lieu de naissance sans y revenir puisque les individus bagués lorsqu’ils étaient oisillons n’ont pas été revus, les années suivantes, dans les aires de reproduction (With, 1994a). Peu de renseignements existent sur la fidélité au site de reproduction. With (1994a) a observé que deux mâles adultes bagués étaient revenus au pâturage où ils avaient été capturés, mais aucune des deux femelles baguées n’est revenue. Les Bruants de McCown sont reconnus pour abandonner leurs sites de nidification pendant les années de fortes précipitations (Alsop, 2001). Ils n’ont pas tendance à revenir à la même aire de nidification d’une année à l’autre (With, 1994a). Il n’existe aucune donnée sur leur fidélité au site d’hivernage.

Relations interspécifiques

Pendant la migration et l’hivernage, les Bruants de McCown forment des volées avec les Alouettes hausse-col (Eremophila alpestris), d’autres espèces du genre Calcarius et les Pipits de Spague (Anthus spragueii) [With, 1994a; Rising, 1996].

Parmi les prédateurs connus ou présumés des nids du Bruant de McCown, on compte le spermophile rayé (Spermophilus tridecemlineatus), le spermophile de Richardson (S. richardsonii), le chien de prairie à queue noire (Cynomys ludovicianus), le blaireau d’Amérique (Taxidea taxus), la mouffette (Mephitis mephitis), la belette à longue queue (Mustela frenata), le coyote (Canis latrans), le renard roux (Vulpes vulpes), le renard véloce (V. velox), la souris sylvestre (Peromyscus maniculatus), le campagnol des prés (Microtus pennsylvanicus), la couleuvre des Plaines (Thamnophis radix), la couleuvre rayée (T. sirtalis) et la couleuvre à nez mince (Pituophis melanoleucos) [With, 1994a; Sutter 1997]. Les nids sont rarement parasités par le Vacher à tête brune (Molothrus ater) [With, 1994a].

Adaptabilité

Les données au sujet de l’incidence des perturbations humaines sur les Bruants de McCown sont peu nombreuses et contradictoires. Deux études rapportent que certains individus adultes ont déserté leur nid à la suite des perturbations humaines (Strong, 1971, cité par With, 1994a; Felske, 1971). Par contre, deux autres études n’ont décelé aucun signe de désertion des nids due à des perturbations humaines (Dubois, 1937; With, 1994a).

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Taille et tendances des populations

Activités de recherche

La plupart des données sur la taille et les tendances des populations de Bruants de McCown proviennent de trois recensements que nous décrirons et dont nous mentionnerons les limites.

Relevé des oiseaux nicheurs (BBS)

Le Relevé des oiseaux nicheurs est effectué annuellement à la mi-juin, au Canada et aux États-Unis. Des observateurs bénévoles suivent des parcours aux abords de routes choisis au hasard et consignent tous les oiseaux qu’ils entendent ou qu’ils voient à certains points d’arrêt prédéterminés (Sauer et al., 2003). Une des faiblesses du BBS relativement au Bruant de McCown est que certains des parcours les plus importants pour cette espèce ne sont pas régulièrement inventoriés. En effet, les trois parcours qui ont rapporté les plus fortes densités de population du Bruant de McCown en Saskatchewan (Swift Current, Tuberose et Tyner) n’ont pas été recensés depuis 1995, 1973, et 1971 respectivement (Sauer et al., 2003). En outre, puisque la répartition des Bruants de McCown est limitée, on détecte leur présence sur quelques parcours du BBS seulement (Sauer et al., 2003; Dale et al., 2005).

Programme de Surveillance des oiseaux des prairies (GBM)

On a créé le programme de Surveillance des oiseaux des prairies (Grassland Bird Monitoring : GBM) afin d’améliorer la surveillance des espèces endémiques ou en péril parmi les oiseaux des prairies. Les études du GBM suivent la méthodologie du BBS, mais de manière plus intensive avec une zone de surveillance accrue dans les 19 quadrilatères de un degré où sont concentrés les oiseaux des prairies et ce qui reste de leur habitat. Le critère de sélection des parcours du BBS, voulant que la route secondaire la plus proche ou la meilleure route soit choisie, a été modifié; le GBM recommande de choisir la route praticable la plus voisine. Hormis cette modification, la sélection des parcours et la méthode de cueillette des données sur les oiseaux suivent la méthodologie du BBS (Dale et al., 2005).

Des analyses préliminaires suggèrent que les relevés du GBM détectent davantage les espèces des prairies que le BBS (Dale et al., 2005). Toutefois, puisque le programme a été lancé en 1996, il existe encore peu de données annuelles disponibles pour l’analyse.

Recensement des oiseaux de Noël (CBC)

Le Recensement des oiseaux de Noël est un recensement annuel effectué au Canada, aux États-Unis et en Amérique latine (Sauer et al., 1996). Les participants bénévoles font le décompte de toutes les espèces trouvées dans un rayon de 12 km pendant une seule journée prédéterminée entre le 14 décembre et le 5 janvier (Sauer et al., 1996). Une des faiblesses de cette méthode découle des grandes variations, d’une année à l’autre, des conditions météorologiques, ainsi que du nombre et des compétences des observateurs. Les données du recensement des oiseaux de Noël recueillies dans le sud des États-Unis et le nord du Mexique permettent d’estimer la population globale du Bruant de McCown puisqu’il hiverne dans ces régions.

Autres préoccupations relatives à l’échantillonnage

Au Canada, les fluctuations démographiques du Bruant de McCown sont irrégulières et l’occupation des aires de reproduction est imprévisible (With, 1994a). Cette imprévisibilité découle probablement du fait que le Canada est à la limite nord de l’aire de reproduction (Curnett et al., 1996). À cause de ces fluctuations irrégulières, il est difficile de déterminer les tendances démographiques des Bruants de McCown, particulièrement sur de courtes périodes. Les importantes variations dans les données et la petite taille des échantillons peuvent avoir pour conséquence une faible efficacité statistique (Dale et al., 2005) et une augmentation des probabilités de faux négatifs (erreur de type II).

Abondance

D’après une extrapolation des données du BBS, la population nord-américaine du Bruant de McCown est estimée à environ 1 100 000 oiseaux reproducteurs, et la population canadienne à 375 000 oiseaux, soit 34 p. 100 de la population nord-américaine (P. Blancher, comm. pers.). La précision de ces estimations est toutefois considérée comme faible. La population exacte des Bruants de McCown au Canada se situe vraisemblablement entre 100 000 et 1 000 000 individus (P. Blancher, comm. pers.).

Fluctuations et tendances

Relevé des oiseaux nicheurs

Selon les données à long terme du BBS pour la région de conservation des oiseaux 11, qui englobe toute l’aire de répartition de l’espèce au Canada, l’espèce aurait décliné annuellement de -12,9 p. 100 (n=33, 0,05 < p <0,15), entre 1968 et 2002 (SCF, 2005, figure 3). À cette vitesse, la population aurait diminué d’environ 98 p. 100 depuis la fin des années 1960. Cette tendance semble toutefois s’être atténuée au cours de la dernière décennie, alors qu’un déclin annuel de -0,2 p. 100 (p >0,10) a été observé entre 1996 et 2004. D’après ce taux de déclin, la population aurait diminué d’environ 1,5 p. 100 pendant cette période.

Surveillance des oiseaux des prairies (GBM)

Selon les relevés du programme GBM, effectués au cœur de l’aire de répartition où l’habitat est relativement intact, les populations de Bruants de McCown au Canada ont connu un déclin annuel de -0,40 p. 100 (IC 95 p. 100 : -20,0 et 23,9) entre 1996 et 2004 (B. Dale, comm. pers.). Selon ce taux de déclin, la population aurait diminué d’environ 3 p. 100 pendant cette période.

Figure 3. Indices annuels d’abondance des Bruants de McCown, observés sur les parcours du BBS de 1968 à 2002 (SCF, 2005).

Figure 3. Indices annuels d’abondance des Bruants de McCown, observés sur les parcours du BBS de 1968 à 2002 (SCF, 2005).

Recensement des oiseaux de Noël

Les données des recensements effectués dans les aires d’hivernage aux États-Unis font état d’un déclin de -2,5 p. 100 par année (intervalles de vraisemblance : -12 et 8,9) de la population mondiale des Bruants de McCown entre 1966 et 2004 (D. Niven, comm. pers.).

Résumé

En somme, les analyses fondées sur des données recueillies sur une longue période (de 1968 à 2002) font état d’un déclin important du nombre de Bruants de McCown au Canada. Cette tendance semble toutefois s’être atténuée et les analyses fondées sur des relevés effectués entre 1996 et 2004 suggèrent que la population s’est stabilisée au cours de la dernière décennie.

Effet d’une immigration de source externe

D’après les données des Relevés des oiseaux nicheurs effectués États-Unis durant les années 1990, on estime la population reproductrice étasunienne à environ 700 000 individus (Rich et al., 2004). Cette population a connu une augmentation non importante de 1,2 p. 100 par année, entre 1966 et 2003 (n=41, p=0,60, IC 95 p. 100 : -3,4 et 5.8) [Sauer et al., 2003]. Ainsi, les Bruants de McCown nichant aux États-Unis pourraient agir comme population source d’immigrants vers le Canada.

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Facteurs limitatifs et menaces

Perte et dégradation de l’habitat

Le Bruant de McCown dispose d’une aire de reproduction restreinte qui s’est rétrécie au cours du siècle dernier à la suite de pertes et d’altérations de son habitat. On estime que 75 p. 100 des prairies indigènes originelles ont été détruites par l’homme (Statistique Canada, 1992; Knopf, 1994). Seulement 43 p. 100 et 21 p. 100 des prairies indigènes sont demeurés intacts en Alberta et en Saskatchewan, et la plupart d’entre elles ne sont pas protégées. En dépit d’une diminution de la vitesse de disparition de l’habitat au cours de la dernière décennie (Statistique Canada, 1997), des prairies non protégées continuent à être détruites par l’agriculture, l’expansion domiciliaire, l’étalement urbain et l’extraction des ressources.

Pesticides

Les pesticides utilisés en agriculture peuvent aussi constituer une menace pour les Bruants de McCown qui nichent dans les champs cultivés. L’une des rares études sur les effets d’une exposition directe des oiseaux des prairies aux pesticides a révélé que les Bruants de McCown, les oisillons comme les adultes, étaient vulnérables à l’empoisonnement au toxaphène, un produit chimique vendu aux États-Unis jusqu’au début des années 1980 et utilisé, entre autres, pour réduire les populations de sauterelles dans les grands pâturages libres (McEwen et Ells, 1975; P. Mineau, comm. pers.). Le succès de reproduction de son congénère, le Bruant à ventre noir, a aussi diminué de manière considérable lorsqu’il est exposé aux pyréthroïdes utilisés pour éliminer les sauterelles (Johnson et al., 1993). Les résultats d’une récente modélisation démontrent aussi que le déclin de plusieurs espèces d’oiseaux des prairies est associé à l’utilisation de produits chimiques en agriculture (Mineau et al., 2005). Bien que cette étude n’ait pas compté le Bruant de McCown, on peut raisonnablement présumer que si cette espèce fréquente les champs cultivés, elle sera aussi susceptible aux produits chimiques (P. Mineau, comm. pers.).

Attrait pour les champs cultivés

De récents relevés sur les oiseaux nicheurs en Alberta et en Saskatchewan ont détecté un fort pourcentage (de 20 à 40 p. 100 des oiseaux) de Bruants de McCown dans les champs cultivés, même dans les paysages de prairies (McMaster et Davis, 1998; Martin et Forsyth, 2003; Dale et al., 2005). Les données recueillies lors d’études sur le Bruant à ventre noir suggèrent que la productivité est généralement plus faible sur les terres agricoles que dans les habitats indigènes (Martin et Forsyth, 2003). Il est donc préoccupant d’observer un si grand nombre de Bruants de McCown dans les champs cultivés.

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Importance de l'espèce

Recensé pour une première fois en 1851 par le capitaine John P. McCown, le Bruant de McCown est une espèce endémique aux prairies de l’Amérique du Nord qui a coévolué avec les ongulés brouteurs de cette région.

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

Le Bruant de McCown est protégé contre la chasse et la capture en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. L’Alberta Natural Heritage Information Centre a récemment révisé la désignation du Bruant de McCown, qui est passé à une catégorie supérieure de risque, soit S3 (rare ou localisé dans son aire de répartition, ou aire de répartition restreinte, peut se trouver en abondance en certains endroits) [D. Vujnovic, comm. pers.]. Le Saskatchewan Conservation Data Centre lui attribue la note de S4 (commun, présence généralisée et abondante, mais peut être rare dans certaines zones de son aire de répartition; apparemment non en péril, mais peut être préoccupant à long terme). NatureServe (2006) le classe S4 en Alberta et en Saskatchewan, S3 au Nebraska, S2 dans le Dakota du Nord, au Colorado, au Wyoming et au Montana et SU dans le Dakota du Sud. Le groupe de recherche de Partenaires d’envol désigne le Bruant de McCown comme espèce prioritaire (Donovan et al., 2002). Les classifications générales pour le Canada suggèrent que l’espèce est non en péril en Alberta et en Saskatchewan (Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril, 2001).


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Résumé technique

Calcarius mccownii

Bruant de McCown – McCown’s Longspur

Répartition au Canada :

Saskatchewan, Alberta

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) au Canada.

Selon les cartes numériques de l’aire de répartition : 212 000 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Historique de déclin, probablement stable maintenant

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Non

Superficie de la zone d’occupation (km²).

D’après l’estimation de la superficie des terres herbeuses indigènes restantes : 67 000 km² (maximum)

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Probablement en déclin avec le déclin des terres herbeuses indigènes

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Non

Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.

n.d.

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

n.d.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

n.d.

Tendance de l’habitat: préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Perte d’habitat des terres herbeuses indigènes – taux annuel d’environ 1 %

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.):

Probablement de 2 à 3 ans

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

375 000 (entre 100 000 et 1 000 000)

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

Déclin à long terme

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

  • Déclin de 98 % entre 1968 et 2002 selon les données du BBS
  • Déclin de 1,5 à 3 % entre 1996 et 2004 selon les données du BBS et du programme GBM respectivement: Stable au cours de la dernière décennie

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de ≤ 1 individu/année)?

Non

Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

n.d.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

n.d.

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue):

n.d.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Perte et dégradation de l’habitat des terres herbeuses
  • Risque grandissant d’exposition aux pesticides à cause de l’occupation par l’espèce des champs cultivés et de son alimentation composée de graines
  • Occupation des champs cultivés

Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur.

É.-U. : Augmentation de plus de 1,2 % par année entre 1966 et 2003

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Oui

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Oui

Y a-t-il suffisamment d’habitats disponibles au Canada pour les individus immigrants?

Oui

La possibilité d’une immigration de populations externes existe-t-elle?

Oui

Analyse quantitative

Aucune

Statut existant

  • COSEPAC : Espèce préoccupante (2006)

Statut et justification de la désignation

Statut : Espèce préoccupante

Code alphanumérique : s.o.

Justification de la désignation : L’espèce a connu un grave déclin de population depuis la fin des années 1960. Une telle tendance semble toutefois s’être amoindrie au cours de la dernière décennie. Les menaces qui pèsent sur l’espèce sont la perte et la dégradation incessantes de son habitat. Elle pourrait également être menacée par l’exposition aux pesticides associée à l’augmentation de la reproduction dans les champs cultivés.

Applicabilité des critères

Critère A (Population globale en déclin) : Ne s’applique pas – la population est stable depuis 10 ans.

Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Ne s’applique pas – zone d’occurrence > 20 000 km² et zone d’occupation > 2 000 km²

Critère C (Petite population globale et déclin) : Ne s’applique pas – taille de la population > 10 000

Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : Ne s’applique pas – taille de la population > 1 000 et zone d’occupation > 20 km²

Critère E (Analyse quantitative) : Aucune

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Remerciements et experts contactés

Nous remercions Marty Leonard pour ses conseils au cours de la rédaction de ce rapport. Les commentaires de Steve Davis, Brenda Dale, Al Smith, Erica Dunn, Richard Knapton, Kimberly With, Michel Gosselin, Elsa Gagnon et Marty Leonard ont grandement contribué à améliorer la qualité de ce rapport. Nous remercions particulièrement Steve Davis d’avoir exercé son bon jugement sur certaines spéculations douteuses. Brian Collins, Erica Dunn, Peter Blancher et Dan Niven ont apporté une aide précieuse pour les estimations et tendances des populations. Plusieurs conversations avec Brenda Dale, qui connaît sans doute mieux que quiconque la population canadienne de Bruants de McCown, nous ont mis sur la bonne voie. Nous sommes reconnaissants envers Gloria Goulet, Drajs Vujnovic et Pierre Mineau de leur apport. Nous remercions également Lorne Gould de son soutien et de sa patience pendant la rédaction de ce rapport. Financement accordé par le Service canadien de la faune, Environnement Canada.

Experts contactés

  • Achuff, Peter. Août 2004. Botaniste national, Division de l’intégrité écologique, Parcs Canada, Parc national du Canada des Lacs-Waterton, Waterton Park (Alberta) T0K 2M0.
  • Blancher, Peter J. Juin 2005. Chercheur scientifique, Service canadien de la faune,Centre national de la recherche faunique, 1125 Colonel By Drive, Ottawa (Ontario) K1S 5B6.
  • Court, Gordon. Août 2004. Provincial Wildlife Status Biologist, Fish and Wildlife Division, SRD, 9920-108 St., Edmonton (Alberta) T5K 2M4.
  • Dale, Brenda. Août et septembre 2004, août 2005, janvier 2006. Biologiste de la faune, Service canadien de la faune, Edmonton, 200-4999 98th Ave., Edmonton (Alberta) T6B 2X3.
  • Davis, Stephen. Août et septembre 2004. Biologiste de la faune, Environnement Canada, Wildlife Management – Regina, 2365 Albert Street, Regina (Saskatchewan) S4P 4K1.
  • de Smet, Ken. Août 2004. Spécialiste des espèces en péril, Wildlife and Ecosystem Protection, Manitoba Conservation, Box 24, Saulteaux Crescent, Winnipeg (Manitoba) R3J 3W3.
  • Dube, Leo A. Octobre 2004. Senior Wildlife Technician, Sustainable Resource Development – Fish and Wildlife (gouvernement de l’Alberta), 2nd Floor YPM Place, 530-8th St. South, Lethbridge (Alberta) T1J 2J8.
  • Duncan, James. Août 2004. Gestionnaire, Biodiversity Conservation Wildlife Section, Wildlife and Ecosystem Protection, Manitoba Conservation, Box 24, Saulteaux Crescent, Winnipeg (Manitoba) R3J 3W3.
  • Fargey, Pat. Août 2004. Species at Risk/Ecosystem Management Specialist, Grasslands National Park, P.O. Box 150, Val Marie (Saskatchewan) S0N 2T0.
  • Goulet, Gloria. Août 2004. Chargée de projet scientifique, connaissances traditionnelles autochtones, Environnement Canada, Évaluation des espèces, 351, boulevard Saint-Joseph, Gatineau (Québec).
  • Keith, Jeff. Septembre 2004. Conservation Data Centre de la Saskatchewan, Resource Stewardship Branch, Saskatchewan Environment, 3211 Albert St., Regina (Saskatchewan) S4S 5W6.
  • Martin, Pamela. Août 2004. Biologiste de la faune, Environnement Canada, Conservation Strategies – Burlington, 867 Lakeshore Road, Burlington (Ontario) L7R 4A6.
  • McMaster, Glen. Août 2004. Senior Ecologist, Saskatchewan Watershed Authority, 420-2365 Albert St., Regina (Saskatchewan) S4P 4K1.
  • Métras, Lucie. Octobre 2004. Chargée de projet scientifique, Secrétariat du COSEPAC, Service canadien de la faune, Environnement Canada, Ottawa (Ontario) K1A 0H3.
  • Patina, Loreena. Octobre 2004. GIS Coordinator, Canadian Plains Research Center, University of Regina, Regina (Saskatchewan) S4S 0A2.
  • Pepper, Jeanette. Août 2004. Conservation Data Centre de la Saskatchewan, Resource Stewardship Branch, Saskatchewan Environment, 3211 Albert St., Regina (Saskatchewan) S4S 5W6.
  • Robinson, Lana. Octobre 2004. Resource Information Generalist, 2nd Floor, Provincial Building, 200-5 Avenue South, Lethbridge (Alberta) T1J 4L1.
  • Smith, Cyndi. Août 2004. Biologiste en conservation, Parcs Canada, Parc national du Canada des Lacs-Waterton, Waterton Park (Alberta) T0K 2M0.
  • Trottier, Garry. Septembre 2004. Service canadien de la faune, 200-4999 98th Ave., Edmonton (Alberta) T6B 2X3.
  • Vujnovic, Drajs. Août 2004. Zoologiste, Alberta Natural Heritage Information Centre, 2nd Floor, Oxbridge Place, 9820-106 Street, Edmonton (Alberta) T5K 2J6.

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Sources d’information

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American Ornithologists' Union. 1998. Checklist of North American birds, 7e édition, American Ornithologists' Union, Washington (District de Columbia).

Banks, R.C., C. Cicero, J.L. Dunn, A.W. Kratter, P.C. Rasmussen, J.V. Remsen, Jr., J.D. Rising et D.F. Stotz. 2003. Forty-fourth supplement to the American Onithologists' Union check-list of North American birds, Auk 120: 923-931.

Best, L.B. 1986. Conservation tillage: ecological traps for nesting birds? Wildlife Society Bulletin 14: 308-317.

Blancher, Peter J. Comm. pers. 2005. Chercheur scientifique, Service canadien de la faune, Ottawa (Ontario), juin 2005.

Brown, L. 1985. The Audubon Society nature guides: Grasslands, Alfred A. Knopf, Inc., New York, 606 p.

Carey, B. 2003. The Birds of Manitoba, Manitoba Naturalists Society/Manitoba Avian Research Committee, 504 p.

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Conservation Data Centre de la Saskatchewan. 2004.

Curnett, J.L., S.L. Pimm et B.A. Maurer. 1996. Population variability of sparrows in space and time, Oikos 76: 131-144.

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Sommaire biographique de la rédactrice du rapport

Dorothy Hill détient un baccalauréat en zoologie de la University of British Columbia, une maîtrise en zoologie de la University of Manitoba et un doctorat en écologie de la University of Calgary. Elle a fait ses études doctorales sur le Bruant à ventre noir et sa maîtrise sur les interactions entre les vachers et le Bruant des plaines. Elle est actuellement chargée de cours à la University of Calgary et au Mount Royal College et donne des cours d’écologie et évolution, d’introduction à la biologie, de zoologie des vertébrés et de biologie aviaire. Elle est aussi auteure scientifique pour les Kananskis Field Stations.

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