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Mise à jour - Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’iguane pygmée à cornes courtes (Phrynosoma douglasii)

Mise à jour

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC

sur

L’iguane pygmée à cornes courtes

Phrynosoma douglasii

au Canada

Photo de Iguane pygmée à cornes courtes

Disparue du pays 2007

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC 2007. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’iguane pygmée à cornes courtes (Phrynosoma douglasii) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 28 p.

Rapports précédents :

COSEPAC 2000. Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur l’iguane pygmée à cornes courtes (Phrynosoma douglasii) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. 1 + 22 p.

Powell, G. Lawrence et Russell, Anthony P. 1992. Rapport de situation du COSEPAC sur l’iguane pygmée à cornes courtes (Phrynosomadouglasii) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. Pages 1-21.

Note de production:

Le COSEPAC aimerait remercier Mike Sarell qui a rédigé le rapport de situation sur l’iguane pygmée à cornes courtes (Phrynosoma douglasii) au Canada, en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. Ron Brooks, coprésident du Sous-comité de spécialistes des amphibiens et reptiles, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environment Canada
Ottawa, ON

K1A 0H3
Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

 

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Greater Sage-Grouse Centrocercus urophasianus, Phaios subspecies and Urophasianus subspecies, Centrocercus urophasianus urophasianus in Canada.

Illustration de la couverture :
Iguane pygmée à cornes courtes -- Suzanne L. Collins

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2007
de catalogue CW69-14/531-2007F-PDF
ISBN 978-0-662-09359-6

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Sommaire de l’évaluation

 

Sommaire de l’évaluation – Avril 2007

Nom commun : Iguane pygmée à cornes courtes

Nom scientifique : Phrynosoma douglasii

Statut : Disparue du pays

Justification de la désignation :Il n’y a eu aucune observation confirmée au Canada au cours des 50 dernières années, quoiqu’il y ait eu des signalements anecdotiques au cours de cette période.

Répartition : Colombie-Britannique

Historique du statut : Dernière observation en 1898. Espèce désignée « disparue du pays » en avril 1992. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en avril 2007. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

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Résumé

Iguane pygmée à cornes courtes

Phrynosoma douglasii

 

Information sur l’espèce

L’iguane pygmée à cornes courtes a récemment été reconnu comme une espèce distincte. C’est le plus petit des phrynosomes, il dépasse rarement 6 cm de longueur lorsque mesuré du museau au cloaque. Si on le compare à certains autres phrynosomes à la cuirasse ornée, les épines que porte l’iguane pygmée à cornes courtes sur sa tête et son corps sont assez petites. On le désigne souvent (à tort) sous le nom de « crapaud cornu ». Les 13 espèces de phrynosomes sont confinées aux portions arides et semi-arides de l’Amérique du Nord et de l’Amérique Centrale.

Répartition

On trouve l’iguane pygmée à cornes courtes dans la région du Grand Bassin et les régions avoisinantes du nord de la Californie et du Nevada, en traversant l’est de l’Oregon et de l’État de Washington ainsi que la majeure portion du sud et de l’est de l’Idaho jusque dans l’extrême centre méridional de la Colombie-Britannique, dans les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen.

Habitat

Une grande diversité d’habitats sont utilisés, des bassins de désert aux sols profonds jusqu’aux pentes et aux crêtes aux sols superficiels. Les caractéristiques communes à tous ces milieux sont les sites bien drainés au terrain exposé et la présence de sols friables. Cela permet l’enfouissement, la thermorégulation et la recherche de nourriture. Les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen semblent toujours contenir un habitat propice à cette espèce, dont une partie est actuellement protégée. Certaines parties de l’aire de répartition de l’iguane pygmée à cornes courtes se trouvent à plus de 2 000 m au-dessus du niveau de la mer.

Biologie

Les iguanes pygmées à cornes courtes donnent naissance à des petits vivants – à la différence de quelques autres lézards qui, eux, pondent des œufs –, et peuvent en avoir jusqu’à quinze. Les femelles atteignent habituellement la maturité sexuelle au cours de leur troisième année. La longévité de ces iguanes est inconnue mais elle est d’au moins cinq ans dans la nature. Comme tous les reptiles de la zone tempérée, les iguanes pygmées à cornes courtes doivent hiberner durant l’hiver, ce qu’ils font dans des terriers peu profonds.

Les principales proies de tous les phrynosomes sont les fourmis, particulièrement les fourmis moissonneuses. D’autres invertébrés, comme les coléoptères, les sauterelles et les escargots, sont également mangés, le plus souvent par les adultes. La quête de nourriture débute après que les iguanes se soient réchauffés au soleil matinal et se poursuit jusqu’à ce qu’arrive la chaleur de l’après-midi, moment où ils cherchent refuge à l’ombre ou dans un terrier.

 Les iguanes pygmées à cornes courtes ont de multiples prédateurs potentiels, dont des oiseaux, des serpents, des coyotes et des belettes. La première ligne de défense consiste à demeurer immobile pour tirer profit de leur homochromie, de leur texture et de leur posture. S’ils sont découverts par des prédateurs lents, les iguanes peuvent fuir. Sinon, ils peuvent bomber leur corps et faire des gestes d’intimidation. Leurs projections en forme d’épines sont peu dissuasives, mais elles peuvent se montrer efficaces contre des prédateurs qui doivent avaler leurs proies entières. Certaines espèces de phrynosomes peuvent faire gicler un jet de sang au goût désagréable dans la bouche de certains de leurs prédateurs. Ce comportement n’a toutefois pas été observé dans le cas des iguanes pygmées à cornes courtes.

Taille et tendances des populations

On considère l’iguane pygmée à cornes courtes comme étant disparu du Canada, car aucune observation confirmée n’a été enregistrée au cours des 50 dernières années. Quatre relevés visant à découvrir cet iguane se sont soldés par un échec, quoiqu’au moins 18 observations anecdotiques aient été rapportées par les membres du public depuis que les premiers spécimens eurent été capturés en 1898. Le plus récent de ces signalements anecdotiques date de 2004.

Facteurs limitatifs et menaces

La perte d’habitat a été importante dans la vallée de l’Okanagan et, dans une moindre mesure, dans la vallée de la Similkameen. Bien qu’il soit très probable que cette perte d’habitat ait contribué à la disparition de l’espèce au Canada, les iguanes pygmées à cornes courtes semblaient déjà rares au début du XXe siècle. Cette rareté pourrait être le résultat d’une colonisation relativement récente, du piétinement par les nombreux grands troupeaux de bovins qui passèrent par cette vallée étroite durant la ruée vers l’or de Cariboo ou de sévères déclins de la population découlant d’importantes mortalités d’iguanes en hibernation au cours d’hivers extrêmement froids ou persistants avec peu de chutes de neige. Si l’espèce était réintroduite, les menaces potentielles actuelles seraient la perte extensive d’habitat, la mortalité sur les routes et la prédation par des animaux indigènes et exotiques.

Importance de l’espèce

L’iguane pygmée à cornes courtes était, parmi les espèces qui se sont aventurées au nord à partir des déserts du sud, l’une des créatures les plus curieuses du Canada. Il s’est buté aux limites de sa tolérance écologique dans le centre méridional de la Colombie-Britannique. Aujourd’hui disparu, il était l’une de seulement sept espèces de lézards recensés au Canada.

Protection existante ou autres désignations de statut

L’iguane pygmée à cornes courtes est inscrit à l’Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril et à la BC Wildlife Act. Les deux lois protègent les individus et leurs résidences des activités nuisibles. L’Idaho semble être le seul État américain où il est défendu de capturer, de blesser ou de retirer de quelque autre façon cette espèce de son habitat naturel (Idaho Fish and Game, 2006).

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce :
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) :
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) :
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* :
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) :
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** :
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** :
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** :
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

*        Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
**      Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
***    Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
****  Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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Information sur l'espèce

Nom et classification 

Les phrynosomes (Famille : Phrynosomatidés), souvent appelés « crapauds cornus », font tous partie du même genre (Phrynosoma). Toutes ces espèces se trouvent dans des sections des écorégions arides et semi-arides de l’Amérique du Nord et de l’Amérique centrale. On reconnaît actuellement treize espèces au sein du genre, dont huit sont présentes en Amérique du Nord (Crother, 2000). L’aire de répartition de deux espèces s’étend jusqu’au Canada : le grand iguane à petites cornes (P. hernandesi), présent depuis les Grandes Plaines jusqu’aux parties méridionales de l’Alberta et de la Saskatchewan, et l’iguane pygmée à cornes courtes (P. douglasii), qui, historiquement, se retrouvait du Grand Bassin jusqu’à la partie la plus méridionale du centre de la Colombie-Britannique. Auparavant, jusqu’à six sous-espèces d’iguanes à petites cornes étaient reconnues (Nussbaum et al., 1983). De récentes analyses génétiques ont entraîné la reconnaissance du grand iguane à petites cornes comme espèce distincte (Zamudio et al., 1997). D’autres travaux récents indiquent que le P. hernandesi est plus étroitement apparenté au P. ditmarsi qu’au P. douglasii (Hodges et Zamudio, 2004). On ne reconnaît actuellement aucune sous-espèce de P. douglasii .

L’orthographe du nom commun anglais de l’espèce ainsi que celle de son nom scientifique varient. Pour le nom anglais (Pygmy Short-horned Lizard), « Pygmy » s’est aussi orthographié « Pigmy » et, récemment, on a laissé tomber le terme « Short » (p. ex. dans Sherbrooke, 2003). Pour ce qui est du nom scientifique, « douglasii» s’est également orthographié avec deux« s » et un seul « i ». Le présent rapport adopte l’orthographe modernisé utilisé dans l’ouvrage Scientific and Standard English names of Amphibians and Reptiles of North America (Crother et al., 2003).

Description morphologique 

Tous les phrynosomes sont assez petits, ont un tronc arrondi et aplati et des pattes courtes. Cette position accroupie leur permet difficilement de se déplacer rapidement ou avec agilité dans un environnement encombré, mais leur permet d’avoir un grand estomac et de loger un grand nombre d’embryons, et offre l’avantage d’une grande surface dorsale pour se chauffer au soleil. Sont également distinctives les protubérances pariétales et squamosales complexes en forme de cornes de leur tête et de leur corps. Chaque espèce présente un arrangement de cornes unique. La queue est courte et ne se régénère pas si elle est perdue.

La base de la queue des mâles est élargie et loge les hémipénis ainsi qu’une paire d’écailles post-cloacales allongées (Nussbaum et al., 1983). Les mâles ont aussi des pores fémoraux élargis disposés en rangées simples le long du dos inférieur de la cuisse, lesquels peuvent agir comme glandes odoriférantes (Sherbrooke, 2003). Les iguanes pygmées à cornes courtes femelles sont légèrement plus grandes que les mâles; elles sont en moyenne plus longues de 7 mm du museau au cloaque (Nussbaum et al., 1983).

L’iguane pygmée à cornes courtes est le plus petit des phrynosomes. Sa longueur du museau au cloaque est habituellement de 4,5 cm (Lahti, 2005); la longueur maximale est de 6,5 cm (Nussbaum et al., 1983). Les cornes de la crête arrière de la tête sont plus courtes que celles des autres phrynosomes (largeur à la base égale à leur longueur) et une entaille distincte scinde ces cornes des deux côtés de la tête. Une rangée de cornes forme une frange le long des marges du corps (figure 1).

La couleur et le motif de cette espèce sont variables. De manière générale, la couleur se marie au substrat de façon telle que, lorsqu’ils sont immobiles, les iguanes sont très difficiles à voir. La face dorsale est généralement grise et présente une douzaine de taches foncées habituellement disposées en rangées transversales de deux à quatre taches (Nussbaum et al., 1983) dont aucune n’est centrée sur des vertèbres (Brown et al., 1995). Chacune des taches est plus pâle en son bord postérieur. Lorsque les iguanes pygmées à cornes courtes sont froids, ils tendent à être plus foncés, ce qui permet une absorption plus efficace de la chaleur solaire. En se réchauffant, ils deviennent plus pâles (Sherbrooke, 2003). La queue présente des bandes transversales foncées et la face ventrale est pâle.

Les iguanes nouveaux-nés ressemblent aux adultes, mais leur longueur du museau au cloaque n’est que de 2,2 cm (Nussbaum et al., 1983; Lahti, 2005) à 3,2 cm (Brown et al., 1995). Les nouveaux-nés sont dénués de cornes qui se développent à mesure qu’ils deviennent matures (Brown et al., 1995).

Figure 1.  iguanes pygmées à cornes courtes adulte (photo de gauche) et juvénile (photo de droite) venant de la population connue la plus proche, dans l’État de Washington.

Figure 1.  iguanes pygmées à cornes courtes adulte (photo de gauche) et juvénile (photo de droite) venant de la population connue la plus proche, dans l’État de Washington.

Photographies de Scott Fitkin du Washington Department of Fish and Wildlife

Deux espèces de lézards vivent en sympatrie avec l’iguane pygmée à cornes courtes au Canada : le lézard alligator du Nord (Elgaria coerulea) et le scinque de l’Ouest (Eumeces [Plestiodon]skiltonianus). Ces deux espèces ne ressemblent pas aux phrynosomes.

Description génétique

On a émis l’hypothèse selon laquelle la population canadienne d’iguanes pygmées à cornes courtes serait isolée des populations qui occupent le sud de l’État de Washington. Cela est pourtant improbable, car il y a un continuum d’habitat propice jusqu’aux populations qui occupent l’État de Washington, qui porte à croire que les populations étaient continues, au moins jusqu’à notre époque. La vagilité limitée de l’espèce, surtout dans un paysage hétérogène, pourrait expliquer les grandes différences dans les cycles vitaux de populations avoisinantes (Nussbaum et al., 1983; Marcot, 1997). Cet effet semble manifeste dans la population de la chaîne des Cascades de l’Oregon, laquelle semble très différente d’autres populations du nord de la côte du Pacifique (Brown et al., 1995). L’analyse génétique la plus approfondie a été effectuée par Hodges et Zamudio (2004), qui ont étudié 38 populations d’iguanes pygmées à cornes courtes et confirmé que le P. douglasii était un clade distinct, bien que cette conclusion ne soit étayée par aucune donnée morphologique. Aucune analyse génétique n’a été effectuée pour déterminer si la population canadienne était distincte d’une manière ou d’une autre des populations avoisinantes de l’État de Washington ou de populations venant d’ailleurs.

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Répartition

Aire de répartition mondiale

L’essentiel de l’aire de répartition de l’iguane pygmée à cornes courtes se situe dans le désert du Grand Bassin. L’espèce s’étend du nord de la Californie et du Nevada, traverse la partie est de l’Oregon et de l’État de Washington et presque tout l’Idaho et atteint la portion de l’extrême centre-sud de la Colombie-Britannique (Schmidt, 1953; Sherbrooke, 2003; Stebbins, 2003). Il existe un enregistrement historique (1937) venant de l’extrême sud-ouest du Montana, où on ne connaît pas la situation actuelle de l’espèce (St. John, 2002). La figure 2 illustre l’aire de répartition mondiale connue de ces iguanes.

Figure2. Aire de répartition mondiale de l’iguane pygmée à cornes courtes.

Figure2. Aire de répartition mondiale de l’iguane pygmée à cornes courtes.

Aire de répartition canadienne 

Au Canada, les seuls signalements confirmés de l’iguane pygmée à cornes courtes proviennent de la région d’Osoyoos, située dans la vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique, directement au nord de la frontière internationale. Toutefois, il y a eu près de 20 signalements (non confirmés) depuis que les premiers signalements d’Osoyoos ont été recueillis. Ils sont commentés plus précisément dans la section Abondance. Les signalements s’étendent de la vallée de la Similkameen, depuis Chopaka à la frontière internationale jusqu’à Keremeos au nord, et depuis la frontière internationale à Osoyoos jusqu’à Kaleden au nord (au sud de Penticton). Ils proviennent de toute l’écosection South Okanagan Basin (SOB) et de la partie sud-est de l’écosection Okanagan Range (OKR). Il semble que ces enregistrements soient restreints aux zones biogéoclimatiques très chaudes et sèches de la graminée cespiteuse (BGxh1) et du pin ponderosa (PPxh1). Des portions de la zone biogéoclimatique très chaude et sèche du Douglas taxifolié de l’Intérieur (IDFxh1) pourraient également être propices (Marcot et al, 2003).

L’aire de répartition potentielle de l’espèce au Canada a été modélisée en utilisant la cartographie des écosystèmes terrestres (Terrestrial Ecosystem Mapping) (Iverson et Haney, 2005) comme fond de carte (figure 3). Cette méthode a permis d’isoler une zone importante dans laquelle l’iguane pygmée à cornes courtes pourrait être présent et qui, en grande partie, n’a pas été étudiée. Toutes les observations faites par le passé, sauf une, se trouvent à l’intérieur de cette zone modélisée. Le projet d’analyse de carence de l’État de Washington (Washington Cooperative Fish and Wildlife Research Unit, 1997) dresse le portrait de l’habitat propice dans les limites du comté d’Okanogan et celui-ci correspond à l’habitat utilisable prédit par le modèle canadien.

Figure 3.  Aire de répartition prédite de l’iguane pygmée à cornes courtes au Canada établie au moyen d’un modèle d’habitat potentiellement utilisable.

Figure 3.  Aire de répartition prédite de l’iguane pygmée à cornes courtes au Canada établie au moyen d’un modèle d’habitat potentiellement utilisable.

Dans le comté d’Okanogan (État de Washington), l’iguane pygmée à cornes courtes a été documenté à Brewster, dans la municipalité d’Okanogan et d’un bout à l’autre de la vallée Methow (S. Fitkin, comm. pers.); des observations anecdotiques ont eu lieu aussi loin vers le nord qu’à Siwash Creek près de Tonasket, à 30 km au sud de la frontière internationale (J. Heinlen, comm. pers.).

Les zones d’habitat utilisable sont souvent représentées en « zones d’occurrence » ou en « zones d’occupation ». Il est difficile de le faire dans le cas de l’iguane pygmée à cornes courtes parce que les seuls emplacements confirmés sont imprécis et que le reste des observations ne sont pas corroborées. Le modèle d’habitat utilisable isole 42 256 ha d’habitat potentiellement utilisable au Canada, ce qui constitue moins de 1 p. 100 de l’aire de répartition mondiale de l’espèce.

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Habitat

Besoins en matière d’habitat 

Les besoins en matière d’habitat de l’iguane pygmée à cornes courtes sont méconnus; il semble toutefois que divers types d’habitats soient utilisés. D’une façon générale, l’espèce occupe divers écosystèmes de steppes arbustives et de forêts claires, mais occupe toujours des sites bien drainés (Brown et al., 1995). La végétation doit être suffisamment clairsemée pour lui permettre de se chauffer au soleil et de se mouvoir librement dans le sous-étage (Sherbrooke, 2003; Lahti, 2005). Néanmoins, la végétation est utilisée de manière sélective pour obtenir de l’ombre lorsqu’il fait très chaud (p. ex. voir James, 2004; Lahti, 2005). Dans son domaine vital, un individu doit pouvoir bénéficier de sols friables propices à l’enfouissement, bien que la zone puisse être dominée par des sols très superficiels ou de texture grossière. En fait, dans le comté de Kittitas, les sols squelettiques (sols avec une quantité notable de rocailles) sont préférés, surtout par les mâles au printemps (Lahti, 2005). La structure de cet habitat est similaire à celle de l’habitat qui supporte de grandes concentrations d’iguanes pygmées à cornes courtes dans la vallée Methow du comté d’Okanogan, entre des altitudes de 750 et 1 050 m au-dessus du niveau de la mer (S. Fitkin, comm. pers.). À l’opposé, dans la région du bassin Columbia, on observe aussi des iguanes dans des peuplements d’armoises tridentées (Artemisia tridentata) caractérisés par des sols éoliens profonds et plats (R. Friesz, comm. pers.). Cela dit, ces milieux semblent surtout utilisés par des femelles adultes, lesquelles ont des seuils de tolérance plus grands en matière d’habitat que les nouveaux-nés ou les mâles adultes (Lahti, 2005). Quelques populations de l’État de Washington occupent des milieux caractérisés par des densités clairsemées à modérées de purshies tridentées (Purshia tridentata) et par quelques armoises tridentées, quelques lewisies rediviva (Lewisia rediviva) et quelques ériogones des neiges (Eriogonum niveum) (S. Fitkin, comm. pers.). Les iguanes pygmées à cornes courtes sont extrêmement tolérants au froid et, dans la chaîne des Cascades de l’Oregon, ils se trouvent jusqu’à au moins 1 677 m au-dessus du niveau de la mer (Brown et al., 1995), et à l’occasion à plus de 2 000 m au-dessus du niveau de la mer dans des peuplements clairs de sapins subalpins (S. Fitkin, comm. pers.).

La seule description d’hibernaculum concernant cette espèce provient du comté de Kittitas où une femelle s’est enfouie à maintes reprises lors de nuits fraîches et a par la suite été observée une dernière fois à la mi-octobre à une profondeur de 4 cm sous une motte d’herbes déracinées (Lahti, 2005). Dans le sud de l’Alberta, à une latitude similaire à celle de la vallée de l’Okanagan, les grands iguanes à petites cornes hibernaient sur des pentes de versants chauds où les sols étaient suffisamment friables pour permettre l’enfouissement à une profondeur de 10 cm (James, 2004).

Tendances en matière d’habitat 

Environ la moitié des prairies indigènes de la région de South Okanagan ont été converties en terres mises en valeur de façon intensive depuis 1940 (Bezener et al., 2006). Cette tendance s’est accélérée au cours des dernières années en raison d’importantes pressions venant du développement agricole et de l’expansion résidentielle. La répartition des habitats potentiellement propices dans la région l’Okanagan est actuellement très morcelée. Ce qui reste d’habitat propice dans la région de Similkameen est davantage contigu, mais les sols y sont généralement moins friables.

Une récente projection démographique sur la présence des humains dans le district régional Okanagan-Similkameen prévoit un accroissement de la population totale de 30 p. 100 entre 2004 et 2031, ce qui ajoute 24 506 résidents à l’actuelle population de 80 822 résidents (Hobson et collaborateurs, 2006). Cet accroissement aura pour effet d’augmenter la densité des zones urbaines et rurales déjà existantes et l’expansion de nouveaux quartiers résidentiels en régions périphériques. L’expansion de ces quartiers aura l’incidence la plus néfaste sur l’habitat potentiel de l’iguane pygmée à cornes courtes.

L’habitat se trouvant dans le reste de l’aire de répartition de l’iguane a également subi une perte importante par rapport à sa superficie historique par suite du développement agricole et de l’expansion résidentielle. Les bassins intérieurs Columbia et Klamath ont conservé 70 p. 100 de leurs steppes arbustives et à peine 30 p. 100 de leurs écosystèmes de prairies (Quigley et al., 1996).

Protection actuelle ou autres désignations de statut 

La carte de propriété des terrains a été superposée à l’habitat potentiel de l’iguane précisé dans le modèle d’utilisation de l’habitat afin de déterminer sa situation foncière. La majorité de l’habitat potentiel se trouve dans des réserves indiennes (31 p. 100) gérées par trois bandes distinctes. Les terres privées (29 p. 100) représentent le deuxième plus important mode de propriété de l’habitat utilisable. La majeure partie de cet habitat est partagée entre un assez petit nombre de grands ranchs. Les aires protégées du gouvernement provincial représentent 18 p. 100 de l’habitat utilisable. L’habitat utilisable situé sur d’autres terres protégées, comme les terres appartenant à des organismes privés (3 p. 100) et les terres fédérales (5 p. 100), porte à 26 p. 100 la quantité de terres protégées. Le gouvernement provincial possède également 14 p. 100 de l’habitat utilisable sous forme de terres non protégées, et certaines de ces terres (2 400+ ha) peuvent être aliénées (BC Government, 2004). Une réserve de parc national est envisagée pour le sud de la vallée de l’Okanagan et la vallée de la basse Similkameen. Elle pourrait comprendre quelques aires protégées déjà existantes et peut-être quelques terres adjacentes (T. Hurd, comm. pers.). Le tableau 1 résume l’appartenance d’habitats potentiellement propices à l’iguane pygmée à cornes courtes au Canada.

Tableau 1 : Mode de propriété et superficie d’habitats propices aux iguanes pygmées à cornes courtes au Canada
Méthode de tenureSuperficie (ha)%
Couronne fédérale – SCF4701 %
Couronne fédérale – CNRC1 7454 %
Réserves indiennes12 91931 %
Provinciale–protégées7 23418 %
Provinciale5 91014 %
Privée11 85929 %
Privée, organismes de conservation1 1203 %
Total41 256100 %

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Biologie

Une quantité importante de renseignements biologiques anecdotiques ont été recueillis et de nombreuses études menées dans le sud des États-Unis ont été effectuées sur bon nombre des espèces de phrynosomes, y compris sur des populations autrefois considérées être composées d’iguanes pygmées à cornes courtes mais maintenant reconnues en tant que P. hernandesi. Des observations de haute qualité sont résumées dans Amphibians and Reptiles of the Pacific Northwest (Nussbaum et al., 1983) et Reptiles of Washington and Oregon (Brown et al., 1995). En plus de ces textes, une étude de doctorat portant sur les cycles vitaux des espèces de lézards contient des renseignements précis sur l’écologie et le comportement des iguanes pygmées à cornes courtes (Zamudio, 1996). Une autre étude, effectuée en Idaho, s’intéresse aux taux de croissance et aux densités des iguanes pygmées à cornes courtes (Guyer et Linder, 1985) tandis qu’une autre s’intéresse à l’écologie d’une population occupant le comté de Kittitas, dans l’État de Washington (Lahti, 2005). Par ailleurs, une brève étude de la relation entre les activités de gestion des terres et les abondances de l’iguane pygmée à cornes courtes a été effectuée en Idaho (Reynolds, 1979). Au-delà de ces études, on ne peut qu’émettre des suppositions sur la biologie de cette espèce en se fondant sur ce que l’on sait des autres phrynosomes, notamment sur les études approfondies qui ont été effectuées sur le grand iguane à petites cornes en Alberta à la même latitude (p. ex. Powell et Russell, 1985, 1991a,b, 1993, 1994, 1996, 1998; James, 1997, 2002, 2004; Powell et al., 1998). Par conséquent, nous avons porté une grande attention dans le présent rapport à préciser si les renseignements présentés dans ce qui suit sont propres aux iguanes pygmées à cornes courtes, à d’autres espèces de phrynosomes ou aux phrynosomes en général.

Cycle vital et reproduction 

De tous les phrynosomes, les iguanes pygmées à cornes courtes sont les plus tolérants au froid, mais ils doivent néanmoins rechercher des abris hivernaux durant les hivers froids propres aux latitudes septentrionales ou aux hautes altitudes (Heath, 1964, 1965). Durant l’hibernation, en raison de la baisse de la température corporelle, le métabolisme ralentit de façon importante. En Alberta, on a observé des hibernaculums de grands iguanes à petites cornes où les iguanes ne s’enfouissent qu’à une profondeur de 10 cm environ -- on croit que la couche de neige fournit une isolation additionnelle contre le gel (p. ex. voir James, 1997). Cette stratégie ne peut qu’avoir une issue défavorable dans des régions comme les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen qui n’ont souvent que peu ou pas de couverture de neige durant les périodes froides de l’hiver. Les iguanes de ces régions doivent trouver des refuges plus profonds et avoir recours à la cryogénisation, sans quoi beaucoup peuvent mourir. Les iguanes pygmées à cornes courtes émergent des hibernaculums de la fin mars au début juin, selon le climat local (Brown et al., 1995). Dans l’Okanagan, le scinque de l’Ouest émerge de son hibernaculum de la fin de mars au début d’avril (Sarell, données non publiées).

L’accouplement a lieu peu de temps après l’émergence des hibernaculums (Brown et al., 1995), ce qui est vrai de la plupart des phrynosomes (Pianka et Parker, 1975; Montanucci et Baur, 1982; Sherbrooke, 2003). Durant la période de reproduction, les phrynosomes mâles adultes défendent leurs territoires en effectuant des hochements de tête et des redressements lorsqu’ils croisent un autre mâle, alors  que les femelles adultes parcourent les territoires des mâles jusqu’à ce qu’il y ait accouplement (Sherbrooke, 2003).

Les embryons restent dans la mère durant toute la gestation et les jeunes naissent complètement développés et éclos. La viviparité (rétention des œufs jusqu’à la naissance de jeunes vivants) est le mode de reproduction de toutes les espèces d’iguanes à petites cornes et de deux espèces de phrynosomes du Mexique vivant en altitude. La viviparité est une stratégie adaptative utilisée par beaucoup de reptiles qui occupent des milieux caractérisés par des climats plus frais ou des saisons d’activité plus courtes (voir par exemple Zamudio et Parra-Olea, 2000). Certaines espèces d’iguanes à petites cornes peuvent avoir plus de trente petits (voir par exemple Goldberg, 1971), mais, dans le nord de la côte du Pacifique, la taille des nichées semble varier de trois à quinze petits (Nussbaum et al., 1983; Brown et al., 1995; Stebbins, 2003), et chez les phrynosomes, les femelles de plus grande taille, sans doute plus âgées, ont tendance à donner naissance à un plus grand nombre de petits (Sherbrooke, 2003). Dans l’est de l’État de Washington et de l’Oregon, les iguanes pygmées à cornes courtes naissent entre la mi-août et la mi-septembre (Brown et al., 1995). Le premier nouveau-né ayant été observé dans le comté de Kittitas est cependant né un 16 juillet (Lahti, 2005). On relate que le Phrynosoma hernandesi de l’Alberta n’a qu’une seule couvée par année et que la parturition a lieu à la fin juillet (Powell et Russell, 1991a), ce qui est semblable à ce qui a été observé dans le comté de Kittitas. Deux espèces de haute altitude du Mexique prolongent le développement embryonnaire pendant l’hiver et les petits naissent au cours de l’été suivant (Zamudio et Parra-Olea, 2000). On ne fait mention d’aucun cas de soin aux jeunes par la femelle.

Les auteurs d’une étude par marquage et recapture effectuée en l’Idaho ont avancé que les iguanes pygmées à cornes courtes mâles cessent de se développer après leur première année, tandis que les femelles continuent de croître durant leur deuxième année, atteignant des tailles supérieures aux mâles à l’âge adulte (Guyer et Linder, 1985). On a observé que les taux de croissance du P. hernandesi des deux sexes en Alberta étaient les mêmes jusqu’à leur 270e jour d’activité environ, moment où la croissance des mâles cesse alors que celle des femelles continue (Powell et Russell, 1991a). On croit que la maturité sexuelle des mâles surviendrait au cours de leur deuxième année, comme le laisse croire ce qui a été documenté pour le P. hernandesi en Alberta (Powell et Russell, 1991a). Par conséquent, leur première expérience de reproduction ne peut avoir lieu avant le printemps suivant. Toujours en Alberta, les femelles de la même espèce deviennent matures au cours de leur deuxième année et ne peuvent pas non plus s’accoupler avant le printemps suivant (Powell et Russell, 1991a).

La longévité des iguanes à petites cornes est peu documentée. Des études sur la croissance du grand iguane à petites cornes (P. hernandesi) donnent à penser que l’âge minimal des adultes serait de deux ans pour les mâles et de trois ans pour les femelles et que la longévité estimée des individus serait de plus de cinq ans (Powell et Russell, 1991a). Guyer et Linder (1985) font mention des iguanes pygmées à cornes courtes de l’Idaho en les décrivant comme des « itéropares à forte longévité » (les itéropares sont capables de multiples événements de reproduction distincts). Cet énoncé repose sur le faible taux de mortalité des adultes (35 p. 100) par rapport aux nouveaux-nés (90 p. 100). Notons cependant que les taux de mortalité pourraient être inférieurs à cause d’une éventuelle émigration non détectée. On sait que le P. platyrhinos vit au moins huit ans dans la nature et que les phrynosomes peuvent vivre dix ans en captivité (Sherbrooke 2003). On suppose que la durée de génération de l’iguane pygmée à cornes courtes est de cinq ans.

Alimentation 

Tous les phrynosomes s’alimentent d’invertébrés terrestres, et au moins 50 p. 100 de leur régime alimentaire se compose de fourmis (Sherbrooke, 2003). Les proies les plus recherchées sont les fourmis moissonneuses (Pogonomyrmex spp.). Les phrynosomes sont insensibles aux aiguillons de ces fourmis (Schmidt et al., 1989) et peuvent consommer environ 70 fourmis par jour ou un peu plus, peut-être même jusqu’à 200 (Sherbrooke, 1995). Les ouvrières sont habituellement capturées à l’entrée de leur fourmilière ou le long des pistes d’alimentation. Les fourmis moissonneuses peuvent être abondantes par endroits et n’ont que très peu d’autres prédateurs; elles sont donc des proies faciles, même pour les jeunes phrynosomes dont l’ouverture de la bouche est étroite. Cependant, la proportion de substance nutritive des fourmis par rapport à leur exosquelette est très faible et les iguanes doivent donc en manger beaucoup pour satisfaire à leurs besoins nutritionnels, d’où l’avantage d’avoir un estomac très grand.

Les iguanes à petites cornes juvéniles se nourrissent presque exclusivement de fourmis, qui constituent jusqu’à 90 p. 100 de leur régime alimentaire (Lahti, 2005). Les phrynosomes adultes, surtout les femelles, ont une ouverture de bouche très grande et sont capables de consommer des insectes de plus grande taille (de l’ordre des orthoptères et des coléoptères par exemple) et d’autres invertébrés (Powell et Russell, 1983), dont des escargots (Stebbins, 2003). Dans le comté de Kittitas, les fourmis composaient près de 70 p. 100 du régime alimentaire des adultes, alors que les coléoptères étaient les deuxièmes proies en importance (Lahti, 2005), ce qui correspond à ce qui a été observé lors d’études sur les proies dans le sud de la Californie (Zamudio, 1996). Cette diversité permettrait une certaine répartition des ressources alimentaires entre les différents âges et entre les deux sexes au sein du même milieu général.

On croit que les phrynosomes n’ont pas besoin de points d’eau. On suppose qu’ils comblent leurs besoins en eau en léchant la rosée, en tirant avantage des précipitations par le biais de la « récolte d’eau de pluie » (c’est-à-dire en faisant migrer l’eau le long des plaques osseuses vers la bouche), et que les proies qu’ils consomment contribuent également à combler leurs besoins (Sherbrooke, 2003).

Prédateurs et moyens de défense 

Les phrynosomes évitent d’abord la prédation en s’écrasant au sol et en demeurant immobiles. Cette immobilité, conjuguée à leur homochromie, leur permettent bien souvent de passer sous le nez des prédateurs potentiels. Les phrynosomes se défendent des petits prédateurs rapides qui les découvrent en faisant de l’esbroufe, gonflant leur corps pour exagérer sa taille et se lançant parfois brusquement vers eux (Sherbrooke, 2003). À l’approche de prédateurs lents, ils tentent la fuite. Les tentatives pour mordre le lézard sont habituellement douloureuses pour le prédateur en raison des cornes, et tenter d’avaler l’iguane entier peut tuer des prédateurs comme les serpents et les rapaces diurnes lorsque la proie se coince dans la gorge (Sherbrooke, 2003). Ce qui est moins efficace pour le P. douglasii, car ses cornes sont relativement petites, ce qui découle peut-être du fait que, sur l’ensemble de son aire de répartition, peu de prédateurs reptiliens avalent leurs proies entières (par exemple les genres Gambelia et Cnemidophorus) (Dumas, 1964). Quelques phrynosomes peuvent faire gicler du sang à partir d’un sinus situé sous leurs yeux; ils le font surtout lorsqu’ils affrontent des canidés (des coyotes par exemple), pour qui le liquide est très déplaisant au goût. Chez les humains, le sang cause l’irritation des yeux (Sherbrooke, 2001, 2003). Ce phénomène n’a toutefois pas été observé dans le cas des iguanes pygmées à cornes courtes (Sherbrooke, 2001).

Les prédateurs les plus efficaces des iguanes à petites cornes sont les oiseaux, en particulier les Pies-grièches migratrices (Pianka et Parker, 1975). Cette pie est considérée comme un visiteur rare dans l’ouest du Canada; il est donc improbable qu’elle soit un prédateur important de la population canadienne d’iguanes pygmées à cornes. La Pie-grièche grise est une résidente hivernante commune dans les limites de l’aire de répartition de ces iguanes, mais la plupart des oiseaux n’arrivent pas avant octobre et quittent avec l’arrivée d’avril (Cannings et al., 1987), période où les iguanes hibernent. Parmi les autres prédateurs aviens, on compte également des rapaces diurnes, comme la Crécerelle d’Amérique (Sherbrooke, 2003), qui peuvent être relativement abondants dans les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen. On a aussi fait mention que les Grands Corbeaux, les Chevêches des terriers et les Buses de Swainson étaient des prédateurs de phrynosomes (Duncan et al., 1994, Whitford et Bryant, 1979). Les félidés sauvages n’ont pas été identifiés en tant que prédateurs, mais le chat domestique a été cité comme un prédateur important (p. ex. voir Monaster, 1997).

Déplacements et dispersion 

On ne sait à peu près rien de la dispersion ou des habitudes de déplacements de l’iguane pygmée à cornes courtes. Les hibernaculums peuvent se trouver dans les limites de leur domaine vital actif ou se trouver plus loin. Un déplacement d’une distance de 100 m a été détecté durant la saison de reproduction, et d’une distance de 266 m sur la période d’une semaine précédant l’hibernation (James, 2004). En Utah, un grand iguane à petites cornes est retourné à son lieu de capture après avoir été déplacé de 400 m (Pianka et Parker, 1975), ce qui montre que l’espèce est capable d’un comportement de retour.

Adaptabilité 

Les phrynosomes ne sont pas particulièrement aptes à s’adapter aux modifications environnementales. Ils ont développé une physiologie et des comportements qui les lient aux environnements arides. Même dans ces écosystèmes arides leur présence n’est pas généralisée (James, 2004). De subtiles modifications, la colonisation du milieu par des espèces végétales envahissantes ou agricoles par exemple, peuvent suffire à rendre l’habitat inapproprié (p. ex. voir Reynolds, 1979). En outre, les phrynosomes sont des prédateurs spécialisés, se nourrissant principalement d’une seule espèce de fourmis.

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Taille et tendances des populations

Activités de recherche 

Les iguanes pygmées à cornes courtes sont très difficiles à détecter, car ils peuvent être cachés sous la terre ou demeurer immobiles et camouflés. Par conséquent, des résultats de recherche négatifs ne confirment pas l’absence de l’espèce dans une région. Quatre études distinctes ont été effectuées en vue de trouver l’iguane pygmée à cornes courtes au Canada. Stan Orchard a dirigé la première de ces études en 1989 (Orchard, 1990). Les recherches ont été effectuées sur le côté est du lac Osoyoos, du lac Veronica sur le mont Anarchist et de Chopaka dans la Similkameen. Aucun iguane n’a été observé, mais il est difficile de déterminer l’ampleur des activités de recherche.

G. L. Powell a effectué une recherche de dix jours depuis le côté est du lac Osoyoos jusqu’à la frontière internationale, vers le sud (Powell et Russell, 1991b). En supposant qu’une centaine d’heures ont été consacrées à la recherche de l’espèce et que la densité est similaire à celle qui a été rapportée dans le cas du P. hernandesi dans un site de recherche en Saskatchewan (Powell et Russell, 1998), on aurait alors pu s’attendre à trouver jusqu’à quatre iguanes pygmées à cornes courtes. Toutefois, aucun iguane n’a été trouvé au cours de cette recherche. Les activités de recherche dans l’État de Washington ont permis la découverte de moins de un (0,71) individu par heure de recherche (Lahti, 2005) jusqu’à trois individus par heure de recherche (S. Fitkin,comm. pers.).

En 2003, le rédacteur du présent rapport a dirigé 4 recherches de l’espèce d’une durée d’environ 4 heures chacune pour un total de 16 heures de recherche sur une parcelle de 20 ha qui était sur le point d’être aménagée en vignoble (Sarell, données non publiées). Aucun iguane n’a été trouvé en dépit des conditions d’habitat propices.

En 2004, une série de barrières de dérivation (totalisant 200 m) et de pièges à fosse ont été installés pendant une semaine dans la réserve indienne d’Osoyoos (Reballato, 2004). Le site était dominé par l’armoise tridentée, avait des sols limoneux et une grande abondance de fourmis moissonneuses. Les pièges étaient vérifiés chaque jour, mais aucun iguane n’a été capturé.

Abondance 

On estime que, sur la majeure partie de son aire de répartition, les effectifs du P. douglasii sont relativement stables (G5), avec une métapopulation présumée de plus de 10 000 individus. On estime toutefois qu’il est vulnérable (S3) dans l’État de Washington (NatureServe Explorer, 2005). Il n’y a eu que deux observations confirmées en Colombie-Britannique et, bien qu’il y ait eu des observations non confirmées, parmi lesquelles certaines sont aussi récentes que 2004, on présume que cette population s’est affaiblie ou qu’elle est disparue du pays. Le déclin de la population pourrait être principalement survenu avant le xxe siècle. La plus importante densité d’iguanes pygmées à cornes courtes rapportée est de 14 individus par hectare, dans l’État de l’Idaho (Guyer et Linder, 1985). On croit cependant que la plupart des sites canadiens sont similaires à ceux recensés dans le comté de Kittitas, où on a dénombré 1,7 P. douglasii par hectare.

On ne sait rien de l’abondance des iguanes pygmées à cornes courtes au Canada, historiquement ou actuellement. Quatre recherches menées au cours des vingt dernières années n’ont révélé la présence d’aucun individu. Il semble toutefois exister une zone beaucoup plus grande d’habitat potentiellement propice dans laquelle l’espèce n’a pas été recherchée, et il y a toujours des signalements anecdotiques.

Le premier enregistrement de l’iguane pygmée à cornes courtes au Canada a été effectué par Charles de Bois Greene à Osoyoos en 1898 (Fannin, 1898). Il a capturé deux individus qui sont aujourd’hui conservés au Royal British Columbia Museum. On a d’abord supposé que les iguanes avaient été découverts du côté est de la vallée, peut-être sur la réserve indienne d’Osoyoos (Orchard, 1990; Powell et Russell, 1991b). Cependant, de Bois Greene vivait du côté ouest de la vallée et il aurait été facile pour lui de les avoir découverts sur les pentes, inexploitées à cette époque, se trouvant au-dessus de sa résidence, (W. Preston, comm. pers.). Il règne une certaine confusion en ce qui concerne la date de collecte, car Cowan (1936) fait état de l’année 1910 et que cette date apparaît par la suite dans d’autres comptes rendus (p. ex. voir Gregory et Campbell, 1984). D’autres anciens comptes rendus mentionnent que l’iguane pygmée à cornes courtes a été recensé près de Keremeos dans la vallée de la Similkameen (Anderson, 1901) ou aussi loin vers le nord qu’au lac Vaseux dans la vallée de l’Okanagan (Parham, 1937). Aucun de ces comptes rendus n’est appuyé de preuves. Un individu a été capturé puis relâché près d’Osoyoos par J. D. Gregson et G. P. Holland en 1937 (Orchard, 1990). Il semble qu’ils aient fourni un témoignage très convaincant. En 1957, G. Ryder a trouvé un spécimen vivant du côté est du lac Osoyoos et en a fait un croquis (Ryder et al., 2006). Bill Preston a découvert un autre individu qui était mort sur la route près de la frontière de Chopaka dans la vallée de la basse Similkameen en 1960. Malheureusement, le spécimen n’a pas été récolté. Vic Palermo a découvert quatre individus au cours des années 1970 : un à Chopaka, un au mont Anarchist (à l’est d’Osoyoos) et deux près du lac Vaseux. Palermo s’est également souvenu que le « vieil homme de la route 13 qui vendait des tortues » avait signalé en avoir vu un près de Kaleden (au sud de Penticton), sans doute dans les années 1970. Un sondage mené auprès de membres de la bande indienne d’Osoyoos (Chapman, 1995) a révélé cinq signalements de six individus, la plupart observés durant les années 1970 et 1980. Plus récemment, on a signalé la présence de l’espèce dans le col Richter, à Cawston, et au Nk’Mip Desert and Heritage Centre à l’est d’Osoyoos. Toutes ces observations sauf une ont été faites dans des écosystèmes arides. Au total, dix-neuf individus ont été signalés (Sarell, données non publiées). Cela représente sans doute beaucoup moins d’observations que celles faites au cours de la même période, mais il y a tout de même deux iguanes dans un bocal pour fournir la preuve irréfutable que les iguanes pygmées à cornes courtes ne sont pas qu’un mythe en Colombie-Britannique. Toutefois, jusqu’à ce qu’une observation soit confirmée, il faut présumer que cet iguane est disparu du Canada.

Fluctuations et tendances 

Les populations de phrynosomes sont en déclin dans la majeure partie de leur aire de répartition en raison de répercussions causées par l’homme (voir par exemple Pianka et Vitt, 2003). Des fluctuations ont été observées dans l’occurrence de phrynosome occupant des régions spécifiques et on croit qu’elles seraient attribuables à la variation météorologique d’une année à l’autre (Flat-tailed Horned Lizard Interagency Coordinating Committee, 2003).

Effet d’une immigration de source externe

Bien qu’il y ait des terres non exploitées – qui semblent constituer un habitat propice à l’iguane pygmée à cornes courtes – immédiatement au sud de la frontière internationale, ce n’est qu’à 60 km plus loin vers le sud que se trouvent les populations confirmées les plus proches. Si celles-ci sont véritablement les plus proches, la recolonisation par le biais d’une immigration semble alors improbable, étant donné la petite taille et la mobilité limitée des iguanes pygmées à cornes courtes.

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Facteurs limitatifs et menaces

Les populations d’iguanes pygmées à cornes courtes tendent à être localisées et sont donc susceptibles de disparaître d’un site si celui-ci est exploité ou qu’une menace létale s’y présente. Par ailleurs, la mobilité restreinte des phrynosomes freine leur capacité à traverser de l’habitat inapproprié, les aménagements par exemple, et les canaux peuvent constituer des barrières infranchissables ou des sources continues de mortalité.

Les mouvements de grands troupeaux de bestiaux ayant traversé la vallée de l’Okanagan des années 1860 jusqu’à la Première Guerre mondiale constituent la première menace d’envergure qui pourrait avoir réduit de façon importante les populations d’iguanes pygmées à cornes courtes (R. Manuel, comm. pers.). Durant cette période, des dizaines de milliers de bovins ont été menés de l’Oregon jusqu’à la région de Cariboo afin de nourrir les mineurs à l’emploi lors de la ruée vers l’or (Cox, 2004). La répercussion destructive venant du piétinement aurait été concentrée dans l’Okanagan en raison de l’étroitesse de la vallée. Il est possible que ces nombreux troupeaux de bovins aient décimé des populations qui vivaient sur les terrasses de la vallée. Les pratiques ordinaires de pâturage semblent n’avoir aucun effet ou alors un effet positif sur l’habitat de l’iguane pygmée à cornes courtes (Reynolds, 1979), bien que le surpâturage réduise l’abondance des phrynosomes en modifiant la richesse structurale de la communauté végétale (Fair et Henke, 1998) et qu’il puisse également réduire les effectifs des populations de fourmis moissonneuses, la principale source de nourriture de l’iguane (Rogers et al., 1972).

Les phrynosomes ont besoin d’un environnement non encombré pour se déplacer et pour réguler leur température. Les plantes envahissantes, comme le brome des toits (Bromus tectorum), sont tenaces et répandues, étouffant efficacement les espaces interstitiels qui se trouvent entre la végétation indigène. Cet étouffement peut rendre la majeure partie de l’habitat inutilisable en limitant le mouvement. Quelques plantes nuisibles, comme la croix-de-Malte (Tribulus terrestris) et le cenchrus à épines longues (Cenchrus longispinus), peuvent causer des blessures.

 À la différence de la plupart des autres reptiles de zone tempérée, les iguanes pygmées à cornes courtes ne se réfugient en hiver que dans des abris souterrains superficiels. Au cours des années de faibles chutes de neige, un froid extrême ou prolongé peut résulter en une mortalité importante.

La hausse des populations de prédateurs naturels (p. ex. les corbeaux, les corneilles et les crécerelles) et l’introduction de prédateurs domestiques (p. ex. les chiens et les chats) pourraient entraîner une augmentation de la prédation.

On croit que les circulations routière et hors route pourraient être des sources de mortalité pour les phrynosomes (Nicolai et Lovich, 2000; Flat-tailed Horned Lizard Interagency Coordinating Committee, 2003). Deux des observations anecdotiques faites au Canada l’étaient d’individus tués sur des routes (Sarell, données non publiées).

L’extinction des feux a modifié une grande partie du paysage sec pouvant être utilisé par les iguanes pygmées à cornes courtes. L’absence de feux a permis l’empiétement des arbres sur les prairies et l’accumulation des combustibles. On a découvert que le tapaya du Texas survivait mieux dans des zones qui avaient été brûlées (Moeller et al., 2005).

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Importance de l'espèce

Les phrynosomes ont fasciné le public et les scientifiques durant des siècles et, au sein du territoire qu’ils occupent, ont fait grande impression sur les peuples autochtones (p. ex. voir Monaster 1997; Sherbrooke, 2003). Au Canada, leur présence, ou leur présence passée, est un rappel de l’écosystème aride qui, présentement, disparaît, et qui est souvent vanté comme étant le seul désert du Canada. Si le climat est un facteur limitatif, il serait alors particulièrement important de reconnaître qu’il s’agit de la limite écologique de l’espèce et que ses tolérances physiologiques et comportementales pourraient ici lui avoir fait défaut. S’il y a réchauffement climatique, son expansion sur le territoire canadien pourrait demeurer possible à condition que l’habitat soit maintenu.

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

L’iguane pygmée à cornes courtes est actuellement inscrit à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril du Canada. Cette inscription donne à l’espèce pleine protection en vertu de la LEP en cas de redécouverte. Les descriptions de la résidence sont en cours de préparation (L. Campbell, comm. pers.) et l’habitat essentiel n’est pas encore désigné. L’iguane pygmée à cornes courtes est classé en vertu de la British Columbia Wildlife Act (1990) et de la Wildlife Amendment Act (2004). Sous le régime de ces lois, il est interdit à quiconque de tuer, de blesser, de harceler, de capturer ou de prendre un individu d’une espèce en péril et d’endommager ou de détruire la résidence d’une espèce en péril, sauf lorsque l’autorise un règlement, un permis ou une entente.

L’iguane pygmée à cornes courtes est considéré comme étant non en péril (secure) à l’échelle de la planète (G5), non en péril (secure) (N5) aux États-Unis, vulnérable (vulnerable) (S3) dans l’État de Washington, apparemment non en péril (apparently secure) (S4) en Oregon et en Californie, non en péril (secure)  (S5) en Idaho et n’est pas classé (SNR) au Nevada (NatureServe, 2005).

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Résumé technique

Phrynosoma douglasii

Iguane pygmée à cornes courtes – Pygmy Short-horned Lizard

Répartition au Canada : Sud de la vallée d’Okanagan et la vallée de la Similkameen en Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) au Canada Impossible à calculer étant donné qu’aucune donnée n’est confirméeInconnue ou 0 km²
Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).Aucune
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)? Peu probable
Superficie de la zone d’occupation (km²) Impossible à calculer étant donné qu’aucune donnée n’est confirmée. Inconnue ou 0 km²
Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue)Aucune
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)? Peu probable
Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.Aucune confirmation
Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue). Inconnue
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)? Non
Tendances en matière d’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue). L’habitat potentiel est rapidement converti ou dégradé par les plantes envahissantes et les activités humaines

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans
la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).
5 ans
Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles). Inconnu, probablement zéro
Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue. Aucune
S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte). Inconnu
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre
d'individus matures (ordre de grandeur > 1)?
Non
La population totale est-elle très fragmentée (la
plupart des individus se trouvent dans de petites
populations, relativement isolées [géographiquement
ou aturement] entre lesquelles il a peu d'échanges,
c.-à-d. migration réussie de ≤ 1 individu/année)?
Probablement, si elle existe
Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue). Inconnue, probablement aucune.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (order de grandeur > 1)? Non
Énumérer les ppulations et donner le nombre
d'individus matures dans chacune.
Inconnue, probablement aucune.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Perte de l'habitat;
  • Manque d'effet d'une immigration de source externe.

Effet d'une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l'extérieur?
États-Unis :N5
État de Washington : Vulnérable (S3)
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? Possible, mais improbable
Des individus immigrats seraient-ils adaptés pour
survivre au Canada?
Probablement
Y a-t-il suffisamment d'habitats disponibles au Canada pour les individus immigrants? Oui
La possibilité d'une immigration de populations
existe-t-elle?
Peu probable

Analysie quantitative

Probablement déjà disparue du pays

Statut existant

COSEPAC: Espèce disparue du pays (1992, 2000, 2007)

Statut et justification de la désignation

Statut :  Disparue du pays
Code alphanumérique : Sans objet
Justification de la désignation

Il n’y a eu aucune observation confirmée au Canada au cours des 50 dernières années, quoiqu’il y ait eu des signalements anecdotiques au cours de cette période

Applicabilité des critères

Critère A (Population globale en déclin) : sans objet

Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : sans objet

Critère C (Petite population globale et déclin) : sans objet

Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : sans objet

Critère E (Analyse quantitative) : sans objet

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Remerciement et experts contactés

Les personnes suivantes ont partagé volontairement leurs connaissances sur l’iguane pygmée à cornes courtes et/ou sur son habitat afin de nous aider à mieux comprendre ces créatures et/ou les questions relatives à leur conservation.

Campbell, Lynn. 2006. Ministère de l’Environnement, Victoria (Colombie-Britannique).

Dyer, Orville. 2005. Wildlife Biologist and Co-chair of the Southern Interior Reptile and Amphibian Recovery Team, ministère de l’Environnement, 102 Industrial Place, Penticton (Colombie-Britannique)  V2A 7C8

Fitkin, Scott. 2006. Okanogan District Wildlife Biologist, Washington Department of Fish and Wildlife, Winthrop (État de Washington)

Friesz, Ron. 2004. Retired Wildlife Biologist, Washington Department of Fish and Wildlife, 1550 Alder Street NW, Ephrata (État de Washington) 98823-9699

Goulet, Gloria. 2006. Coordonnatrice, Connaissances traditionnelles autochtones, Secrétariat du COSEPAC, Service canadien de la faune, Environnement Canada, Ottawa (Ontario)  K1A 0H3

Hall, Ron. 2005. Conservation Technician, Osoyoos Indian Band, RR # 2, site 25, Comp 1, Oliver (Colombie-Britannique)  V0H 1T0

Hallock, Lisa. 2006. Wildlife Biologist, Natural Heritage Program, Department of Natural Resources, 1111 Washington Street SE, PO Box 47014, Olympia (État de Washington)

Hanke, Gavin. 2006. Curator of Vertebrates, Royal BC Museum, Victoria (Colombie-Britannique)

Heinlen, Jeff. 2006. Wildlife Biologist, Washington Department of Fish and Wildlife, PO Box 753, Omak (État de Washington) 98841

Hurd, Tom. 2006. Project Manager, Parcs Canada, 102 Industrial Place, Penticton, (Colombie-Britannique)  V2A 7C8

Lougheed, Cecilia. 2006. Agente de projet scientifique, Secrétariat du COSEPAC, Service canadien de la faune, Environnement Canada, Ottawa (Ontario)  K1A 0H3

Manuel, Randy. 2005. Curator, Penticton Museum, 785 Main Street, Penticton (Colombie-Britannique)  V2A 5E3

Preston, Bill. 2004. Retired Wildlife Biologist and former resident of the South Okanagan

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Sources d'information

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Sommaire biographique du rédacteur du rapport

Mike Sarell est né et a grandit à Okanagan South avant d’obtenir son baccalauréat ès sciences de l’University of Victoria. Mike vit à Okanagan South et il a participé activement à une vaste gamme d’inventaires, de recherches et d’activités liés à la conservation des reptiles, des amphibiens et des chauves-souris. Il a également participé à la capacité des ressources pour l’équipe de rétablissement des reptiles et des amphibiens de l’intérieur méridional et à la préparation du programme de rétablissement provisoire sur l’iguane pygmée à cornes courtes.

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Collections examinées

Seuls deux spécimens ont été récoltés au Canada. Ils sont conservés au Royal British Columbia Museum à Victoria (Colombie-Britannique) et entreposés dans le même bocal. L’étiquette se lit : 1900-1910.

Le spécimen 0323.00 est une femelle adulte (longueur du museau au cloaque de 61,0 mm) et, d’après quatre bosses appréciables dans la région abdominale, elle semble gravide.

Le spécimen 0324.00 est une femelle préreproductrice (longueur du museau au cloaque de 45,7 mm) et ne semble pas gravide.

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