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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la villeuse irisée (Villosa iris) au Canada

Information sur l'espèce

Nom et classification

Nom scientifique

Villosa iris (Lea, 1829)

Nom commun français

villeuse irisée

Nom commun anglais

Rainbow mussel

Le document faisant autorité pour la classification des mollusques aquatiques des États-Unis et du Canada est l’ouvrage de Turgeon et al.de 1998. La classification actuellement acceptée de l’espèce est la suivante

Embranchement

des Mollusques

Classe

des Bivalves

Sous-classe

des Paléohétérodontes

Ordre

des Unionoïdés

Superfamille

des Unionacés

Famille

des Unionidés

Sous-famille

des Lampsilinés

Genre

Villosa

Espèce

iris

Parmalee et Bogan (1998) dressent dans leur ouvrage la liste complète des synonymes de l’espèce, soulignant que le Villosa iris est en fait un complexe d’espèces probablement composé de plusieurs espèces que l’on ne peut différencier par leurs seules caractéristiques morphologiques. G. Thomas Watters (Ph. D.) (conservateur de la division des mollusques au Museum of Biological Diversity de la Ohio State University) a recouru aux caractéristiques de la coquille pour diviser le Villosa iris en trois sous-espèces à l’échelle de son aire de répartition, soit le V. iris iris, le V. iris novieboracii et le V. iris « Missouri » (Ohio State University, 2004). La forme V. iris novieboracii (Lea, 1838) se trouve dans le réseau fluvial du Saint-Laurent ainsi que dans les réseaux fluviaux de la Wabash et du haut Mississippi, aussi s’agit-il de la forme trouvée au Canada. La division des mollusques de la Ohio State University a entrepris une étude génétique exhaustive du genre Villosa dont résultera une meilleure vue de la taxinomie de ce groupe.

Description morphologique

La villeuse irisée est une petite moule d’eau douce, ou mulette, d’abord décrite par I. Lea en 1829 (figure 1), dont la localité type est un plan d’eau non identifié situé en Ohio. La description suivante de l’espèce est une adaptation des ouvrages de Clarke (1981), de Strayer et Jirka (1997) et de Parmalee et Bogan (1998). La coquille est elliptique allongée, comprimée latéralement et modérément épaisse dans la partie antérieure, devenant assez mince dans la partie postérieure. La crête postérieure est basse et arrondie. La coquille du mâle présente postérieurement une pointe peu aiguisée tandis que la coquille de la femelle est plus étalée et plus largement arrondie, mais ces différences sont subtiles et la distinction visuelle des sexes ne se fait pas aisément. Les sommets sont bas et comprimés; leur sculpture consiste en quatre à six bourrelets distincts, le premier étant concentrique et les suivants présentant une double boucle ou étant irréguliers et noduleux. Les dents de la charnière sont de taille moyenne, bien accusées et complètes. Les dents pseudocardinales sont hautes, légèrement comprimées, coniques et striées. Les dents latérales sont longues, droites et fines. La surface de la coquille, qui est lisse, arbore cependant des bourrelets de croissance bien accusés. L’épiderme est jaunâtre, d’un vert jaunâtre ou brun (chez les spécimens âgés) et compte de nombreux rayons vert foncé interrompus et larges, ou étroits et larges, qui couvrent la surface entière de la coquille ou sont absents de sa partie antérieure. Les rayons peuvent s’obscurcir chez les vieux spécimens. La nacre est d’un blanc argenté et irisé, d’où le nom commun de l’espèce.

Figure 1. (A) Dessin au trait des caractéristiques externes de la coquille et de la structure interne de la valve gauche d’un Villosa iris (reproduit avec l’autorisation de Burch,1975). (B) Photographie de spécimens vivants récoltés dans la rivière Maitland près de Wingham (Ontario), en 2003 (photographie de D. McGoldrick, INRE).

Figure 1.    (A) Dessin au trait des caractéristiques externes de la coquille et de la structure interne de la valve gauche d’un Villosa iris (reproduit avec l’autorisation de Burch,1975). (B) Photographie de spécimens vivants récoltés dans la rivière Maitland près de Wingham (Ontario), en 2003 (photographie de D. McGoldrick, INRE).

Le Villosa iris atteint une longueur maximale approximative de 85 mm au Canada. La longueur moyenne de la coquille adulte est de quelque 55 mm, selon la mesure de plus de 300 spécimens vivants effectuée par les auteurs et leurs collaborateurs entre 1997 et 2004. La villeuse irisée se distingue de toutes les autres espèces canadiennes de mulettes par sa petite taille, sa forme elliptique étroite et ses rayons verts interrompus.

Description génétique

Les auteurs du présent rapport n’ont trouvé aucune description génétique publiée du Villosa iris. Tel qu’indiqué plus haut, la Ohio State University a dernièrement entrepris une étude génétique du genre Villosa