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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’aster fausse prenanthe au Canada

Résumé

L’aster fausse‑prenanthe
Symphyotrichum prenanthoides

Information sur l’espèce

Plante herbacée vivace émergeant d’un rhizome allongé. Tiges ascendantes à dressées, longues de 2 à 9 dm, fortement coudées aux nœuds, surtout vers le sommet. Feuilles caulinaires inférieures oblancéolées, fortement dentées en scie, disparaissant dès la floraison. Feuilles caulinaires supérieures présentant les mêmes caractères, mais moins fortement rétrécies près de la base. Capitules plus ou moins nombreux, réunis en panicule. Pédoncules faiblement à fortement hispides. Involucre turbiné, à bractées plus ou moins foliacées et généralement réfléchies. Rayons au nombre de 17 à 30, bleu pâle. Fleurs du disque au nombre de 40 à 65, jaunes, devenant violettes ou brunes. Akènes obconiques comprimés présentant 1 côte de chaque côté. Nombre chromosomique : 2n=32.

Répartition

L’aster fausse‑prenanthe est une espèce rare au Canada. On ne la trouve que dans le Sud‑Ouest d’Ontario, principalement dans le comté d’Elgin, avec une population dans la municipalité régionale de Haldimand-Norfolk et une dans le comté d’Oxford. L’espèce aurait déjà été présente dans le comté de Middlesex, mais cette population n’a pas été retrouvée.

Habitat

On trouve l’aster fausse‑prenanthe sur les berges de cours d’eau, sur des sols riches et sableux, à l’orée des bois, généralement sous ombre partielle ou complète.

Biologie

L’aster fausse‑prenanthe est une plante vivace qui se multiplie à la fois par voie sexuée et par voie végétative, par les rhizomes. En Ontario, la floraison a lieu entre la fin août et le début octobre.

Taille et tendances des populations

Au Canada, il existe environ 22 populations d’aster fausse‑prenanthe, comptant en moyenne une vingtaine d’individus chacune, selon l’information figurant sur les étiquettes des spécimens d’herbier. Toutefois, comme il s’agit d’une espèce clonale, il est possible que des ramets aient été comptés comme des individus distincts, de sorte que l’effectif réel est peut‑être nettement inférieur à cette estimation. Aucune étude n’a été publiée sur les tendances des populations, mais on sait qu’une grande partie des milieux convenant à l’espèce dans le Sud‑Ouest d’Ontario ont été détruits.

Facteurs limitatifs et menaces

Au Canada, la plupart des populations d’aster fausse‑prenanthe poussent sur les berges partiellement ou complètement ombragées de cours d’eau, milieu impropre à l’agriculture, mais exposé aux eaux de ruissellement contaminées par des produits chimiques agricoles. Les populations poussant en bordure de routes ou près de ponceaux risquent d’être détruites lors d’activités d’entretien ou de réfection des ouvrages routiers.

Importance de l’espèce

Du point de vue biologique, l’espèce ne revêt aucune importance particulière. Les principales populations peuvent constituer une source de pollen appréciable pour les abeilles, mais on pourrait en dire autant de nombreuses fleurs sauvages, y compris la plupart des asters. L’espèce n’a aucune importance économique connue.

Protection actuelle et autres désignations

Certaines des populations canadiennes d’aster fausse‑prenanthe se trouvent sur des terrains privés situés dans des aires provinciales d’intérêt naturel et scientifique (Big Otter Creek et Talbot Creek) ou des aires naturelles protégées (KENAS) du comté d’Elgin.

Résumé

L’aster fausse‑prenanthe a une aire très restreinte dans le Sud‑Ouest d’Ontario. Les quelques populations connues sont petites et dispersées. On les trouve sur les berges boisées de cours d’eau et en bordure de routes, où elles sont menacées en permanence, directement par les activités d’entretien et de réfection des ouvrages routiers et indirectement par la transformation et la perte de leur habitat.

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.