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Information sur l'espèce

Information sur l'espèce

Le reste de ce cahier est structuré pour vous fournir des informations spécifiques sur cinq espèces de la région du Pacifique que le COSEPAC propose d’inscrire sur la liste officielle. Il s’agit d’informations sur le statut accordé par le COSEPAC, la distribution et la biologie de l’espèce, les raisons invoquées par le COSEPAC pour l’inscription sur la liste, ainsi que des mesures de protection potentielles et leurs impacts . On peut prendre connaissance du rapport de situation complet sur chaque espèce, où figurent les menaces et les facteurs limitants, à l’adresse : www.registrelep.gc.ca.

En examinant les impacts de l’inclusion d’une espèce sur la liste officielle de la LEP, il est important de se rappeler que certains pourraient résulter de mesures de gestion mises en œuvre pour :

  • se conformer aux interdictions découlant automatiquement des dispositions de la Loi visant les espèces classées disparues du pays, en voie de disparition ou menacées; et
  • réaliser les objectifs du programme de rétablissement.

De façon générale, les mesures visant à respecter les interdictions automatiques sont prises immédiatement, alors que celles visant à réaliser les objectifs du programme de rétablissement sont appliquées à plus long terme. Des mesures de gestion supplémentaires ne seraient proposées dans les programmes de rétablissement qu’après de nouvelles consultations.

3.1  Esturgeon blanc p. 8
3.2  Baleine grise p. 10
3.3  Marsouin commun p. 12
3.4  Otarie de Steller p. 14
3.5  Gonidée des Rocheusesp. 16

 

3.1 Esturgeon blanc (Acipenser transmontanus)

Statut :

 

Dernier examen par le COSEPAC :

 

Distribution et biologie de l’espèce :

 

En voie de disparition

Novembre 2003

Les origines de l’esturgeon blanc sont très anciennes puisqu’elles remontent à plus de 175 millions d’années. L’Acipenser transmontanus, qui peut atteindre presque 6 mètres de longueur et peser près de 700 kilogrammes, est le plus grand poisson d’eau douce en Amérique du Nord et celui qui jouit de la plus longue longévité, puisqu’il peut vivre au‑delà de 100 ans. Son corps est dépourvu d’écailles, mais il comporte cinq rangées de plaques osseuses, les scutelles. Sa bouche se trouve sur le dessous de la tête, derrière une rangée de barbillons qui lui servent à détecter la nourriture. En Amérique du Nord, on trouve l’esturgeon blanc dans les principaux réseaux hydrographiques de la côte du Pacifique. Au Canada, l’espèce ne vit que dans les réseaux du Fraser, de la Nechako, du Columbia et de la Kootenay en Colombie-Britannique.

Raisons invoquées par le COSEPAC pour l’attribution du statut d’espèce en voie de disparition :

 

Espèce dont la durée de vie est longue, dont la durée de génération est de 30 à 40 ans et dont la maturité est tardive, qui a connu un déclin de plus de 50 p. 100 au cours des trois dernières générations. Trois des six populations sont en danger imminent de disparition du pays. Les populations restantes sont menacées par la dégradation et la perte de son habitat attribuables aux barrages, aux retenues, à la canalisation, à la construction de digues et à la pollution. La pêche illégale (braconnage) et les prises accessoires sont aussi des facteurs limitants. En outre, l'industrie en évolution de l'aquaculture commerciale pourrait aussi poser des risques supplémentaires en matière de génétique, de santé et d'écologie pour les populations sauvages.
Mesures de protection et impacts potentiels :L’observation des interdictions automatiques, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de rétablissement de l’espèce et l’identification de son habitat essentiel pourraient avoir des répercussions sur les parties intéressées. Au nombre des avantages de la protection et du rétablissement de l’esturgeon blanc, figurent la conservation d’une composante unique et inestimable de la biodiversité au Canada ainsi que la reprise possible d’activités commerciales, récréatives, touristiques et traditionnelles. 
 

Exemples de possibles mesures pour se conformer aux interdictions automatiques et aux objectifs de la planification du rétablissement de l’espèce :

·       maintenir les interdictions existantes et en édicter de nouvelles concernant la récolte dirigée et accessoire dans le cadre de la pêche sportive, commerciale et autochtone;

·       accroître la surveillance et les mesures de coercition pour lutter contre la récolte illégale;

·       restreindre l’aquaculture commerciale de l’esturgeon blanc;

·       modifier la structure et l’exploitation de barrages ainsi que d’autres installations d’usage des eaux pour une meilleure gestion des eaux;

·       restreindre les activités exercées sur l’eau et sur les rives des cours d’eau, telles que l’extraction de gravier, le dragage, l’entreposage et la manutention du bois,  l’érection de digues et la construction;

·       apporter des mesures correctives à la pollution due aux activités industrielles, agricoles et municipales;

·       limiter les espèces exotiques et prédatrices ainsi qu’empêcher l’implantation de nouvelles espèces;

·       pratiquer l’aquaculture de conservation pour prévenir la disparition de l’esturgeon blanc;

·       restaurer l’habitat de l’espèce, notamment en récupérant les plaines inondables, en rétablissant les lieux de passage du poisson, en améliorant la turbidité des eaux et leur productivité;

·       poursuivre la recherche et la surveillance de l’état, de la biologie, de l’habitat vital des populations et des menaces qui les guettent.

Il faut noter que les mesures de protection seront élaborées dans le cadre du processus de planification de la gestion et  mises en œuvre à l’issue de nouvelles consultations.


3.2 Baleine grise (Echrichtius robustus)

Statut:

 

Dernier examen par le COSEPAC

 

Distribution et biologie de l’espèce

Espèce préoccupante

Mai 2004

La baleine grise constitue la seule espèce de la famille des Eschrichtidés, l’une des trois familles de baleines à fanons. Elle est de coloration grise, comme son nom l’indique, mais des taches blanchâtres et une série de nodosités le long du dos contribuent à lui donner une apparence distincte. La baleine grise adulte peut mesurer 14 mètres de long et peser 35 tonnes. En mars et en avril, suivant un trajet de migration très fidèle qui passe tout près de la côte, de petits groupes de baleines grises longent la côte ouest de l’île de Vancouver. Des individus ont été observés dans le port de Vancouver et aux alentours de l’embouchure du Fraser. Contrairement aux autres cétacés à fanons se nourrissant par filtration, la baleine grise s’alimente essentiellement de petits crustacés et mollusques qui vivent près des fonds marins et dans les sédiments benthiques.

Raisons invoquées par le COSEPAC pour l’attribution du statut d’espèce préoccupanteLes baleines grises migrent chaque année de leurs aires hivernales de mise bas au Mexique à leurs aires d'alimentation estivales dans le nord de l'Alaska, de la Russie et du Canada. La majeure partie de la population passe le long de la côte de la Colombie-Britannique, et certains individus reviennent tous les étés en Colombie-Britannique pour se nourrir (environ 80). Cette population a connu une augmentation de 2,5 p. 100 par année à la suite de la clôture de la chasse à la baleine, et elles ont atteint leur nombre le plus élevé, soit à des niveaux comparables à ceux existant avant l'exploitation, d'environ 27 000 individus en 1998. La possibilité de rétablissement du groupe résident estival est inconnue. Cependant, plus d'un tiers de la population est décédée entre 1998 et 2002 (possiblement en raison du manque de nourriture en Alaska). Les taux de natalité, les taux de survie et d'autres indicateurs laissent entendre que le déclin a cessé et que la population est stable ou à la hausse depuis 2002. Ces baleines sont vulnérables aux activités humaines dans leurs quatre lagunes de reproduction au Mexique, ainsi qu'à l'enchevêtrement dans les engins de pêche et aux collisions avec des navires dans l'ensemble de leur aire de répartition. Les bruits sous l'eau associés à l'exploitation d'hydrocarbures proposée en Colombie-Britannique pourraient modifier les trajets de migration. Le petit groupe estival de baleines résidentes pourrait également être menacé par la chasse à la baleine de subsistance aux États-Unis.
Mesures de protection et impacts potentielsÀ l’heure actuelle, aucune nouvelle mesure de protection n’est prévue à la suite de l’inclusion de l’espèce sur la liste officielle et aucune interdiction automatique ne s’applique aux espèces identifiées comme préoccupantes. En vertu de la Loi sur les pêches et du Règlement sur les mammifères marins, il est interdit de perturber un mammifère marin et, à cet effet, un ensemble de lignes directrices a été élaboré en ce qui concerne l’observation des baleines pour les protéger de toute perturbation. Les baleines grises sont une cible choyée de l’écotourisme et de l’observation privée sur la côte ouest de l’île de Vancouver. Présentement, il est question d’émettre de nouvelles lignes directrices qui visent spécifiquement l’observation de ces mammifères marins.
 

Cependant, à long terme, une planification de gestion pourrait exiger des mesures additionnelles ayant des répercussions sur des individus, des entreprises et des gouvernements. Au nombre des avantages découlant de la protection et du rétablissement de cette espèce, figure la conservation d’une composante unique et irremplaçable de la biodiversité au Canada. De plus, une fois ces populations rétablies et réparties le long de la côte de la Colombie-Britannique, elles participeront à l’économie d’un écotourisme durable et elles serviront d’indicateurs d’un écosystème productif sain.

Exemples de possibles mesures de protection et /ou activités de gestion :

·       poursuivre la recherche sur les menaces potentielles qui pèsent sur l’espèce et sur le degré d’impact des diverses activités humaines;

·       élaborer des directives quant à l’exploitation et à l’exploration sismique des hydrocarbures;  

·       modifier les activités de la pêche commerciale pour éviter l’enchevêtrement dans les couloirs migratoires et dans les aires d’alimentation;

·       modifier les voies de trafic maritime si les collisions ou les perturbations semblent menacer l’espèce;

·       émettre des lignes directrices pour ceux qui désirent faire de la recherche sur l’espèce ou sur son habitat vital.

 

Il faut noter que les mesures de protection seront élaborées dans le cadre du processus de planification de la gestion et mises en œuvre à l’issue de nouvelles consultations.


3.3 Marsouin commun (Phocoena phocoena)
Statut :Espèce préoccupante
Dernier examen par le COSEPAC :Novembre 2003

Distribution et biologie de l’espèce :

 

Le Marsouin commun fait partie des plus petits cétacés. Il dépasse rarement une longueur de 1,7 mètres et un poids d’environ 90 kilogrammes. La couleur brun ou gris foncé de son dos lui permet de bien se fondre dans le milieu marin. L’âge le plus avancé enregistré pour un marsouin commun est de 24 ans, mais la plupart des individus ne dépassent pas 13 ans. En Colombie-Britannique, le marsouin commun fréquente toute l’année les eaux de la plate-forme continentale de toute la province, exception faite de certains fjords d’eau profonde. La densité de population semble plus basse dans les bassins d’eau profonde, comme le centre du détroit du Georgia. Le marsouin commun se nourrit surtout de petits poissons vivant en bancs.

Raison invoquée par le COSEPAC pour l’attribution du statut d’espèce préoccupante:

 

Cette espèce semble particulièrement vulnérable aux activités humaines, et a tendance à se prendre et à mourir dans des engins de pêche. Il s'agit d'un animal craintif dont la durée de vie est courte. Il est maintenant rarement observé dans les régions très exploitées de Victoria et du détroit de Haro. L'aménagement continu et l'utilisation de l'habitat principal de cette espèce par les humains constituent certaines des principales menaces. Les bruits sous-marins font fuir les marsouins, qui pourraient être aussi touchés par les contaminants présents dans leur chaîne alimentaire.
Mesures de protection et impacts potentiels :

Il n’y a à l’heure actuelle pas de nouvelles mesures de protection prévues en résultat de l’inscription de cette espèce sur la liste, et aucune interdiction automatique ne s’applique aux espèces identifiées comme préoccupantes. Le Règlement sur les mammifères marins d’application de la Loi sur les pêches interdit de perturber cette espèce, et des lignes directrices sur l’observation des mammifères marins ont été élaborées afin de les protéger des perturbations. L’élaboration d’un nouveau règlement plus spécifique concernant l’observation des mammifères marins est actuellement envisagée.

À plus long terme, la planification de la gestion peut conduire à prendre des mesures supplémentaires qui auraient des conséquences pour des particuliers, des entreprises et des gouvernements. Un des avantages de protéger et rétablir cette espèce est la conservation d’un élément unique et précieux de la biodiversité au Canada. De plus, ces populations, une fois rétablies et réparties le long de la côte de la Colombie-Britannique, contribueront à la durabilité de l’économie de l’écotourisme et constitueront un indicateur de la santé et de la productivité de l’écosystème.

Parmi les exemples de mesures de protection et/ou d’activités de gestion potentielles figurent :

·       de nouvelles recherches sur les menaces potentielles pour l’espèce et le degré d’impact des diverses activités humaines, en particulier des recherches sur les impacts des filets maillants et des bruits d’origine humaine, dont ceux des sonars civils et de recherche;

·       des restrictions ou modifications à l’utilisation de filets maillants;

·       des restrictions quant à l’utilisation de dispositifs de dissuasion acoustiques dans un milieu marin;

·       des lignes directrices pour l’exploration sismique et l’exploitation pétrolière et gazière;

·       la mise en œuvre d’un programme visant à former et placer des observateurs indépendants des mammifères marins à bord de navires d’exploration pétrolière et gazière et le recours accru à des observateurs des pêches;

·       la possibilité d’interdire (pendant certaines périodes ou dans certaines régions) l’activité sismique;

·       la possibilité d’interdire les activités pétrolières et gazières dans les régions très fréquentées par le marsouin commun;

·       la possibilité d’élaborer des lignes directrices pour les personnes désirant mener des recherches sur l’espèce;

·       des modifications à la circulation de navires marchands et bateaux de plaisance et des lignes directrices pour les exploitants de bateaux d’observation des baleines.

Il faut noter que les mesures de protection seront élaborées dans le cadre du processus de planification de la gestion et mises en œuvre à l’issue de nouvelles consultations.


3.4 Otarie de Steller  (Eumetopias jubatus)

Statut :

 

Dernier examen par le COSEPAC :

 

Distribution et biologie de l’espèce :

 

Espèce préoccupante

Novembre 2003

L’otarie de Steller est le plus gros membre de la famille des Otariidés (phoques à oreilles, phoques à fourrure et otaries). Les mâles adultes atteignent une longueur d’environ 2,7 à 3,1 mètres et un poids de 400 à 800 kilogrammes, alors que les femelles adultes mesurent en moyenne entre 2,1 et 2,4 mètres de long et pèsent entre 200 et 300 kilogrammes. Leur fourrure, constituée en grande partie de poils de jarre rugueux, présente habituellement une coloration marron clair. Les mâles vivent en moyenne 20 ans et les femelles, environ 30 ans. Au Canada, l’otarie de Steller n’est présente qu’en Colombie-Britannique, où se trouvent trois aires de reproduction principales : 1) au large de la pointe nord-est de l’île de Vancouver (roqueries sur les îles Maggot, Sartine et Triangle); 2) au large de l’extrémité sud des îles de la Reine-Charlotte (roqueries sur les îles Kerouard); 3) au large de la portion nord de la côte du continent (roqueries sur les rochers North Danger).

 

Raisons invoquées par le COSEPAC pour l’attribution du statut d’espèce préoccupante:

 

Il n'y a que trois endroits de reproduction en Colombie-Britannique. Bien que la population augmente, cette espèce est vulnérable aux perturbations par les humains lorsqu'elle est sur terre. Parmi les menaces, il y a la possibilité de déversements graves d'hydrocarbures. D'autres populations du nord et de l'ouest de la Colombie-Britannique connaissent des déclins inexpliqués.  
Mesures de protection et impacts potentiels :À l’heure actuelle, aucune nouvelle mesure de protection n’est prévue à la suite de l’inclusion de l’espèce sur la liste officielle et aucune interdiction automatique ne s’applique aux espèces identifiées comme préoccupantes. Aux termes de la Loi sur les pêches et du Règlement sur les mammifères marins, il est interdit de perturber les mammifères marins et, à cet effet, un ensemble de lignes directrices a été élaboré en ce qui concerne leur observation pour les protéger de toute perturbation. Présentement, il est question d’émettre de nouvelles lignes directrices qui visent spécifiquement l’observation de mammifères marins. 
 

Cependant, à long terme, il est possible qu’une planification de gestion de l’otarie de Steller exigent des mesures additionnelles ayant des répercussions sur des individus, des entreprises et des gouvernements. Au nombre des avantages découlant de la protection et du rétablissement de cette espèce, figure la conservation d’une composante unique et inestimable de la biodiversité au Canada. De plus, une fois ces populations rétablies et réparties le long de la côte de la Colombie-Britannique, elles participeront à l’économie d’un écotourisme durable et elles serviront d’indicateurs d’un écosystème productif en santé.

Exemples de mesures de protection et /ou activités de gestion possibles:

§        poursuivre la recherche sur les interactions entre les activités de la pêche et les otaries de Steller ainsi que sur l’évaluation, d’une part, des impacts de la pêche sur les populations d’otaries ainsi que sur celles de leurs proies et, d’autre part, des effets nuisibles des otaries sur les activités de la pêche, notamment par les dommages qu’elles causent aux engins de pêche;

§        mener des recherches sur les menaces possibles qui pèsent sur l’espèce et sur le niveau d’impact des diverses activités humaines, telles que les déversements de pétrole, l’aquaculture, l’exploration sismique, etc.;

§        établir des aires protégées pour les roqueries de reproduction ou tout autre habitat fragile des otaries;

§        émettre des lignes directrices pour ceux qui désirent faire de la recherche sur l’espèce ou ses habitats importants.

Il faut noter que les mesures de protection seront élaborées dans le cadre du processus de planification de la gestion et mises en œuvre à l’issue de nouvelles consultations.

 


3.5 Gonidée des Rocheuses(Gonidea angulata)

Statut :

 

Dernier examen par le COSEPAC

 

Distribution et biologie de l’espèce

 

Espèce préoccupante

Novembre 2003

La gonidée des Rocheuses est un mollusque d’eau douce qui vit au fond des lacs et des cours d’eau. La coquille mesure jusqu’à 125 mm de longueur. Elle est d’aspect variable, mais en général plutôt mince et de forme trapézoïdale. Les juvéniles de cette espèce peuvent être de teinte ocre verdâtre alors que les adultes sont généralement plus foncés, prenant une teinte noir bleuâtre. La répartition de l’espèce se limite aux régions ouest de l’Amérique du Nord; au Canada, on la trouve seulement dans le réseau du fleuve Columbia, situé dans le sud de la Colombie-Britannique. On a observé des spécimens dans plusieurs lacs et cours d’eau du réseau de la rivière Okanagan qui semble être le lieu d’habitat de deux populations distinctes mais fragmentées. On peut aussi trouver des spécimens dans le fleuve Columbia et dans certains de ses autres petits tributaires.

Raison(s) invoquée(s) par le COSEPAC pour l’attribution du statut d’espèce préoccupante:

 

La répartition de cette espèce est limitée au sud de la Colombie-Britannique dans les réseaux hydrographiques Okanagan et Kootenay. Il est probable que le barrage des rivières Kootenay, Columbia et Okanagan et que la canalisation de la rivière Okanagan aient eu des répercussions sur cette espèce et qu'ils aient entraîné la perte ou la modification de la qualité et de l'étendue de son habitat.
Mesures de protection et impacts potentielsÀ l’heure actuelle, aucune nouvelle mesure de protection n’est prévue à la suite de l’inclusion de l’espèce sur la liste officielle et aucune interdiction automatique ne s’applique aux espèces identifiées comme préoccupantes. Cependant, à long terme, il est possible qu’une planification de gestion exige des mesures additionnelles affectant des individus, des entreprises et des gouvernements. Au nombre des avantages découlant de la protection et du rétablissement de cette espèce, figure la conservation d’une composante unique et irremplaçable de la biodiversité au Canada.
 

Exemples de possibles mesures de protection et /ou activités de gestion :

·       modifier la structure et l’exploitation de barrages ainsi que d’autres installations d’usage des eaux pour une meilleure gestion des eaux;

·       restreindre les activités comme l’agriculture, la construction et l’exploitation forestière qui ont des répercussions sur les eaux et les rives des cours d’eau;

·       apporter des mesures correctives à la pollution due aux activités industrielles, agricoles et municipales;

·       poursuivre la recherche et la surveillance de l’état, de la biologie, de l’habitat vital des populations et des menaces qui les guettent.

Il faut noter que les mesures de protection seront élaborées dans le cadre du processus de planification de la gestion et mises en œuvre à l’issue de nouvelles consultations.