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Programme de rétablissement : l’aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea) au Canada

Résumé

L’aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea), espèce en voie de disparition, se rencontre dans des terrains sableux acides secs dénudés et dégagés, mais l’espèce peut aussi exploiter les milieux connexes peuplés de mauvaises herbes, qu’il s’agisse de fossés bordant les chemins ou de champs abandonnés. L’espèce supporte très mal l’ombre et la concurrence d’autres plantes.

Moins de 1 % de l’effectif mondial de l’espèce se trouve au Canada, la partie principale de l’aire de répartition étant située dans le Midwest, aux États-Unis. Au Canada, la présence naturelle de l’A. basiramea a jusqu’à maintenant été signalée dans cinq localités, dont une localité du sud-ouest du Québec, Cazaville, et quatre localités ontariennes du sud de la région de la baie Georgienne, l’île aux Chrétiens (Christian Island), l’île Beausoleil, Anten Mills et le lac Macey. On estime que l’effectif total de l’espèce, au Canada, est supérieur à 150 000 individus, et quatre stations réunissent à elles seules la plupart de ces individus. La zone d’occupation totale (pour l’ensemble des stations canadiennes) est d’environ 20 km2. La plus grande population canadienne est celle de l’île aux Chrétiens : au moment du recensement de 2005, cette population comptait plus de 100 000 individus, répartis en 15 sous-populations.

La disponibilité de l’habitat et les processus écologiques connexes constituent les principaux facteurs limitatifs de l’espèce au Canada. Les menaces pesant sur l’A. basiramea comprennent le caractère limité de son habitat, l’extraction de sable, la succession végétale, l’absence de certains processus écologiques, les travaux de lotissement, la plantation de conifères, la présence d’espèces envahissantes, l’utilisation de véhicules tout-terrain, les pratiques agricoles et le dépôt d’ordures. Les connaissances actuelles ne permettent pas de définir l’habitat essentiel de l’espèce de manière suffisamment précise, ce qui exigerait des études plus approfondies. Nous présentons donc ici un sommaire des connaissances disponibles, notamment sur les types de milieux où l’espèce a été trouvée jusqu’à présent. Les parcelles de terrain sableux dégagé non occupées par l’espèce mais situées à proximité de parcelles occupées sont également considérées comme des parties importantes de son habitat. Le but du rétablissement est de maintenir des populations autosuffisantes d’A. basiramea dans toutes les localités canadiennes où cette espèce existe à l’état indigène, parce qu’elle constitue un élément du patrimoine naturel du Canada et afin que le gouvernement fédéral puisse respecter ses engagements en matière de protection de la biodiversité. La démarche recommandée consistera à protéger l’habitat dans chacune des stations (occurrences), par les moyens suivants :

  • Parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne, île Beausoleil : gestion et zonage du parc.
  • Lac Macey : collaboration avec les propriétaires fonciers privés et les municipalités en matière d’intendance.
  • Anten Mills : collaboration en matière d’intendance et étude d’autres méthodes.
  • Île aux Chrétiens :
  1. collaboration avec la Première Nation Beausoleil en matière d’intendance;
  2. sensibilisation et dialogue auprès des détenteurs de certificat de possession visant des terrains où pousse l’espèce.
  • Cazaville :
  1. étude de la possibilité de désigner la station à titre d’« habitat floristique » ou de « réserve naturelle en milieu privé » aux termes de la loi québécoise;
  2. sensibiliser et informer les propriétaires de terrains privés en matière d’intendance.

Lacunes dans les connaissances :

  1. Position des autres populations éventuellement découvertes dans le sud de la région de la baie Georgienne.
  2. Dynamique, tendances et viabilité des populations; importance du réservoir de semences du sol.
  3. Facteurs nécessaires au maintien de l’habitat essentiel dans les terrains sableux dénudés; rôle du feu et des autres processus qui ont pour effet de dégager le terrain. Cette étude est nécessaire à la désignation de l’habitat essentiel.
  4. Connaissances traditionnelles des Autochtones sur l’histoire de l’aristide à rameaux basilaires.

Des plans d’action seront préparés par quatre compétences : la Province d’Ontario, la Province de Québec, l’Agence Parcs Canada et la Première Nation Beausoleil. On trouvera dans le présent document une liste de mesures pouvant servir de point de départ à l’élaboration de plans d’action. Les mesures déjà en cours ou réalisées sont énumérées à l’Annexe 1.