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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation du Ptérygoneure de koslov au Canada

Évaluation et Rapport
de situation du COSEPAC
sur le
Ptérygoneure de Kozlov
Pterygoneurum kozlovii
au Canada

Ptérygoneure de Kozlov (Pterygoneurum kozlovii)

Espèces menacée
2004



COSEPAC
Comité sur la situation
des espèces en péril
au Canada
logo du COSEPAC


COSEWIC
Committee on the Status
of Endangered Wildlife
in Canada


Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC 2004. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le ptérygoneure de Kozlov (Pterygoneurum kozlovii) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa . vi + 26 p. (Rapports de situation du Registre public des espèces en péril)

Note de production :

Le COSEPAC aimerait remercier Terry T. McIntosh qui a rédigé le rapport de situation sur le ptérygoneure de Kozlov (Pterygoneurum kozlovii) au Canada, en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. Réne Belland, coprésident du Sous-comité de spécialistes des plantes vasculaires (mousses et lichens) du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819–953–3215
Téléc. : 819–994–3684
Courriel : COSEWIC/COSEPAC@ec.gc.ca
Site Web : http://www.cosepac.gc.ca

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Alkaline Wing-nerved Moss Pterygoneurum kozlovii in Canada.

Photo de la couverture :
ptérygoneure de Kozlov -- Gamétophytes mûrs et capsules en maturation du Pterygoneurum kozlovii, surtout visibles du côté gauche. Photo fournie par Terry T. McIntosh.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2004
No de catalogue : CW69-14/399-2005F-PDF
ISBN : 0-662-79481-8
HTML : CW69-14/399-2005F-HTML
ISBN : 0-662-79483-4

 

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COSEPAC
Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Novembre 2004

Nom commun :
Ptérygoneure de Kozlov

Nom scientifique :
Pterygoneurum kozlovii

Statut :
Menacée

Justification de la désignation :
En Amérique du Nord, cette espèce n'est présente que dans l'ouest du Canada. L'espèce est considérée comme en péril ou rare à l'échelle mondiale, et la grande majorité des sites documentés se trouvent au Canada. L'espèce pousse généralement sur le sol parmi les graminées et les carex sur les bords d'étangs alcalins et de marécages dans les régions semi-arides du Canada. Sa présence n'a été récemment confirmée que dans 13 des 24 sites signalés dans le centre-sud de la Colombie-Britannique, et on ne compte qu'un seul site non confirmé en Saskatchewan. Environ la moitié des sites connus subissent les impacts causés par les humains et les animaux domestiques. Parmi les sites de la Colombie-Britannique, 6 semblent avoir été détruits en raison du développement urbain, de l'amélioration des autoroutes et du piétinement par le bétail, ce qui signifie que le déclin de la qualité et de l'étendue de l'habitat se répercute actuellement sur la situation de l'espèce.

Répartition :
Colombie-Britannique et Saskatchewan

Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en novembre 2004. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

 

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COSEPAC
Résumé

Ptérygoneure de Kozlov
Pterygoneurum kozlovii

Information sur l’espèce

Le Pterygoneurum kozlovii est une des quatre espèces du genre Pterygoneurum que l’on trouve en Amérique du Nord. Il s’agit d’une mousse plutôt discrète qui pousse en touffes petites à moyennes, sur le sol bordant les milieux humides alcalins des régions arides. Ses principaux caractères distinctifs sont la présence de lamelles sur la nervure des feuilles et le fait que ses sporanges, immergés, ne possèdent pas d’opercule permettant la libération des spores.

 

Répartition

À l’échelle mondiale, le P. kozlovii se rencontre dans l’ouest de l’Amérique du Nord, en Europe et dans l’ouest de l’Asie. Au Canada, l’espèce a été signalée en Saskatchewan et en Colombie-Britannique. Elle est assez répandue, mais relativement peu commune, dans le centre-sud de la Colombie-Britannique.

 

Habitat

L’espèce pousse uniquement dans des terrains alcalins qui sont humides une partie de l’année, dans les zones dégagées et arides de Colombie-Britannique. Huit des sites connus n’ont pas été perturbés ou l’ont été relativement peu, tandis que huit autres ont été modérément à fortement perturbés. La plupart des populations actuelles semblent se trouver sur des terres provinciales, notamment sur des terres de la Couronne, mais certains sites se trouvent sur des terres dont la propriété reste à confirmer.

 

Biologie

Le Pterygoneurum kozlovii est une petite mousse acrocarpe qui pousse habituellement en touffes petites à moyennes au bord de milieux alcalins qui sont mouillés une partie de l’année. Les sporophytes et les spores sont communs dans les populations canadiennes et jouent probablement un rôle important dans le maintien des populations locales.

 

Taille et tendances des populations

Le Pterygoneurum kozlovii est une espèce rare à peu commune dans la plupart de ses sites et commune dans seulement trois d’entre eux. Les tendances des populations sont incertaines, mais quatre sont peut-être en déclin.

 

Facteurs limitatifs et menaces

Les effets du broutage, de l’urbanisation, de la construction de routes et de l’utilisation de l’habitat par les humains semblent être les principaux facteurs qui limitent et menacent le Pterygoneurum kozlovii. Un épisode récent de sécheresse pourrait également constituer un facteur limitatif.

 

Importance de l’espèce

En Amérique du Nord, le Pterygoneurum kozlovii n’a été signalé qu’au Canada. Bien que l’espèce soit relativement répandue dans le sud de la Colombie-Britannique, elle n’est généralement pas commune. Elle se rencontre dans l’écosystème du Purshia tridentata du sud de la vallée de l’Okanagan, lequel écosystème est en voie de disparition. L’auteur du rapport de situation a examiné les bords de plus de 70 p. 100 des milieux humides alcalins de la Colombie-Britannique pouvant offrir un habitat à l’espèce et a pu confirmer la présence de celle-ci dans seulement 13 de ces localités.

 

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Aucune loi, réglementation, règle coutumière ou circonstance particulière ne protège les populations canadiennes du Pterygoneurum kozlovii. À l’échelle mondiale, l’espèce est considérée comme rare ou en péril. Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées de la Colombie-Britannique. Elle est également considérée comme rare ou en voie de disparition en Mongolie.

 

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Historique, mandat, composition et définitions du COSEPAC

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Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétences, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions
(Novembre 2004)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes DI)****
Espèce sauvage pour laquelle l’information est insuffisante pour évaluer directement ou indirectement son risque de disparition.

*
Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

**
Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

***
Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

****
Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

*****
Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

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Rapport de situation du COSEPAC
sur le
Ptérygoneure de Kozlov
Pterygoneurum kozlovii
au Canada
2004

Information sur l'espèce

Nom et classification

Nom scientifique :
Pterygoneurum kozlovii Laz.
Synonyme pertinent :
P smardaeanum Vanek
Nom commun :
ptérygoneure de Kozlov
Nom anglais :
alkaline wing-nerved moss
Famille :
Pottiacées
Grand groupe végétal :
Mousses (Musci)

La famille des Pottiacées est nombreuse et diversifiée, et un grand nombre de ses espèces poussent uniquement dans des milieux qui sont secs une partie de l’année. Cette famille présente des difficultés sur le plan taxinomique et a récemment fait l’objet d’une révision approfondie (Zander, 1993). Le genre Pterygoneurum est constitué d’espèces relativement petites qui poussent sur le sol et sont caractérisées par la présence de lamelles ou de rabats en forme d’ailes sur le dessus de la nervure des feuilles. Il existe trois autres espèces de Pterygoneurum en Amérique du Nord (Anderson et al., 1990) : le P. lamellatum (Lindb.) Jur., le P. ovatum (Hedw.) Dix., et le P. subsessile (Brid.) Jur. Toutes trois ont été observées en sol canadien (Ireland et al., 1987). Le P. ovatum et le P. subsessile sont relativement communs dans les zones les plus arides de l’intérieur de la Colombie‑Britannique, tandis que le P. lamellatum est rare, puisqu’on en a trouvé seulement deux populations dans la province : près du lac White, au sud de Penticton, et dans une localité du nord-est de la région de Cariboo (ce dernier site a été découvert récemment, en 2002, dans le cadre de travaux visant à trouver le P. kozlovii). Le P. kozlovii et le P. lamellatum poussent uniquement dans des milieux alcalins qui sont mouillés une partie de l’année, tandis que les deux autres espèces poussent habituellement dans des milieux beaucoup plus secs.

Les principaux caractères qui distinguent le Pterygoneurum kozlovii des trois autres espèces est le fait que ses capsules (sporanges) mûres sont immergées (cachées parmi les feuilles) et cléistocarpes (dépouvues d’opercule, c’est-à-dire de couvercle permettant la libération des spores). Parmi les autres espèces, seul le P subsessile possède des capsules immergées, mais elles sont operculées, et leur calyptre (coiffe de tissus gamétophytiques recouvrant en partie le dessus de la capsule mûre) est en forme de mitre; chez le P. kozlovii, la capsule est cucullée (en forme de capuchon fendu sur un côté). À maturité, les capsules du P subsessile sont habituellement exposées, tandis que celles du P kozlovii sont généralement plutôt cachées par des feuilles les enveloppant de manière assez serrée.

Il pourrait s’avérer nécessaire de modifier la taxinomie du Pterygoneurum kozlovii tant au niveau de l’espèce que du genre (McIntosh, 1986). En effet, certains caractères distinguent cette espèce de toutes les autres du même genre, tant chez le gamétophyte (génération haploïde végétative) que chez le sporophyte (génération diploïde productrice de spores), tandis que d’autres caractères distinguent les sujets d’Amérique du Nord et de ceux d’Europe.


Description

La description qui suit est tirée en grande partie de McIntosh (1986, 1989) et de McIntosh et Paige (2001). Ces auteurs ont fondé leurs descriptions sur Vanek (1952; Pterygoneurum smardaeanum Vanek) et Abramova et al. (1973). Nous présentons ici plus de détails que ce qui convient normalement à un rapport de situation, parce qu’une grande partie de l’information demeure difficile à trouver dans les publications nord‑américaines.

Le Pterygoneurum kozlovii est une mousse acrocarpe (produisant ses organes femelles et ses sporophytes au bout des tiges principales) qui mesure 2 à 3 mm de haut et qui forme habituellement des touffes petites (moins de 1 cm2) à moyennes (2 à 4 cm2), ou encore des gazons assez étendus, mais discontinus. Les gamétophytes mûrs ont un aspect bulbeux, en raison de la présence de sporophytes, tandis que gamétophytes plus jeunes sont relativement étroits. La plupart possèdent des feuilles tortillées (la figure 1 montre un groupe de sujets dont les sporophytes sont en maturation). On peut souvent observer le long des tiges souterraines de petites bulbilles; ces propagules végétatives peuvent donner de nouvelles plantes.


Figure 1 : Gamétophytes mûrs et capsules en maturation du Pterygoneurum kozlovii

Gamétophytes mûrs et capsules en maturation du Pterygoneurum kozlovii, surtout visibles du côté gauche(~x10).

Surtout visibles du côté gauche(~x10).

Les feuilles du Pterygoneurum kozlovii sont vert pâle à vert‑jaune, longues d’environ 1 mm, ovées‑lancéolées à ovées, concaves, à sommet assez abruptement rétréci en une arête (figure 2). Les marges de la feuille sont planes à légèrement recourbées et habituellement légèrement dentées près du sommet. La nervure de la feuille est brun pâle, et sa coupe transversale révèle deux grandes cellules centrales (cellules-guides). Au‑delà du milieu de la feuille, le dessus de la nervure présente deux à quatre cellules qui forment la base des lamelles qui caractérisent l’espèce. Ces lamelles sont au nombre de deux, ou rarement trois, et elles ont en moyenne quatre à six cellules de hauteur. Leur marge est habituellement irrégulière, et leurs cellules terminales sont papilleuses. La nervure est en général longuement excurrente, surtout chez les feuilles supérieures, formant ainsi une arête translucide entière ou légèrement dentée, ce qui donne aux grandes colonies un aspect plutôt grisâtre.


Figure 2 : Feuille caulinaire supérieure du Pterygoneurum kozlovii, avec lamelles et arête

Feuille caulinaire supérieure du Pterygoneurum kozlovii, avec lamelles et arête.

Les cellules médianes et supérieures sont rhombiques ou oblongues à irrégulièrement carrées ou rectangulaires. La plupart mesurent 10 à 20 µm de large et 15 à 35 µm de long. Elles sont habituellement lisses, parfois légèrement papilleuses, et rarement très papilleuses (les papilles sont de petites bosses à la surface de la cellule). Chez les grandes feuilles matures, les cellules apicales, près de la base de l’arête, sont nettement plus longues et légèrement plus étroites que celles situées plus bas. Les cellules basales sont rectangulaires à longuement rectangulaires, plus grandes que les cellules supérieures. Elles sont translucides, ont les parois minces et paraissent légèrement gonflées chez certaines feuilles.

Comme le Pterygoneurum kozlovii est autoïque, chaque gamétophyte produit à la fois des organes mâles et des organes femelles. Les feuilles entourant le sporophyte sont habituellement au nombre de trois ou quatre et ressemblent aux feuilles adjacentes, sauf qu’elles sont habituellement plus longues (jusqu’à 1,5 mm). Elles pâlissent et meurent avec le mûrissement du sporophyte et finissent souvent par envelopper la capsule mûre. Les sporophytes sont communs (figure 1). Les capsules sont ovoïdes à sphériques et mesurent 0,8 à 1 mm. Elles mûrissent depuis la fin de l’automne jusqu’au printemps et donnent alors souvent aux plantes fertiles une couleur brun‑doré. Les capsules ne possèdent pas d’ouverture régulière pour libérer leurs spores, bien qu’une bande de petites cellules, distincte mais apparemment non fonctionnelle, soit présente près du haut de la capsule. Une petite apicule est également présente sur le dessus de la capsule. Les spores sont grosses (30 à 45 µm), sphériques à légèrement ovoïdes, grossièrement papilleuses. Elles sont libérées avec la décomposition de la capsule. La calyptre recouvre une bonne partie de la moitié supérieure de la capsule.

Des renseignements sont fournis par McIntosh (1986) ainsi que Savicz-Ljubitzkaja et Smirnova (1970, en russe). On trouvera d’autres illustrations de l’espèce dans Vanek (1952) ainsi que McIntosh (1989).

 

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Répartition

Aire de répartition mondiale

En Amérique du Nord, le Pterygoneurum kozlovii n’a été observé que dans l’ouest du Canada (figure 3); l’espèce y a été signalée pour la première fois par McIntosh (1986, 1989). L’espèce est également présente en Europe centrale (Ukraine et Tchécoslovaquie) ainsi qu’en Chine (Missouri Botanical Garden, 2002). Étonnamment, aucune population n’a été signalée aux États-Unis, bien que les milieux propices y soient communs (un grand nombre de ces milieux ont été fouillés en vain dans les régions frontalières du Washington; des spécimens ont peut-être été récoltés par T. McIntosh en 1990 au Dakota du Nord, mais ils ont été égarés et n’ont pu être confirmés).


Figure 3 : Répartition du Pterygoneurum kozlovii en Amérique du Nord

Répartition du Pterygoneurum kozlovii en Amérique du Nord


Aire de répartition canadienne

L’espèce a une répartition éparpillée. Une population a été signalée en Saskatchewan (elle est signalée ici pour la première fois; spécimen examiné no 10), et 24 population en Colombie-Britannique (figure 4; tableau 1). Dans cette dernière province, l’espèce se rencontre uniquement dans les zones les plus arides, où les milieux alcalins mouillés une partie de l’année sont des éléments caractéristiques des écosystèmes locaux. En tout, 22 populations ont été signalées, réparties entre trois zones du centre‑sud de la province : neuf dans le sud de la vallée de l’Okanagan, surtout aux environs d’Osoyoos; six dans la vallée de la Thompson Nord, depuis Kamloops jusqu’aux environs d’Ashcroft; sept dans la région de Cariboo, à l’ouest et au sud‑ouest de Williams Lake. On a signalé deux autres populations dans le sillon des Rocheuses.

Parmi les importants efforts de récolte ayant contribué à notre connaissance actuelle de la répartition de l’espèce au Canada, il convient de citer : 1) des relevés effectués dans le cadre des recherches doctorales de T. McIntosh (1980-1983), 2) un relevé des zones arides de la province dirigé par T. McIntosh (1997-2001), 3) des travaux de terrain réalisés par T. McIntosh en 2002-2003 pour appuyer une évaluation du COSEPAC.


Figure 4 : Répartition du Pterygoneurum kozlovii au Canada (à l’exception de la population possiblement présente au Yukon)

Répartition du Pterygoneurum kozlovii au Canada (à l’exception de la population possiblement présente au Yukon).

Les numéros sont ceux qui désignent les populations dans le tableau 2. Les cercles pleins représentent les sites confirmés en 2002, tandis que les cercles vides représentent les observations antérieures qui n’ont pas été confirmées en 2002. Les carrés vides correspondent aux populations qui ont peut-être disparu. Dans la grappe de points au sud de Penticton, les numéros qui correspondent aux cercles pleins sont réunis du côté gauche. Il est impossible de distinguer les populations 2, 3 et 4 à cette échelle.

Tableau 1 : Nombre estimatif de milieux humides alcalins constituant des habitats potentiels de l’espèce en Colombie-Britannique, avec le nombre de milieux visités et le nombre de milieux où l’espèce a été observée
RégionNombre d’habitats potentielsaNombre approximatif de milieux visitésNombre de milieux où l’espèce était présente
Kootenay8 - 1072
Okanagan (depuis Osoyoos jusqu’à la base sud-est du mont Richter, vers l’ouest jusqu’au nord de Kaledon et vers le nord)20 - 2518 - 209
Kamloops (à partir de l’est de la ville jusqu’à Spences Bridge/Cache Creek, y compris les régions de Pavilion et de Clinton, bien que celles-ci soient un peu isolées)28 - 3222 - 256
Cariboo (principalement dans des zones longeant les vallées du Fraser et de la Chilcotin, mais aussi au nord et à l’est de Chasm, au nord de Clinton)37 - 4428 - 327

Les habitats potentiels doivent être séparés d’au moins 0,5 km (cette distance est habituellement plus grande) par des paysages qui ne renferment pas de milieux convenant à l’espèce.

a Un certain nombre de personnes connaissant bien la répartition et les conditions écologiques des milieux alcalins de la province ont été consultées, notamment Ray Coupe, Hans Roemer, Fred Knezevich, Don Gayton et Kent Watson. Voir également la section « Experts contactés » du présent rapport.

 

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Le Pterygoneurum kozlovii pousse uniquement sur les bords d’étangs, de lacs, de vasières et de pentes suintantes qui sont dégagés et dont le sol est alcalin et demeure mouillé une partie de l’année; la végétation reste basse et parsemée de superficies dénudées. La mousse pousse sur la terre nue ou recouverte de litière, parmi des plantes vasculaires, particulièrement des cypéracées (généralement le Carex praegracilis) et des graminées (le Distichlis stricta et parfois l’Hordeum jubatum). Le P. kozlovii se rencontre le plus souvent dans une étroite bande entourant les milieux humides, en terrain plat ou très peu incliné. L’espèce n’a jamais été trouvée dans des milieux alcalins où dominent les grandes espèces de joncs et de cypéracées. L’alcalinité de l’habitat est due à l’évaporation de l’eau durant les mois les plus chauds, qui laisse des minéraux dans le sol.

Les milieux humides alcalins sont relativement communs dans le centre-sud de la province, le long des vallées fluviales et des terres basses adjacentes. Ils sont particulièrement communs dans une zone assez vaste située au sud et à l’ouest du lac Williams, mais sont également assez fréquents, en bandes relativement étroites, dans les parties les plus sèches des vallées du Fraser, de la Thompson, de la Nicola, de la Similkameen et de l’Okanagan. Il existe également des zones alcalines dans le sillon des Rocheuses, mais elles sont éparpillées.

Bien que les milieux humides alcalins puissent se compter par centaines en Colombie-Britannique, il semble que peu d’entre eux conviennent au Pterygoneurum kozlovii. À partir d’une expérience réalisée sur le terrain, Terry McIntosh a déterminé que « l’habitat potentiel » de l’espèce comprend les milieux suivants :

  1. Milieux alcalins mouillés une partie de l’année, où il reste des superficies dénudées; il peut s’agir d’étangs distincts, de complexes isolés réunissant de petits étangs et des terrains suintants, ou encore de pentes suintantes. L’espèce semble être la plus commune à proximité des étangs et la moins commune sur les pentes suintantes.

  2. Terrains plats ou à pente très douce, situés dans des zones à végétation basse, à l’exclusion des zones caractérisées par une croûte de dépôt alcalin. La végétation basse se caractérise souvent par la présence de deux espèces graminoïdes : le Carex praegracilis et le Distichlis stricta. Le Pterygoneurum kozlovii n’a jamais été observé dans les milieux où dominent les grandes espèces de carex et de cypéracées.

  3. Terrains dégagés (sans ombre), situés à une altitude relativement basse, dans les arbustaies d’armoises, les prairies et les forêts claires (de pins ponderosas ou, plus rarement, de douglas ou de pins tordus latifoliés).

  4. Terrains où dominent les mousses acrocarpes; le Pterygoneurum kozlovii n’a pas été trouvé dans les milieux où poussent des mousses pleurocarpes et notamment un Drepanocladus (probablement le D. aduncus).

Le tableau 1 donne une estimation du nombre d’habitats potentiels présents dans chaque région. Ces habitats doivent être séparés d’au moins 0,5 km (cette distance est habituellement beaucoup plus grande) par des paysages qui ne renferment pas de milieux convenant à l’espèce. Selon des travaux de terrain et des vérifications faites sur des cartes, entre 93 et 111 milieux distincts (étangs, lacs, pentes suintantes ou complexes géographiquement isolés) pourraient constituer un habitat pour l’espèce dans la province. Bien que d’autres travaux restent à terminer, il semble que l’espèce soit limitée aux milieux alcalins situés dans des localités relativement chaudes (dans le sud ou à basse altitude). Ceci est confirmé par la concentration de l’espèce dans les régions de l’Okanagan et de Kamloops. Les milieux humides alcalins se rencontrent dans trois zones biogéoclimatiques : la zone à graminées cespiteuses, la zone à pin ponderosa, et la zone intérieure sèche à douglas.

Au cours des sept dernières années et pendant ses travaux de recherche doctorale, l’auteur a examiné les berges de plus de 75 p. 100 des milieux humides alcalins constituant des habitats potentiels de l’espèce en Colombie-Britannique (voir tableau 1), mais ces travaux intensifs ne lui ont permis de trouver le Pterygoneurum kozlovii que dans 13 de ces milieux. Néanmoins, les berges de la plupart des étangs ainsi que les autres habitats potentiels de l’espèce occupent de grandes superficies, atteignant parfois plusieurs hectares. Donc, étant donné que le temps consacré à la récolte de spécimen a été limité, l’espèce a pu passer inaperçue à certains endroits où ont été effectués les prélèvements.


Tendances

En 1997, T. McIntosh a entrepris un relevé des bryophytes des zones arides de Colombie-Britannique en vue de compléter ses recherches doctorales (McIntosh, 1986) et de rédiger un article décrivant ces plantes et comportant des clés d’identification. Entre 1997 et 2001, il a visité quelque 45 milieux humides alcalins constituant des habitats potentiels pour l’espèce, dans diverses localités de toutes les régions semi-arides du centre-sud de la Colombie-Britannique (une vingtaine de ces localités sont situées dans la région de Cariboo, depuis au nord de Clinton jusqu’à l’ouest du lac Williams, tandis que 25 autres se trouvent dans les régions de Kamloops, de Merritt et de l’Okanagan, où le P. kozlovii semble être plus commun; les coordonnées UTM de ces localités n’ont pas été relevées). Ces travaux visaient avant tout à rechercher certaines bryophytes rares, dont le P. kozlovii. Ils ont permis de trouver cinq nouvelles populations de l’espèce.

En 2002 et 2003, T. McIntosh a examiné 13 populations du P. kozlovii (tableau 2; la population du lac White, no 25, a été confirmée sur le terrain, mais aucun spécimen n’a été récolté en raison de la rareté du matériel présent). Parmi les neuf populations originales observées en Colombie-Britannique (travaux effectués sur le terrain de 1980 à 1983; McIntosh, 1986), six sont peut-être disparues (nos 2, 3, 4, 6, 8 et 9) : quatre dans la région d’Osoyoos, une à l’ouest de Kamloops et une près de Riske Creek. La population de Saskatchewan et les populations situées au sud-ouest de Williams Lake (nos 20 et 24) n’ont pas été visitées en 2002.

Trente autres milieux humides alcalins ont été visités en 2002 et 2003, notamment pour chercher à retrouver les sites initialement repérés par McIntosh durant les travaux de terrain qu’il avait effectués pour son doctorat (de 1980 à 1983; McIntosh, 1986). Seulement deux de ces sites ont probablement été retrouvés (il n’y avait aucune information précise sur le lieu des premières récoltes, et certains sites ont probablement été détruits). Le relevé récent a donné lieu à des recherches plus poussées, et plus de temps a été consacré à chaque localité, ce qui a permis de repérer neuf nouvelles populations.

Le tableau 3 indique l’état et les tendances de l’habitat de chaque population connue ainsi que du milieu propice observé dans la région du lac Spotted, bien qu’on n’y ait trouvé aucun Pterygoneurum kozlovii en 2002. Lors des relevés précédents, des notes avaient été prises sur l’habitat des populations situées au sud-ouest de Williams Lake (nos 20 et 24). Aucune surveillance n’a été réalisée en ce qui concerne les tendances de l’habitat, puisque les premiers relevés n’étaient pas conçus de façon à permettre l’observation de telles tendances. Il est toutefois possible de faire des observations générales à la lumière du relevé réalisé en 2002. Huit des sites connus n’ont pas été perturbés ou l’ont été peu, tandis que huit autres ont été modérément à fortement perturbés. Seule une surveillance des sites permettrait de préciser la stabilité de l’habitat dans la plupart des sites.


Protection et propriété des terrains

La plupart des populations existantes semblent se trouver sur des terres provinciales et notamment sur des terres de la Couronne, mais certaines se trouvent sur des terres dont la propriété reste à confirmer (voir le tableau 3). Les populations nos 19 et 25 sont protégées du bétail par des exclos. La population no 20 se trouve dans l’aire protégée de Churn Creek, mais on y trouve quand même des animaux qui broutent. La population no 11, étendue et apparemment en bon état, pousse dans un enclos pour chevaux, mais celui-ci ne semble pas très utilisé.

La population no 25 se trouve près du lac White, dans le sud de la vallée de l’Okanagan. Des bovins et des chevaux étaient autrefois présents aux environs du lac White. L’organisme The Nature Trust (J. Hope, 2002, comm. pers.) a toutefois récemment signé un bail de 99 ans dans le but de créer une zone d’étude sur des terres fédérales du lac White, dans le cadre d’un plan d’aménagement des ranches visant à favoriser la biodiversité, le 2000 Biodiversity Ranch Management Plan. Ce plan prévoit la construction et l’entretien d’une clôture protégeant en permanence le lac White et la végétation riveraine environnante, y compris le site connu du Pterygoneurum kozlovii, contre le broutage et les autres perturbations importantes éventuelles. On s’attend à une amélioration de l’habitat dans la zone riveraine, bien qu’on ne possède pas de données sur la façon dont les changements influeront sur la population de P.  kozlovii.

Tableau 2 : Information sur les populations de Pterygoneurum kozlovii
No de la populationLocalitéDates de visiteConfirmation en 2002
1 (1)Oliver1980 et 2002non
2 (2)Osoyoos1980 et 2002population probablement disparue
3 (3)Osoyoos1981, 2000 et 2002population probablement disparue
4 (4)Osoyoos1980 et 2002population probablement disparue
5 (5, 23)N.-O. d’Osoyoos1980 et 2002oui
6 (6)O. de Kamloops1980 et 2002population probablement disparue
7 (7)Kaledon1980 et 2002non
8 (8)Riske Creek1981, 1999 et 2002population probablement disparue
9 (9)N.-O. d’Osoyoos (lac Spotted)1983, 1999, 2001 et 2002population probablement disparue
10 (10)Saskatchewan1989aucune visite en 2002
11 (11)Oliver2002oui
12 (12)S. de Kamloops1999 et 2002non
13 (13)S. de Riske Creek2002oui
14 (14)Lac Poison1999 et 2002oui
15 (15)O. de Kamloops2002oui
16 (16)Cranbrook2002oui
17 (17)Canal Flats2002oui
18 (18)S. de Kamloops2002oui
19 (19)O. de Williams Lake2002oui
20 (20)S.-O. de Williams Lake2001aucune visite en 2002
21 (21)S. de Savona2002oui
22 (22)S. d’Ashcroft2002oui
23 (24)N.-O. de Clinton2000 et 2002oui
24 (25)S.-O. de Williams Lake1997aucune visite en 2002
25Lac White1998, 2001 et 2002oui

Les numéros entre parenthèses suivant les numéros de population renvoient aux spécimens examinés; la population du lac White, no 25, a été confirmée sur le terrain, mais aucun spécimen n’a été récolté en raison de la rareté du matériel présent.

 

Tableau 3 : Habitat et caractéristiques générales des populations connues de Pterygoneurum kozlovii en Colombie-Britannique (du tableau 2).
A
Population
B
Facteurs limitatifs et menaces
C
État et tendance de l’habitat
D
Taille et tendances des populations
E
Protection et propriété des terrains
1????
2??X?
3??X?
4??X?
5A, CC, CC, ?C?Gp
6??X?
7????
8??X?
9AC, CXP
10????
11(A)A, BA, ?P
12????
13(A)A, BC, ?Gp
14aucun (protégée par une clôture)A, BA, ?Gp
15A, CC, (C)C, CGp
16BC, CC, C?
17(A)A, BA, ?Gp
18AB, CB, CGp
19aucun (protégée par une clôture)A, BC, ?Gp
20AB/C, BB, ?Gp (parc)
21?AA, BB, ?Gp
22A, CB, BC, ?Gp
23AB, BC, ??Gp
24aucun (protégée par une clôture)A, BC, ?Gp
25aucun (protégée par une clôture)A, BC, ?P

Remarques (dans tous les cas, le « ? » signifie « inconnu » ou « incertain », et les lettres mises entre parenthèses désignent des facteurs « d’importance mineure ») :

  1. Dans la colonne B : La lettre A renvoie aux effets du broutage, la lettre B, aux effets anthropiques, et la lettre C, aux effets des animaux fouisseurs.
  2. Dans la colonne C : En ce qui concerne l’état de l’habitat, la lettre A signifie peu perturbé, la lettre B, modérément perturbé, et la lettre C, fortement perturbé; en ce qui concerne la tendance de l’habitat, la lettre A signifie qu’une amélioration est possible, la lettre B, qu’une stabilité est possible, et la lettre C, qu’une détérioration est possible.
  3. Dans la colonne D : En ce qui concerne la taille des populations, la lettre A signifie que l’espèce est répandue dans la zone étudiée, la lettre B, qu’elle est peu commune dans le site, et la lettre C, qu’elle y est rare; en ce qui concerne les tendances des populations, la lettre A signifie qu’une amélioration est possible, la lettre B, qu’une stabilité est possible, la lettre C, qu’un déclin est possible, et la lettre X, que la population est peut-être disparue.
  4. Quatre ans la colonne E : La lettre P renvoie à une propriété privée et la lettre G, à une propriété du gouvernement soit municipal (m), soit provincial (p, habituellement une terre de la Couronne).

 

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Biologie

Généralités

Le Pterygoneurum kozlovii est une petite mousse acrocarpe qui pousse habituellement sur le sol en touffes petites à moyennes au bord de terrains alcalins qui sont mouillés une partie de l’année, à l’intérieur de prairies et de steppes arbustives semi-arides.


Reproduction et dispersion

Les sporophytes et les spores sont communs dans les populations canadiennes de l’espèce (figure 1). Les spores jouent probablement un rôle important dans le maintien de ces populations et la dispersion de l’espèce, particulièrement vers les terrains dénudés situés à proximité. Elles sont toutefois assez grosses et ne sont sans doute pas transportées sur de longues distances. Le caractère immergé des capsules limite peut-être aussi jusqu’à un certain point la dispersion des spores, mais cela n’a pas été confirmé; de plus, les spores sont ainsi protégées durant la période sèche de l’été. Les spores sont peut-être dispersées par l’eau de ruissellement, les insectes ou les oiseaux. Le Pterygoneurum kozlovii devrait sans doute être considéré comme une espèce vivace, en raison de la présence des petites bulbilles sur les rhizoïdes et parce que, dans certains de ses sites, il a déjà été trouvé au même endroit que les années précédentes. La croissance végétative est sans doute un facteur important pour le maintien de la population ou son expansion à faible distance.

 

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Taille et tendances des populations

Le tableau 3 indique la taille et les tendances de l’habitat de chaque population. Le Pterygoneurum kozlovii est rare ou peu commun dans la plupart de ses sites et est commun et répandu dans seulement trois de celles-ci. Les tendances des populations sont incertaines, mais certaines observations faites sur l’habitat semblent indiquer que quatre d’entre elles seraient en déclin. Seule une surveillance des sites permettrait de préciser ces tendances.

 

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Facteurs limitatifs et menaces

Le tableau 3 indique les facteurs limitatifs et les menaces s’appliquant à chaque site. Le principal facteur qui limite et qui menace le Pterygoneurum kozlovii semble être le piétinement de l’habitat par des animaux domestiques; il s’agit habituellement de bovins, mais parfois de chevaux. La plupart des milieux alcalins de la province ne sont pas protégés, le bétail s’y rend pour s’abreuver, et les fortes perturbations y sont fréquentes. La population no 8, située près de Riske Creek, est peut-être disparue à cause d’un piétinement intense par le bétail. L’urbanisation a probablement aussi entraîné la disparition de certains étangs alcalins et des populations connexes de l’espèce (au nord-ouest d’Osoyoos et à l’ouest de Kamloops). Le prolongement d’une autoroute a détruit la population no 4, à l’ouest d’Osoyoos. La population no 16, près de Cranbrook, est menacée par une utilisation intense du terrain, à des fins récréatives, par des véhicules, surtout des véhicules tout-terrain (VTT). Une grande partie du milieu est dépourvu de végétation, et il ne reste que quelques petites parcelles pouvant servir d’habitat à l’espèce.

Les longues périodes de sécheresse pourraient constituer une autre menace. Au cours des quatre ou cinq dernières années, l’intérieur de la Colombie-Britannique a connu un temps particulièrement sec, qui a pu provoquer le déclin de nombreuses populations. Celles-ci ont ainsi été recouvertes par plus de débris végétaux qu’à l’habitude ou par de la terre projetée par les spermophiles ou les gaufres. Il est possible que ces animaux aient profité de la sécheresse du milieu : les terriers étaient communs dans les vasières asséchées, mais absents là où le sol était resté humide.

 

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Importance de l'espèce

En Amérique du Nord, on trouve lePterygoneurum kozlovii uniquement au Canada. Bien que l’espèce soit relativement répandue dans le sud de la Colombie-Britannique, elle est habituellement peu commune, autant dans la plupart de ses sites connus que dans l’ensemble de son aire de répartition. L’espèce se rencontre en outre dans un certain nombre de milieux menacés, dont l’écosystème du Purshia tridentata du sud de la vallée de l’Okanagan, où certaines populations de Pterygoneurum kozlovii ont disparu.

 

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

Aucune loi, réglementation, règle coutumière ou circonstance particulière ne protège actuellement les populations canadiennes de Pterygoneurum kozlovii. À l’échelle mondiale, l’espèce est considérée comme rare ou en péril (G2G3). Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées (S1) de la Colombie-Britannique (BC Species and Ecosystem Explorer, 2003). Ryan (1996) lui a attribué la cote S1 dans cette province. Elle est également considérée comme rare ou menacée en Mongolie (Mongolian Tourism Board, 2002). Elle n’a pas été cotée par NatureServe Explorer (2002).

 

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Résumé du rapport de situation

La ptérygoneure de Kozlov (Pterygoneurum kozlovii) est une mousse de petite taille qui, en Amérique du Nord, est présente uniquement au Canada. Elle pousse habituellement sur le sol parmi les graminées et les cypéracées, au bord de milieux humides alcalins dégagés, dans les zones les plus arides du pays. Au Canada, on a signalé sa présence dans 24 localités du centre-sud de la Colombie-Britannique, dont 13 sites récemment confirmés; l’espèce compte également un site en Saskatchewan. Parmi les sites de la Colombie-Britannique, six sont peut-être disparus à cause de l’urbanisation, du prolongement d’une autoroute ou du piétinement par le bétail. La présence actuelle de l’espèce dans son site de la Saskatchewan n’a pas été confirmée. Environ la moitié des sites connus sont menacés par le broutage et les activités humaines.

 

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Résumé technique

Pterygoneurum kozlovii

Ptérygoneure de Koslov
Alkaline wing-nerved moss

Répartition au Canada : BC, SK


Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km2)
189 000 km2 (comprenant la SK); 71 000 km2 (CB seulement)

Préciser la tendance dans la zone d’occurrence (en déclin, stable, en expansion, inconnue).
Stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?
Non

Superficie de la zone d’occupation (km2)
(Total des superficies occupées par des colonies localisées)
<40 km2

Préciser la tendance dans la zone d’occupation (en déclin, stable, en expansion, inconnue).
Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?
Non

Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés).
13 emplacements existants en 2002
(voir le tableau 2)

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
6 disparus(?);
13 existant, dont 9 ont été trouvés pour la première fois en 2002;
3 non retrouvés;
3 non visités
(voir le tableau 2)

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)?
Inconnu

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).
? de stable à en déclin


Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).
Inconnue

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).
Inconnu

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.
Probablement en déclin, fondé sur la perte de 1 site sur 4

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).
Environ 25 %

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?
Inconnu

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de ≤ 1 individu/année)?
Oui
Les emplacements sont séparés par un habitat qui ne convient pas à l’espèce.

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)?
Inconnu

Énumérer les populations et donner le nombre de populations dans chacune.
Inconnu (voir les commentaires généraux au tableau 3)


Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

- Effets du bétail; on ne sait pas à quel degré de perturbation l’espèce peut résister et persister dans un site;
- Aménagement, construction routière et véhicules hors route.


Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations en Amérique du Nord, à l’exception du Canada

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Non

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?
Oui

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
Oui

Peut-il y avoir sauvetage par des populations de l’extérieur?
Non


Analyse quantitative

Non disponible.


Statut antérieur

Désignation précédente par le COSEPAC : aucune
En péril en Mongolie


Statut et justification de la désignation

Statut : Menacée
Code alphanumérique : Satisfait aux critères de la désignation en voie de disparition, B2ab(iii,iv), mais désignée menacée, B2ab(iii,iv), car l’espèce est connue dans plusieurs emplacements sur une vaste superficie et rien ne porte à croire qu’il y ait un risque de disparition imminent.

Justification de la désignation : En Amérique du Nord, cette espèce n'est présente que dans l'ouest du Canada. L'espèce est considérée comme en péril ou rare à l'échelle mondiale, et la grande majorité des sites documentés se trouvent au Canada. L'espèce pousse généralement sur le sol parmi les graminées et les carex sur les bords d'étangs alcalins et de marécages dans les régions semi-arides du Canada. Sa présence n'a été récemment confirmée que dans 13 des 24 sites signalés dans le centre-sud de la Colombie-Britannique, et on ne compte qu'un seul site non confirmé en Saskatchewan. Environ la moitié des sites connus subissent les impacts causés par les humains et les animaux domestiques. Parmi les sites de la Colombie-Britannique, 6 semblent avoir été détruits en raison du développement urbain, de l'amélioration des autoroutes et du piétinement par le bétail, ce qui signifie que le déclin de la qualité et de l’étendue de l’habitat se répercute actuellement sur la situation de l’espèce.


Applicabilité des critères

Critère A (Population totale en déclin) :
Ne franchit pas les seuils relatifs au déclin.

Critère B (Aire de répartition peu étendue, et déclin ou fluctuation) :
Satisfait aux critères de la désignation menacée, B1 (la zone d’occupation est estimée à moins de 40 km2). La population canadienne est gravement fragmentée (a), et un déclin est présent dans son aire, son étendue ou la qualité de son habitat ainsi que dans le nombre d’emplacements (b iv).

Critère C (Petite population totale et déclin) :
Information non disponible quant à la taille de la population.

Critère D (Très petite population, ou aire de répartition restreinte) :
Ne satisfait pas aux exigences de ce critère. Aucune population estimée.

Critère E (Analyse quantitative) :
Non disponible.

 

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Remerciements

Le défunt, V. Krajina a traduit d’importantes parties tirées d’articles dont les auteurs sont Abramova et al. (1973) et Vanek (1952). Wynne Miles a fait des observations utiles sur le manuscrit. Fred Knezevich et Don Gayton ont fourni de l’aide sur le terrain. Bruce Bennett a soigneusement récolté des mousses au Yukon.

La rédaction du présent rapport de situation a été financée par le Service canadien de la faune, Environnement Canada.


Experts contactés

John A. Christy.
Wetland Ecologist, Oregon Natural Heritage Program, Herbarium Research Associate,
Oregon State University
.

Ray Coupe.
Ecologist, Ministry of Forests, Williams Lake (Colombie-Britannique).

Don Gayton.
Grassland Ecologist, Forest Research Extension Partnership (FORREX),
Nelson (Colombie-Britannique).

Fred Knezevich.
Private Consultant, range ecologist, Williams Lake (Colombie-Britannique).

Hans Roemer.
Ecologist, Victoria (Colombie-Britannique).

W.B. Schofield.
Professor Emeritus, Botany Department, University of British Columbia,
Vancouver (Colombie-Britannique).

Kent Watson.
Soils Expert, University College of the Cariboo,
Kamloops (Colombie-Britannique).


Sources d'information

Abramova, A.L., L.S. Blagodetskich et L.A. Czerepanova. 1973. Conspectus generic, Pterygoneurum Jur. (Musci) in U.R.S.S. Notyl. Stst. Plant non vascular, Acad. Sci. U.R.S.S. Inst. Bot. 10: 305-316.

Anderson, L.E., H.A. Crum et W.R. Buck. 1990. The mosses of North America North of Mexico, The Bryologist 93(4): 448-499.

BC Species and Ecosystem Explorer. 2003. Victoria (Colombie-Britannique) Canada. Disponible à l’adresse : http://srmapps.gov.bc.ca/apps/eswp/ (consulté en 2003).

Ireland, R.R., G.R. Brassard, W.B. Schofield et D.H. Vitt. 1987. Checklist of mosses of Canada II, Lindbergia 13: 1-62.

McIntosh, T.T. 1986. The bryophytes of the semi-arid steppe of south-central British Columbia, Ph.D. Dissertation, Botany Department, University of British Columbia, Vancouver.

McIntosh, T.T. 1989. New and interesting bryophytes of the semi-arid steppe of British Columbia; including four species new to North America, The Bryologist 92(3): 292-295.

McIntosh, T.T., et K. Paige. 2001. Draft Identified Wildlife Species Account: Alkaline wing-nerved moss, Pterygoneurum kozlovii Laz, Wildlife Branch, BC Ministry of Environment, Lands, and Parks, Victoria (Colombie-Britannique).

Missouri Botanical Garden. 2002. The Moss Flora of China (en anglais seulement).

Mongolian Tourism Board. 2002. Fauna & Flora Species Listed As Endangered or Rare in the 1997 Mongolian Red Book, http://www.mongoliatourism.gov.mn/flora.html#2".

NatureServe Explorer: An Online Encyclopedia of Life (en anglais seulement). 2002. Version 1.6, Arlington (Virginie) États-Unis. (consulté en 2002).

Ryan, M.W. 1996. Bryophytes of British Columbia: rare species and priorities for inventory, Res. Br., B.C. Min. For., and Wildl. Br., B.C. Ministry of Environment, Lands, and Parks, Victoria (Colombie-Britannique), Work. Pap. 12.

Savicz-Ljubitzkaja L.I., et Z.N. Smirnova. 1970. The Handbook of the Mosses of the U.S.S.R.: The Mosses Acrocarpous, Academy of Science of the U.S.S.R., Komarov Botanical Institute, Leningrad. (In Russian)

Vanek, R. 1952. Pterygoneurum smardaeanum Vanek sp. n., Preslia 24: 211-215.

Zander, R.H. 1993. Genera of the Pottiaceae: Mosses of Harsh Environments, Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences, Vol. 32, Buffalo.

 

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Sommaire biographique du rédacteur du rapport

Terry McIntosh a obtenu un doctorat en 1985 pour une étude des bryophytes des steppes arbustives et prairies sèches de l’intérieur de la Colombie-Britannique. Depuis, il récolte de façon active les bryophytes dans de nombreuses régions de la province et dans les terrains secs dans l’État de Washington avoisinant. Il est un des principaux  botanistes chargés de l’identification des bryophytes récoltées dans le cadre des divers relevés gouvernementaux et privés effectués dans la province. Il a récemment rédigé des rapports sur 16 espèces rares de bryophytes pour le Ministry of Water, Land and Air Protection de la Colombie-Britannique ainsi que des rapports de situation du COSEPAC sur deux espèces de mousses.


Collections consultées

L’information indiquée dans le tableau ci-dessous n’apparaît pas toujours exactement comme dans les herbiers. Les erreurs d’orthographe ont été corrigées, et l’information est présentée selon un format plus convivial aux fins du présent rapport. Les spécimens nos 1 à 6 se trouvent à la University of British Columbia (UBC), tandis que les spécimens nos 7 à 25 seront bientôt placés dans l’herbier de la UBC.
 No d’accèsEmplacementHabitatHerborisateurNo de récolteDate de récolteHerbier
1B89051N.-N.-O d’OliverSol d’une zone aride herbeuse près d’un lac salinT. T. McIntosh avec A. Kruckeberg458327 juin 1980T. T. McIntosh
2B89053OsoyoosGazon abîmé par le gelT. T. McIntosh678311 avril 1981T. T McIntosh
3B89052N.-O. d’OsoyoosSol dur près d’un pan herbeux T. T. McIntosh avec A. Kruckeberg587520 sept. 1980T. T. McIntosh
4B1093431,5 km au N.-O. d’OsoyoosAu bord d’un ancien lacT. T. McIntosh avec A. Kruckeberg457826 juin 1980T. T McIntosh
5B109340Près du lac Spotted dans la région d’OsoyoosBatture limoneuse près d’une vasière humideT. T. McIntosh avec A. Kruckeberg453026 juin 1980T. T McIntosh
6B109440Steppe et lac alcalins à l’ouest de KamloopsSol sablonneux près d’un panT. T McIntosh579422 août 1980T. T McIntosh
7 Réserve indienne 1 de Penticton, N.-N.-O. de KaledenSol de dépressions humidesT. T. McIntosh avec A. Kruckeberg42299 juin 1980T. T. McIntosh
8 Riske Creek, C.-B.Croûte près d’un lacT. T. McIntosh703211 août 1981T. T. McIntosh
9 Région du lac Spotted, près d’OsoyoosSol autour d’un lacT. T. McIntosh762430 avril 1983T. T. McIntosh
10 +/- 30 km à l’ouest de Moose Jaw, SKBordure d’une vasière alcalineT. T. McIntosh8051juin 1989T. T. McIntosh
11 +/- 15 km au sud d’Okanagan Falls, N.-O. d’OliverSol en bordure d’un lac alcalin parmi desDistichlis et des carexT. T. McIntosh80439 oct. 2002T. T. McIntosh
12 Lac Nicola (N.-E. de Merritt), C.-B.Sol en bordure d’une vasière alcalineT. T. McIntosh8044juin 1999T. T. McIntosh
13 +/- 10,5 km au sud de Riske Creek, le long de la route 2000 en direction du canyon Farwell, à une élévation de 980 mSol en bordure d’une vasière alcalineT. T. McIntosh804517 oct. 2002T. T. McIntosh
14 Lac Poison, S.-O. de Williams LakeSol parmi des graminées et des carex en bordure d’un lacT. T. McIntosh804617 oct. 2002T. T. McIntosh
15 Près de l’autoroute 1 à l’embranchement de Coquihalla, O. de KamloopsSol sur la bordure ouest d’une vasière alcaline dans une zone de DistichlisT. T. McIntosh804719 oct. 2002T. T. McIntosh
16 Près de CranbrookSol d’une terre humide alcaline fortement dégradéeT. T. McIntosh et Don Gayton80489 nov. 2002T. T. McIntosh
17 O. de Canal Flats, extrémité sud de Stinky SloughSol parmi des graminées et des carex en bordure d’un lac alcalinT. T. McIntosh80499 nov. 2002T. T. McIntosh
18 S. de KamloopsTouffes éparses sur le sol en bordure d’un lac alcalinT. T. McIntosh805019 oct. 2002T. T. McIntosh
19 Exclos de Jameson, région Cariboo, O. de Williams LakeSol parmi des graminées et des carexT. T. McIntosh805217 oct. 2002T. T. McIntosh
20 S.-O. de Williams LakeSol parmi des joncs et des carexT. T. McIntosh et K. Iverson805327 mai 2001T. T. McIntosh
21 S. de Savona (O. de Kamloops)Touffes éparses sur le sol de la bordure ouest d’un lac alcalinT. T. McIntosh805419 juin 2002T. T. McIntosh
22 S. d’Ashcroft, à une élévation de +/- 540 mTouffes éparses sur le sol d’une pente alcaline parmi des Distichlis et des petits carexT. T. McIntosh8055octobre 2002T. T. McIntosh
23 N.-O. d’Osoyoos le long de l’autoroute 3Sol en bordure d’un étang alcalin, au N.-O. du lac SpottedT. T. McIntosh avec F. Knezevich587521 janv. 2003T. T. McIntosh
24 Lac Alberta, N.-O. de Clinton, C.-B.Petites touffes éparses sur le sol de la bordure ouest d’un lacT. T. McIntosh807721 août 2000T. T. McIntosh
25 S.-O. de Williams LakeSol parmi des graminées et des carexT. T. McIntosh8047juillet 1997T. T. McIntosh


Travaux de terrain

Les travaux de terrain associés au présent rapport ont été effectués au cours de l’année 2002, aux dates et aux endroits indiqués ci-après (des recherches dePkozlovii ont parfois été réalisées parallèlement à d’autres travaux effectués sur place) : du 15 au 18 mai dans le sud de la vallée de l’Okanagan, du 29 au 31 juillet dans la région d’Okanagan, du 7 au 9 octobre dans la région d’Okanagan, le 14 octobre dans la région d’Ashcroft, du 16 au 20 octobre dans la région Cariboo et dans les environs de Kamloops, du 9 au 10 novembre dans la région de Cranbrook et du 22 au 24 décembre dans le sud de la région d’Okanagan. Des travaux de terrain ont aussi été effectués le 21 janvier 2003 dans le sud de la région d’Okanagan afin de confirmer les sites précédents. Les recherches effectuées dans chaque site de ces régions ont duré en moyenne entre une et deux heures.

 

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