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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’oponce de l’Est au Canada - Mise à jour

Résumé

Oponce de l’Est

Opuntia humifusa

Description

L’oponce de l’Est (Opuntia humifusa) est un cactus bas et rampant à tiges succulentes, vertes, articulées et plutôt arrondies, mais aplaties. La plante ne produit généralement pas de feuilles, mais les tiges portent ici et là des touffes d’épines et de soies raides barbelées. Les fleurs sont grandes, cireuses, jaunes, à centre rouge. La floraison a lieu en juin. Le fruit est comestible, oblong et de couleur rouge à maturité. La plante pousse en petites colonies serrées ou en grandes colonies de sujets éparpillés se comptant parfois par milliers.

Répartition

L’oponce de l’Est est présente aux États-Unis depuis la Nouvelle-Angleterre et le Wisconsin jusqu’au Texas et à la Floride. Au Canada, l’espèce n’est présente que dans le Sud-Ouest de l’Ontario au parc national de la Pointe-Pelée et à l’extrémité sud de l’île Pelée.

Habitat

L’oponce de l’Est a besoin d’un substrat sec où la végétation se trouve à un stade peu avancé de la succession. Les deux sites canadiens de l’espèce se trouvent sur des flèches de sable qui s’avancent dans le lac Érié.

Biologie générale

L’oponce de l’Est est un cactus rampant qui suscite l’intérêt de nombreux jardiniers. Il est facile pour eux de prélever, de dissimuler et de transporter un morceau de tige, puis de le faire s’enraciner dans leur jardin, pratique qui peut mettre la population d’origine en péril.

Taille et tendances des populations

En 1985, l’espèce était signalée à quatre endroits du Sud-Ouest de l’Ontario. Depuis, deux de ces sites se sont avérés issus de transplantations, tandis qu’un troisième site a décliné et est maintenant dans une situation très précaire. Le quatrième site est en bon état et se trouve dans un parc national.

Facteurs limitatifs et menaces

Le principal facteur limitatif est le manque de milieux secs, sableux et dégagés dans la région à climat chaud de l’extrême Sud-Ouest de l’Ontario. De plus, ce type de milieu est très utilisé à des fins récréatives et se trouve en outre menacé par la succession végétale.

Protection actuelle

L’espèce est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Les populations du parc national de la Pointe-Pelée font maintenant l’objet d’un plan de gestion visant à les protéger et à maintenir l’espèce dans le parc. Le site de l’île Pelée se trouve dans un secteur désigné comme réserve naturelle. Des efforts ont été faits dans la réserve pour éviter que la succession atteigne le stade de végétation ligneuse, mais il n’existe aucun plan de gestion officiel.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés et populations (importantes à l’échelle nationale) sauvages jugées en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles, poissons, mollusques, lépidoptères, plantes vasculaires, lichens et mousses.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est formé de représentants des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique) et de trois organismes non gouvernementaux, ainsi que des coprésidents des groupes de spécialistes des espèces. Le comité se réunit pour examiner les rapports sur la situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)*
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)**
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)***
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)****
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

* Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
*** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
**** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.