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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’oponce de l’Est au Canada - Mise à jour

Mise à jour

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC

sur

L’oponce de l’Est

Opuntia humifusa

au Canada

l’oponce de l’Est

Espèce en voie de disparition 2000

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

Nota : Toute personne souhaitant citer l’information contenue dans le rapport doit indiquer le rapport comme source (et citer l’auteur); toute personne souhaitant citer le statut attribué par le COSEPAC doit indiquer l’évaluation comme source (et citer le COSEPAC). Une note de production sera fournie si des renseignements supplémentaires sur l’évolution du rapport de situation sont requis.

COSEPAC. 2000. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’oponce de l’Est (Opuntia humifusa) au Canada - Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 8 p.

White, D. J. 1998. Rapport du COSEPAC sur la situation de l’oponce de l’Est (Opuntia humifusa) – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. Pages 1-8.

Rapports précédents :

Klinkenberg, B. et R. Klinkenberg. 1985. COSEWIC Status Report on the Eastern Prickly Pear Cactus, Opuntia humifusa, in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Ottawa. 43 p.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environment Canada
Ottawa, ON

K1A 0H3
Tél.: 819-953-3215
Téléc.: 819-994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC assessment and update status report on the eastern prickly pear cactus Optunia humifusa in Canada .

Illustration de la couverture :
Oponce de l’Est – Reproduction autorisée d’un dessin extrait de The New Britton and Brown Illustrated Flora of the Northeastern United States and Adjacent Canada (Volume 2), copyright 1952. The New York Botanical Garden.

 

©Ministre de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, 2002
No de catalogue CW69-14/98-2002F-IN
ISBN 0-662-86791-2

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Sommaire de l’évaluation

 

Sommaire de l’évaluation -- Mai 2000

Nom commun : Oponce de l’Est

Nom scientifique : Opuntia humifusa

Statut : Espèce en voie de disparition (espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente).

Justification de la désignation : Il existe deux populations naturelles dont une, sur le point de disparaître, subit une menace continuelle en raison de la cueillette qu’on en fait.

Répartition : Ontario

Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1985. Réexamen et confirmation du statut en avril 1998 et en mai 2000.

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Résumé

Oponce de l’Est

Opuntia humifusa

Description

L’oponce de l’Est (Opuntia humifusa) est un cactus bas et rampant à tiges succulentes, vertes, articulées et plutôt arrondies, mais aplaties. La plante ne produit généralement pas de feuilles, mais les tiges portent ici et là des touffes d’épines et de soies raides barbelées. Les fleurs sont grandes, cireuses, jaunes, à centre rouge. La floraison a lieu en juin. Le fruit est comestible, oblong et de couleur rouge à maturité. La plante pousse en petites colonies serrées ou en grandes colonies de sujets éparpillés se comptant parfois par milliers.

Répartition

L’oponce de l’Est est présente aux États-Unis depuis la Nouvelle-Angleterre et le Wisconsin jusqu’au Texas et à la Floride. Au Canada, l’espèce n’est présente que dans le Sud-Ouest de l’Ontario au parc national de la Pointe-Pelée et à l’extrémité sud de l’île Pelée.

Habitat

L’oponce de l’Est a besoin d’un substrat sec où la végétation se trouve à un stade peu avancé de la succession. Les deux sites canadiens de l’espèce se trouvent sur des flèches de sable qui s’avancent dans le lac Érié.

Biologie générale

L’oponce de l’Est est un cactus rampant qui suscite l’intérêt de nombreux jardiniers. Il est facile pour eux de prélever, de dissimuler et de transporter un morceau de tige, puis de le faire s’enraciner dans leur jardin, pratique qui peut mettre la population d’origine en péril.

Taille et tendances des populations

En 1985, l’espèce était signalée à quatre endroits du Sud-Ouest de l’Ontario. Depuis, deux de ces sites se sont avérés issus de transplantations, tandis qu’un troisième site a décliné et est maintenant dans une situation très précaire. Le quatrième site est en bon état et se trouve dans un parc national.

Facteurs limitatifs et menaces

Le principal facteur limitatif est le manque de milieux secs, sableux et dégagés dans la région à climat chaud de l’extrême Sud-Ouest de l’Ontario. De plus, ce type de milieu est très utilisé à des fins récréatives et se trouve en outre menacé par la succession végétale.

Protection actuelle

L’espèce est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Les populations du parc national de la Pointe-Pelée font maintenant l’objet d’un plan de gestion visant à les protéger et à maintenir l’espèce dans le parc. Le site de l’île Pelée se trouve dans un secteur désigné comme réserve naturelle. Des efforts ont été faits dans la réserve pour éviter que la succession atteigne le stade de végétation ligneuse, mais il n’existe aucun plan de gestion officiel.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés et populations (importantes à l’échelle nationale) sauvages jugées en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles, poissons, mollusques, lépidoptères, plantes vasculaires, lichens et mousses.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est formé de représentants des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique) et de trois organismes non gouvernementaux, ainsi que des coprésidents des groupes de spécialistes des espèces. Le comité se réunit pour examiner les rapports sur la situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)*
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)**
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)***
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)****
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

* Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
*** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
**** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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Introduction

L’oponce de l’Est, aussi connue sous le nom de « raquette de l’Est », Opuntia humifusa (Raf.) Raf., a été désignée en voie de disparition en 1985 en raison du petit nombre d’emplacements où elle était présente au Canada, du déclin de la plupart de ses populations et de la menace constante que constituait le prélèvement de plantes à des fins horticoles (Klinkenberg et Klinkenberg, 1985). Avant 1985, on savait que l’espèce comptait une petite population à l’île Pelée, 13 populations à l’intérieur du parc national de la Pointe-Pelée ainsi que deux petites populations situées à l’intérieur des terres, dans le comté de Kent. L’oponce de l’Est ne pousse que dans les milieux secs et sableux se trouvant à un stade peu avancé de la succession végétale (Klinkenberg et Klinkenberg, 1985).

Les relevés que les auteurs du premier rapport de situation ont effectués à l’île Pelée en 1984, soit juste avant la désignation de l’espèce, ont révélé que cette colonie avait beaucoup régressé, apparemment à cause de tempêtes hivernales, étant passée de 18 touffes en 1981 à seulement quatre touffes en 1984 (Klinkenberg et Klinkenberg, 1985). Dans le parc national de la Pointe-Pelée, 19 populations distinctes avaient été relevées en 1976, mais la présence de seulement 13 populations a pu être confirmée en 1983 (Klinkenberg et Klinkenberg, 1985). Certaines des populations du parc national sont le résultat de transplantations et ne constituent donc pas des populations indigènes. Bien que les populations d’oponce du parc soient officiellement protégées contre les prélèvements à des fins horticoles, certaines observations faites au moment du rapport de situation semblent indiquer que des plantes étaient toujours prélevées dans le parc (Klinkenberg et Klinkenberg, 1985). Il a par la suite été établi que les deux sites du comté de Kent, signalés dans le rapport de situation de 1985, étaient en fait issus de sujets transplantés provenant de la pointe Pelée (Klinkenberg, 1987).

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Répartition

Aux États-Unis, l’oponce de l’Est est présente depuis la Nouvelle-Angleterre et le Wisconsin jusqu’au Texas et à la Floride. Au Canada, l’espèce n’est présente que dans le Sud-Ouest de l’Ontario, où elle ne compte actuellement que deux sites indigènes, dans le parc national de la Pointe-Pelée et à l’extrémité sud de l’île Pelée (figure 1).

Figure 1. Sites actuels de l’oponce de l’Est en Ontario (points noirs).

Figure 1. Sites actuels de l’oponce de l’Est en Ontario (points noirs).

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Protection

Depuis la désignation de l’oponce de l’Est comme espèce en voie de disparition, des mesures ont été prises, à titre officiel ou autrement, pour augmenter ses chances de survie en Ontario. L’espèce est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Le site de l’île Pelée se trouve maintenant dans la Réserve naturelle de Fish Point dont la gestion relève du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, et les fonctionnaires de ce ministère ont beaucoup discuté des mesures à prendre pour protéger l’oponce dans cette réserve. Allen Woodliffe, écologiste du district de Chatham au ministère des Richesses naturelles, surveille cette population d’oponce depuis plusieurs années. Aucun plan de rétablissement n’a encore été adopté pour le site de l’île Pelée, mais A. Woodliffe (comm. pers., 1997) a commencé il y a quelques années à éclaircir manuellement la végétation arbustive concurrente, composée de genévrier commun (Juniperus communis), de jeunes frênes (Fraxinus spp.) et de sumac aromatique (Rhus aromatica).

Au parc national de la Pointe-Pelée, on a entrepris un relevé approfondi des populations d’oponce se trouvant à l’intérieur du parc et on a élaboré un plan de gestion pour l’espèce. Dans le cas des populations se trouvant dans des communautés végétales où le milieu sera maintenu ouvert, on éliminera la végétation ligneuse tous les cinq à dix ans. Dans le cas des populations se trouvant dans des communautés végétales laissées à la succession naturelle dont l’ombre finirait par étouffer les cactus, ces derniers seront transplantés dans des emplacements où le milieu sera maintenu ouvert. Enfin, dans le cas des populations menacées par le piétinement ou le prélèvement à des fins horticoles, on modifiera le parcours des sentiers ou on y limitera l’accès au public (Service canadien des parcs, 1991). Depuis le relevé de 1995 (Whitehead, 1995b), l’oponce de l’Est n’a fait l’objet d’aucune mesure de surveillance ou d’aménagement au parc national de la Pointe-Pelée (F. Michano, comm. pers., 1997).

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Taille et tendances des populations

On a entrepris en 1984 un relevé approfondi visant à déterminer l’étendue et la répartition des populations d’oponce du parc national de la Pointe-Pelée (Jock, 1984). Cette étude a permis de repérer 31 colonies dont plusieurs étaient cependant petites. De plus, certaines des colonies signalées antérieurement avaient disparu ou étaient en train d’être étouffées par la végétation concurrente (Jock, 1984). L’oponce de l’Est est incontestablement une espèce indigène du parc national, mais certaines des colonies présentes sont le résultat d’introductions et de transplantations effectuées par le personnel du parc ou par d’anciens propriétaires de chalets (Jock, 1984).

Un nouveau relevé effectué dans le parc en 1992 (Chiarot, 1992) a permis de repérer 42 colonies. Bien que cela semble constituer une augmentation appréciable par rapport aux neuf colonies observées en 1971 et aux 31 observées en 1984, il se peut que cet accroissement apparent s’explique principalement par des différences dans les méthodes employées (Whitehead, 1995a). Whitehead (1995b) a relevé 85 968 cladodes (portions de tige communément appelées « raquettes ») là où Ross (1971) en avait estimé le nombre à 24 000 en 1971, mais il est difficile de déterminer quelles méthodes ont été employées par Ross, et son estimation de 1971 ne peut sans doute pas être comparée aux dénombrements effectués en 1995 par Whitehead (1995b). Dans l’ensemble, les populations d’oponce du parc national semblent être en très bon état, mais on ne sait pas si elles sont stables, si elles ont augmenté ou si elles ont décliné depuis que l’espèce a été désignée en voie de disparition (Whitehead, 1995b).

La population d’oponce de l’île Pelée est dans une situation beaucoup plus précaire. On avait dénombré quatre touffes d’oponce en 1984, puis sept ou huit touffes à l’automne 1996, mais seulement quatre touffes ont pu être repérées en 1997 (A. Woodliffe, comm. pers., 1997).

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Habitat

L’oponce de l’Est a besoin d’un substrat sec où la végétation se trouve à un stade peu avancé de la succession (Chiarot, 1992). Dans ses deux sites canadiens actuels, l’espèce pousse sur des flèches de sable qui s’avancent dans le lac Érié. Autant à l’île Pelée qu’à la pointe Pelée, les principales modifications du milieu qui menacent la survie de l’espèce sont, d’une part, la destruction de ces flèches par les tempêtes hivernales et, d’autre part, la succession naturelle, qui aboutit à une végétation ligneuse dont l’ombre finit par étouffer l’oponce (A. Woodliffe, comm. pers., 1997; Service canadien des parcs, 1991).

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Biologie

Il est très facile de déplacer ou de transplanter l’oponce de l’Est. Les cladodes se détachent facilement et produisent rapidement des racines lorsqu’ils sont déposés sur le sol (Klinkenberg et Klinkenberg, 1985). Cela constitue une menace supplémentaire pour l’espèce puisqu’il est ainsi facile pour les amateurs mal avisés de dissimuler, de transporter et de planter ces propagules viables.

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Facteurs limitatifs et menaces

La succession naturelle vers une végétation ligneuse ainsi que l’érosion des rivages, particulièrement durant les tempêtes hivernales, sont les deux principaux facteurs qui menacent les populations des deux emplacements. Le prélèvement de plantes pour les jardins demeure également une menace aux deux endroits. Comme le site de l’île Pelée ne compte plus que quelques plantes, tout prélèvement à cet endroit risque d’avoir des conséquences catastrophiques (A. Woodliffe, comm. pers., 1997).

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Évaluation et statut proposé

La désignation de l’oponce de l’Est à titre d’espèce en voie de disparition, en 1985 était fondée sur le fait que l’espèce était présente dans le parc national de la Pointe-Pelée et à l’île Pelée ainsi qu’à deux endroits situés à l’intérieur des terres. Depuis, il a été établi que les deux petits sites situés à l’intérieur des terres étaient en fait issus de sujets transplantés provenant de la pointe Pelée. Globalement, les populations d’oponce du parc national de la Pointe-Pelée sont relativement importantes et saines. Elles sont menacées par la succession végétale, par les tempêtes hivernales ainsi que par des facteurs anthropiques, tels que le piétinement et le prélèvement, mais leur taille relativement grande et le plan de gestion élaboré pour le parc permettent d’espérer une protection efficace de l’espèce à cet endroit. La population de l’île Pelée est dans une situation très précaire en raison de sa petite taille. Elle est soumise aux mêmes menaces que celles du parc national, mais étant donné le très petit nombre de touffes, l’espèce risque fortement d’y disparaître à moins que des mesures énergiques ne soient prises.

Il y a lieu d’être optimiste en ce qui a trait aux populations de la pointe Pelée. Cependant, étant donné le déclin de la population de l’île Pelée et le fait que les deux populations du comté de Kent se soient avérées non indigènes, il faut à tout le moins admettre que la situation de l’espèce en Ontario s’est détériorée depuis 1985. Par conséquent, il ne semble pas indiqué de modifier la désignation de l’oponce de l’Est comme espèce en voie de disparition.

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Remerciements

Allen Woodliffe, écologiste du district de Chatham au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, nous a fourni de l’information sur la situation de l’espèce à l’île Pelée, qu’il vérifie au moins une fois par an depuis plusieurs années. Dan Reive, garde en chef du parc national de la Pointe-Pelée, nous a fourni de l’information et nous a prêté des rapports documentaires sur les relevés effectués et sur les mesures de gestion proposées à l’égard des populations d’oponce du parc. Mike Oldham, botaniste au Centre d’information sur le patrimoine naturel, à Peterborough, nous a fourni une liste des spécimens et mentions connus, avec des détails sur les confirmations récentes. Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada nous a fourni le financement.

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Ouvrages cités

Service canadien des parcs. 1991. Eastern Prickly Pear management plan. 2 vol. Service canadien des parcs, Environnement Canada.

Chiarot, R. 1992. Eastern Prickly Pear Cactus monitoring report 1992 at Point Pelee National Park. Rapport préparé pour le Service canadien des parcs, Environnement Canada. 42 p.

Jock, K. 1984. Status report for Opuntia humifusa in Point Pelee National Park. Service canadien des parcs, Environnement Canada. 36 p.

Klinkenberg, B. 1987. Opuntia humifusa (Raf.) Raf. Deux pages non numérotées dans : K.M. Pryer et G.W. Argus, éd. Atlas des plantes vasculaires rares de l’Ontario.Partie 4. Musée national des sciences naturelles, Ottawa.

Klinkenberg, B., et R. Klinkenberg. 1985. Status report on the Eastern Prickly Pear Cactus (Opuntia humifusa) in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Service canadien de la faune, Ottawa. Rapport inédit. 35 p.

Oldham, M.J. 1997. Element Occurrence records of Prickly Pear Cactus (Opuntia humifusa) from the database of the Natural Heritage Information Centre, Ministère des Richesse naturelles de l’Ontario, Peterborough.4 p.

Ross, D. 1971. Cactus report: Point Pelee National Park. Rapport inédit pour le Parc national de la Pointe Pelée.

Whitehead, G. 1995a. Preliminary literature review and proposed methods for the monitoring of the Eastern Prickly Pear Cactus. Rapport préparé pour le Service canadien des parcs, Environnement Canada.16 p. + annexes.

Whitehead, G. 1995b. 1995 Eastern Prickly Pear Cactus monitoring report. Rapport préparé pour le Service canadien des parcs, Environnement Canada. 9 p. + annexes.

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L'auteur

David J. White détient un B.Sc. en biologie et travaille depuis plus de 25 ans à répertorier les zones naturelles ainsi qu’à évaluer la situation et l’importance des plantes rares. Il a effectué ses premiers relevés en 1972, dans le cadre du Programme biologique international. De 1973 à 1983, M. White a occupé le poste de technicien de recherche au Musée canadien de la nature. Durant cette période, il a été coauteur de plusieurs publications sur les plantes rares, dont l’Atlas des plantes vasculaires rares de l’Ontario. Depuis 1984, il travaille à son propre compte à titre de consultant en sciences biologiques dans divers domaines, allant d’inventaires et d’évaluations de zones naturelles à des rapports sur les espèces envahissantes. M. White a déjà rédigé des rapports du COSEPAC sur la situation du ginseng à cinq folioles (Panax quinquefolius), de l’hydraste du Canada (Hydrastis canadensis) et de la bartonie paniculée (Bartonia paniculata).

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