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Mise à jour - Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Grand requin blanc (Carcharodon carcharias) au Canada

Protection actuelle ou autres désignations de statut

À l’automne 2004, le grand requin blanc a été inscrit à l’Annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). L’Union mondiale pour la nature (UICN, 2000) a ajouté l’espèce à sa liste des espèces « vulnérables » à l’échelle mondiale. En Californie, le grand requin blanc bénéficie depuis 1997 d’une protection qui interdit à quiconque de l’attirer ou de le harceler de quelque façon que ce soit ou d’en posséder ou d’en vendre un spécimen ou une partie d’un spécimen; toute embarcation qui contient des matières provenant d’un grand requin blanc se voit refuser l’accostage aux ports de l’État. Aux États-Unis, les populations de grands requins blancs de la côte atlantique et du golfe du Mexique sont en outre protégées en vertu du plan fédéral de gestion des pêches depuis 1997, mais les détenteurs de permis de pêche à la ligne en mer sont autorisés à pratiquer la pêche sportive avec remise à l’eau. Par ailleurs, le grand requin blanc figure aux annexes I et II de la Convention sur la conservation des espèces migratrices (site disponible en anglais seulement), régie par un traité des Nations-Unies.

Dans les eaux canadiennes, aucune loi fédérale ni provinciale ne protège explicitement le grand requin blanc. Sur la côte canadienne du Pacifique, un règlement interdit aux sociétés de pêche à la ligne et à l’hameçon de conserver quelque requin que ce soit, à l’exception de l’aiguillat, ce qui confère une certaine protection au grand requin blanc. Au Canada atlantique, les règlements sur la pêche au requin interdisent aux pêcheurs sportifs de conserver les requins qu’ils attrapent, sauf les aiguillats.