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3. Habitat essentiel

Cette section remplace l’information présentée dans la section 7 (Besoins en matière d’habitat pour atteindre le but de rétablissement)du programme de rétablissement de la limnanthe de Macoun de la province de la Colombie-Britannique (partie 2). On connaît actuellement 31 populations existantes de limnanthe de Macoun au Canada, soit trois de plus que lors de la préparation du programme de rétablissement provincial (Tableau 2).

Le présent programme de rétablissement désigne des zones d’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun. L’habitat essentiel est défini dans la Loi sur les espèces en péril comme étant « l’habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite, qui est désigné comme tel dans un programme de rétablissement ou un plan d’action élaboré à l’égard de l’espèce » [paragraphe 2(1)]. L’habitat d’une espèce sauvage terrestre est défini dans la Loi sur les espèces en péril comme étant « […] l’aire ou le type d’endroit où un individu ou l’espèce se trouvent ou dont leur survie dépend directement ou indirectement ou se sont déjà trouvés, et où il est possible de les réintroduire » [paragraphe 2(1)].

3.1. Désignation de l’habitat essentiel de l’espèce

L’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun est désigné dans le présent programme de rétablissement. Cette désignation n’est pas complète, car l’habitat essentiel de l’espèce n’a pas encore été délimité dans la réserve de la Première nation Songhees. Le gouvernement du Canada continue de collaborer avec celle-ci en vue de désigner l’habitat essentiel de l’espèce sur les terres de la réserve et mettra à jour le présent document une fois que les activités de collaboration et de consultation seront terminées.

Donc, l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun est ici désigné dans la mesure où le permettent les meilleures données disponibles; il est possible que les limites de ces superficies soient précisées et élargies dans le futur si de nouvelles recherches (réalisées par la province, les groupes d’intendance et de rétablissement et les universités ou dans le cadre de projets fédéraux financés par le Fonds interministériel pour le rétablissement) montrent que d’autres superficies doivent faire partie de l’habitat essentiel. La section sur le calendrier des études (plus bas, après les cartes) décrit les activités requises pour la désignation des zones d’habitat essentiel additionnelles nécessaires à l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition.

L’habitat de la limnanthe de Macoun

Figure 1. La limnanthe de Macoun pousse le long de cette zone de suintement, où l’eau s’écoule depuis le sommet de la colline jusque sur la plage, située derrière le photographe. L’espèce se trouve parmi la végétation courte située au milieu de la photo, à l’avant-plan.

L’habitat de la limnanthe de Macoun consiste généralement en des milieux ouverts, humides au printemps, qui se trouvent sur des pentes rocheuses ou herbeuses de faible altitude dans des écosystèmes associés à des chênaies de Garry, dans la zone biogéoclimatique côtière du douglas taxifolié, dans le sud-est de l’île de Vancouver et les îles Gulf, en Colombie‑Britannique (COSEPAC, 2004; Figure 1). Les attributs de l’habitat essentiel énumérés ci-dessous sont tirés de la section 3.3.1 (Besoins biologiques et besoins en matière d’habitat) du programme de rétablissement de la limnanthe de Macoun de la province de la Colombie‑Britannique (partie 2) Les attributs suivants de l’habitat essentiel couvrent la gamme des caractéristiques observées dans tous les sites et sont de nature générale; ils risquent donc de ne pas exclure certains types de milieux qui ne conviennent pas à l’espèce :

  • Milieux ouverts, en plein soleil, à la végétation courte ou clairsemée (le couvert d’arbres, d’arbustes ou de grandes herbacées n’est jamais substantiel).
  • Altitude de moins de 195 mètres, généralement de 5 à 35 mètres au dessus du niveau de la mer.
  • À moins de 2 km, habituellement moins de 200 mètres, du rivage de l’océan Pacifique; en raison de l’influence océanique, la neige et les grands gels sont rares dans les sites occupés par l’espèce.
  • Sols de faible épaisseur, de moins de 30 cm environ, généralement acides et riches en matière organique et en éléments nutritifs.
  • Nappe phréatique entre 0 et 5 cm au-dessus de la surface du sol l’hiver; sol modérément humide à humide au printemps, jusqu’à la fin d’avril, et très sec l’été.
  • Niveau intermédiaire de perturbation par les activités humaines ou animales : une perturbation modérée peut contribuer au maintien de l’habitat de la limnanthe de Macoun en réduisant le couvert de plantes concurrentes.

Comme la limnanthe de Macoun ne tolère pas l’ombre, la zone entourant les individus et le réservoir de semences du sol ne doit pas comporter d’arbustes ni d’arbres pouvant lui faire de l’ombre. L’espèce a donc besoin d’une clairière suffisamment grande pour ne pas être ombragée par la végétation environnante. La superficie minimale de la clairière peut être déterminée d’après la hauteur de la végétation susceptible d’y pousser et d’ombrager les limnanthes (Spittlehouse et al., 2004). Autre facteur à considérer, les herbacées hautes, en tombant à la fin de leur vie, recouvrent le sol sur une distance égale à leur hauteur.

En plus de la présence d’une clairière, certaines caractéristiques hydrologiques sont essentielles à la survie de l’espèce. Dans son aire de répartition canadienne, la limnanthe de Macoun occupe des sites où l’eau suinte constamment du sol au début du printemps, mais qui deviennent très secs l’été. Ce suintement provient d’une zone de captage de l’eau de pluie, zone qui est associée à chaque groupe d’individus et qui dirige l’eau vers les limnanthes en fonction de la topographie dominante. L’eau ainsi reçue par ruissellement de surface ou suintement souterrain est essentielle à la survie de la limnanthe de Macoun. Ces zones de captage sont généralement petites et isolées au sein du réseau hydrographique local.

L’habitat essentiel requis pour la survie de chaque colonie[4] de limnanthes de Macoun comporte donc une clairière de taille minimale et une zone de captage de l’eau. La clairière et la zone de captage sont toujours liées à la localisation d’une colonie de limnanthes de Macoun et, dans tous les cas, elles se chevauchent dans une certaine mesure (aucun statut spécial ne s’applique aux zones de chevauchement de l’habitat essentiel). Par défaut, la superficie minimale de clairière requise pour que la lumière atteigne la colonie est la zone délimitée par une distance de 20 m autour de la colonie dans toutes les directions (20 m constitue généralement la hauteur maximale des arbres poussant sur les sols voisins des colonies). La zone de captage est délimitée par la ligne de partage des eaux séparant les eaux s’écoulant vers la colonie de celles s’écoulant dans une autre direction. En général, cette zone de captage est relativement petite et isolée au sein du réseau hydrographique local. On peut la concevoir comme une zone en forme de V dont l’eau est drainée vers une clairière en forme de O, bien qu’en pratique, la clairière et la zone de captage ont rarement une forme régulière et qu’il est possible que la zone de captage soit entièrement contenue dans la clairière. Si la zone de captage s’étend au-delà de la clairière, le haut du V constitue la limite supérieure de l’habitat, sinon la limite de l’habitat suit le pourtour de la clairière de taille minimale.

Les populations de limnanthes de Macoun sont probablement susceptibles de subir de grandes fluctuations annuelles (COSEPAC, 2004). Certaines zones d’habitat (clairière de taille minimale et zone de captage) ne sont pas utilisées par des individus chaque année, mais la seule présence d’individus une année indique que ces zones peuvent jouer un rôle essentiel en abritant un réservoir de semences et en accroissant la production de semences durant les années propices. Tout habitat utilisé à un moment ou un autre par une colonie d’une population existante constitue un habitat essentiel où les objectifs en matière de population et de répartition doivent être atteints. Toutefois, étant donné les fluctuations de population, cet habitat ne peut être complètement désigné d’après les données d’une seule année : il faut un jeu de données à long terme pour s’assurer de décrire toute l’étendue des fluctuations de population.

On peut se servir de données récentes (Fairbarns, 2008; Fairbarns, 2011; Webb et al., 2011; ministère de la Défense nationale, 2011; B.C. Conservation Data Centre, 2011) pour établir un niveau de référence minimum d’habitat essentiel aux populations existantes de la limnanthe de Macoun. Comme ces jeux de données ne représentent pas l’étendue maximale des variations annuelles des populations, ils ne représentent donc pas l’habitat total nécessaire à la survie des populations. Les études précitées ont aidé à situer les limites à l’intérieur desquelles se trouve l’habitat essentiel. La surveillance continue des fluctuations annuelles de l’étendue des populations et de l’utilisation de l’habitat devrait fournir des données permettant de caractériser avec plus de certitude l’habitat total requis par l’espèce.

Dans les cas où l’emplacement d’une population est connu, mais où il n’existe pas de données de relevé sur l’habitat essentiel, on s’est servi d’une méthode de modélisation pour désigner l’habitat essentiel et établir les limites dans lesquelles il se trouve. II s’agissait de modéliser la clairière de taille minimale, désignée habitat essentiel, comme la zone délimitée par la distance par défaut de 20 m autour du polygone ou des coordonnées UTM des individus. Comme il n’existe pas de modèle par défaut pour délimiter les zones de captages de l’eau de pluie, ces zones ne sont pas cartographiées lorsqu’elles n’ont pas fait l’objet de relevé de terrain. On ignore donc l’emplacement précis de ces zones, mais elles constituent de l’habitat essentiel et devraient se trouver dans le secteur le délimitant. Dans le cas des petites îles, tous les polygones se limitent au milieu terrestre, et les polygones modélisés ne s’étendent pas aux îles adjacentes.

Dans les limites géographiques définies pour chaque population (Tableau 2; figures 2 à 27), l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun est constitué des clairières de taille minimale et de la zone de captage associées à chacune de ses colonies.

Tableau 2. Liste des populations ainsi que de la méthode cartographique et des sources de données utilisées pour désigner l’habitat essentiel de chaque population. Voici les méthodes cartographiques : relevés de terrain (R), modélisation (M) ou combinaison des deux (M,R).
PopulationParcelle d’habitat essentielFigure (nom de la carte)Sources des donnéesMéthode carto-
graphique
Nom de l’OE (CDC)
Fort Rodd Hill, pointe Gotha259_01Figure 2 (LHN Fort Rodd Hill)Webb et al., 2011RLieu historique national Fort Rodd Hill
Fort Rodd Hill, pointe Yew259_02Figure 2 (LHN Fort Rodd Hill)Webb et al., 2011RPointe Yew
Cap Albert259_03Figure 3 (cap Albert)Ministère de la Défense nationale, 2011MCap Albert
Pearson College Rd.259_04

Figure 4

3.2. (colline Mary)

3.3.

Ministère de la Défense nationale 2011

3.4. MPearson College
Colline Mary, nord-est259_05Figure 4 (colline Mary)Ministère de la Défense nationale, 2011MColline Mary, base nord‑est
Colline Mary, sud259_06Figure 4 (colline Mary)Ministère de la Défense nationale, 2011MColline Mary, versants sud‑est et sud‑ouest
Île Inskip259_07Figure 5 (île Inskip)Ministère de la Défense nationale, 2011MÎle Inskip
Cap Duntze259_08Figure 6 (cap Duntze)Ministère de la Défense nationale, 2011MAucun*
Pointe Heritage, îles Chatham259_09Communiquer avec la Première nation Songhees pour de l’information sur cette population.Îles Chatham, pointe Heritage
Pointe Rocky, nord‑ouest259_10Figure 7 (pointe Rocky, nord‑ouest)B.C. CDC, 2011MAu nord de la réserve indienne no 2 de Becher Bay
Pointe Rocky, ouest259_11Figure 8 (pointe Rocky, sud-ouest)B.C. CDC, 2011; Ministère de la Défense nationale 2011MRéserve indienne no 2 de Becher Bay
Pointe Rocky, sud-ouest259_12Figure 8 (pointe Rocky, ouest)Ministère de la Défense nationale 2011MÀ l’ouest de la pointe Church
Pointe Rocky, est259_13Figure 9 (pointe Rocky, est)Ministère de la Défense nationale, 2011MPointe Rocky (côte est)
Pointe Rocky, centre259_14Figure 10 (pointe Rocky, centre)Ministère de la Défense nationale, 2011MAucun*
Cap William259_15Figure 11 (cap William)Fairbarns, 2011RAnse Quarantine, Victoria
Îles Trial259_16Figure 12 (îles Trial)Fairbarns, 2011RRéserve écologiques des îles Trial
Pointe Gonzales259_17Figure 13 (pointe Gonzales)B.C. CDC, 2011; Fairbarns, 2011RPointe Gonzales
Île Gabriola, parc provincial Drumbeg259_18Figure 14 (île Gabriola, parc provincial Drumbeg)Fairbarns, 2011RÎle Gabriola, parc provincial Drumbeg
Pointe Beaver, île Saltspring259_19Figure 15 (pointe Beaver)B.C. CDC, 2011; GOERT, 2011M,RPointe Beaver, île SaltSpring
Secteur du parc régional Devonian259_20Figure 16 (secteur du parc régional Devonian)Fairbarns, 2008; B.C. CDC, 2011; Fairbarns, 2011M,RParc régional Devonian
Pointe Creyke259_21Figure 17 (pointe Creyke)Fairbarns, 2008RPointe Creyke Point, parc régional East Sooke
Pointe Cabin259_22Figure 18 (pointe Cabin)Fairbarns, 2008RBaie au nord du cap Beechy
Anse Arbutus259_23Figure 19 (anse Arbutus)B.C. CDC, 2011MAu nord de l’anse Arbutus
Baie Gonzales259_24Figure 20 (baie Gonzales)B.C. CDC, 2011; Fairbarns, 2011MBaie Gonzales, Victoria
Colline Montreul259_25Figure 21 (colline Montreul)B.C. CDC, 2011MColline Montreul
Parc Glencoe Cove/Kwatsech259_26Figure 22 (parc municipal Glencoe Cove-
Kwatsech)
B.C. CDC, 2011; Fairbarns, 2011MCap Gordon, Leyns Road, parc Glencoe Cove
Pointe Cattle259_27Figure 23 (pointe Cattle)B.C. CDC, 2011MParc Uplands, Victoria
Pointe Downes, Île Hornby259_28Figure 24 (pointe Downes, île Hornby)Fairbarns, 2011RÎle Hornby, pointe Downes
Pointe Saxe259_29Figure 25 (pointe Saxe)Fairbarns, 2011RParc Saxe Point, Victoria
Pointe Yellow259_30Figure 26 (pointe Yellow)B.C. CDC, 2011; GOERT, 2011M,RPointe Yellow
Pointe Harling259_31Figure 27 (pointe Harling et parc Trafalgar)Fairbarns, 2011RPointe Harling

Les noms des occurrences d’élement (OE) sont tirés de la partie 1 du programme de rétablissement de la limnanthe de Macoun de la Colombie-Britannique ( partie 2).

* Indique une population absente de la base de données du CDC de la Colombie-Britannique au moment de la rédaction du présent rapport.

Figure 2. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 2. Secteurs 259_01 et 259_02 (~ 0,20 ha et ~0,15 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre fédérale près de Fort Rodd Hill. Les deux parcelles d’habitat essentiel désigné dans ces secteurs couvrent ~0,15 ha et 0,11 ha.

Figure 3. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 3. Secteur 259_03 (~ 1,5 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre fédérale au cap Albert. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,25 ha.

Figure 4. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 4. Secteurs 259_04, 259_05 et 259_06 (~ 1,0, ~ 5,5 et ~ 23,7 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun près de la colline Mary. L’habitat essentiel dans ces secteurs couvre ~ 0,13, ~ 0,27 et ~ 0,5 ha.

Figure 5. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 5. Secteur 259_07 (~ 0,2 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre fédérale sur l’île Inskip nord-est. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,01 ha.

Figure 6. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 6. Secteur 259_08 (~ 0,37 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre fédérale au cap Duntze. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,06 ha.

Figure 7. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 7. Secteur 259_10 (~ 1,7 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre non fédérale du côté nord-ouest de la pointe Rocky. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,60 ha.

Figure 8. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 8. Secteurs 259_11 (~ 48,9 ha) et 259_12 (~ 1,4 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur des terres fédérales des côtés ouest et sud‑ouest de la pointe Rocky. L’habitat essentiel désigné dans ces secteurs couvre ~ 10,5 et ~ 0,25 ha.

Figure 9. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 9. Secteur 259_13 (~ 43,0 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre fédérale du côté est de la pointe Rocky. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 2,3 ha.

Figure 10. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 10. Secteur 259_14 (~234,0 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre fédérale du centre de la pointe Rocky. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 13,0 ha.

Figure 11. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 11. Secteur 259_15 (~0,4 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre fédérale au cap William. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,07 ha.

Figure 12. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 12. Secteur 259_16 (~2.4 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur des terres non fédérales à l’île Trial. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,4 ha.

Figure 13. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 13. Secteur 259_17 (~1,6 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre non fédérale de la pointe Gonzales. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,2 ha.

Figure 14. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 14. Secteur 259_18 (~1,1) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun dans le parc provincial Drumbeg (terre non fédérale). L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,25 ha.

Figure 15. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 15. Secteur 259_19 (~5,0 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre non fédérale à la pointe Beaver, île Saltspring. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 2,1 ha.

Figure 16. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 16. Secteur 259_20 (~ 6,7 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur des terres non fédérales. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 1,5 ha.

Figure 17. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 17. Secteur 259_21 (~0.3 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre non fédérale à la pointe Creyke. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,06 ha.

Figure 18. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 18. Secteur 259_22 (~0,5 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre non fédérale à la pointe Cabin. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,2 ha.

Figure 19. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 19. Secteur 259_23 (~1,2 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre non fédérale au nord de l’anse Arbutus. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,4 ha.

Figure 20. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 20. Secteur 259_24 (~ 2.2 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,63 ha.

Figure 21. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 21. Secteur 259_25 (~ 46,9 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre non fédérale sur la colline Montreul. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 3,3 ha.

Figure 22. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 22. Secteur 259_26 (~ 6,8 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur des terres non fédérales. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,7 ha.

Figure 23. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 23. Secteur 259_27 (~ 33,7) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun dans le parc Uplands (terre non fédérale). L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 1,4 ha.

Figure 24. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 24. Secteur 259_28 (~ 0,6 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre non fédérale à la pointe Downes. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,06 ha.

Figure 25. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 25. Secteur 259_29 (~ 0,6 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur une terre non fédérale à la pointe Saxe. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,1 ha.

Figure 26. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 26. Secteur 259_30 (~ 20,9 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur des terres non fédérales et autochotone. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 3,7 ha.

Figure 27. Secteur où se trouve de l’habitat essentiel.

Figure 27. Secteur 259_31 (~ 2,7 ha) où se trouve de l’habitat essentiel de la limnanthe de Macoun sur des terres non fédérales à la pointe Harling. L’habitat essentiel désigné dans ce secteur couvre environ 0,2 ha.

3.2. Calendrier des études visant à délimiter l’habitat essentiel

La présente section décrit des activités (Tableau 3) qui permettront de trouver d’autres parcelles d’habitat essentiel, nécessaires à l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition.

Tableau 3. Calendrier des études
Description des activitésJustificationCalendrier
Afin de pouvoir désigner suffisamment d’habitat essentiel pour la survie des populations existantes, il faudra préciser l’étendue maximale des colonies et l’habitat utilisé en poursuivant la surveillance de ces populations.Étant donné les grandes fluctuations de population, il n’est pas possible de désigner l’habitat essentiel d’après les données d’une seule année (qui pourrait être une mauvaise année où les populations sont petites et où certaines colonies sont indétectables). Il faut donc des jeux de données à long terme pour s’assurer de caractériser la pleine étendue des fluctuations de population et de l’utilisation de l’habitat.Surveillance constante jusqu’à ce que l’analyse statistique des fluctuations de population offre une certaine certitude que les les grandes fluctuations ont été caractérisées.

3.3. Activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel

On trouvera au Tableau 4 des exemples d’activités susceptibles de détruire l’habitat essentiel. On trouvera au tableau 6 des exemples d’activités susceptibles de détruire l’habitat essentiel. Une telle destruction survient lorsque toute partie de l’habitat essentiel est dégradée, de manière permanente ou temporaire, de sorte que l’habitat essentiel ne puisse plus répondre aux besoins de l’espèce. Cette destruction peut résulter d’une ou plusieurs activités se déroulant à un moment précis, ou encore des effets cumulatifs d’une ou plusieurs activités se déroulant pendant un certain temps.

Tableau 4. Exemples d’activités susceptibles de détruire l’habitat essentiel.
ActivitéEffets sur l’habitat essentielLocalités particulièrement vulnérables
Activités récréatives (p. ex. randonnée pédestre, vélo, promenade d’animaux de compagnie)Compactage du sol et perte de végétation menant à l’altération d’attributs de l’habitat, notamment du régime hydrologique (diminution de l’infiltration ou augmentation du ruissellement). Les limnanthes de Macoun peuvent subir du stress et mourir ou ne pas pouvoir germer à cause d’une capacité réduite de l’habitat à fournir l’humidité appropriée du sol. L’érosion accrue pourrait entraîner une perte d’habitat.

Parc Uplands

Parc Saxe Point

Parc prov. Ruckle

Parc Trafalgar

Pointe Harling

Anse Glencoe

Parc Kwatsech

Pointe Creyke

Conversion directe de terres aux fins de développement résidentiel ou commercial (y compris l’entretien et la modification de d’ouvrages existants)Cette activité peut détruire directement de l’habitat ou causer du compactage du sol et une perte de végétation (voir les effets sous Activités récréatives), l’ombrage de limnanthes de Macoun (par des végétaux introduits ou des bâtiments) et l’altération du régime d’humidité (p. ex. drainage entravé ou réduction de l’écoulement d’eau parvenant aux limnanthes en raison du creusage de fossés ou la diversion de l’eau souterraine par des ouvrages construits). Ainsi, les niveaux d’ensoleillement ou d’humidité peuvent être modifiés au point de stresser ou de tuer les limnanthes ou de les empêcher de germer, de sorte que l’habitat n’offre plus les conditions requises.

Anse Arbutus

Secteur du parc Devonian

Pointe Downes

Colline Montreul

Rice Farm

Yellow Point Lodge

Aménagement paysager (fauchage, construction de sentiers, plantation)L’aménagement paysager peut causer une conversion directe du terrain, du compactage du sol et une perte de végétation (voir les effets sous Activités récréatives), l’altération du régime d’humidité (voir les effets sous Conversion directe de terres) et l’introduction de plantes exotiques envahissantes (par plantation intentionnelle ou introduction accidentelle attribuable p. ex. à l’utilisation d’engins pas nettoyés). Les plantes exotiques envahissantes peuvent concurrencer la limnanthe de Macoun, limiter les quantités de lumière, d’eau et d’éléments nutritifs disponibles et ainsi faire en sorte que l’habitat n’offfe plus les conditions nécessaires à l’espèce. Les limnanthes de Macoun peuvent subir du stress et mourir ou ne pas pouvoir germer

Anse Arbutus

Secteur du parc Devonian

Pointe Downes

Colline Montreul

Rice Farm

Yellow Point Lodge


[4] Le terme « colonie » désigne ici un groupe de plusieurs individus poussant en étroite proximité et correspond au mot anglais patch. Aucune échelle cartographique ou distance de séparation minimale précises n’a été utilisée pour donner une définition quantitative de la colonie; la délimitation des colonies est fondée sur les relevés réalisés par un biologiste connaissant bien l’espèce. Puisqu’on ne dispose d’aucune information sur le réservoir de semences, on présume que celui-ci occupe le même espace que les colonies : la seule information permettant d’évaluer l’étendue du réservoir de semences de la limnanthe de Macoun repose sur les caractéristiques physiques des graines, qui laissent croire que leur capacité de dispersion est sans doute très limitée (COSEPAC, 2004).