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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Narval (Monodon monoceros) au Canada - Mise à jour

Habitat

Besoins en matière d’habitat

Les narvals occupent une vaste région de l’Arctique, mais on connaît peu leurs besoins exacts en matière d’habitat. En été, ils préfèrent les zones côtières où l’eau est profonde et à l’abri du vent (Finley, 1976; Kingsley et al., 1994; Richard et al., 1994). D’après des études de télédétection, il semble que les narvals préfèrent s’installer près des limites thermiques créées par les remontées d’eau froide et des zones frontales où les masses d’eau se rencontrent (Barber, 1989). Toutefois, la perte de graisse chez les narvals femelles pourrait signifier que le choix d’habitat estival relève plus des exigences de mise bas que de la disponibilité de nourriture (Finley et Gibb, 1982). Lors de la migration automnale et plus tard, pendant leur période d’hivernage dans la zone de banquise, les narvals favorisent les fjords profonds et la pente continentale, où la profondeur de l’eau varie de 1 000 à 1 500 m et les remontées d’eau pourraient accroître la productivité biologique (Dietz et Heide-Jørgensen, 1995; Dietz et al., 2001). La qualité de l’habitat de glace, associée en particulier à la présence de chenaux dans la glace de rive et à la densité de la banquise fragmentée, semble déterminante dans le choix d’habitat (Koski et Davis, 1994). En outre, la glace pourrait permettre aux narvals de se mettre à l’abri des épaulards.

Tendances en matière d’habitat

Personne n’a encore évalué les effets que pourrait avoir la modification de l’habitat de glace résultant des changements climatiques sur les populations de narvals. Il s’agit pourtant d’une question importante, puisque l’aire de répartition de l’espèce pourrait être directement reliée aux fluctuations à long terme de la température et de la couverture de glace qui en résulte (Vibe, 1967).