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Cahier de consultation de la Morue franche

Information sur l'espèce

Laurentian North Population

Population de morue franchedu Nord laurentien (3Ps3Pn4RS)

Morue franche – Population du Nord laurentien (4RS3Pn3Ps)

 Les morues qui composent cette population sont une combinaison des stocks identifiés par le MPO à des fins de gestion comme : 1) le banc Saint-Pierre (sous-division 3Ps de l'OPANO); 2) le nord du golfe du Saint-Laurent (sous-division 3Pn et division 4RS de l'OPANO). Ces stocks se retrouvent au nord du chenal Laurentien et le long de la côte sud de Terre-Neuve et de la Côte-Nord du Québec.

Évaluation du COSEPAC

Le COSEPAC justifie ainsi la désignation de la population de morue franche du Nord laurentien (4RS3Pn3Ps) comme population menacée :

« Les morues dans le Nord du golfe du Saint-Laurent et le long de la côte sud de Terre-Neuve comprennent un assemblage de stocks au sein duquel il y a un mélange considérable. Elles connaissent actuellement de bas niveaux en tant que groupe et dans l’ensemble ont connu un déclin d’environ 80 p. 100 au cours des trente dernières années. Cependant, il existe des preuves que les niveaux actuels d’abondance ne sont pas sans précédents pour la morue sur la côte sud de Terre-Neuve, et la population y est stable depuis 1974. Les menaces à la persistancecomprennent la pêche (maintenant arrêtée dans le Nord du golfe), la prédation par les poissons et les phoques et les changements naturels et ceux produits par la pêche sur l’écosystème. »

Menaces qui pèsent sur la morue franche

Voici un aperçu sommaire des menaces qui pèsent sur la morue franche selon le COSEPAC :

  1. « Pêche (y compris les prises légales, illégales et non déclarées), qui menace notamment la morue du nord du golfe.  »
  2. « Altération de l’écosystème, attribuable à lapêche et à des facteurs naturels, entraînantune modification des niveaux de compétitionet de prédation interspécifique, notamment la prédation de la morue du nord du golfe par les phoques et d’autres poissons. »
  3. « Altération de l’habitat benthique par les engins de pêche (menace potentielle, mais non évaluée). »

Protection de la morue franche

Si la population de morue franche du Nord laurentien est ajoutée à la liste de l’annexe 1 de la LEP, il sera interdit de tuer un individu de cette population de morue franche, de lui nuire, de le harceler, de le capturer, de le prendre, de le vendre ou de l’acheter. La pêche de la morue franche de cette population ne serait autorisée que dans certaines circonstances, notamment (1) des recherches scientifiques qui profitent à l’espèce, (2) une activité qui profite à l’espèce ou qui est requise pour accroître ses chances de survie dans la nature et (3) une activité qui ne touche l’espèce que de façon incidente, en autant que l’activité ne mettra pas en péril la survie ou le rétablissement de l’espèce. Dans les cas où la morue est une prise accessoire d’autres pêches, il pourrait être difficile de limiter les prises de morue sans que cela ait une incidence sur les prises de l’espèce ciblée.

Conséquences possibles pour les intervenants

Une fois ajoutée à la liste des espèces en péril, la population de morue franche du Nord laurentien sera protégée. Si des activités données sont jugées menaçantes pour la survie et le rétablissement d’une espèce figurant sur la liste, des mesures de gestion seront prises pour limiter ces activités et voir à la protection des espèces en péril.

Les mesures précitées sont susceptibles d’avoir des répercussions diverses sur les intervenants, notamment d’entraîner pour eux des frais supplémentaires. La liste suivante n’étant pas exhaustive, nous vous invitons à profiter de la présente consultation pour signaler les omissions qu’elle comporte.

Autochtones

Des stratégies de gestion pourraient être envisagées, qui auraient des répercussions sur les peuples autochtones pêchant des espèces commerciales dans des eaux fréquentées par la morue franche.

Industrie de la pêche

Il importe de déterminer l’ampleur totale de la menace que fait peser toute activité de pêche sur la morue franche. Si une activité de pêche particulière est jugée menaçante pour la survie et le rétablissement d’une espèce inscrite sur la liste, des mesures de gestion seront prises pour éliminer la menace. Il pourrait notamment s’agir d’interdire la pêche, d’accroître la présence d’observateurs dans certaines zones, de fermer des zones à la pêche, de faire modifier les engins ou d’adopter d’autres mesures élaborées en collaboration avec l’industrie pour éliminer ou réduire les interactions entre l’espèce en question et la pêche.

Industrie du pétrole et du gaz

On connaît mal les effets que peut avoir l’industrie du pétrole et du gaz sur les populations de poisson de fond. Il se peut que la prospection sismique ait un effet délétère sur les poissons démersaux ainsi que sur leurs œufs et larves. Les projets d’activités pétrolières et gazières visés par la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCEE) devront, conformément à cette loi, tenir compte des effets de ces activités sur les espèces inscrites sur la liste de la LEP.

Activités scientifiques

Il est possible que les personnes qui veulent effectuer des recherches sur la population de morue franche du Nord laurentien ou dans les zones faisant partie de son habitat aient à se conformer à des lignes directrices strictes. Celles-ci pourraient limiter le type de recherche autorisée et accroître les délais de planification des projets de recherche.