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Annexe B : Rétablissement des populations d'esturgeon blanc du bas et du mi-Fraser et habitats importants

Nota : Les populations d'esturgeon blanc du bas et du mi-Fraser ont été désignées comme en voie de disparition par le COSEPAC en 2003, mais n'ont pas été inscrites sur la liste de la LEP en 2006. Ainsi, les dispositions de la LEP ne s'appliquent pas à ces populations, et elles ne font pas l'objet d'interdictions automatiques ou d'exigences de désignation de l'habitat essentiel. L'information pertinente sur le rétablissement de ces populations est incluse en tant qu'annexe dans le Programme de rétablissement dans le but de brosser un tableau complet de la conservation de l'esturgeon blanc en Colombie-Britannique.

1. Rétablissement des populations du bas et du mi-Fraser17

1.1 Objectifs de rétablissement

Les objectifs de rétablissement suivants s'appliquent aux populations d'esturgeon blanc du bas et du mi-Fraser :

1. Prévenir la disparition de chacune des populations d'esturgeon blanc identifiées en s'assurant qu'il n'y a aucune perte nette du potentiel de reproduction.

2. Atteindre ou dépasser les cibles suivantes en matière de population et de répartition pour assurer la conservation dans un délai de 50 ans :

  1. 10 000 individus matures dans le bas Fraser;
  2. individus matures actuels dans le mi-Fraser;
  3. sex-ratio à maturité d'environ 1:1;
  4. répartition dans l'aire de répartition naturelle;
  5. structure par âge naturelle;
  6. recrutement naturel dans le bas Fraser, suffisant pour que l'on puisse atteindre l'objectif a;
  7. maintien des niveaux actuels de recrutement naturel dans le mi-Fraser;

4. Déterminer les niveaux actuels d'utilisation bénéfique par les pêches ASR et commerciales au saumon au filet maillant et à la senne de plage ainsi que par les pêches récréatives (avec remise à l'eau). Maintien des niveaux actuels d'utilisation bénéfique du moment qu'ils ne menacent pas le rétablissement de la population tel qu'indiqué ci-devant.

5. Atteindre ou dépasser les cibles de population et de répartition en matière d'utilisation bénéfique étendue dans les délais précisés. À mesure que l'on atteindra les cibles biologiques de rétablissement, on établira et ajustera les cibles et les délais de l'utilisation bénéfique. Ces cibles peuvent varier d'une population à l'autre.

1.2 Cibles de rétablissement de la population

Dans le programme de rétablissement, on propose les cibles suivantes pour la viabilité à long terme de la population, telles que définies dans la section sur les cibles de rétablissement de la population. À mesure que l'on obtiendra plus de données, il faudra peut-être revoir les cibles. On estime que les cibles sont suffisantes pour la planification du rétablissement de l'esturgeon blanc au cours des 10 prochaines années.

1.2.1 Abondance

On propose une cible provisoire de 10 000 individus matures pour la population du bas Fraser, et une cible de l'abondance actuelle pour le mi-Fraser. La maturité est définie en tant que longueur à la fourche de 1,6 m ou âge de 18 à 20 ans. Ces cibles en matière d'abondance sont plus élevées que pour les quatre populations inscrites, bien que, dans le bas Fraser en particulier, la capacité de charge de l'habitat soit bien supérieure à celle que l'on observe dans d'autres zones. Si l'on se fonde sur la littérature scientifique disponible, ces cibles seraient suffisantes pour satisfaire aux critères d'abondance dont l'atteinte permettra de compenser les menaces causées par les changements démographiques, environnementaux et génétiques au cours de 100 prochaines années. Comme on connaît mal la variation génétique au sein de ces populations, on présume que celle-ci sera adéquate étant donné la longue durée de génération (environ 40 ans) et le calendrier de planification prévu dans le présent document. Cependant, ces cibles en matière d'abondance offrent peu de protection contre les catastrophes environnementales ou les hausses significatives de l'utilisation bénéfique. Il convient également de noter que l'estimation actuelle de la population du mi-Fraser est fragile et doit être améliorée si l'on veut soutenir la cible en matière d'abondance.

1.2.2 Taux de croissance de la population

L'abondance au sein des populations naturelles est fluctuante, ce qui peut rendre difficile la détection des tendances à court terme. Lorsque les populations sont en dessous du niveau d'abondance cible, l'objectif est celui d'une croissance continue à long terme pour toutes les populations. On propose les cibles suivantes en matière de taux de croissance :

  • niveau de recrutement naturel constant dans le mi-Fraser;
  • recrutement naturel dans le bas Fraser permettant l'atteinte des cibles en matière de population;
  • maintien au moins de l'abondance actuelle de toutes les classes d'âge dans la population du mi-Fraser;
  • accroissement de l'abondance de toutes les classes d'âge dans la population du bas Fraser en vue d'atteindre les cibles en matière de population.

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1.2.3 Structure de la population

On propose les cibles suivantes pour la structure de la population :

  • répartition dans l'aire de répartition naturelle des populations;
  • sex-ratio naturel (actuellement défini à 1:1);
  • structure par âge naturelle.

Une répartition stable selon l'âge devrait être très asymétrique, la majorité des individus appartenant aux classes d'âges immatures.

1.2.4 Diversité de la population

Comprendre les niveaux historiques et actuels des sous-populations et les habitats qui leur sont associés, protéger les habitats importants et, lorsque c'est possible, restaurer les habitats requis pour le maintien ou le rétablissement de la population.

1.3 Approches adoptées pour atteindre les objectifs de rétablissement des populations du bas et du mi-Fraser

Tableau B-1. Stratégies recommandées pour atteindre les objectifs en matière de gestion établis pour les populations non inscrites en vertu de la LEP. Le tableau comporte les quatre colonnes suivantes, de gauche à droite : Priorité, Stratégie, Mesures et Mesure du rendement. Juste en dessous des en-têtes des colonnes se trouvent sept rangées qui se lisent comme suit, de gauche à droite :

Rangée 1 : Nécessaire, Atteindre ou dépasser les cibles en matière de population dans les délais précisés, 1. Surveiller les tendances démographiques. 2. Établir les paramètres de l'utilisation bénéfique. Les cibles ont-elles été atteintes? Rangée 2 : Nécessaire, Protéger les habitats importants, 1. Déterminer les besoins en matière d'habitat pour les principaux stades biologiques. 2. Définir les habitats importants (y compris les processus écologiques connexes). 3. Protéger, maintenir et améliorer les habitats importants de l'esturgeon blanc. 4. Assurer la diversité, la connectivité et la productivité de l'habitat. 5. Assurer la coordination entre les organismes de réglementation dont la sphère de compétence englobe l'habitat de l'esturgeon blanc. L'habitat important a-t-il été défini? Les habitats importants ont-ils été protégés? Rangée 3 : Nécessaire, Clarifier, gérer et atténuer les menaces, 1. Clarifier les menaces suivantes et leurs risques relatifs : a. pêche dirigée et non dirigée; b. pollution; c. sources de nourriture; d. habitat. 2. Prendre des mesures particulières pour gérer les risques : a. protéger, maintenir et améliorer les habitats importants; b. prévenir la pêche illégale; c. atténuer l'impact des pêches en mettant en place des règlements et de meilleures pratiques; d. limiter et gérer les rejets de polluants et la charge en contaminants, notamment dans les zones adjacentes à des habitats importants; e. protéger, maintenir et améliorer la qualité de l'eau; f. gérer et atténuer l'expansion de l'aquaculture commerciale de l'esturgeon; g. mieux comprendre, maintenir et améliorer la disponibilité de la nourriture pour tous les stades biologiques et pour chaque population. 3. Surveiller les indicateurs des menaces et les tendances des populations. 4. Clarifier les rôles et responsabilités réglementaires des organismes dont la sphère de compétence couvre les menaces qui pèsent sur l'esturgeon blanc et son habitat. Les rôles et responsabilités réglementaires ont-ils été clarifiés? Les menaces sont-elles suffisamment gérées ou atténuées? Rangée 4 : Important, Combler les lacunes dans les données qui limitent la conservation de l'esturgeon blanc. 1. Répondre aux besoins en matière de recherche pour définir les habitats importants (voir les études visant à combler les lacunes dans les connaissances à l'annexe A). 2. Combler les lacunes dans les données biologiques de référence (voir l'analyse des lacunes dans les données à la section 7 : Lacunes dans les connaissances), Les lacunes en matière d'information ont-elles été comblées? Rangée 5 :Important, Sensibiliser davantage les intervenants et le public en général à l'esturgeon blanc et à ses besoins en matière de conservation. 1. Accroître la sensibilisation et la gérance dans l'aire de répartition naturelle de l'esturgeon blanc. 2. Mener des actions efficaces pour informer le public au sujet de l'espèce et de ses besoins en matière de conservation. 3. Appuyer l'apprentissage et la communication entre tous les groupes de travail. 4. S'assurer de la participation de la collectivité et des experts techniques. A-t-on mené des activités de sensibilisation générale à la conservation de l'esturgeon? Rangée 6 : Secondaire, Maintenir et, si nécessaire, restaurer les fonctions des écosystèmes importantes pour l'esturgeon blanc. 1. Intégrer les besoins des populations saines d'esturgeon blanc dans la gestion de ses espèces de proies, notamment du saumon, de l'eulakane et des poissons résidents. 2. Tenir compte des besoins des autres espèces pendant le rétablissement de l'esturgeon blanc. 3. Gérer les espèces de poissons prédateurs non indigènes pour réduire les impacts sur l'esturgeon blanc. 4. Assurer la coordination avec les organismes de réglementation qui sont influents ou dont la sphère de compétence englobe les espèces de proies de l'esturgeon blanc. L'écosystème est-il « sain » pour l'esturgeon blanc? Rangée 7 : Secondaire, Mettre en œuvre le programme de rétablissement, 1. Protéger les espèces grâce à la réglementation existante. 2. Assurer le financement de la mise en œuvre des mesures de rétablissement. 3. Mettre à jour et réviser le programme au moins tous les cinq ans. Le programme de rétablissement a-t-il été mis à jour tel que requis?

Tableau B-1. Stratégies recommandées pour atteindre les objectifs en matière de gestion établis pour les populations non inscrites en vertu de la LEP.
PrioritéStratégieMesuresMesure du rendement
NécessaireAtteindre ou dépasser les cibles en matière de population dans les délais précisés.
  • Surveiller les tendances démographiques.
  • Établir les paramètres de l'utilisation bénéfique.
Les cibles ont-elles été atteintes?
NécessaireProtéger les habitats importants.
  • Déterminer les besoins en matière d'habitat pour les principaux stades biologiques.
  • Définir les habitats importants (y compris les processus écologiques connexes).
  • Protéger, maintenir et améliorer les habitats importants de l'esturgeon blanc.
  • Assurer la diversité, la connectivité et la productivité de l'habitat.
  • Assurer la coordination entre les organismes de réglementation dont la sphère de compétence englobe l'habitat de l'esturgeon blanc.
L'habitat important a-t-il été défini?
Les habitats importants ont-ils été protégés?
NécessaireClarifier, gérer et atténuer les menaces.
  • Clarifier les menaces suivantes et leurs risques relatifs :
    • pêche dirigée et non dirigée;
    • pollution;
    • sources de nourriture;
    • habitat.
  • Prendre des mesures particulières pour gérer les risques :
  • protéger, maintenir et améliorer les habitats importants;
  • prévenir la pêche illégale;
  • atténuer l'impact des pêches en mettant en place des règlements et de meilleures pratiques;
  • limiter et gérer les rejets de polluants et la charge en contaminants, notamment dans les zones adjacentes à des habitats importants;
  • protéger, maintenir et améliorer la qualité de l'eau;
  • gérer et atténuer l'expansion de l'aquaculture commerciale de l'esturgeon;
  • mieux comprendre, maintenir et améliorer la disponibilité de la nourriture pour tous les stades biologiques et pour chaque population.
  • Surveiller les indicateurs des menaces et les tendances des populations.
  • Clarifier les rôles et responsabilités réglementaires des organismes dont la sphère de compétence couvre les menaces qui pèsent sur l'esturgeon blanc et son habitat.
Les menaces ont-elles été clarifiées?
Les rôles et responsabilités réglementaires ont-ils été clarifiés?
Les menaces sont-elles suffisamment gérées ou atténuées?
ImportantCombler les lacunes dans les données qui limitent la conservation de l'esturgeon blanc
  • Répondre aux besoins en matière de recherche pour définir les habitats importants (voir les études visant à combler les lacunes dans les connaissances à l'annexe A).
  • Combler les lacunes dans les données biologiques de référence (voir l'analyse des lacunes dans les données à la section 6 : Lacunes dans les connaissances).
Les lacunes en matière d'information ont‑elles été comblées?
ImportantSensibiliser davantage les intervenants et le public en général à l'esturgeon blanc et à ses besoins en matière de conservation.
  • Accroître la sensibilisation et la gérance dans l'aire de répartition naturelle de l'esturgeon blanc.
  • Mener des actions efficaces pour informer le public au sujet de l'espèce et de ses besoins en matière de conservation.
  • Appuyer l'apprentissage et la communication entre tous les groupes de travail.
  • S'assurer de la participation de la collectivité et des experts techniques.
A-t-on mené des activités de sensibilisation générale à la conservation de l'esturgeon?
SecondaireMaintenir et, si nécessaire, restaurer les fonctions des écosystèmes importantes pour l'esturgeon blanc.
  • Intégrer les besoins des populations saines d'esturgeon blanc dans la gestion de ses espèces de proies, notamment du saumon, de l'eulakane et des poissons résidents.
  • Tenir compte des besoins des autres espèces pendant le rétablissement de l'esturgeon blanc.
  • Gérer les espèces de poissons prédateurs non indigènes pour réduire les impacts sur l'esturgeon blanc.
  • Assurer la coordination avec les organismes de réglementation qui sont influents ou dont la sphère de compétence englobe les espèces de proies de l'esturgeon blanc.
L'écosystème est-il « sain » pour l'esturgeon blanc?
SecondaireMettre en œuvre le programme de rétablissement.
  • Protéger les espèces grâce à la réglementation existante.
  • Assurer le financement de la mise en œuvre des mesures de rétablissement.
  • Mettre à jour et réviser le programme au moins tous les cinq ans.
Le programme de rétablissement a-t-il été mis à jour tel que requis?

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2. Important Habitats importants pour les populations d'esturgeon blanc du bas et du mi-Fraser, en Colombie-Britannique, au Canada

2.1 Introduction

2.1.1 But

Les populations d'esturgeon blanc du bas et du mi-Fraser non inscrites en vertu de la LEP étant incluses dans le programme de rétablissement, l'équipe de rétablissement a décidé qu'il convenait de déterminer les habitats importants pour ces populations et de les inclure dans le programme. Pour entreprendre cette évaluation, il faut résumer nos connaissances actuelles sur les habitats d'eau douce importants pour la survie ou le rétablissement de chaque population.

Le but de la présente section est d'examiner les renseignements pertinents qui s'appliquent à la détermination de l'habitat important de chaque population d'esturgeon blanc non inscrite en vertu de la LEP. Cette section introduit le concept d'habitat important (qui renvoie aux populations non inscrites en vertu de la LEP) et résume l'information dont nous disposons sur l'emplacement, l'étendue et l'état actuel de l'habitat d'eau douce important pour la survie ou le rétablissement de l'esturgeon blanc au Canada, ainsi que sur les menaces potentielles qui pèsent sur lui. Cette section indique les sources des données ainsi que leur fiabilité et fournit une brève analyse des lacunes dans les données. Le présent document comprend également des cartes qui permettent d'illustrer les zones géographiques contenant certaines caractéristiques importantes de l'habitat. La plupart de l'information sur l'esturgeon blanc présentée dans cette section provient du corps principal du document intitulé Programme national de rétablissement de l'esturgeon blanc.

Bien que l'habitat important déterminé pour les populations d'esturgeon blanc de la Colombie-Britannique non inscrites en vertu de la LEP n'ait aucune signification ou portée légale en vertu de la LEP, il peut être utilisé pour orienter les décisions prises par diverses parties, y compris les organismes de réglementation. Le présent document offrira aux utilisateurs une orientation initiale concernant les impacts potentiels sur des types particuliers d'habitats, les habitats supplémentaires ou les besoins en matière d'évaluation de l'utilisation de l'habitat par les esturgeons et, enfin, les activités potentielles d'atténuation qui sont nécessaires si l'on veut éviter les impacts sur les habitats, sur le potentiel de rétablissement de la population ou sur des individus en particulier. Pêches et Océans Canada (MPO) pourrait utiliser cette section pour éclairer les décisions prises concernant la gestion de l'habitat dans le secteur.

2.1.2 Habitat important

La détermination des habitats qui sont nécessaires au soutien de tous les stades biologiques est vitale pour la gestion d'une espèce en déclin, et constitue l'un des aspects qui pose le plus de défis en matière de gestion. Malgré sa complexité, l'enjeu fondamental est le même pour toutes les espèces : déterminer le rôle de l'habitat dans la limitation de la population et répondre à la question suivante, à savoir « quelle quantité d'habitat, et de quel type, est requise pour maintenir ou rétablir des populations viables de l'espèce »?

Pour les espèces qui ne sont pas inscrites en vertu de la LEP, l'habitat important peut être défini comme l'habitat qui est nécessaire au soutien des stades biologiques essentiels et qui peut jouer un rôle clé dans le maintien, la survie ou le rétablissement de l'espèce. La désignation de l'habitat important englobe la zone géographique ainsi que les caractéristiques de l'habitat comme la qualité de l'eau, la présence de grands débris ligneux, les qualités de l'habitat pour le frai, etc. L'habitat important est distinct de l'« habitat essentiel », qui est déterminé en vertu de la loi uniquement pour les populations inscrites en vertu de la LEP.

Pour compléter cette définition, Rosenfeld et Hatfield (2006) proposent plusieurs définitions de travail concrètes qui offrent une orientation générale et des critères d'évaluation des habitats potentiellement importants.

  1. Habitat important de façon disproportionnée. Le point décisif est de savoir si la perte d'une unité particulière de l'habitat aura des effets significatifs sur les effectifs pour une population dont l'abondance est conforme à la cible de rétablissement. Cela met l'accent sur l'établissement des priorités en matière de protection de l'habitat en fonction des conséquences de pertes ou de gains d'habitat pour la population, en sachant que si une unité particulière de l'habitat peut être perdue sans effets sur les effectifs, elle a peu de chances d'être essentielle.
  2. Sous-ensemble minimal d'habitats nécessaires à la persistance d'une espèce ou d'une population. Cela met l'accent sur le fait que l'objectif par défaut pourrait ne pas être de protéger la totalité de l'aire de répartition d'une espèce, et sur le fait que, pour certaines espèces, des configurations ou des sous-ensembles différents d'habitats de qualité variable pourraient assurer la persistance de l'espèce.
  3. Habitats qui sont nécessaires pour maintenir l'intégrité et les fonctions de l'écosystème. Cela met l'accent sur le fait que des parties séparées d'habitats doivent fonctionner « adéquatement » et que les processus qui influent sur la qualité de l'habitat doivent être maintenus (p. ex., inondations de cours d'eau, zones riveraines tampon, etc.).

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2.2 Approche générale

Une approche raisonnable pour déterminer l'habitat important pour une espèce en déclin consiste à examiner la quantité et le type d'habitat nécessaire pour que l'espèce persiste et se rétablisse. En raison d'un manque de données, il n'est pas possible, à l'heure actuelle, d'établir complètement la relation quantitative qui existe entre l'habitat et la taille de la population. Les populations du bas et du mi-Fraser affichent des conditions quelque peu différentes de celles des populations qui sont inscrites en vertu de la LEP. Dans le mi-Fraser, la population est proche de son niveau historique et, par rapport à celle du haut Fraser, elle affiche davantage de résilience. D'un autre côté, le bas Fraser soutient la population qui présente les plus importants effectifs de la province ainsi que l'habitat disponible le plus étendu (y compris en mer). Ainsi, l'hypothèse par défaut selon laquelle l'utilisation actuelle de l'habitat constitue le meilleur indicateur d'un ensemble minimal d'habitat nécessaire pour l'avenir pourrait ne pas être appropriée dans ces deux cas. Malgré cela, et en raison du manque de données qui nous interdit d'adopter des approches de rechange, la même hypothèse a été utilisée pour définir les habitats importants pour les populations du bas et du mi-Fraser. Dans la mesure du possible, les délimitations de l'habitat ont été fondées sur les associations d'habitats qui ont été établies au cours d'un travail empirique détaillé. Les limites actuelles des données laissent penser que, grâce à de nouveaux renseignements, on pourrait déterminer des habitats importants supplémentaires.  

Certains des habitats importants proposés dans le présent document englobent de vastes zones du fleuve Fraser. Cela reflète en partie la variété des habitats qui sont utilisés par cette espèce, ainsi que les déplacements de grande ampleur dont elle est coutumière. Cependant, il convient également de noter que la définition proposée de zones étendues résulte aussi de grandes incertitudes dans notre compréhension de l'utilisation de l'habitat. La vaste zone géographique du bas et du mi-Fraser, de même que la complexité comparée du chenal du fleuve, pourraient rendre la délimitation précise de l'utilisation de l'habitat plus difficile que pour d'autres populations. Ainsi, les habitats importants proposés dans le présent document représentent, dans bien des cas, une délimitation large. Dans bon nombre de cas, il faudra mener des évaluations plus poussées si l'on veut offrir une délimitation des habitats plus précise et définitive et établir les caractéristiques de l'habitat qui seront nécessaires au rétablissement de l'espèce. D'autres renseignements pourraient ne permettre de définir qu'un sous-ensemble d'habitats au sein de ces zones plus larges.

Il convient de noter que le présent document n'a pas fait l'objet d'un examen par des pairs, et que les habitats importants n'ont pas de signification ou de portée légale en vertu de la LEP.

2.2.1 Processus

La fourniture d'information sur l'habitat important constituait une tâche distincte durant l'élaboration du programme de rétablissement. L'équipe nationale de rétablissement de l'esturgeon blanc comprend des représentants d'un certain nombre de groupes de travail techniques et communautaires œuvrant dans des bassins hydrographiques particuliers. Les membres de l'équipe nationale de rétablissement ont été chargés de diriger les groupes œuvrant dans des bassins particuliers dans le cadre d'un processus visant à colliger et évaluer l'information pertinente existante sur l'habitat essentiel pour les populations inscrites en vertu de la LEP, et sur l'habitat important pour les populations qui ne figurent pas sur cette liste. Lee Williston (ministère de l'Environnement) a dirigé le processus pour le mi-Fraser, tandis que Erin Stoddard (ministère de l'Environnement) a dirigé celui du bas Fraser. Ils ont été soutenus dans ce rôle par d'autres membres de l'équipe nationale et des groupes œuvrant dans des bassins particuliers. Ces groupes ont été chargés de déterminer les habitats candidats et de formuler des recommandations concernant les habitats importants. Ils devaient documenter les sources d'information et la fiabilité de l'information, et décrire les lacunes dans les données. Les résultats des discussions qui se sont tenues à l'échelle des bassins hydrographiques sont fournis dans les sections suivantes. Toute l'information de base figurant dans le présent document a été recueillie durant l'élaboration de plans de rétablissement ou de conservation propres à ces bassins particuliers.

Outre la prise de décisions concernant les habitats jugés importants, on a demandé aux groupes œuvrant dans des bassins particuliers de contribuer à définir les limites de ces habitats. Cette tâche fait, de façon inévitable, intervenir un certain degré de subjectivité, malgré qu'elle ait reposé sur la prise en considération de l'information scientifique disponible. Les limites relatives à l'élévation des habitats importants sont restreintes aux niveaux annuels des hautes eaux. Toutes les limites ont été tracées sur des cartes.

3. Important Habitats importants pour les populations non inscrites en vertu de la LEP

3.1 Stades biologiques clés et besoins en matière d'habitat

3.1.1 Habitat des juvéniles précoces

Le stade de juvénile précoce est défini comme allant de l'éclosion à deux ans, et peut être subdivisé en deux stades, comme suit :

De 0 à 21 jours-- Il s'agit de la période s'échelonnant de l'éclosion au moment du début de l'alimentation exogène. Il comprend les phases de cache dans les espaces interstitiels, de dérive, de nage et de début de l'alimentation exogène. On connaît mal cette phase de développement chez les espèces sauvages, mais on sait qu'il s'agit d'une phase importante pour le recrutement car les larves sont très vulnérables à la prédation. Ces habitats devraient être étroitement associés au frai et à l'incubation. Les recherches actuelles menées dans la rivière Nechako indiquent que les esturgeons nouvellement éclos commencent par se cacher, une phase qui dure jusqu'au début de l'alimentation. Ainsi, la dérive sur de longues distances en aval de ces habitats est vraisemblablement limitée (Steve McAdam, ministère de l'Environnement de la C.-B., communication personnelle).

21 jours à deux ans-- Les besoins en habitat durant cette période de deux ans pourraient être considérablement différents de ceux qui prévalent au stade biologique immédiatement précédent. L'information sur ce groupe d'âge est limitée; toutefois, à partir de l'âge 1 en particulier, les poissons semblent utiliser des habitats semblables à ceux des esturgeons immatures et adultes. Des renseignements récents indiquent que les poissons à ce stade pourraient ne pas utiliser les parties basses des estuaires ou les habitats marins, car on n'a capturé aucun juvénile âgé de moins de deux ans en aval du kilomètre 10,5 (Glova et al. 2008, 2009). Cependant, l'échantillonnage limité dans ces habitats ne permet pas d'exclure de façon définitive une telle utilisation, notamment dans la mesure où ces zones sont largement utilisées par des juvéniles tardifs et des poissons matures. De façon générale, Glova et al. 2008, 2009) confirment que les esturgeons d'âge un et plus semblent se concentrer dans certaines zones plus que dans d'autres, et qu'ils pourraient utiliser des habitats similaires à ceux des adultes. Toutefois, aucun esturgeon d'âge 0 et plus (au cours de leur première année) n'a été capturé, de sorte que la similarité présumée dans l'utilisation de l'habitat chez les poissons âgés de moins d'un an doit être évaluée plus en profondeur.

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3.1.2 Habitat des juvéniles tardifs et des adultes

Les stades de juvénile tardif et d'adulte incluent les poissons qui sont âgés de plus de deux ans, la maturité débutant à environ 20 ans. Le cycle de vie de l'esturgeon blanc s'étend vraisemblablement sur plus de 80 ans, ce qui représente une période très longue. Des recherches plus poussées sur le cycle biologique des populations naturelles fréquentant le bas et le mi-Fraser, y compris l'utilisation des milieux marins et des estuaires du bas Fraser, pourraient permettre de catégoriser davantage cette période.

De deux ans à plus de 80 ans Bien que le régime alimentaire des poissons plus jeunes puisse être considérablement différent de celui des grands poissons adultes, l'utilisation de l'habitat durant ce stade est probablement similaire. Cependant, il dépend de la proie ou de la nourriture recherchée, de sa disponibilité ainsi que de l'ampleur et des profils des débits dans le fleuve et dans la zone tidale. De façon générale, les individus appartenant à cette classe occupent des habitats similaires à des fins d'alimentation, de rassemblement et, vraisemblablement, d'hivernage. Les différences en matière d'habitat de prédilection apparaissent probablement entre les classes d'âge de ce groupe en raison de la compétition, des différences significatives dans les besoins et les dépenses énergétiques et des exigences connexes en matière de calories. L'utilisation de l'habitat durant ce stade peut être subdivisée en cinq types généraux, comme suit :

Hivernage-- Les habitats d'hivernage sont habituellement des zones plus profondes à plus faible débit, qui se trouvent en aval des tributaires dans lesquels fraient les saumons ou dans les zones du chenal principal du fleuve qui jouent le rôle de zones de dépôt de carcasses. On sait que les rassemblements d'esturgeons dans ces zones sont significatifs, mais la taille et l'importance de ces rassemblements ou, encore, l'activité qui est déployée n'ont pas été décrits en raison de la difficulté qu'il y a à étudier ces paramètres dans un grand cours d'eau qui affiche une certaine profondeur et une certaine turbidité. On a montré que ces rassemblements étaient très importants (de dizaines de milliers de poissons) chez les populations semblables du bas Columbia (Michael J. Parsley, United States Geological Survey, communication personnelle). Les esturgeons résident habituellement dans ces zones tout au long de l'année. Cependant, les rassemblements semblent être plus importants durant la période hivernale, qui commence avec la diminution des quantités de saumons frayant à l'automne, vers le milieu du mois de décembre, et se termine vers le début du frai printanier, au milieu du mois de mars. Durant la période d'hivernage, les esturgeons se nourrissent encore de façon active, même lorsque les températures de l'eau baissent en janvier et en février (les niveaux d'activité semblent toutefois réduits).  

Migration et alimentation au printemps -- La migration printanière coïncide avec le début des activités de frai printanier des espèces de proies. Durant cette période, les esturgeons ont tendance à se concentrer sur tous les rassemblements printaniers de géniteurs, incluant les truites, les catastomidés et les cyprinidés, à des fins alimentaires. Dans le bas Fraser, les esturgeons se concentrent fortement dans les zones où se trouvent, au printemps, les saumoneaux ainsi que les eulakanes géniteurs, leur migration initiale en dehors des aires d'hivernage étant étroitement associée au début de la migration en amont des eulakanes géniteurs.

Rassemblement et frai-- On ne sait pas avec certitude si les adultes participent, avant le frai, à la migration printanière aux fins alimentaires ou leur migration vise essentiellement à se rendre dans les aires de rassemblement (haltes migratoires) préalable au frai. Cependant, dans le bas Fraser, des connaissances empiriques et traditionnelles autochtones donnent à penser que les grands poissons migreraient en aval pour se nourrir d'eulakanes près de l'embouchure du fleuve, puis se déplaceraient vers l'amont hors de cette zone avant ou peu après le début des crues nivales printanières. Le rassemblement dans les haltes migratoires a lieu dans des zones profondes à plus faible débit adjacentes aux habitats de frai. Les esturgeons se déplacent vers les aires de frai dans des conditions hydrographiques automnales, après le pic des crues nivales (neige fondue). Le moment du frai est sans doute variable. Il n'a pas été enregistré de façon détaillée, et serait tributaire de la température et du débit. Cependant, il semble se produire entre le milieu du mois de juin et le début d'août.

Alimentation au début de l'été-- Cela inclut la période s'échelonnant de la fin de l'alimentation ciblant les géniteurs au printemps, au début de la migration des saumons vers l'amont. L'utilisation par l'esturgeon durant cette période est habituellement associée aux habitats des géniteurs au printemps ou aux zones de dépôt de carcasses. La première espèce de saumons géniteurs à pénétrer dans le fleuve est le saumon quinnat, de mai à juin, mais elle ne semble provoquer que des changements limités dans la migration des esturgeons. Le début de la migration précoce des saumons rouges en vue du frai, au début de juillet, semble marquer la fin de cette période, lorsque les esturgeons commencent à migrer vers les cours d'eau où fraient les saumons rouges ou vers les zones connexes de dépôt de carcasses.

Migration et alimentation à la fin de l'été et à l'automne -- Le début de la migration précoce des saumons rouges en vue du frai au début du mois de juillet coïncide avec le début de cette période. Dans le bas Fraser, cette période s'étend bien après le début du mois de décembre, alors que de nombreuses espèces et des stocks importants de saumons migrent dans les cours d'eau pour frayer. Dans le mi-Fraser, cette période est vraisemblablement moins étendue en raison du nombre réduit d'espèces de saumons et de stocks ou, encore, des autres poissons frayant à l'automne et susceptibles de servir de proies aux esturgeons. Durant cette période, les déplacements des esturgeons liés à la prédation de différentes populations de saumons géniteurs peuvent être importants, notamment dans le bas Fraser. À la fin de cette période, l'utilisation de l'habitat est étroitement liée aux habitats d'hivernage, qui sont souvent des zones de dépôt pour les populations de saumons frayant à la fin de l'automne.

3.2 Mi-Fraser

Dans le mi-Fraser, les esturgeons blancs se tiennent au confluent de la rivière Nechako, à Prince George, en aval du canyon Hells Gate, à 210 km de l'embouchure, et au confluent et aux tronçons inférieurs des grands tributaires dans lesquels fraient les saumons. Les données sur les migrations sont limitées. Cependant, on a observé et enregistré des déplacements entre les aires de rassemblement, de frai et d'alimentation. L'abondance et la répartition actuelles des poissons dans le mi-Fraser sont vraisemblablement limitées par l'habitat et la disponibilité des proies, qui est elle-même limitée en raison de la présence de zones à plus fort gradient, et par l'abondance de saumons rouges en migration (qui sont des proies de l'esturgeon). Le mi-Fraser afficherait également une plus faible productivité globale et saisonnière que le bas Fraser, en raison des différences climatiques importantes et de la plus faible abondance d'espèces et de stocks de poissons anadromes. On pense que le tronçon situé en amont du kilomètre 674, au confluent de la rivière Nechako, abrite de faibles nombres d'esturgeons en raison d'une disponibilité de l'habitat encore plus limitée, bien que l'on observe, dans ce tronçon, la présence d'habitats dispersés qui sont similaires aux habitats de prédilection de cette espèce. Des recherches limitées ont été menées dans la totalité de ce tronçon du fleuve Fraser, au cours d'une étude provinciale réalisée au début des années 1990. Cependant, les études qui ont été menées depuis entre les kilomètres 410 et 674 n'ont été que limitées. Certains renseignements dérivés de la pêche récréative (captures et relâchement) ont été rendus publics et sont présentés dans le présent document pour le tronçon allant du kilomètre 210 au kilomètre 410. Cette pêche s'est établie dans le secteur depuis un certain temps, et a connu récemment une expansion.

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3.2.1 Habitat de frai et d'incubation

Le suivi par radiofréquence a permis de relever uniquement deux aires de frai ont été relevées dans le chenal principal du mi-Fraser. L'une de ces aires se trouve au confluent et à proximité du confluent de la rivière Cottonwood. Cependant, l'emplacement précis de l'aire de frai varie d'une année à l'autre en fonction des conditions du substrat et du débit. La deuxième aire de frai se trouve à environ dix kilomètres en aval du ruisseau Hawks. On présume, à partir de données empiriques, que des aires de frai se trouvent en aval du site du ruisseau Hawks, entre les kilomètres 210 et 500. Toutefois, très peu d'études ont été menées sur l'esturgeon dans ce tronçon du mi-Fraser. Il est probable que des aires de frai et d'incubation supplémentaires soient recensées à l'avenir. Selon des études récentes, dans les habitats naturels, les œufs d'esturgeons blancs pourraient ne pas dériver sur de longues distances, de sorte que l'on présume que les habitats d'incubation coïncident avec les habitats de frai.

Habitat important pour le frai et l'incubation -- Les zones de la rivière Cottonwood et du ruisseau Hawks sont les seules aires de frai déterminées pour l'esturgeon blanc dans le mi-Fraser. Cet habitat serait jugé important chaque année durant les mois de juin et de juillet, si l'on se fonde sur le moment connu du frai et de l'incubation. Cette période est suffisamment longue pour englober la variabilité annuelle connue du début du frai. Le degré de certitude qui accompagne la délimitation de l'habitat de frai important dans la zone de la rivière Cottonwood est évalué comme étant élevé, si l'on se fonde sur le suivi répété par radiofréquence des poissons dans cette zone durant la saison du frai. Le degré de certitude dans la délimitation de l'habitat de frai important dans la zone du ruisseau Hawks est également évalué comme étant élevé, si l'on se fonde sur le suivi des esturgeons matures par étiquettes radio.

Ces zones sont illustrées sur les figures B-1 et B-2 et sont décrites comme suit :

  • Rivière Cottonwood (entre les kilomètres 669 et 674);
  • Ruisseau Hawks (entre les kilomètres 539 et 542).

La zone qui s'étend entre les kilomètres 325 et 332 pourrait également être une aire de frai et un site d'incubation potentiellement importants compte tenu de l'utilisation répétée de cette zone par de grands esturgeons durant la période de frai, telle qu'elle est observée par les pêcheurs à la ligne dans la zone. L'aire de frai potentielle est illustrée sur la figure B-6 et décrite comme suit :

  • Près du confluent de la rivière Seton (entre les kilomètres 325 et 332).

Lacunes dans les données -- Il existe des lacunes mineures dans les données qui servent à établir les limites géographiques de cet habitat important. Cependant, des lacunes importantes affectent la détermination d'habitats similaires, particulièrement en aval du confluent du ruisseau Williams. Il existe également des incertitudes importantes concernant la qualité des habitats requis pour maintenir la fonction de ces habitats pour l'incubation et les premiers stades biologiques.

3.2.2 Habitat des juvéniles précoces

De 0 à 21 jours -- Voir les figures B-1, B-2 et B-6. On présume que l'habitat important à ce stade biologique inclut des zones comprises dans les aires de frai et d'incubation (ou immédiatement adjacentes à celles-ci) et qui se trouvent à une courte distance en aval, comme suit :

  • Rivière Cottonwood (entre les kilomètres 669 et 674);
  • Ruisseau Hawks (entre les kilomètres 539 et 542).
  • Près du confluent de la rivière Seton (entre les kilomètres 325 et 332).

21 jours à deux ans -- Les besoins en habitat durant cette période de deux ans pourraient être considérablement différents de ceux qui prévalent pour le stade biologique immédiatement précédent. Il est probable que les poissons à ce stade utilisent des types d'habitats similaires aux habitats de prédilection des individus immatures et des esturgeons adultes.

Habitats importants pour les juvéniles précoces -- Les habitats importants pour les poissons âgés de 0 à 21 jours sont les zones du confluent de la rivière Cottonwood et du ruisseau Hawks, les mêmes habitats que ceux qui ont été précédemment évalués comme importants pour le frai et l'incubation. Cet habitat serait être jugé important chaque année durant les mois de juin et de juillet, si l'on se fonde sur le moment connu du frai et de l'incubation. Cette période est suffisamment longue pour englober la variabilité annuelle connue du début du frai, de l'éclosion et des premiers stades de la croissance. L'habitat important s'étend probablement en aval, au-delà des limites des aires de frai et d'incubation, mais l'on ne peut, à l'heure actuelle, décrire la limite de cet habitat en aval. Le degré de certitude qui accompagne la détermination de cet habitat important est évalué comme étant élevé, si l'on se fonde sur les observations répétées du frai au confluent de la rivière Cottonwood et sur la présence d'esturgeons adultes portant des étiquettes de radiofréquence au site du ruisseau Hawks tout au long de la période du frai, bien que la définition de la limite de cet habitat en aval, au-delà de celles qui ont déjà été définies pour le frai et l'incubation, ne soit pas aussi certaine. Le site qui se trouve entre les kilomètres 330 et 332 a été proposé comme site potentiel de frai, d'incubation et d'élevage précoce du fait de son utilisation répétée par de grands esturgeons durant la période de frai, tel que le révèlent les captures des pêcheurs à la ligne. Le degré de certitude concernant ce site est modéré.

Si l'on se fonde sur la similarité présumée de l'utilisation de l'habitat par les poissons âgés de 21 jours à deux ans, les zones suivantes sont jugées importantes :

  • Rivière Cottonwood (entre les kilomètres 669 et 674);
  • Rivière Quesnel (entre les kilomètres 643 et 645);
  • Ruisseau Hawks (entre les kilomètres 539 et 552);
  • Rivière Chilcotin (entre les kilomètres 475 et 482);
  • Ruisseau Word (entre les kilomètres 468 et 470);
  • Ruisseaux Grinder et Lone Cabin (entre les kilomètres 428 et 432);
  • Ruisseau French Bar (entre les kilomètres 408 et 411);
  • Entre les kilomètres 405 et 407;
  • Entre les kilomètres 395 et 401;
  • Kilomètre 368;
  • Kilomètre 350;
  • Entre les kilomètres 320 et 344;
  • Entre les kilomètres 317 et 320;
  • Entre les kilomètres 310 et 315;
  • Kilomètre 282;
  • Entre les kilomètres 273 et 274;
  • Entre les kilomètres 250 et 255.

Ces zones sont illustrées sur les figures B-1 à B-9. Cet habitat serait être jugé important tout au long de l'année, comme l'atteste l'hypothèse d'une occupation continue. Le degré de certitude qui accompagne la détermination de cet habitat important est évalué comme allant de faible à modéré, étant donné que cette détermination repose sur des profils présumés d'utilisation de l'habitat.

Lacunes dans les données -- Il existe des lacunes modérées dans les données qui servent à établir les limites géographiques de cet habitat important. Les kilomètres de cours d'eau dont il est fait mention dans le présent document sont approximatifs. Les zones définies comme des habitats importants sont assez vastes, et leur détermination repose sur l'information dont nous disposons concernant l'utilisation de l'habitat par l'esturgeon blanc. Des études supplémentaires pourraient nous permettre d'accroître notre confiance à l'égard de ces limites et de définir avec davantage de précision les zones géographiques d'intérêt.

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3.2.3 Habitat des juvéniles tardifs et des adultes

Le stade de juvénile tardif et d'adulte est défini comme débutant à l'âge de deux ans. Bien que les exigences et préférences alimentaires soient probablement assez différentes, on s'attend à ce que, en général, tous les individus de cette classe occupent les mêmes habitats aux fins d'alimentation et d'hivernage.

IHabitat important d'hivernage pour les juvéniles tardifs et les adultes -- L'habitat d'hivernage de l'esturgeon blanc est caractérisé comme un habitat dans lequel les poissons peuvent maintenir leur position avec une dépense d'énergie minimale. Habituellement, ces zones sont également des zones de dépôt de carcasses de saumons. Les trous d'eau les plus profonds de la rivière sont, d'après nos connaissances, utilisés pour l'hivernage. Les emplacements particuliers décrits comme des aires d'hivernage importantes sont illustrés sur les figures B-1 à B-5 et comprennent ce qui suit :

  • Rivière Quesnel (entre les kilomètres 643 et 645);
  • Ruisseau Hawks (entre les kilomètres 539-552);
  • Ruisseau Chimney (entre les kilomètres 520 et 525);
  • Rivière Chilcotin (entre les kilomètres 475 et 482);
  • Ruisseau Word (entre les kilomètres 468 et 470);
  • Ruisseaux Grinder et Lone Cabin (entre les kilomètres 428 et 432);
  • Ruisseau French Bar (entre les kilomètres 408 et 411).

Aucune aire d'hivernage n'a été décrite entre Hells Gate (kilomètre 210) et le ruisseau French Bar (entre les kilomètres 408 à 411) en raison des lacunes actuelles dans les données.

Si l'on se fonde sur les périodes d'hivernage connues, ces habitats seraient être jugés importants chaque année entre novembre et mai. Le degré de certitude qui accompagne cette détermination de l'habitat important est évalué comme allant de modéré à élevé, si l'on se fonde sur la télémétrie par radiofréquence et sur les observations répétées d'une utilisation intensive de ces zones pour l'hivernage. D'autres zones, situées entre les kilomètres 411 et 470, pourraient également être des habitats importants pour l'alimentation et le rassemblement (haltes migratoires), mais nous devons effectuer un travail plus poussé si nous voulons étayer cette proposition.

Habitat important pour le rassemblement des adultes -- On sait que les esturgeons blancs du mi-Fraser se rassemblent dans des zones particulières en avril, mai, juin et juillet, avant le frai. Au cours de travaux récents, on a observé le rassemblement de poissons matures dans plusieurs zones de la rivière Cottonwood (entre les kilomètres 669 et 674) (Mike Ramsay, ministère de l'Environnement de la C.-B., communication personnelle). Cette partie de la rivière comporte de profonds trous d'eau qui sont utilisés pour le rassemblement, et l'on a observé que les poissons se déplacent fréquemment dans les zones adjacentes. Le suivi des esturgeons portant des étiquettes de radiofréquence a également permis de déterminer la présence de sites de rassemblement de poissons matures dans le ruisseau Hawks (entre les kilomètres 539 et 552). Les aires de rassemblement importantes confirmées sont illustrées sur les figures B-1 et B-2, et comprennent les zones suivantes :

  • Rivière Cottonwood (entre les kilomètres 669 et 674);
  • Ruisseau Hawks (entre les kilomètres 539-552).

Dans bon nombre de cas, les caractéristiques de l'habitat important pour le rassemblement dans des haltes migratoires chevauchent celles des habitats importants utilisés par les poissons pour se maintenir et pour hiverner, car les poissons qui se regroupent occupent généralement les habitats qui sont utilisés par les adultes à d'autres fins, avant la migration vers les aires de frai. Des zones de rassemblement importantes supplémentaires pourraient inclure les suivantes, illustrées sur les figures B-1, B-2 et B-6 :

  • Rivière Quesnel (entre les kilomètres 643 et 645);
  • Rivière Chilcotin (entre les kilomètres 475 et 482);
  • Près du confluent de la rivière Seton (entre les kilomètres 325 et 332).

Habitat important pour l'alimentation des juvéniles tardifs et des adultes -- Il ne semble pas y avoir de stade distinct de migration printanière et d'alimentation, comme dans le bas Fraser. Cependant, on sait que les esturgeons qui fréquentent cette zone se nourrissent de cyprinidés, de sorte qu'il est probable que des migrations vers les zones de frai des cyprinidés ont lieu à des fins alimentaires.Les habitats d'alimentation sont généralement similaires aux habitats d'hivernage. De nombreuses zones fortement utilisées ont été recensées pour ce stade biologique dans le mi-Fraser. Si l'on se fonde sur l'utilisation connue de l'habitat, on peut proposer plusieurs zones comme habitats d'alimentation importants, notamment (voir également les figures B-1 à B-9) :

  • Rivière Cottonwood (entre les kilomètres 669 et 674);
  • Rivière Quesnel (entre les kilomètres 643 et 645);
  • Ruisseau Hawks (entre les kilomètres 539-552);
  • Ruisseau Chimney (entre les kilomètres 520 et 525);
  • Ruisseau Riske (entre les kilomètres 485 et 495);
  • Rivière Chilcotin (entre les kilomètres 475 et 482);
  • Ruisseau Word (entre les kilomètres 468 et 470)
  • Ruisseaux Grinder et Lone Cabin (entre les kilomètres 428 et 432);
  • Ruisseau French Bar (entre les kilomètres 408 et 411);
  • Entre les kilomètres 405 et 407;
  • Entre les kilomètres 395 et 401;
  • Kilomètre 368;
  • Kilomètre 350;
  • Entre les kilomètres 320 et 344;
  • Entre les kilomètres 317 et 320;
  • Entre les kilomètres 310 et 315;
  • Kilomètre 282;
  • Entre les kilomètres 273 et 274;
  • Entre les kilomètres 250 et 255.

Ces habitats seraient jugés importants toute l'année. Le degré de certitude qui accompagne cette détermination de l'habitat important est évalué comme allant de modéré à élevé, si l'on se fonde sur la télémétrie par radiofréquence et sur les observations répétées de la présence d'esturgeons blancs à ces sites.

Lacunes dans les données -- Il existe des lacunes modérées dans les données qui servent à établir les limites géographiques de cet habitat important. Les kilomètres de cours d'eau dont il est fait mention dans le présent document sont approximatifs. Ces zones définies comme des habitats importants sont assez vastes, et leur détermination repose sur l'information dont nous disposons concernant l'utilisation de l'habitat par l'esturgeon blanc. Des études supplémentaires pourraient nous permettre d'accroître notre confiance à l'égard de ces limites et de définir avec davantage de précision les zones géographiques d'intérêt.

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3.3 Bas Fraser

Dans le bas Fraser, les esturgeons blancs fréquentent la zone située entre le canyon de Hells Gate, au kilomètre 210, en aval, et l'estuaire et la confluence avec l'océan, près de Vancouver; dans les grands tributaires dans lesquels fraie le saumon; dans les lacs Pitt et Harrison; dans les tronçons supérieurs des rivières Pitt et Lillooet; dans le détroit de Georgia et d'autres eaux marines côtières et extracôtières le long de la côte du Pacifique. On a également enregistré une migration en aval, dans le bas Fraser, d'individus appartenant à une population du mi-Fraser. La migration en rivière est modérément connue, et les déplacements entre les aires de rassemblement, de frai et d'alimentation peuvent couvrir de grandes distances (plus de 100 km). L'ampleur de la migration vers l'estuaire et les zones marines est mal connue, mais fait actuellement l'objet d'études. Cependant, des esturgeons qui ont été marqués dans le bas Columbia ont été capturés à près de 100 km en amont, dans le bas Fraser, ce qui indique qu'une utilisation intensive de l'estuaire et des zones marines et une migration sont probables. Cette partie du fleuve comprend plusieurs tronçons, y compris le canyon du Fraser (à accès restreint), entre les kilomètres 210 et 160, la gravière, qui va du kilomètre 160 au kilomètre 90 environ, le tronçon à plus faible gradient subissant l'effet des marées, qui va du kilomètre 83 au kilomètre 10 environ et, enfin, l'estuaire, depuis le kilomètre 10 jusqu'au kilomètre 5 à partir de l'embouchure. En outre, l'esturgeon blanc du bas Fraser a accès aux eaux marines du détroit de Georgia et du Pacifique, au grand lac Pitt, dont les eaux sont soumises à l'action des marées, au très grand lac Harrison et à de nombreux grands tributaires abritant des saumons.

L'abondance et la répartition actuelles de l'espèce dans le bas Fraser sont probablement limitées par la disponibilité de l'habitat, qui a été historiquement affecté par des aménagements importants de la plaine d'inondation et de l'estuaire, et par les perturbations qui en découlent. Elles sont également probablement limitées par la disponibilité de proies/d'aliments et, ainsi, par l'abondance des eulakanes, saumons et autres poissons en migration, par l'incidence des pêches autochtones et commerciales au saumon au filet maillant et à la senne de plage et, enfin, par l'incidence des pêches récréatives. La population du bas Fraser est également touchée par des aménagements industriels importants, les rejets et les activités qui ont lieu dans le fleuve, notamment dans le tronçon qui se trouve en aval du kilomètre 94. On compte également de nombreux rejets municipaux et agricoles de sources ponctuelles et diffuses dans cette partie du fleuve. Cet endroit de la province abrite plus de 60 % environ de la population humaine de la Colombie-Britannique, et possède de nombreuses installations portuaires dans le cours inférieur du fleuve et dans les zones immédiatement adjacentes.

La population d'esturgeon blanc du bas Fraser a également fait l'objet d'une évaluation au cours de l'étude provinciale menée au début des années 1990. Depuis 2000, un programme élargi de marquage et recapture exécuté par des bénévoles a été mené dans l'ensemble de cette partie du fleuve, par l'entremise de la Fraser River Sturgeon Conservation Society (FRSCS). La FRSCS et d'autres intervenants ont également mené de nombreuses autres études sur la population d'esturgeons du bas du fleuve, y compris une étude récente sur l'utilisation de l'habitat par des esturgeons juvéniles (Glova et al. 2008, 2009).

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3.3.1 Habitat de frai et d'incubation

On a confirmé la présence d'aires de frai dans le chenal principal et les chenaux latéraux du fleuve, dans la gravière (entre les kilomètres 94 et 160) et dans le canyon du Fraser, à partir de Hope et jusqu'en amont de Yale (entre les kilomètres 160 et 187). Cependant, l'emplacement précis de l'aire de frai varie d'une année à l'autre en fonction des configurations du chenal et du substrat ainsi que des conditions de débit. Il est probable que les réseaux des lacs et rivières Harrison et Pitt comportent également des aires de frai et d'incubation qui restent à déterminer. D'autres sites de frai et d'incubation devraient également être déterminés à l'avenir dans le chenal principal du fleuve Fraser. Les données recueillies au cours de recherches récentes indiquent que les œufs d'esturgeon blanc ne dérivent pas sur de longues distances, de sorte que les habitats d'incubation et de croissance des juvéniles précoces devraient coïncider avec les habitats de frai.

Habitats importants pour le frai et l'incubation -- Les chenaux latéraux à gradient plus élevé et les grands tributaires qui s'étendent à partir du confluent des rivières Sumas et Vedder, en amont de la rivière Coquihalla, et dans le canyon du fleuve Fraser, en amont de Saddle Rock, sont des aires de frai et d'incubation confirmées de l'esturgeon blanc du bas Fraser. Cet habitat serait être jugé important chaque année durant les mois de juin, juillet et août, si l'on se fonde sur le moment connu du frai et de l'incubation. Cette période est suffisamment longue pour englober la variabilité annuelle connue du début du frai. Le degré de certitude qui accompagne cette détermination de l'habitat important est évalué comme étant modéré. Malgré les observations d'activités de frai à ces sites, nous manquons d'études à long terme propres à chaque site. La délimitation de vastes zones d'habitats de frai importants pour la population du bas Fraser résulte de la combinaison d'un manque d'études à long terme, du potentiel de changement des conditions de l'habitat d'une année à l'autre et de la probabilité que diverses zones soient nécessaires pour le rétablissement. En outre, ces zones pourraient ne pas être adéquates pour le rétablissement des sous-populations qui pourraient être identifiées à l'avenir. Les zones du chenal principal du fleuve Fraser sont illustrées sur les figures B-10 à B-11 et décrites comme suit :

  • Canyon du fleuve Fraser (entre les kilomètres 160 et 187);
  • Chenaux latéraux et chenal principal du fleuve Fraser (entre les kilomètres 94 et 160).

Lacunes dans les données -- Il existe des lacunes dans les données qui servent à déterminer les limites géographiques particulières détaillées de ces habitats importants en raison des changements en cours dans les configuration des chenaux et du substrat, de la variabilité des débits et du coût élevé de la réalisation de recherches sur un grand cours d'eau turbide. Ainsi, il est difficile de déterminer et de maintenir des limites précises de l'habitat sur plusieurs années et sur une superficie aussi importante, ou de confirmer des habitats similaires. Il existe également des incertitudes importantes entourant la qualité des habitats requis pour maintenir la fonction de ces habitats pour le frai, l'incubation et les premiers stades biologiques en vue du rétablissement de cette population.

3.3.2 Habitat des juvéniles précoces

De 0 à 21 jours -- On présume que, à ce stade biologique, l'habitat important comprend des zones situées à l'intérieur des aires de frai et d'incubation et immédiatement adjacentes à celles-ci, ainsi que des zones qui se trouvent à une courte distance en aval, telles qu'illustrées sur les figures B-10 et B-11. Elles sont décrites comme suit :

  • Canyon du fleuve Fraser (entre les kilomètres 160 et 187);
  • Chenaux latéraux et chenal principal du fleuve Fraser (entre les kilomètres 94 et 160).  

21 jours à deux ans -- Les besoins en habitat durant cette période de deux ans pourraient être considérablement différents de ceux qui prévalent pour le stade biologique immédiatement précédent. Il est probable que, à partir de l'âge 1, les poissons à ce stade biologique utilisent des habitats similaires aux habitats de prédilection des esturgeons immatures et des adultes; toutefois, l'utilisation de l'habitat avant l'âge 1 est mal connue. De premières études récentes sur l'utilisation de l'habitat montrent que les poissons âgés de 1 à 2 ans utilisent des habitats similaires à ceux des juvéniles plus âgés et des adultes. Bien que les concentrations de poissons dans des habitats particuliers puissent avoir lieu à des périodes particulières de l'année, aucune concentration distincte n'a été observée.

Habitats importants pour les juvéniles précoces -- Les habitats importants pour les poissons âgés de 0 à 21 jours sont les mêmes que ceux qui ont été évalués comme importants pour le frai et l'incubation. Cet habitat serait être jugé important chaque année durant les mois de juin et de juillet, si l'on se fonde sur le moment présumé du frai et de l'incubation. Cette période est suffisamment longue pour englober la variabilité annuelle attendue du début du frai. L'habitat important s'étend probablement en aval, au-delà des limites des aires de frai et d'incubation, mais l'on ne peut, à l'heure actuelle, décrire la limite de cet habitat en aval. Le degré de certitude qui accompagne cette détermination de l'habitat important est évalué comme élevé, si l'on se fonde sur les observations répétées d'activités de frai à ce site, bien que la définition de la limite de cet habitat en aval, au-delà des limites déjà établies pour le frai et l'incubation, soit quelque peu incertaine.

Cet habitat important pour les poissons âgés entre 0 et 21 jours est illustré sur les figures B-10 et B-11 et comprend les zones suivantes, qui sont également définies comme aires de frai :

  • Canyon du fleuve Fraser (entre les kilomètres 160 et 187);
  • Chenaux latéraux et chenal principal du fleuve Fraser (entre les kilomètres 94 et 160).

L'habitat important pour les poissons âgés de 21 jours à deux ans comprend les zones suivantes, qui sont également définies comme étant des zones fortement utilisées à de nombreux stades biologiques :

  • Barre Peg Leg (entre les kilomètres 112 et 115);
  • Barre et île Grassy 22 (entre les kilomètres 103 et 109);
  • Confluent de la rivière Vedder (entre les kilomètres 88 et 89);
  • Hatzic Bend (entre les kilomètres 80 et 89);
  • Chenaux de l'île Matsqui (entre les kilomètres 74 et 77);
  • Île Annacis (entre les kilomètres 19 et 25);
  • Canoe Pass/île Deas (entre les kilomètres 9 et 12);
  • Entre les kilomètres 200 et 205;
  • Entre les kilomètres 198 et 199;
  • Entre les kilomètres 185 et 187.

Les zones plus générales suivantes sont également probablement utilisées, car elles sont très fréquentées par les juvéniles tardifs et les adultes durant la période de frai du saumon :

  • Canyon du fleuve Fraser (entre les kilomètres 160 et 185);
  • Chenal principal et berges mouillées du Fraser (entre les kilomètres 89 et 160).

Ces zones sont illustrées sur les figures B-11 à B-13. Cet habitat serait être jugé important toute l'année, si l'on se fonde sur les connaissances d'une occupation continue de ces sites. Le degré de certitude qui accompagne cette détermination de l'habitat important est évalué comme étant élevé, si l'on se fonde sur les observations répétées et sur les captures à ces sites.

Lacunes dans les données -- Il existe des lacunes modérées dans les données qui servent à établir les limites géographiques de cet habitat important. Les kilomètres de cours d'eau dont il est fait mention dans le présent document sont approximatifs. Ces zones définies comme des habitats importants sont assez vastes, et leur détermination repose sur l'information dont nous disposons concernant l'utilisation de l'habitat par l'esturgeon blanc. Des études supplémentaires pourraient nous permettre d'accroître notre confiance à l'égard de ces limites et de définir avec davantage de précision les zones géographiques d'intérêt au sein des plus grandes zones actuellement déterminées.

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3.3.3 Habitat des juvéniles tardifs et des adultes

Le stade de juvénile tardif et d'adulte est défini comme débutant à l'âge de deux ans. Le régime alimentaire des poissons plus jeunes pourrait différer considérablement de celui des grands adultes, mais en général, tous les individus de cette classe occupent les mêmes habitats aux fins d'alimentation et, éventuellement, d'hivernage.

Habitat important pour l'hivernage des juvéniles tardifs et des adultes-- Dans le bas Fraser, les habitats d'hivernage sont habituellement associés aux habitats d'alimentation à l'automne. Il s'agit souvent de zones de dépôt de carcasses qui se trouvent en aval des aires de frai du saumon et qui constituent des zones à plus faible profondeur dont l'occupation n'exige qu'une dépense énergétique minimale. Les trous d'eau les plus profonds de la rivière sont, d'après nos connaissances, utilisés pour l'hivernage. Les emplacements confirmés et décrits comme des aires d'hivernage importantes sont illustrés sur la figure B-12 et comprennent ce qui suit :

  • Barre Peg Leg (entre les kilomètres 112 et 115);
  • Barre et île Grassy 22 (entre les kilomètres 103 et 109);
  • Hatzic Bend (entre les kilomètres 80 et 89);
  • Chenaux de l'île Matsqui (entre les kilomètres 74 et 77);

Ces zones soutiennent de très hautes densités d'esturgeons entre la mi-décembre et la mi-mars, mais elles sont habituellement fortement utilisées toute l'année par les esturgeons. Le degré de certitude qui accompagne cette détermination de l'habitat important est évalué comme étant modéré, si l'on se fonde sur les observations répétées d'une utilisation intensive de ces zones pour l'hivernage. D'autres aires d'hivernage importantes existent vraisemblablement le long du bas Fraser et de ses plus grands tributaires, mais elles n'ont pas été confirmées, et des travaux plus poussés sont nécessaires si nous voulons étayer les propositions d'habitat important.

Habitats importants pour la migration printanière et l'alimentation -- Dans le bas Fraser, le début de la migration printanière des esturgeons vers leurs habitats d'alimentation est fortement associé au frai printanier et à la migration des poissons anadromes ou résidents, et avec les zones de dépôt de carcasses qui se trouvent en aval. Les espèces de proies importantes durant cette période sont notamment l'eulakane et les saumoneaux et, vraisemblablement, les truites, les cyprinidés et les catastomidés. Il semble que les juvéniles tardifs et les adultes non-géniteurs demeurent dans ces habitats depuis les crues nivales jusqu'au début de la migration vers l'amont des saumons, aux mois de juillet et d'août. Les aires d'alimentation importantes des eulakanes frayant au printemps sont illustrées sur la figure B-13 et sont décrites comme suit :

  • Confluent de la rivière Pitt (entre P1 et P4);
  • Île Barnston (entre les kilomètres 41 et 48);
  • Île Douglas (entre les kilomètres 37 et 40);
  • Île Annacis (entre les kilomètres 20 et 24).  

Ces zones seraient considérées comme des aires d'alimentation importantes au printemps et en été, durant la période qui s'échelonne entre le 1er avril et le 1er août environ. On a également déterminé la présence d'aires de frai des eulakanes et d'aires d'alimentation des esturgeons en amont, mais elles sont moins fréquemment utilisées, et les connaissances écologiques traditionnelles ont confirmé que les eulakanes migrent régulièrement jusqu'à plus de 100 km en amont. Des aires d'alimentation printanière supplémentaires existent vraisemblablement tout au long du bas Fraser, mais elles n'ont encore été ni définies, ni confirmées. Ces aires devraient englober tous les habitats de frai printaniers, y compris les confluents avec des tributaires, grands ou plus petits.

Habitats importants de rassemblement des adultes (haltes migratoires) -- Cette partie de la rivière comprend de nombreux trous d'eau que les poissons utilisent pour se rassembler, et l'on sait que ces derniers se déplacent fréquemment dans l'ensemble du tronçon. On observe des déplacements des poissons entre ces emplacements et les sites de frai, avant ou au moment de la période de frai (RL & L 2000a). Les caractéristiques de l'habitat important pour le rassemblement dans des haltes migratoires sont à peu près les mêmes que celles des aires d'alimentation et d'hivernage des adultes qui ont été confirmées comme importantes, car les poissons qui se rassemblent occupent généralement ces zones juste avant le frai. Cependant, ces zones semblent également fréquentées par de grands poissons matures au cours de la migration et de l'alimentation au printemps.Si l'on se fonde sur l'utilisation de l'habitat connu, on peut confirmer la définition de plusieurs zones comme habitats importants pour le rassemblement des adultes. Ces zones sont illustrées sur la figure B-12 et comprennent :

  • Barre Peg Leg (entre les kilomètres 112 et 115);
  • Barre et île Grassy 22 (entre les kilomètres 103 et 109).

Les zones qui se trouvent entre les kilomètres 115 et 135 sont considérées comme des habitats importants pour le rassemblement dans des haltes migratoires; toutefois, des travaux plus poussés s'imposent si l'on veut confirmer ces zones. D'autres sites potentiels dans les chenaux latéraux et principal du fleuve Fraser existent vraisemblablement dans les trous d'eau profonds qui se trouvent dans les zones suivantes, comme on le voit sur les figures B-10 et B-11 :

  • Canyon du fleuve Fraser (entre les kilomètres 160 et 187);
  • Chenal principal et berges mouillées du Fraser (entre les kilomètres 89 et 160);

Ces habitats seraient jugés importants pour le rassemblement préalable au frai. Cette période s'étend vraisemblablement entre le 15 mai et le 1er septembre. Le degré de certitude qui accompagne cette détermination de l'habitat important est évalué comme étant élevé pour les sites confirmés et modéré pour les sites potentiels, si l'on se fonde sur les captures répétées d'esturgeons blancs à ces sites et sur les études antérieures.

Habitats importants pour la migration à l'automne et à l'été et pour l'alimentation à la fin de l'été et à l'automne -- Dans le bas Fraser, le début de la migration des esturgeons vers les habitats d'alimentation fréquentés à la fin de l'été et à l'automne coïncide étroitement avec les migrations de saumons anadromes en vue du frai, le frai des saumons et le dépôt de carcasses en aval. Certaines des aires de frai et de dépôt de carcasses de saumons dans le bas Fraser, qui sont importantes pour l'alimentation des esturgeons, sont illustrées sur les figures B-10, B-11 et B-12, et décrites comme suit :

  • Canyon du Fraser (entre les kilomètres 160 et 185);
  • Chenal principal et berges mouillées du Fraser (entre les kilomètres 89 et 160);
  • Barre Peg Leg (entre les kilomètres 112 et 115);
  • Barre et île Grassy 22 (entre les kilomètres 103 et 109);
  • Confluent de la rivière Vedder (entre les kilomètres 88 et 89);
  • Hatzic Bend (entre les kilomètres 80 et 89);
  • Confluent de la rivière Lower Stave et de la rivière Stave (entre les kilomètres 62 et 70);
  • Rivière Lower Harrison (entre H1 et H19);
  • Entre les kilomètres 200 et 205;
  • Entre les kilomètres 198 et 199;
  • Entre les kilomètres 185 et 187.

De nombreux autres sites existent tout au long de cette partie du fleuve, selon le moment et l'importance de la présence des saumons géniteurs. Par exemple, l'alimentation a lieu sur des zones plus étendues et est plus vorace chaque année durant la migration et le frai du saumon kéta, et deux fois par an les années paires durant la migration et le frai du saumon rose. Les esturgeons se nourrissent dans les chenaux à toutes les profondeurs durant ces périodes. D'autres sites d'alimentation intensément utilisés comprennent les confluents et les tronçons les plus bas de tous les tributaires, grands et petits, utilisés par les saumons pour frayer. Le moment où a lieu cette activité varie selon le moment et l'ampleur de la migration des saumons. Il s'étend habituellement du 15 juillet au 15 décembre environ. Toutefois, la montaison des saumons dans le bas Fraser se poursuit durant l'hiver et au début du printemps.

Lacunes dans les données -- Il existe des lacunes modérées dans les données qui servent à établir les limites géographiques de cet habitat important. Les kilomètres de cours d'eau dont il est fait mention dans le présent document sont approximatifs. Ces zones définies comme des habitats importants sont assez vastes, et leur détermination repose sur l'information dont nous disposons concernant l'utilisation de l'habitat par l'esturgeon blanc. D'autres études devraient nous permettre d'accroître notre confiance à l'égard de ces limites et d'introduire davantage de précision dans la définition d'emplacements géographiques plus particuliers.

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3.4 Menaces potentielles pesant sur l'habitat important

Les activités susceptibles d'avoir un impact sur les habitats importants des esturgeons blancs du bas et du mi-Fraser comprennent la régulation du fleuve, le dragage de gravier ou de sable, la protection des berges, la construction de digues et d'enrochements, les aménagements linéaires, les altérations ou les formations des rives, des zones littorales et des plaines d'inondation, les utilisations des terres et de l'eau en amont ainsi que les rejets de polluants de sources ponctuelles et diffuses. Les préoccupations varient selon les détails des activités, les endroits où elles sont menées et les mesures d'atténuation mises en œuvre. Le programme de rétablissement traite des menaces générales qui pèsent sur l'esturgeon blanc et sur son habitat.

3.5 Figures

Les graphiques suivants sont reproduits à une échelle plus petite pour des raisons pratiques de présentation de l'information stratégique. Les utilisateurs ou les organismes de réglementation doivent consulter les biologistes régionaux du ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique ou les groupes de travail sur l'esturgeon blanc du bas et du mi-Fraser pour confirmer les emplacements précis des zones importantes.

Figure B-1. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. La carte représente une section du mi-Fraser s'écoulant vers le sud-est. Les points numérotés le long du fleuve représentent les kilomètres numérotés de manière séquentielle, en ordre croissant en allant vers l'amont. Une section du fleuve est entourée d'un cercle rouge aux alentours du confluent de la rivière Cottonwod (approximativement entre les kilomètres 674,5 et 670,5); il s'agit de l'un des deux seuls habitats de frai désignés pour cette population, qui est important pour plusieurs stades du cycle biologique : le frai, l'incubation et les juvéniles précoces (de 0 à 21 jours). Un méandre est situé au sud du polygone rouge supérieur. En aval, une autre section du fleuve (approximativement entre les kilomètres 642,5 et 646) est entourée en rouge aux alentours du confluent de la rivière Quesnel; cette zone est importante pour tous les autres stades du cycle biologique, des juvéniles précoces à l'hivernage. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure B-1. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. Le polygone entouré en rouge en amont se situe au voisinage du confluent de la rivière Cottonwood. Il s'agit de l'un des deux seuls habitats de frai désignés pour cette population, qui est important pour plusieurs stades biologiques : le frai, l'incubation et les juvéniles précoces (de 0 à 21 jours). Le polygone souligné en rouge en aval se situe au voisinage du confluent de la rivière Quesnel, et est important pour tous les autres stades biologiques, de celui de juvénile précoce à celui de l'hivernage.
Carte

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Figure B-2. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. La carte représente une section du mi-Fraser qui traverse Williams Lake en s'écoulant vers le sud. Les points numérotés le long du fleuve représentent les kilomètres numérotés de manière séquentielle, en ordre croissant en allant vers l'amont. La section inférieure d'un polygone entouré en rouge, en amont, est située entre les ruisseaux Hawks et Williams. Il s'agit de l'un des deux seuls habitats de frai désignés pour cette population, qui est important pour plusieurs stades biologiques : le frai, l'incubation et les juvéniles précoces (de 0 à 21 jours). Le reste de ce polygone et l'autre polygone entouré en rouge, en aval, sont importants pour tous les autres stades du cycle biologique, des juvéniles précoces à l'hivernage. Le polygone en amont est compris entre les kilomètres 538 et 552 approximativement, celui en aval entre les kilomètres 519 et 525 environ. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure B-2. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. La section inférieure du polygone entouré en rouge, en amont, est située entre les ruisseaux Hawks et Williams. Il s'agit de l'un des deux seuls habitats de frai désignés pour cette population, qui est important pour plusieurs stades biologiques : le frai, l'incubation et les juvéniles précoces (de 0 à 21 jours). Le reste de ce polygone et l'autre polygone entouré en rouge, en aval, sont importants pour tous les autres stades biologiques, de celui de juvénile précoce à l'hivernage.
Carte

Figure B-3. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. La carte représente une section du mi-Fraser qui s'écoule vers le sud entre Dog Creek Dome et le parc provincial de Junction Sheep Range. Les points numérotés le long du fleuve représentent les kilomètres numérotés de manière séquentielle, en ordre croissant en allant vers l'amont. Un méandre est situé à l'extrémité septentrionale de cette section du fleuve. Trois polygones entourés en rouge indiquent des habitats importants pour différents stades du cycle biologique, notamment les juvéniles précoces et l'hivernage. Aucun habitat de frai n'a été confirmé dans cette partie du fleuve. Le polygone en amont est compris entre les kilomètres 484 et 495 environ, celui du milieu entre les kilomètres 473 et 482 et celui en aval entre les kilomètres 467 et 470. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure B-3. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. Les polygones entourés en rouge indiquent des habitats importants pour tous les stades biologiques, notamment ceux de juvénile précoce et d'hivernage. Aucun habitat de frai n'a été confirmé dans cette partie du fleuve.
Carte

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Figure B-4. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. La carte représente une section du mi-Fraser qui traverse la zone protégée du ruisseau Churn en s'écoulant vers le sud-est. Les points numérotés le long du fleuve représentent les kilomètres numérotés de manière séquentielle, en ordre croissant en allant vers l'amont. Quatre polygones entourés en rouge indiquent des habitats importants pour tous les stades du cycle biologique, notamment les juvéniles précoces et l'hivernage. Aucun habitat de frai n'a été confirmé dans cette partie du fleuve. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure B-4. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. Les polygones entourés en rouge indiquent des habitats importants pour tous les stades biologiques, notamment ceux de juvénile précoce et d'hivernage. Aucun habitat de frai n'a été confirmé dans cette partie du fleuve.
Carte

Figure B-5. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. La carte représente une section du mi-Fraser qui s'écoule vers le sud entre Lillooet et le parc provincial de Edge Hills. Les points numérotés le long du fleuve représentent les kilomètres numérotés de manière séquentielle, en ordre croissant en allant vers l'amont. Un méandre est situé à l'extrémité méridionale de cette section du fleuve. Deux polygones entourés en rouge indiquent des habitats importants pour tous les stades du cycle biologique, notamment les juvéniles précoces et l'hivernage. Aucun habitat de frai n'a été confirmé dans cette partie du fleuve. Le polygone en amont est compris entre les kilomètres 357 et 358,5 approximativement, celui en aval entre les kilomètres 349,5 et 350,5 environ. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure B-5. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. Les polygones entourés en rouge indiquent des habitats importants pour tous les stades biologiques, notamment ceux de juvénile précoce et d'hivernage. Aucun habitat de frai n'a été confirmé dans cette partie du fleuve.
Carte

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Figure B-6. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. La carte représente une section du mi-Fraser qui traverse Lillooet en s'écoulant vers le sud-est. Les points numérotés le long du fleuve représentent les kilomètres numérotés de manière séquentielle, en ordre croissant en allant vers l'amont. Un méandre est situé à l'extrémité septentrionale de cette section du fleuve. Deux polygones entourés en rouge indiquent des habitats importants pour tous les stades du cycle biologique, notamment les juvéniles précoces et l'hivernage. On soupçonne la présence d'un habitat de frai, mais il n'a pas été confirmé dans la section inférieure du polygone supérieur. Le polygone en amont est compris entre les kilomètres 367 et 368,5 approximativement, celui en aval entre les kilomètres 349,5 et 350,5 environ. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure B-6. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. Les polygones entourés en rouge indiquent des habitats importants pour tous les stades biologiques, notamment ceux de juvénile précoce et d'hivernage. On soupçonne la présence d'un habitat de frai, mais il n'a pas été confirmé dans la section inférieure du polygone supérieur.
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Figure B-7. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. La carte représente une section du mi-Fraser qui traverse Lytton en s'écoulant vers le sud. Les points numérotés le long du fleuve représentent les kilomètres numérotés de manière séquentielle, en ordre croissant en allant vers l'amont. Trois polygones entourés en rouge indiquent des habitats importants pour tous les stades du cycle biologique, notamment les juvéniles précoces et l'hivernage. Aucun habitat de frai n'a été confirmé dans cette partie du fleuve. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure B-7. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. Les polygones entourés en rouge indiquent des habitats importants pour tous les stades biologiques, notamment ceux de juvénile précoce et d'hivernage. Aucun habitat de frai n'a été confirmé dans cette partie du fleuve.
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Figure B-8. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. La carte représente une section du mi-Fraser qui traverse Spuzzum et Yale en s'écoulant vers le sud. Les points numérotés le long du fleuve représentent les kilomètres numérotés de manière séquentielle, en ordre croissant en allant vers l'amont. Un méandre se trouve au milieu de cette section du fleuve (près de Saddle rock) et un autre à son extrémité méridionale (près de Yale). Trois polygones entourés en rouge indiquent des habitats importants pour tous les stades du cycle biologique, notamment les juvéniles précoces et l'hivernage. Aucun habitat de frai n'a été confirmé dans cette partie du fleuve. Le polygone en amont est compris entre les kilomètres 199 et 205 environ, celui du milieu entre les kilomètres 197 et 199 et celui en aval entre les kilomètres 184 et 187. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure B-8. Habitat important pour l'esturgeon blanc du mi-Fraser. Les polygones entourés en rouge indiquent des habitats importants pour tous les stades biologiques, notamment ceux de juvénile précoce et d'hivernage. Aucun habitat de frai n'a été confirmé dans cette partie du fleuve.
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Figure B-9. Habitats importants pour l'esturgeon blanc du bas Fraser. La carte représente une section du bas Fraser qui traverse Yale en s'écoulant vers le sud. Les points numérotés le long du fleuve représentent les kilomètres numérotés de manière séquentielle, en ordre croissant en allant vers l'amont.  Deux méandres se trouvent dans cette section du fleuve, l'un à l'extrémité septentrionale et l'autre à l'extrémité méridionale. Un polygone entouré en rouge indique les zones connues de l'habitat de frai des esturgeons, situées approximativement entre les kilomètres 159 et 187. Ces habitats sont également très utilisés en tant qu'habitats d'alimentation entre l'été et la fin de l'automne. Les zones ombrées en mauve sont d'autres zones confirmées comme importantes pour le rassemblement et l'alimentation des esturgeons juvéniles et adultes. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure B-9. Habitats importants pour l'esturgeon blanc du bas Fraser. Les polygones entourés en rouge indiquent des habitats de frai connus. Ces habitats sont également très utilisés en tant qu'habitats d'alimentation entre l'été et la fin de l'automne. Les zones ombrées en mauve sont d'autres zones confirmées comme importantes pour le rassemblement et l'alimentation des esturgeons juvéniles et adultes.
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Figure B-10. Habitats importants pour l'esturgeon blanc du bas Fraser. La carte représente une section du bas Fraser qui traverse Hope, Harrison Hot Springs, Agassiz et Chilliwack en s'écoulant vers le sud-ouest. Les points numérotés le long du fleuve représentent les kilomètres numérotés de manière séquentielle, en ordre croissant en allant vers l'amont.  Un polygone entouré en rouge indique les zones connues pour abriter des habitats de frai de l'esturgeon, à l'exception de la rivière Harrison. Il est compris entre les kilomètres 93 et 156, ainsi qu'entre H1 et H18. Ces habitats sont également très utilisés en tant qu'habitats d'alimentation entre l'été et la fin de l'automne. Les zones ombrées en mauve sont d'autres zones confirmées comme importantes pour le rassemblement et l'alimentation des esturgeons juvéniles et adultes. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure B-10. Habitats importants pour l'esturgeon blanc du bas Fraser. Les polygones entourés en rouge indiquent les zones connues pour abriter des habitats de frai de l'esturgeon, à l'exception de la rivière Harrison. Ces habitats sont également très utilisés en tant qu'habitats d'alimentation entre l'été et la fin de l'automne. Les zones ombrées en mauve sont d'autres zones confirmées comme importantes pour le rassemblement et l'alimentation des esturgeons juvéniles et adultes.
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Figure B-11. Habitats importants pour l'esturgeon blanc du bas Fraser. La carte représente une section du bas Fraser qui traverse Agassiz, Chilliwack, Abbotsford et Mission en s'écoulant vers l'ouest. Les points numérotés le long du fleuve représentent les kilomètres numérotés de manière séquentielle, en ordre croissant en allant vers l'amont.  Cinq polygones entourés en rouge indiquent les zones connues pour servir fréquemment d'habitats d'hivernage, ainsi que d'habitats d'alimentation du printemps et de l'été à la fin de l'automne. D'amont en aval : le premier polygone est compris entre les kilomètres 116 et 111 environ, le deuxième entre les kilomètres 102 et 109,5, le troisième entre les kilomètres 89,5 et 99, le quatrième entre les kilomètres 79 et 89,5 et le cinquième entre les kilomètres 73,5 et 77. Les zones ombrées en mauve sont d'autres zones confirmées comme importantes pour le rassemblement et l'alimentation des esturgeons juvéniles et adultes. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure B-11. Habitats importants pour l'esturgeon blanc du bas Fraser. Les polygones entourés en rouge indiquent les zones connues pour servir intensivement d'habitats d'hivernage, ainsi que d'habitats d'alimentation au printemps et de l'été à la fin de l'automne. Les zones ombrées en mauve sont d'autres zones confirmées comme importantes pour le rassemblement et l'alimentation des esturgeons juvéniles et adultes.
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Figure B-12. Habitats importants pour l'esturgeon blanc du bas Fraser. Carte représentant une section du bas-Fraser qui traverse Maple Ridge, Pitt Meadows, Port-Coquitlam, Coquitlam, New Westminster, Surrey, Richmond et Delta en s'écoulant vers l'ouest. Les points numérotés le long du fleuve représentent les kilomètres numérotés de manière séquentielle, en ordre croissant en allant vers l'amont.  Quatre polygones entourés en rouge indiquent les zones connues pour servir fréquemment d'habitats d'alimentation du printemps et de l'été à la fin de l'automne. D'amont en aval : le premier polygone est compris entre les kilomètres 36 et 48 environ, le deuxième entre P1 et P4,5, le troisième entre les kilomètres 17,5 et 15,5 et le quatrième entre les kilomètres 7,5 et 11,5. Les zones ombrées en mauve sont d'autres zones confirmées comme importantes pour le rassemblement et l'alimentation des esturgeons juvéniles et adultes. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure B-12. Habitats importants pour l'esturgeon blanc du bas Fraser. Les polygones entourés en rouge indiquent les zones connues pour être intensivement utilisées comme habitats d'alimentation au printemps et de l'été à la fin de l'automne. Les zones ombrées en mauve sont d'autres zones confirmées comme importantes pour le rassemblement et l'alimentation des esturgeons juvéniles et adultes.
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Références

Glova, G., Nelson, T., English, K., and Mochizuki, T. 2009. A further report on juvenile white sturgeon habitat use in the lower Fraser River, 2008-2009. Préparé par LGL Limited pour la Fraser River Sturgeon Conservation Society, Vancouver (Colombie-Britannique).

Glova, G., Nelson, T., English, K., and Mochizuki, T. 2008. A preliminary report on juvenile white sturgeon habitat use in the lower Fraser River, 2007-2008. Préparé par LGL Limited pour la Fraser River Sturgeon Conservation Society, Vancouver (Colombie-Britannique).


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17 Nota : La mise à jour de l'information contenue dans l'annexe portant sur le rétablissement des populations du bas et du mi-Fraser date de 2009.