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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le psilocarphe nain, Population des montagnes du Sud et la population des Prairies au Canada – Mise à jour

Mise à jour
Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur le
Psilocarphe nain
Psilocarphus brevissimus
Population des montagnes du Sud
Population des Prairies
au Canada

Psilocarphe nain

Population des montagnes du Sud – Espèce en voie de disparition 2006
Population des Prairies – Espèce préoccupante 2006

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2006. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le psilocarpe nain (Psilocarphus brevissimus) - Population des montagnes du Sud et Population des Prairies au Canada  – Mise à jour.  Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 28 p.

Rapports précédents

COSEPAC 2003. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le psilocarpe nain (Psilocarphus brevissimus)au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 19 p. 

Douglas, G.W., Penny J. L. et Barton, K. 2003 Rapport de situation du COSEPAC sur le psilocarpe nain (Psilocarphus brevissimus) in Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le psilocarpe nain (Psilocarphus brevissimus)au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. 1 + 19 p.

Note de production

Le COSEPAC aimerait remercier Matt Fairbarns qui a rédigé la mise à jour du rapport de situation sur le psilocarpe nain(Psilocarphus brevissimus)- Population des montagnes du Sud et Population des Prairies au Canada, en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. Erich Haber, coprésident (plantes vasculaires) du Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision.

En 2003, le Psilocarphe nain (Psilocarphus brevissimus) a d’abord été désigné par le COSEPAC comme espèce « en voie de disparition » au Canada. Toutefois, puisque le rapport de situation original ne tenait pas compte de la population des Prairies, présente dans de nombreux sites du sud-est de l’Alberta et du sud-ouest de la Saskatchewan, le COSEPAC a demandé que le rapport soit mis à jour afin de réévaluer le statut de conservation de l’espèce.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Dwarf Woolly-heads Psilocarphus brevissimus (Southern Mountain population and Prairie population) in Canada.

Illustration de la couverture

Psilocarphe nain -- Par J.H. Janish in Hitchcocket al. 1955, reproduit avec autorisation.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2006

de catalogue CW69-14/367-2006F-PDF
ISBN0-662-71758-9

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation --Avril 2006

Nom commun : Psilocarphe nain - Population des montagnes du Sud

Nom scientifique : Psilocarphus brevissimus

Statut : Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation : Une plante herbacée annuelle restreinte à une très petite aire de répartition et présente seulement dans trois petits sites sur des terres privées dans l’aire écologique des montagnes du Sud du COSEPAC en Colombie-Britannique. La taille de la population est exposée à des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures en raison des variations des niveaux de précipitations, et la population est menacée par des facteurs comme l’accroissement de l’aménagement des terres de la région et les pratiques d’utilisation des terres.

Répartition : Colombie-Britannique

Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2003. Renommée psilocarphe nain (population des montagnes du Sud) en avril 2006 et désignée « en voie de disparition ». Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

 

Sommaire de l’évaluation --Avril 2006

Nom commun : Psilocarphe nain - Population des Prairies

Nom scientifique : Psilocarphus brevissimus

Statut : Espèce préoccupante

Justification de la désignation : Cette population est largement répartie en Saskatchewan et en Alberta dans plus de 40 sites, avec de grandes fluctuations annuelles dans le nombre d’individus matures et des préoccupations quant aux impacts futurs potentiellement importants. On compte parmi ceux-ci le futur développement potentiel de l’extraction du méthane de gisement houiller dans une grande partie de l’aire de répartition de la population et les perturbations attribuables à la construction de pipelines.

Répartition : Alberta, Saskatchewan

Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en avril 2006. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

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COSEPAC Résumé

Psilocarphe nain
Psilocarphus brevissimus
Population des montagnes du Sud
Population des Prairies

Information sur l’espèce

Le Psilocarphe nain (Psilocarphus brevissimus) est une plante herbacée annuelle, de petite taille et d’aspect laineux, portant de courtes feuilles opposées. Les capitules sont dénués de verticilles de bractées formant un involucre qui, chez la plupart des membres de la famille des asters, entoure les capitules. Ces inflorescences sont également sans rayons ou autres structures voyantes. Elles sont abondamment laineuses et discrètes, comme tout le reste de la plante. Chaque capitule est lobé, et chaque lobe contient quelques fleurs mâles centrales entourées de 8 à 80 fleurs femelles. Chaque fleur femelle est partiellement encloisonnée par un minuscule réceptacle de bractées laineux en forme de sac. Ce réceptacle de bractées porte un appendice latéral translucide. Le style, près du sommet de l’akène, est excentré.

Répartition

Au Canada, le P. brevissimus se trouve dans le centre-sud de la Colombie-Britannique, le sud-est de l’Alberta et le sud-ouest de la Saskatchewan. Les deux groupes de populations, soit la population des montagnes du Sud et la population des Prairies respectivement, semblent être des unités évolutives distinctes, car elles ne sont pas réunies, vers le sud, par une répartition continue des populations. L’aire de répartition mondiale de l’espèce s’étend à travers le centre et l’est de l’Oregon jusqu’au sud, le long des deux côtés de la chaîne de la Sierra Nevada jusqu’en Basse-Californie de même qu’en Argentine et au Chili.

Habitat

Le P. brevissimus se trouve dans les étangs printaniers, les dépressions temporairement inondées et les zones de rabattement de nappe le long des lacs et des étangs. Une partie de l’habitat possible a été détruit au cours du siècle dernier en raison de l’exploitation agricole et de l’envahissement par les herbes et les arbustes exotiques. Le nombre d’habitats propices fluctue fortement selon l’importance des inondations printanières.

Biologie

Le P. brevissimus est une plante annuelle qui fleurit et produit ses fruits du milieu à la fin de l’été. Sa structure florale est fortement adaptée pour favoriser l’autogamie. Les graines, qui se dispersent tard en automne, sont enveloppées dans un réceptacle de bractées laineux et sont dépourvues des structures permettant la dispersion sur de longues distances. Les graines germent tôt en été, et la plante continue à se développer malgré l’assèchement des hautes terres avoisinantes. La capacité qu’a la plante de supporter des niveaux élevés d’humidité durant l’hiver et de très faibles niveaux d’humidité durant l’été lui permet de croître là où beaucoup d’autres végétaux succomberaient au stress environnemental.

Taille et tendances des populations

Les populations fluctuent fortement au fil des ans, en fonction de la pluviosité et des inondations. La population des montagnes du Sud pourrait ne comprendre que 700 individus matures dans les années « creuses » et possiblement jusqu’à 2 000 000 d’individus matures dans les « bonnes » années. La population des Prairies, quant à elle, pourrait comprendre jusqu’à 27 000 individus dans les « bonnes » années, mais de nombreuses sous-populations disparaissent complètement durant les années « creuses », lorsque l’ensemble de la population ne comprend que 2 000 individus.

Facteurs limitatifs et menaces

La population des montagnes du Sud est grandement susceptible de disparaître du Canada, car elle ne se trouve qu’en très peu d’endroits qui sont restreints à des petites zones d’habitat propice. Au Canada, cette population est principalement menacée par la modification de l’habitat entraînée par des changements dans l’hydrologie de même que dans les pratiques de pâturage. Elle est aussi menacée par l’utilisation d’herbicides pour le contrôle des espèces envahissantes sur les parcours naturels environnants, ainsi que par l’utilisation des véhicules tout-terrain.

La population des Prairies est menacée par l’exploitation agricole, l’exploration pétrolière et gazière, les pratiques de gestion de parcours et les mesures de lutte contre les mauvaises herbes.

Importance de l’espèce

Les populations canadiennes pourraient être les vestiges d’une répartition autrefois plus large, soit durant l’intervalle hypsithermal, au climat chaud et sec. 

Protection actuelle ou autres désignations de statut

En 2003, le Psilocarphe nain (Psilocarphus brevissimus) a d’abord été désigné par le COSEPAC comme espèce « en voie de disparition » au Canada. Toutefois, puisque le rapport de situation original ne tenait pas compte de la population des Prairies, présente dans de nombreux sites du sud-est de l’Alberta et du sud-ouest de la Saskatchewan, le COSEPAC a demandé que le rapport soit mis à jour afin de réévaluer le statut de conservation de l’espèce. Au Canada ou ailleurs, le P. brevissimus ne bénéficie pas de protection spécifique à l’espèce. Seulement 2 des 41 emplacements colonisés par la population des Prairies sont connus pour être situés dans des aires protégées tandis que les trois emplacements colonisés par la population des montagnes du Sud sont situés sur des terres privées. 

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2006)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de pageb
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged,Note de bas de pagee
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

Retour à la référence de la note de bas de pageb

Note de bas de page c

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

Retour à la référence de la note de bas de pagec

Note de bas de page d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique :

Psilocarphus brevissimus Nutt.

Synonymes :

  • Psilocarphus oreganus Nutt. var. brevissimus (Nutt.) Jeps.
  • P. globiferus Nutt.
  • P. chilensis Gray
  • Bezanilla chilensis Remy

Nom commun :

Psilocarphe nain

Famille:

Astéracées (Composées), famille des asters

Deux variétés du P. brevissimus ont été décrites, mais la variété multiflorus est restreinte au centre de la Californie. Les spécimens de partout ailleurs appartiennent à la variété brevissimus (Morefield, 1993). 

Description morphologique

Le P. brevissimus est une petite plante herbacée annuelle d’aspect laineux s’élevant à partir d’une courte racine pivotante (figure 1). L’espèce a des feuilles caulinaires étroites, courtes et opposées d’une longueur habituelle de 5 à 20 mm et d’une largeur de 1,5 à 5 mm. Les feuilles supérieures dépassent généralement les capitules. 

Les capitules semblent terminaux sur les pousses, mais un examen consciencieux révèle qu’ils naissent plutôt à la fourche de branches à peine visibles. Ils sont dépourvus d’involucres (anneaux de petites bractées entourant les fleurs présentes chez la plupart des membres de la famille des asters), de rayons ou d’autres structures visibles, ils sont d’un aspect très laineux et sont peu visibles, comme tout le reste de la plante. Chaque capitule est lobé, et les lobes semblent issus d’une combinaison incomplète de 4 à 5 capitules en un seul. Chaque lobe contient quelques fleurs mâles centrales entourées de 8 à 80 fleurs femelles. Chaque fleur femelle est partiellement encloisonnée par un minuscule réceptacle de bractées laineux ayant l’aspect d’un sac et qui porte un appendice latéral translucide. Les bractées, à maturité, mesurent environ 3 mm de longueur (de 2,5 à 4,0 mm). Le style, situé près du sommet de l’akène, est excentré (Cronquist, 1950; Douglas, 1998). 

Figure 1. Illustration du P. brevissimus. Par J.H. Janish in Hitchcock et al. 1955, reproduit avec autorisation. Les chiffres représentent le degré de grossissement.

  • Haut : Réceptacle de bractées laineux avec son appendice latéral.
  • Milieu : akène avec style excentré.
  • Bas : Plante typique avec capitule caché parmi les feuilles au haut de la tige.
Illustration du P. brevissimus Haut : Réceptacle de bractées laineux avec son appendice latéral

Bien que les espèces du genre Psilocarphus soient relativement bien décrites (Morefield, comm. pers.), « les combinaisons des caractères des espèces s’entrecroisent » (Cronquist, 1950), et les spécimens ne peuvent pas toujours être facilement identifiés avec une clé dichotomique. Tout de même, le P. brevissimus peut généralement être distingué des deux autres membres du genre retrouvés au Canada--le P. tenellus et le P. elatior. Le P. tenellus a des réceptacles de bractées plus courts (de 1,2 à 2,7 mm contre 2,5 à 4,0 mm chez le brevissimus), ses feuilles tendent à être plus larges au sommet (plutôt qu’à la base), et ses akènes tendent à être largement oblancéolés à légèrement obovales (plutôt que seulement oblancéolés) (Cronquist, 1950). Malgré tout, le P. tenellus et le P. brevissimus peuvent, à l’occasion, être difficile à distinguer l’un de l’autre (Björk, comm. pers., 2005). Le P. elatior est plus étroitement apparenté au P. brevissimus. Les réceptacles de bractées des deux espèces sont d’une longueur d’environ 3 mm. Le P. elatior diffère dans son aspect moins densément laineux, en ayant un réceptacle simple plutôt que lobé, en ayant un style subapical plutôt qu’excentré et en ayant une apparence plus dressée que prostrée. L’akène de P. elatior est turgescent et légèrement oblong à elliptique-oblong plutôt qu’aplati et oblancéolé comme pour le P. brevissimus (Cronquist, 1950). Des spécimens de P. elatior peuvent se retrouver dans l’aire de répartition du P. brevissimus var. brevissimus et ressemblent à ce dernier (Morefield, comm. pers, 1993). 

En dépit des difficultés pour identifier les différentes espèces, le P. elatior, le P. tenellus et le P. brevissimus sont reconnus comme des espèces distinctes depuis plus d’un siècle et acceptés comme telles par le plus récent traitement générique (Cronquist, 1950) de même que dans un texte à être publié prochainement dans Flora of North America (Morefield, comm. pers.). 

Description génétique

Morefield (1993) mentionne que 2n=28 chez le P. brevissimus de même que pour la plupart des membres examinés de sa sous-tribu (Morefield, comm. pers., 2005). Il n’y a pas d’information supplémentaire concernant la génétique de l’espèce.

Unités désignables

La population des montagnes du Sud (région de Princeton en Colombie-Britannique) et la population des Prairies (Alberta et Saskatchewan) devraient être considérées comme des unités désignables distinctes. Il existe une importance disjonction entre les deux unités, qui sont séparées par une distance de plus de 500 km et par plusieurs chaînes de montagnes d’orientation nord-sud, notamment les montagnes Rocheuses, les chaînons Purcell, la chaîne de Selkirk et le chaînon Okanagan. La population des montagnes du Sud est probablement issue d’une population source située plus au sud, mais à l’ouest des Rocheuses, tandis que la population des Prairies est, selon toute vraisemblance, issue de populations sources situées à l’est des Rocheuses, au Montana ou au Wyoming. Selon une perspective continentale, les populations situées à l’est des Rocheuses ne semblent être que faiblement liées aux populations situées à l’ouest des Rocheuses. Par conséquent, au Canada, il est probable qu’il n’y ait jamais eu de dispersion entre la population des montagnes du Sud et la population des Prairies, et ce, même indirectement, par le corridor Washington-Idaho-Montana. Une telle dispersion n’est pas susceptible de se produire dans un avenir prévisible.

De surcroît, les deux unités occupent des régions éco-géographiques différentes, telles que définies par le COSEPAC : la zone écologique des montagnes du Sud et la zone écologique des Prairies. 

Morefield (comm. pers., 2005) a décrit les spécimens récoltés en Alberta et en Saskatchewan comme étant plus grands et plus allongés qu’ils ne le sont normalement chez cette espèce.

En mai 2001, les plantes reconnues dans le présent rapport comme appartenant à la population des Prairies ont été identifiées et traitées, à tort, comme faisant partie de la population des Prairies du psilocarphe élevé (P. elatior) et désignées « préoccupantes » par le COSEPAC. En 2005, les spécimens de l’Alberta et de la Saskatchewan ont été réexaminés par des spécialistes des plantes vasculaires des provinces de l’Alberta et de la Saskatchewan. Ces spécialistes sont : John G. Packer (professeur émérite, botanique, University of Alberta, Edmonton), Joyce Gould (Alberta Natural Heritage Information Centre) et Vernon L. Harms (Fraser Herbarium, département de phytotechnie et d’écologie végétale et département de biologie, University of Saskatchewan, Saskatoon). Leur examen des spécimens a entraîné la réidentification des spécimens des Prairies, d’abord considérés comme des représentants de l’espèce P. elatior, comme appartenant à l’espèce P. brevissimus. James D. Morefield, (botaniste, Nevada Natural Heritage Program), spécialiste mondial du genre Psilocarphus, a aussi examiné les spécimens des Prairies canadiennes et a confirmé leur appartenance à l’espèce P. brevissimus. Le P. elatior ne semble pas présent à l’est des Rocheuses, même aux États-Unis (Hitchcock et al., 1955).

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Répartition

Aire de répartition mondiale

L’aire de répartition principale du P. brevissimuss’étend du centre et de l’est de l’Oregon, puis, vers le sud, le long des deux côtés de la chaîne de la Sierra Nevada jusqu’en Basse-Californie (figure 2). L’espèce est aussi présente au Chili et en Argentine (Hitchcock et al., 1955; Morefield, 1993). 

Il existe de nombreuses populations qui se retrouvent en dehors de l’aire de répartition principale, soit au nord et à l’est de celle-ci--dans le nord de l’Utah, du Wyoming et du Montana, dans le sud de l’Idaho, dans le centre-est de l’État de Washington et au nord dans l’ouest du Canada, juste au nord du 49e parallèle (Kartesz, 2003). Ces populations semblent être discontinues, et il n’y a pas de preuve de transfert de gènes entre elles. Vraisemblablement, les populations de nombreuses plantes présentes dans les étangs printaniers s’y établissent en raison d’un transfert de semences effectué par la sauvagine et les oiseaux de rivage en migration (Silveira, 1998). Curieusement, bien que le P. brevissimus ait été recensé dans le sud de l’Idaho, où il est relativement commun, il est absent de la partie nordique de cet État. Une espèce similaire, mais plus petite, le P. tenellus, a été recensée dans le nord de l’Idaho, où elle est très rare (Mancuso, comm. pers., 2005). Par contre, le P. tenellusn’a pas été recensé dans le Montana, et tous les spécimens de cet État (incluant les populations de la portion nordique des comtés) ont été identifiés comme étant de l’espèce P. brevissimus.

Figure 2. Répartition nord-américaine du Psilocarphus brevissimus (selon des cartes provenant de Cronquist, 1950; Douglas et al., 2000, 2003; Kartesz, 2003)

Répartition nord-américaine du Psilocarphus brevissimus

Aire de répartition canadienne

La population des Prairies (figure 3) occupe de nombreux sites ayant une zone d’occurrence de 23 760 km². La zone d’occupation de plusieurs sites de la population des Prairies n’a pas été enregistrée, mais le regroupement  de ces zones est estimé, à partir des descriptions de l’habitat et des préférences, à moins de 40 ha.

Figure 3. Répartition de la population des Prairies du Psilocarphus brevissimus

Répartition de la population des Prairies du Psilocarphus brevissimus

La population des montagnes du Sud (figure 4) n’occupe que trois sites ayant une zone d’occurrence de 1,5 à 2,0 km². L’aire occupée est d’environ 0,1 ha.

Figure 4. Répartition de la population des montagnes du Sud du Psilocarphus brevissimus. (Les deux emplacements du sud ne sont qu’à 700 m l’un de l’autre et sont situés à environ 2,5 km de l’emplacement du nord.)

Répartition de la population des montagnes du Sud du Psilocarphus brevissimus

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Population des montagnes du Sud

L’unité de Princeton se trouve dans une zone d’ombre pluviométrique formée par la Chaîne Côtière et la chaîne des Cascades. Le climat continental qui en résulte connaît des hivers frais avec des chutes de neige de faibles à modérées. La saison de croissance est relativement longue (environ 95 jours sans gelées), chaude (d’environ 1 028 à 1 266 degrés-jour de croissance > 5 °C) et sèche (de 185 à 313 mm de précipitation durant la saison de croissance). La saison de croissance connaît des déficits d’humidité importants (Lloyd et al., 1990).

L’espèce se trouve sur des sols d’argile calcaire le long des marges d’étangs et dans les dépressions peu profondes. Ces habitats sont dominés par des plantes annuelles pouvant tirer avantage de la brève période où les conditions de croissance sont favorables. Les espèces dominantes incluent le Plagiobothrys scouleri (plagiobotryde de Scouler) et le Polygonum polygaloides sous-espèce confertiflorum (renouée à fleurs entassées). Les espèces communément associées sont le Myosurus minimus (ratoncule naine), l’Alopecurus carolinianus (Vulpain de Caroline), le Gnaphalium palustre (gnaphale des marais) et le Deschampsia danthonioides (deschampsie fausse-danthonie). La plante pérenne la plus communément associée est le Danthonia unispicata (danthonie à épillet solitaire) (Douglas et al., 2003). La zone environnante est composée d’arbustes et de prairies naturelles dominés par l’Artemisia tridentata (armoise tridentée), le Pseudoroegneria spicata (agropyre à épi inerme) et l’Hesperostipa comata (stipe chevelue) de même que de terrains boisés ouverts à fermés dominés par le Pinus ponderosa (pin ponderosa) et le Pseudotsuga menziesii (Douglas taxifolié).

Population des Prairies

La population des Prairies se trouve dans une région semi-aride où les hivers sont très froids et où les étés sont courts et chauds. Les précipitations surviennent surtout durant l’été, avec de 75 à 130 mm en juin, mais une moyenne mensuelle de moins de 50 mm en juillet et en août (Hare et Thomas 1979).

Les sites occupés par la population des Prairies sont surtout des dépressions peu profondes inondées de façon saisonnière tels que les cuvettes solonetziques, les marges de bourbiers et les zones humides temporaires à fond sableux (Hudson, comm. pers., 2005; Porter, comm. pers., 2005; Romuld, comm. pers., 2005; Wallis, comm. pers., 2005; Bush, comm. pers., 2005). Il ne semble pas y avoir de groupe d’espèces associées particulier, mais les données sur la végétation manquent pour la plupart des sites (Douglas et al., 2000). Les hautes terres environnantes supportent une végétation de prairies dominée par l’Hesperostipa comata, l’H. curtiseta, le Pascopyrum smithii, l’Elymus lanceolatus, le Koeleria macrantha et le Bouteloua gracilis.

Tendances en matière d’habitat

Il n’y a pas d’information fiable concernant les taux de variation dans la zone d’occurrence, la zone d’occupation ou la qualité de l’habitat pour les deux unités.

Protection et propriété

Les trois emplacements de la population des montagnes du Sud se trouvent sur un ranch privé situé dans la réserve de terres agricoles (RTA) (tableau 1). Deux des emplacements de la population des Prairies se situent dans des aires protégées. La plupart des autres emplacements se situent sur des terres de la Couronne provinciale ou des terres d’appartenance inconnue.

Tableau 1. Données sur les populations de Psilocarphus brevissimus
Emplacement des populationsDernière observationSituation présuméePropriété foncièreÉtendueNombre d’individusNote de bas de page1
Prairies 1C. Wallis 1989existanteprotégée< 1 acre? – plusieurs centaines
Prairies 2M. Romuld 1990existanteprotégée< 1 acre? – >50
Prairies 3K. Tannas 1989existanteinconnue< 2 ha? – (50-100)
Prairies 4C. Wallis 1985existanteCouronne< 1 acre? – (100-1000)
Prairies 5D. Bush 1997existanteinconnue< 2 ha? - >2 700
Prairies 6D. Bush 1996existanteinconnue< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 7D. Bush 1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 8D. Bush 1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 9D. Bush 1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 10D. Bush 1996existanteprivée< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 11D. Bush 1996existanteinconnue< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 12D. Bush 1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 13D. Bush 1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 14E. Moss 1927historiqueinconnueinconnueinconnu
Prairies 15D. Bush 1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 16C. Wallis 1979existanteCouronne< 1 acre0 – (100-1000)
Prairies 17D. Bush 1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 18D. Bush 1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 19D. Bush 1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 20D. Bush 1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 21D. Bush 1996existanteinconnue< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 22D. Bush  1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 23D. Bush 1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 24D. Bush 1996existanteCouronne< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 25D. Bush 1996existanteprivée< 1 ha0 – (100-1000)
Prairies 26E. Moss 1953historiqueinconnueinconnueinconnu
Prairies 27C. Wallis 2003existanteprivée< 1 acre~1 000
Prairies 28J. Hudson 1979existantelocation de la Couronne?~ 1 acrelocalement abondants
Prairies 29J. Hudson 1979existantelocation de la Couronne?~ 1 acrepeu abondants
Prairies 30J. Hudson 1980existantelocation de la Couronne?~ 1 acrepetit nombre
Prairies 31Harris et Harris 1999existanteinconnueinconnue? - ~ 200
Prairies 32Harris et Harris 1999existanteinconnueinconnue? – 1 000
Prairies 33Harris et Harris 1999existanteinconnueinconnue? - 50
Prairies 34Harris et Lamont 1999existanteinconnueinconnue? – 1 000
Prairies 35Harris et Lamont 1999existanteinconnueinconnue? - 200
Prairies 36Harris et Lamont 1999existanteinconnueinconnue? - 200
Prairies 37Harris et Harris 1999existanteinconnueinconnue? - 500
Prairies 38Harris et Harris 1999existanteinconnueinconnue? - 10
Prairies 39Harris et Harris 1999existanteinconnueinconnue? - 50
Prairies 40Harris et Harris 1999existanteinconnueinconnue? - 75
Prairies 41Harris et Harris 1999existanteinconnueinconnue? - 10
Mt. du Sud 1Lomer 1996existanteprivée<0,1 ha30-300
Mt. du Sud 2Douglas 2002existanteprivée0,1 ha225 – (1-2 millions)
Mt. du Sud 3Lomer 2002existanteprivée<0,1 ha450 – 7 700
Note de bas de page 1

La plupart des populations (peut-être toutes) disparaissent durant les années de sécheresse ou leur nombre décroît de plus d’un ordre de grandeur (presque 4 ordres de grandeur dans le cas de Princeton 3).

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Biologie

Généralités

Il existe très peu de documentation traitant du cycle vital, de la démographie ou de la physiologie du P. brevissimus ou des autres espèces de ce genre. La monographie de Cronquist sur le genre, datée de 1950, reste une des meilleures sources d’information, bien que certains aspects du cycle vital puissent être inférés à partir d’études effectuées sur d’autres espèces annuelles d’étangs printaniers ayant des caractéristiques phénologiques semblables. 

Reproduction et dispersion

Les espèces du genre Psilocarphus sont des plantes annuelles qui occupent, la plupart du temps, des environnements humides printaniers. Puisqu’il n’y a pas de structures favorisant la dispersion anémophile ou animale, la pollinisation s’effectue vraisemblablement au niveau du même capitule. Par surcroît, seule une petite quantité de pollen est produite dans les étamines, et il est improbable qu’il soit transporté par le vent, car les fleurs sont abritées par les feuilles caulinaires supérieures et la « laine » qui encercle chaque capitule. Les appendices se trouvant sur chaque réceptacle de bractées guident les longs styles effilés des fleurs externes (pistillées) vers les fleurs productrices de pollen situées au centre du lobe (Cronquist, 1950). 

Déplacements et dispersion

Un grand nombre de plantes d’étangs printaniers semblent être dénuées des caractères qui favorisent la dispersion. Il est possible que la répartition « en îlots » des habitats propices pénalise les espèces qui tendent à se disperser sur de grandes distances (Zedler, 1990). 

Les réceptacles de bractées, qui persistent autour de l’akène mature, pourraient lui servir de bouées lorsque le site est inondé et ainsi le disperser sur de courtes distances, à travers l’étang ou la mare (Cronquist, 1950). 

Quelques réceptacles de bractées, légers et pelucheux, pourraient prendre le vent et disperser les akènes qui y sont attachés sur des distances légèrement plus grandes. Les mammifères herbivores généralistes pourraient aussi jouer un rôle dans la dispersion à moyenne distance. Dans une étude effectuée en Californie, il a été observé que les graines du P. brevissimus germaient dans des déjections de lapins à queue blanche récoltées à proximité des étangs printaniers, incluant les « nouveaux » étangs, créés artificiellement. Les données suggèrent que ces lapins, même s’ils sont peu efficaces pour la dispersion des graines, pourraient jouer un rôle important en ce qui concerne la colonisation et le rétablissement du P. brevissimus dans les parcelles d’habitats (Zedler et Black, 1992). Les lapins à queue blanche se trouvent dans les prairies du sud de l’Alberta et de la Saskatchewan et pourraient jouer un rôle dans la dispersion à moyenne distance du P. brevissimus entre les différents étangs printaniers et d’autres habitats propices. Ce lapin semble absent de la région de Princeton en Colombie-Britannique, mais d’autres petits mammifères pourraient jouer un rôle semblable.

Quelques graines pourraient être transportées sur de longues distances, nichées dans la boue recouvrant les pieds des oiseaux de rivage et aquatiques (Cronquist, 1950). Un certain nombre d’espèces de sauvagine, d’oiseaux de rivage et de passereaux qui fréquentent les étangs printaniers et les dépressions humides de prairies (Silveira, 1998) pourraient donc servir de vecteurs. La dispersion sur de longues distances est probablement un événement rare vu l’absence de l’espèce dans de nombreux habitats propices faisant partie de la zone d’occurrence canadienne.

Il n’existe aucune preuve de la capacité de l’espèce à faire des banques de semences dans le sol, mais cette adaptation est fréquente chez les espèces d’étangs printaniers. En effet, ceci leur permet de résister aux années de sécheresse.

Germination et écologie des semis

Beaucoup de plantes annuelles de dépressions humides sont adaptées à une croissance limitée sous l’eau durant les périodes froides. Par la suite, lorsque les étangs se réchauffent puis s’assèchent, elles peuvent croître et atteindre rapidement la maturité (Zedler, 1990). La capacité du P. brevissimus à germer sous l’eau n’a toutefois pas été établie. Le P. elatior, espèce étroitement apparentée des étangs printaniers de la région côtière de la Colombie-Britannique, germe après la disparition de l'eau stagnante, mais est trop petit pour être remarqué à cette période (obs. pers.).

Survie

Le P. brevissimus ne se reproduit pas végétativement. Le développement végétatif, la floraison et la production des fruits sont probablement régis par la vitesse à laquelle le sol s’assèche. Les pluies survenant tard au printemps et tôt en été peuvent prolonger la période de croissance et ainsi augmenter la fécondité. Au printemps et au début de l’été, les niveaux consistants de forte humidité semblent favoriser l’augmentation du couvert des plantes pérennes, ce qui pourrait nuire au P. brevissimus. Il n’y a pas de preuve d’herbivorie sur les plantes.

Physiologie

Il n’y a pas d’information disponible sur la physiologie du P. brevissimus qui pourrait être utilisée pour la désignation du statut ou pour l’élaboration d’un plan de rétablissement.

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Taille et tendances des populations

Activités de recherche

Les populations de Princeton semblent restreintes aux étangs printaniers non salins, un type d’habitat rare à de faibles altitudes dans le centre-sud de la Colombie-Britannique. Les chercheurs expérimentés peuvent trouver la plante assez aisément malgré sa petite taille, notamment par sa forme distinctive et parce qu’elle est visible et exposée en terrain découvert. Elle peut également se retrouver durant plusieurs mois dans l’année (son premier signalement a été effectué durant le mois d’octobre). Les trois sites ont été trouvés par Frank Lomer, qui a exploré la flore du centre-sud de la Colombie-Britannique pendant environ 15 ans et qui a fouillé plusieurs fois les habitats propices du P. brevissimus depuis sa découverte en 1996 afin de trouver de nouvelles occurrences. Les sites où P. brevissimus est présent abritent également deux espèces végétales qui ne se retrouvent pas ailleurs au Canada – le Collomia tenella (collomia délicat) et l’Antennaria flagellaris (antennaire stolonifère) – ceci tend à confirmer l’hypothèse selon laquelle ces sites sont uniques d’un point de vue écologique et biogéographique (Lomer, comm. pers., 2005).

L’effort d’échantillonnage n’a pas été mesuré pour l’unité des Prairies. La plupart des enregistrements proviennent de deux relevés effectués durant des années exceptionnellement humides. Il est probable que d’autres populations existent dans les limites de l’unité des Prairies, bien qu’elles soient, pour la plupart des années, uniquement présentes sous forme de banques de semences.

Fluctuations et tendances

Les fluctuations des populations sont courantes chez les plantes annuelles d’étangs printaniers et de mares temporaires (Bauder, 2000; Griggs et Jain, 1983). 

Les sous-populations de la population des montagnes du Sud du P. brevissimus fluctuent fortement. En 1997, la sous-population la plus importante comptait « quelques milliers » d’individus puis, en 2002, elle s’est élevée jusqu’à « un ou deux millions ». Un dénombrement répété n’est disponible que pour une seule des deux autres populations (beaucoup plus petites), et le nombre d’individus fluctue entre 300 et 11 500 sur une période de huit ans. 

En Alberta, la majorité des signalements relatifs à la population des Prairies datent de 1996, une année très pluvieuse. Les enregistrements proviennent d’une série de sites n’ayant probablement pas été inondés depuis plusieurs années ou même depuis des décennies (D. Bush, comm. pers., 2005). La plupart des enregistrements provenant de la Saskatchewan datent de 1999, année où des ruissellements importants et de fortes pluies ont causé au printemps de graves inondations dans le sud-ouest de la Saskatchewan, rendant improductifs plusieurs milliers d’hectares de terre agricole et créant probablement des conditions de croissance idéales pour le P. brevissimus. Il est fort probable que bon nombre de ces sites soient trop secs pour supporter l’espèce durant les années sèches.

Abondance

Les estimations de populations provenant des observations les plus récentes se retrouvent au tableau 1. Aux niveaux les plus bas enregistrés, la taille totale de la population des Prairies n’est que de 700 individus. Durant les années exceptionnellement sèches, le nombre d’individus pourrait être encore plus faible. Les dénombrements de populations, pour la plupart des sites de la population des Prairies, sont imprécis et, dans la plupart des cas, pourraient représenter des valeurs maximales puisque les résultats des recherches infructueuses n’ont pas été enregistrés. Pour la population des Prairies, en raison de l’incertitude des dénombrements aux sites individuels, la taille totale de la population, dans les bonnes années, pourrait être composée de seulement 9 000 individus ou d’autant que 27 000 individus. Il est probable que la taille totale de la population, dans les années « creuses », contienne un nombre d’individus grandement inférieur à 5 000, peut-être même aussi peu que 2 000.

Effet d’une immigration de source externe

Les deux unités désignables du Canada sont séparées par de grandes distances, ainsi que par des barrières de hautes montagnes. Les échanges génétiques sont donc improbables. La population des États-Unis la plus proche de la population des montagnes du Sud semble être celle du comté de Grant, dans l’État de Washington. La distance entre les deux populations est de plus de 200 km. La population la plus près de la population des Prairies semble être celle située près de Dodson, au Montana. La distance entre les deux populations est de plus de 50 km. Étant donné la capacité limitée de l’espèce à se disperser sur de grandes distances, la probabilité d’un échange génétique régulier entre les populations canadiennes et américaines est faible. Des similarités d’habitat suggèrent la possibilité que les graines des populations américaines soient bien adaptées aux conditions des sites où les populations canadiennes se retrouvent. Il y a donc un certain potentiel pour un programme de réintroduction, dans l’éventualité d’une disparition des populations canadiennes, mais seulement si les événements ayant causé cette disparition ne réduisent pas la qualité de l’habitat.

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Facteurs limitatifs et menaces

Les changements climatiques peuvent constituer une menace importante pour l’espèce par la réduction de la fréquence des inondations dans les sites propices. Ceci peut augmenter la mortalité des banques de semences enfouies dans le sol tout en diminuant la taille et la fréquence de formation de celles-ci. Les impacts des changements climatiques peuvent être exacerbés par la faible capacité de dispersion de l’espèce, ce qui restreindra probablement la colonisation des sites pouvant devenir plus propices à l’espèce.

Population des montagnes du Sud

La population des montagnes du Sud est particulièrement vulnérable en raison de sa petite zone d’occupation et de la rareté des habitats propices qui la mettent en position de risque de disparition du pays. Les menaces les plus manifestes proviennent de la modification des régimes hydrologiques ou des changements dans les tendances de pâturage du bétail. Autour de la zone, des changements dans le couvert végétal modifieraient l’accumulation de neige, la capture et le relargage de l’eau, ainsi que les pertes par transpiration. De tels changements peuvent aussi survenir en raison de facteurs variés, notamment la récolte du bois et le feu. Des changements dans la période et l’intensité du pâturage peuvent se répercuter, directement ou indirectement, sur le régime hydrologique, favoriser l’accumulation de chaume, ce qui nuirait à la germination, modifier l’équilibre compétitif auprès des espèces vivaces ou endommager directement les plantes par le piétinement, tôt durant la saison de croissance. Les espèces envahissantes sont peu susceptibles d’avoir des incidences importantes sur le P. brevissimus à moins de changements dans l’hydrologie ou le pâturage. L’utilisation d’herbicides pour contrôler les plantes nuisibles envahissant les parcours naturels, les emprises routières et les accotements d’autoroutes (tous à proximité d’une ou de plusieurs sous-populations) peut aussi éliminer la population. L’utilisation de véhicules tout-terrain, loisir qui gagne en popularité dans la région, constitue une menace pour la population en retournant la terre, en modifiant l’hydrologie ou en détruisant directement les plantes. L’habitat occupé par le P. brevissimus se trouve présentement dans les limites de la réserve de terres agricoles (RTA) dont le but est de protéger celles-ci contre d’autres formes d’exploitation. Des régions clés ont été retirées de la RTA durant la dernière décennie afin de permettre l’exploitation à proximité des villes et des villages. Étant donné la proximité entre les sous-populations et Princeton (moins de 10 km) et vu la nature panoramique des prairies où ces sous-populations se trouvent (près des impressionnantes falaises de la vallée de Similkameen), la région pourrait être retirée de la RTA à des fins d’exploitation. Dans la région de Princeton, les ventes immobilières ont affiché une tendance à la hausse au cours des derniers 12 à 18 mois, en tandem avec les marchés dans la vallée de l’Okanagan (Fabri, comm. pers. 2003). Un large éventail de pratiques agricoles (même la récolte des terres végétales) sont permises dans les limites de la RTA (Provincial Agricultural Land Commission, 2003) et, même sans la retrait de cette région, des changements dans l’utilisation des terres peuvent éliminer cet habitat essentiel. 

Population des Prairies

Douglas et al. (2000) mentionnent que la destruction de l’habitat associée à l’exploitation agricole et à l’exploration pétrolière et gazière sont les principales menaces aux populations de l’espèce dans les Prairies. Certains sites se trouvent dans une zone d’exploitation agricole intensive tandis que d’autres sont peut-être moins menacés en raison de facteurs relatifs aux sols et au climat qui découragent l’intensification des pratiques agricoles. 

Une importante partie de l’habitat de seize des sites a été directement endommagée par la construction de pipelines (Rintoul, comm. pers., 2005). Plusieurs autres populations, présentes juste à l’extérieur des emprises des pipelines, peuvent être affectées par des changements hydrologiques liés à la construction et à l’entretien des pipelines.

Tout comme c’est le cas pour la population des montagnes du Sud, les pratiques de gestion des terres et les mesures de lutte contre les mauvaises herbes représentent une menace pour un grand nombre de sous-populations des populations des Prairies.

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Importance de l'espèce

La répartition du P. brevissimus suggère que les deux populations pourraient être des reliques de l’intervalle hypsithermal, au climat chaud et sec, d’il y a 4 000 à 6 000 ans avant notre ère.

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

Le P. brevissimus var. brevissimus n’est pas protégé par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), par l’Endangered Species Act (États-Unis) ni par le Red Data Book de l’IUCN. Il est classé G4T4? – apparemment non en péril (apparently secure) (NatureServe 2005). L’espèce n’est pas classée (SNR) dans l’État de Washington, mais est classée S2 – en péril (imperiled) dans les États de l’Idaho et du Montana, également adjacents au Canada.

Population des montagnes du Sud

Le P. brevissimus est classé S1 – fortement en péril (critically imperiled) en Colombie-Britannique, où il n’y a pas de loi de protection des plantes en péril. La population ne se retrouve pas dans une zone protégée, il n’y a pas de plan de gestion ou de mise en œuvre visant à la protéger ou à protéger son habitat dans le seul endroit où elle est présente.

Population des Prairies

Le P. brevissimus est classé S2 – en péril (imperiled) en Alberta (NatureServe 2005). L’espèce devrait probablement être classée S1S2 – en péril à gravement en péril (imperiled to critically imperiled) en Saskatchewan puisque c’est la désignation que le Saskatchewan Conservation Data Centre a donnée à l’espèce lorsqu’elle a été identifiée, par erreur, comme étant l’espèce P. elatior (Saskatchewan Conservation Data Centre, 2005).

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Résumé technique - Population des montagnes du Sud

Note : Les spécialistes des plantes vasculaires du Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens (COSEPAC) reconnaissent deux unités désignables distinctes à l’intérieur de l’espèce. Ces deux unités sont géographiquement disjointes, présentes dans deux différentes zones écologiques du COSEPAC et sont sujettes à des niveaux très différents de risque, principalement en raison des écarts marqués dans le nombre de populations présentes dans chacune des unités.

Psilocarphus brevissimus : Population des montagnes du Sud

Psilocarphe nain (Population des montagnes du Sud) – Dwarf Woolly-heads (Southern Mountain Population)

Répartition au Canada :

Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) au Canada

[estimée en utilisant le calcul de l’aire du logiciel de cartographie OziExplorer] < 2 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Non

Superficie de la zone d’occupation (km²)

[estimée en additionnant les zones d’occupation individuelles et en estimant les valeurs manquantes] : 0,1 ha

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Probable

Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.

3

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

Peut-être

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Inconnue

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.) :

4 mois

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

De 700 à 2 000 000 selon l’année

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

Population Mt. du Sud

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

s.o.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)? Oui

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Oui

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

Inconnue

Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

  1. de 30 à 300
  2. de 225 à 2 000 000
  3. de 450 à 7 700

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

Menaces potentielles : utilisation de véhicules tout-terrain, mesures de lutte contre les mauvaises herbes à l’aide d’herbicides, changements dans l’hydrologie en raison des pratiques d’utilisation des terres et de l’exploitation accrue dans la région.

Effet d’une immigration de source externe

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?

L’espèce n’est pas classée dans l’État de Washington, mais est classée S2 en Idaho et au Montana.

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Une immigration est possible, mais survient si rarement qu’elle ne pourrait pas venir en aide aux populations sur une période de moins de quelques décennies

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Inconnu

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Oui

La possibilité d’une immigration de populations externes existe-elle?

Non

Analyse quantitative

Non disponible

Statut existant

COSEPAC : En voie de disparition (2006)

Statut et justification de la désignation

Population des montagnes du Sud

Statut : En voie de disparition      

Code alphanumérique : B1ac(iv) + 2ac(iv)

Justification de la désignation : Une plante herbacée annuelle restreinte à une très petite aire de répartition et présente seulement dans trois petits sites sur des terres privées dans l’aire écologique des montagnes du Sud du COSEPAC en Colombie-Britannique. La taille de la population est exposée à des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures en raison des variations des niveaux de précipitations, et la population est menacée par des facteurs commel’accroissement de l’aménagement des terres de la région et les pratiques d’utilisation des terres.

Applicabilité des critères

  • Critère A (Population globale en déclin) : Pas de données concernant le déclin
  • Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Satisfait à la désignation « en péril » (code alphanumérique B1ac(iv) + 2ac(iv)) puisque la zone d’occurrence et la zone d’occupation sont bien en-dessous des valeurs critiques, seulement trois sites sont connus, et les populations de cette espèce annuelle sont soumises à des fluctuations très importantes dans la zone d’occupation et dans le nombre d’individus matures.
  • Critère C (Petite population globale et déclin) : S.O. La taille de la population est trop importante.
  • Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : Satisfait à la désignation « menacée »(D2) fondée sur la présence de seulement trois sites et sur la très petite zone d’occupation, bien en-dessous de 20 km², avec plusieurs menaces recensées dans une zone subissant une expansion urbaine rapide.
  • Critère E (Analyse quantitative) : Non disponible

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Résumé technique - Population des Prairies

Psilocarphus brevissimus : Population des Prairies

Psilocarphe nain (Population des Prairies) – Dwarf Woolly-heads (Prairie Population)

Répartition au Canada :

Alberta, Saskatchewan

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) au Canada

[estimée en utilisant le calcul de l’aire du logiciel de cartographie OziExplorer] : 23 760 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Probable, sauf si les banques de semences sont considérées

Superficie de la zone d’occupation (km²)

[estimée en additionnant les zones d’occupation individuelles et en estimant les valeurs manquantes] <40 ha

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Oui

Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.

41

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

Oui

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Inconnue

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

4 mois

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

De 2 000 à 27 000 selon l’année

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

Inconnue

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

s.o.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Oui

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Peut-être, mais la fragmentation n’est pas grave

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

Probable

Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

  • Prairies 1 : 0? – plusieurs centaines
  • Prairies 2 : 0? – 50
  • Prairies 3 : 0? – 100
  • Prairies 4 : 0? – 1 000
  • Prairies 5 : 0? – >2 700
  • Prairies 6 : 0? – 1 000
  • Prairies 7 : 0? – 1 000
  • Prairies 8 : 0? – 1 000
  • Prairies 9 : 0? – 1 000
  • Prairies 10 : 0? – 1 000
  • Prairies 11 : 0? – 1 000
  • Prairies 12 : 0? – 1 000
  • Prairies 13 : 0? – 1 000
  • Prairies 14 : inconnu
  • Prairies 15 : 0? – 1 000
  • Prairies 16 : 0? – 1 000
  • Prairies 17 : 0? – 1 000
  • Prairies 18 : 0? – 1 000
  • Prairies 19 : 0? – 1 000
  • Prairies 20 : 0? – 1 000
  • Prairies 21 : 0? – 1 000
  • Prairies 22 : 0? – 1 000
  • Prairies 23 : 0? – 1 000
  • Prairies 24 : 0? – 1 000
  • Prairies 25 : 0? – 1 000
  • Prairies 26 : inconnu
  • Prairies 27 : 1 000
  • Prairies 28 : localement abondante
  • Prairies 29 : peu abondantes
  • Prairies 30 : petit nombre
  • Prairies 31 : 0? - 200
  • Prairies 32 : 0? – 1 000
  • Prairies 33 : 0? - 50
  • Prairies 34 : 0? – 1 000
  • Prairies 35 : 0? - 200
  • Prairies 36 : 0? - 200
  • Prairies 37 : 0? - 500
  • Prairies 38 : 0? - 10
  • Prairies 39 : 0? - 50
  • Prairies 40 : 0? - 75
  • Prairies 41 : 0? - 10

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Menaces actuelles : expansion agricole, exploration pétrolière et gazière
  • Menaces potentielle : changements dans l’hydrologie, changements dans les pratiques de pâturage, mesures de lutte aux mauvaises herbes

Effet d’une immigration de source externe

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?

L’espèce n’est pas classée dans l’État de Washington, mais est classée S2 en Idaho et au Montana.

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Une immigration est possible, mais survient si rarement qu’elle ne pourrait pas venir en aide aux populations sur une période de moins de quelques décennies

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Inconnu

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Oui

La possibilité d’une immigration de populations externes existe-elle?

Non

Analyse quantitative

Non disponible

Statut existant

COSEPAC : Préoccupante (2006)

Statut et justification de la désignation

Population des Prairies

Statut : Préoccupante

Code alphanumérique : s.o.         

Justification de la désignation : Cette population est largement répartie en Saskatchewan et en Alberta dans plus de 40 sites, avec de grandes fluctuations annuelles dans le nombre d’individus matures et des préoccupations quant aux impacts futurs potentiellement importants. On compte parmi ceux-ci le futur développement potentiel de l’extraction du méthane de gisement houiller dans une grande partie de l’aire de répartition de la population et les perturbations attribuables à la construction de pipelines.

Applicabilité des critères

  • Critère A (Population globale en déclin) : Non disponible. Il n’existe pas de données témoignant d’un déclin significatif.
  • Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Même si l’espèce a une petite zone d’occupation, ce critère ne s’applique pas du fait que la population se retrouve dans un grand nombre de sites qui ne semblent pas extrêmement fragmentés et n’ont pas montré de déclins importants dans le nombre d’individus.
  • Critère C (Petite population globale et déclin) : S.O. Le nombre total d’individus pourrait être suffisamment bas pour que l’espèce soit considérée en péril durant les années de sécheresse, mais des déclins continus ou inférés ne peuvent pas être adéquatement rationalisés pour évaluer le statut en vertu de ce critère.
  • Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : Sans objet. Bien que la zone d’occupation soit < 20 km², la désignation « menacée D2 » ne semble pas s’appliquer puisque l’étendue actuelle des impacts des différentes menaces, telles que l’exploration pétrolière et gazière, ainsi que l’exploitation et l’expansion agricole dans les habitats et les populations naturellement fragmentés, est incertaine.
  • Critère E (Analyse quantitative) : Non disponible.

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Remerciements et experts contactés

Nous tenons à souligner l’aide généreuse fournie par Jenifer Penny et Marta Donovan (Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique), ainsi que par Joyce Gould (Alberta Natural Heritage Information Centre). Frank Lomer, Curtis Björk, James Morefield, Dana Bush et Ksenia Barton ont fourni des conseils et de l’information utiles. Ce rapport a puisé abondamment dans le rapport de situation original co-dirigé par le regretté George Douglas, ainsi que par Jenifer Penny et Ksenia Barton. 

Nous avons communiqué avec les experts suivants :

  • Achuff, Peter. Botaniste national, Direction de l’intégrité écologique, Parcs Canada.
  • Duncan, Dave. Chef, gestion de la faune, Service canadien de la faune, Région des Prairies et du Nord.
  • Fort, Kevin. Biologiste des espèces en péril, Service canadien de la faune, Centre de recherche sur la faune du Pacifique.
  • Fraser, Dave. Species at Risk Specialist, Ministry of Environment de la Colombie-Britannique.
  • Gould, Joyce. Botaniste, Alberta Natural Heritage Information Centre.
  • Goulet, Gloria. Coordonnatrice, connaissances traditionnelles autochtones, Secrétariat du COSEPAC, Service canadien de la faune.
  • Penny, Jenifer. Botaniste, Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, Ministry of Environment de la Colombie-Britannique. 
  • Porter, Steve. Data Manager, Saskatchewan Conservation Data Centre.

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Sources d’information

Bauder, E.T. 2000. Inundation effects on small-scale plant distributions in San Diego, California vernal pools, Aquatic Ecology 34:43-61.

Björk, C. Comm. pers. 2005. Conversation avec M. Fairbarns, le 28 mai et le 30 août 2005, consultant en botanique.

Bush, Dana. Comm. pers. 2005. Conversation téléphonique avec M. Fairbarns, le 29 août 2005, Botanical consultant, Calgary.

Cronquist, A. 1950. A review of the genus Psilocarphus, Research Studies of the State College of Washington 18:71-89.

Douglas, G.W. 1998. Asteraceae, p. 96-392, in G.W. Douglas, G.B. Straley et D. Meidinger (éd.), Illustrated flora of British Columbia Volume 1, Gymnosperms and Dicotyledons (Aceraceae through Asteraceae), Ministry of Environment, Lands and Parks de la Colombie-Britannique et Ministry of Forests de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique), 436 p.

Douglas, G.W., J. Gould et J. Illingworth. 2000. COSEWIC status report on Tall Woolly-heads (Psilocarphus elatior), 25 p.

Douglas, G.W., J.L. Penny et K. Barton. 2003. Rapport de situation du COSEPAC sur le psilocarphe nain (Psilocarphus brevissimus) au Canada, in Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le psilocarphe nain (Psilocarphus brevissimus) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa, 19 p.

Fabri, P. Comm. pers. 2003. Conversation téléphonique avec G. Douglas, Market analyst, Canada Mortgage and Housing Corporation, Suite 103, 1708 Dolphin Avenue, Kelowna (Colombie-Britannique) V1Y 9S4.

Griggs, F.T., et S.K. Jain. 1983. Conservation of vernal pool plants in California, II, Population biology of a rare and unique grass genus Orcuttia, Biological Conservation 27:171-193.

Hitchcock, C.L., A. Cronquist, M. Ownbey et J.W. Thompson. 1955. Vascular Plants of the Pacific Northwest. Part 5: Compositae, University of Washington Press, Seattle.

Hudson, John. Comm. pers. 2005. Conversation téléphonique avec M. Fairbarns, le 22 août 2005, Professor Emeritus, W.P. Fraser Herbarium, University of Saskatchewan, Saskatoon.

Kartesz, J.T. 2003. A Synonymized Checklist and Atlas with Biological Attributes for the Vascular Flora of the United States, Canada, and Greenland, deuxième édition, in J.T. Kartesz et C.A. Meacham, Synthesis of the North American Flora, Version 2.0.

Lomer, Frank. 2005. Correspondance par courriel avec M. Fairbarns, le 31 août 2005, Honourary Research Associate, University of British Columbia Herbarium.

Lloyd, D., K. Angove, G. Hope et C. Thompson. 1990. A guide to site identification and interpretation for the Kamloops Forest Region, Part 1, 192 p., Ministry of Forests de la Colombie-Britannique, Victoria. 

Mancuso, Michael. Comm. pers. 2005. Conversation téléphonique avec M. Fairbarns, le 12 août 2005, Botany Program Leader, Idaho Conservation Data Center. 

Morefield, J.D. 1993. Psilocarphus, in J.C. Hickman (éd.), 1993, The Jepson Manual: Higher Plants of California, University of California Press, Berkeley, 1400 p.

Morefield, J.D. Comm. pers. 2005. Conversation téléphonique avec M. Fairbarns, le 30 août 2005, botaniste, Nevada Natural Heritage Program et auteur de Psilocarphus treatment for Flora of North America (en préparation), Carson City (Nevada).

NatureServe. 2005. NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life [application Web], version 4.5, NatureServe, Arlington (Virginie). (consulté le 21 août 2005).

Porter, Steve. Comm. pers. 2005. Correspondance par courriel avec M. Fairbarns, le 29 août 2005, Data Manager, Conservation Data Centre de la Saskatchewan, Regina.

Rintoul, John. Comm. pers. 2005. Correspondance par courriel avec M. Fairbarns, le 29 août 2005, Data Manager, Natural Heritage Information Centre de l’Alberta, Edmonton.

Romuld, Maggie. Comm. pers. 2005. Conversation téléphonique avec M. Fairbarns, le 26 août 2005, Graduate student, University of Calgary, Calgary.

Saskatchewan Conservation Data Centre 2005. Tracked species list for vascular plants current as of 5/5/2005. Disponible à l’adresse http://www.biodiversity.sk.ca/Docs/vasctrak.pdf (consulté le 21 août 2005).

Silveira, J.G. 1998. Avian Uses of Vernal Pools and Implications for Conservation Practice (format PDF, 100Ko, en anglais seulement), in C.W. Witham, E.T. Bauder, D. Belk, W.R. Ferren Jr., et R. Ornduff (éd.), Ecology, Conservation, and Management of Vernal Pool Ecosystems, Proceedings from a 1996 Conference, California Native Plant Society, Sacramento (Californie), États-Unis. (consulté le 12 août 2005).

Wallis, Cliff. Comm. pers. 2005. Conversation téléphonique avec M. Fairbarns, le 22 août 2005, Conservation Biologist, Cottonwood Consulting, Calgary. 

Zedler, P.H. 1990. Life histories of vernal pool vascular plants, p. 123-146, in D.H. Ikeda et R.A. Schlising (éd.), Vernal Pool Plants: Their Habitat and Biology, Studies from the Herbarium, Number 8, California State University, Chico (Californie).

Zedler, P.H., et C. Black. 1992. Seed dispersal by a generalized herbivore: rabbits as dispersal vectors in a semiarid California vernal pool landscape, American Midland Naturalist 128:1-10.

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Sommaire biographique des rédacteurs du rapport

Matt Fairbarns a travaillé, durant environ 20 ans, sur les espèces rares, ainsi que sur la cartographie, l’inventaire et la conservation des écosystèmes dans l’ouest du Canada. Il est également l’auteur et le coauteur de nombreux rapports de situation sur des végétaux pour le COSEPAC.

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Collections examinées

Les collections de l’herbier (V) du Royal British Columbia Museum et de la University of Alberta (ALTA) ont été examinées. Les bases de données du Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, du Alberta Natural Heritage Information Centre et du Conservation Data Centre de la Saskatchewan ont été consultées.

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