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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le milandre au Canada

Information sur l'espèce

Nom et classification

Le milandre (Galeorhinus galeus) est une des 39 espèces de la famille des Triakidés. Son nom de genre Galeorhinus vient des mots grecs galeos et rhinos, qui signifient respectivement requin et nez. En français, le milandre porte aussi les noms communs requin-hâ et requin à grands ailerons. Pour ce qui est de ses noms anglais, au Canada on l’appelle plus souvent soupfin shark que tope, mais ce dernier est le nom reconnu par l’American Fisheries Society (Nelson et al., 2004). Dans les pays anglophones de l’hémisphère Sud, en particulier l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, on l’appelle school shark. Il porte aussi les noms suivants : eastern school shark, flake, greyboy, greyshark, Penny's dog, schnapper shark, sharpie shark, Sweet William shark, tope oil shark, tope school shark, tope soupfin shark et vitamin shark. (Florida Museum of Natural History - Species Profile: Tope Shark site disponible en anglais seulement).  

Description morphologique

La coloration du milandre passe d’un gris-bleu sombre sur le dos au blanc sur sa surface ventrale (Mecklenburg et al., 2002). Il atteint une longueur maximale de 195 cm et possède deux nageoires dorsales, la première située bien en avant des nageoires pelviennes et la deuxième à peu près de la même taille que la nageoire anale (figure 1). La nageoire caudale présente un grand lobe subterminal presque qu’aussi long que le lobe inférieur (Ebert, 2003). Il a un museau long et pointu, une grande bouche, des yeux ovales sur l’horizontale ainsi que des spiracles bien en évidence derrière chaque œil.

Figure 1. Illustration du milandre. Source : Compagno (1984).

Figure 1. Illustration du milandre. Source : Compagno (1984).

Description génétique

La structure de population du milandre dans les eaux canadiennes et l’est du Pacifique est inconnue. Dans une étude de marquage des années 1940, 2 milandres marqués au large de la Californie ont été recapturés au large de l’île de Vancouver 3 et 26 mois plus tard (Herald et Ripley, 1951). On considère l’espèce comme très migratrice; elle se déplace vers le nord l’été et vers le sud, en eaux plus profondes, l’hiver (Ebert 2003). En supposant que les milandres fréquentant les eaux canadiennes font partie d’une grande population très migratrice, la structure génétique de l’espèce, si elle existe, se restreindrait à des mécanismes comportementaux, car on ne connaît aucune barrière géographique ou écologique aux flux génétiques au sein de l’espèce. Les milandres capturés autour de l’Australie ont présenté de l’ADN mitochondrial très similaire, tandis qu’on a observé une différentiation importante entre les milandres de l’Afrique du Sud et ceux de l’ouest de la Tasmanie et de l’Australie, ainsi qu’une indication de flux génétiques restreints entre ceux de l’est de la Nouvelle-Zélande et ceux de l’Australie (Ward et Gardner, 1997).

Unités désignables

Aux fins du présent document, le milandre dans les eaux pacifiques du Canada est considéré comme formant une seule unité désignable.