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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le milandre au Canada

Habitat

Besoins en matière d’habitat

Selon Compagno (1984), l’habitat du milandre est côtier, pélagique, parfois bien au large, mais pas océanique. Pour Ebert (2003), son habitat correspond aux eaux du plateau continental, depuis la proximité immédiate des côtes, notamment des baies peu profondes, jusqu’aux eaux du large à moins de 471 m de profondeur, souvent près du fond. On a observé du milandre à la ligne de ressac, dans des baies et dans des canyons sous-marins. On croit généralement que les milandres se tiennent près du fond, mais on en a capturé à la palangre flottante pélagique en eaux profondes (Compagno, 1984). Les petits et les juvéniles fréquentent des habitats côtiers peu profonds pendant 1 à 2 ans avant de se déplacer vers le large.

Tendances en matière d’habitat

On ignore si l’habitat propice au milandre a diminué en superficie ou en disponibilité.

Protection et propriété

Il n’existe aucune mesure de protection directe de l’habitat du milandre. La fermeture saisonnière (du 1er juin au 15 juillet) du chalutage de fond sur le banc Dogfish dans le détroit d’Hecate, visant à protéger le crabe dormeur en mue, offre peut-être une certaine protection de fait (DFO, 2005). Une bonne partie des activités de pêche historiques du milandre était déployée dans ce secteur durant les mois de juin, de juillet et d’août (figure 6) (Barraclough, 1948).

Figure 6. À gauche : zone de pêche historique du milandre au début des années 1940; à droite : zone visée par la fermeture actuelle de la pêche au crabe à carapace molle au chalut (juin et juillet). Source : Barraclough (1948); DFO (2005).

Figure 6. À gauche : zone de pêche historique du milandre au début des années 1940; à droite : zone visée par la fermeture actuelle de la pêche au crabe à carapace molle au chalut (juin et juillet). Source : Barraclough (1948); DFO (2005).