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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le lépisosté tacheté (Lepisosteus oculatus) au Canada

Répartition

Aire de répartition mondiale

L’espèce occupe un territoire vaste, mais discontinu, dans les bassins du Mississippi et des Grands Lacs de l’est de l’Amérique du Nord (figure 3). Dans le bassin du Mississippi, l’espèce occupe un territoire délimité par l’Alabama et le Texas au sud, l’Illinois au nord, le Tennessee à l’est et l’Oklahoma à l’ouest (Lee et al., 1980; Page et Burr, 1991). Les populations des Grands Lacs sont nettement isolées des populations du Mississippi. Dans le bassin des Grands Lacs, les populations sont présentes en Illinois, en Indiana, en Ohio, au Michigan et en Ontario (Lee et al., 1980; Page et Burr, 1991).

Figure 3. Aire de répartition mondiale du lépisosté tacheté (adapté de Page et Burr, 1991).

Figure 3. Aire de répartition mondiale du lépisosté tacheté (adapté de Page et Burr, 1991)

Aire de répartition canadienne

Au Canada, l’occurrence du lépisosté tacheté a été confirmée en cinq endroits : au lac Sainte-Claire, à la baie Long Point, au parc national de la Pointe-Pelée, à la baie Rondeau (lac Érié) et à la baie de Quinte (lac Ontario) (figure 4). Les premières captures confirmées d’un lépisosté tacheté remontent à 1913, à la Pointe-Pelée, puis à la baie Long Point en 1947 et à la baie Rondeau en 1955 (on a rapporté la capture de lépisostés tachetés par un pêcheur commercial à « Merlin » en 1925 et à « Port Crewe » en 1938, mais ces poissons ont probablement été pêchés à la baie Rondeau). Un spécimen a été capturé en 1962 au lac Sainte-Claire près de l’embouchure de la rivière Thames. D’après son isolement par rapport aux autres occurrences, le spécimen capturé dans la baie de Quinte a probablement été introduit. On a rapporté deux captures de lépisostés tachetés dans la rivière Sydenham en 1975. L’un des individus capturés était une métalarve (longueur totale de 38 mm); un spécialiste en larves de poissons (Darrel Snyder, Colorado State University Larval Fish Laboratory) a déterminé par la suite qu’il s’agissait d’un lépisosté osseux  (Erling Holm, Musée royal de l’Ontario (MRO), comm. pers.). Aucun spécimen de référence n’est associé à la deuxième capture. En outre, aucun spécimen additionnel n’a été capturé dans les environs de ces signalements lors d’échantillonnages subséquents (les plus récents ont été menés en 2002 et en 2003 par pêche électrique embarquée, au verveux et à la senne; N. E. Mandrak, données inédites); les signalements originaux sont donc douteux. On a signalé à de nombreuses reprises la présence de lépisostés tachetés ailleurs dans le sud-ouest de l’Ontario mais l’identification subséquente des spécimens de référence, lorsqu’ils étaient disponibles, a révélé que ceux-ci étaient en fait des lépisostés osseux. Les signalements auxquels aucun spécimen de référence n’est associé pour l’identification seront donc considérés comme douteux et exclus du présent rapport.

Figure 4. Aire de répartition canadienne du lépisosté tacheté.

Figure 4. Aire de répartition canadienne du lépisosté tacheté

Les communautés des Premières nations se trouvent dans l’aire de répartition du lépisosté tacheté, mais les renseignements des membres de la communauté n’étaient pas disponibles pour inclusion au rapport de situation.