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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation du chevalier cuivré au Canada – Mise à jour

Protection actuelle ou autres désignations

Comme pour les autres espèces de poissons, la Loi sur les pêches (loi fédérale) (S.R. 1985, ch. F-14) et deux lois québécoises, soit la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (L.R.Q., C-61.1) et la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE) assurent une certaine protection de l’espèce et de son habitat. Comme ces dispositions étaient jugées insuffisantes pour assurer le maintien de l’espèce, des mesures supplémentaires ont été mises de l’avant. Ainsi, la pêche aux meuniers et aux chevaliers est interdite dans certaines parties des cours d’eau fréquentés par le chevalier cuivré. Deux plans de rétablissement (1995-1999 et 1999-2003) ont été élaborés, et plusieurs actions proposées ont, à ce jour, été réalisées. Beaucoup de travail reste cependant à faire pour assurer la survie de l’espèce (Comité d’intervention, 1995, 1999). Un troisième document (Plan de rétablissement 2004-2008) est en voie d’être élaboré. Au printemps 2001, au terme d’efforts considérables regroupant de nombreux partenaires, la passe migratoire multispécifique de Saint-Ours a été mise en opération. En octobre 2002, la Société de la faune et des parcs du Québec a inauguré, avec des partenaires, le refuge faunique Pierre-Étienne-Fortin en vue de préserver l’intégrité de la plus importante frayère et d’éviter le dérangement des géniteurs et le piétinement des sites de ponte durant la période de reproduction. Le Règlement sur le refuge (Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune C-61.1, r.3.01.3.3) assure une protection légale de l’ensemble de ce territoire contre d’éventuelles modifications des éléments physiques, chimiques ou biologiques de l’habitat et interdit toute activité durant la période de fraye et d’incubation des œufs du chevalier cuivré, soit du 20 juin au 20 juillet, dans les zones utilisées à cette fin. Des démarches sont actuellement en cours pour l’acquisition de l’île Jeannotte à Saint-Marc-sur-Richelieu, dont les rives sont pratiquement les seules encore intactes dans ce secteur, lequel constitue un important site d’alevinage pour les jeunes chevaliers de la rivière Richelieu.

Le chevalier cuivré a été désigné comme espèce menacée en 1987 par le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada (CSEMDC) (Mongeau et al., 1988) aujourd’hui devenu le COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada). Le portrait de la situation présenté dans La Haye et Huot (1995) et les nombreuses interventions des gens du milieu ont conduit à la désignation du chevalier cuivré comme espèce menacée, en avril 1999, en vertu de la Loi québécoise sur les espèces menacées ou vulnérables (L.R.Q., chapitre E-12.01). Ce statut, le plus important qui puisse être attribué à une espèce, est utilisé lorsque sa disparition est appréhendée. Le chevalier cuivré est la première espèce faunique à avoir été désignée comme telle en vertu de cette loi. Cette désignation n’assure toutefois aucune protection particulière aux habitats fréquentés par le chevalier cuivré. Ceux-ci sont et demeurent protégés par le Règlement sur les habitats fauniques. L’espèce est considérée comme étant gravement en péril à l’échelle provinciale (rang S1), nationale (rang N1 depuis le 5 décembre 1996) et mondiale (rang G1 depuis le 19 septembre 1996). L’American Fisheries Society attribue au chevalier cuivré le statut d’espèce menacée (NatureServe 2003). L’Union mondiale pour la nature (UICN) le considère comme vulnérable depuis 1996 (Gimenez, 1996).