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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation du chevalier cuivré au Canada – Mise à jour

Tailles et tendances des populations

Malgré le marquage de nombreux spécimens au moyen d’étiquettes spaghetti ou de micro-puces dans la rivière Richelieu au cours des années 1990, aucun spécimen n’a jamais été recapturé. Il est donc impossible d’estimer le nombre d’individus dans ce cours d’eau.

Depuis la découverte de l’espèce, moins de 800 chevaliers cuivrés de tous âges ont été recensés. Actuellement, la seule estimation disponible est celle du groupement de Lavaltrie-Contrecoeur, effectuée à partir des renseignements obtenus auprès du pêcheur commercial à l’automne 2000. À cette période, au plus quelques centaines d’individus (généralement moins de 500) circulaient dans le secteur. Les limites de l’intervalle de confiance à 95 p. 100 de ces estimés, qui ne reposent que sur quelques recaptures, varient, selon la méthode utilisée, d’une quarantaine à moins de 1650 individus dans presque tous les cas (Vachon et Chagnon, 2004). La possibilité que les individus de la rivière Richelieu et ceux du fleuve Saint-Laurent représentent deux populations différentes sur le plan génétique n’est pas exclue compte tenu du fait que le barrage de Saint-Ours aurait pu contribuer à les isoler. En effet, ce barrage constitue une entrave à la libre circulation des poissons depuis 150 ans et est un obstacle infranchissable depuis 30 ans (Dumont et al., 1997). L’hypothèse est actuellement à l’étude.

En termes d’abondance relative par rapport à ses congénères, il est clair que le chevalier cuivré était jadis plus abondant à diverses époques de l’histoire et de la préhistoire. Les fouilles archéologiques aux sites de Mandeville, sur la rive ouest de la rivière Richelieu (occupation iroquoise entre 1450 et 1550 de notre ère), et à celui de l’auberge Jacob Wirtele de la Place Royale dans le Vieux-Montréal (début du 19e siècle), montrent que les chevaliers cuivrés représentaient respectivement 16,7 p. 100 et 9,1 p. 100 des chevaliers identifiés (Courtemanche et Elliott, 1985; Ostéothèque de Montréal Inc., 1984; Michelle Courtemanche, comm. pers.). Ces résultats sont nettement supérieurs aux proportions de 2 à 3 p. 100 rapportées dans le cadre des inventaires ichtyologiques des eaux de la région de Montréal réalisés entre 1963 et 1985 (Mongeau et al., 1986) ainsi qu’à celle enregistrée à la passe migratoire au printemps 2003 (Fleury et Desrochers, 2004), qui est de 0,04 p. 100. Des ossements de chevalier cuivré ont également été trouvés à d’autres endroits, notamment au site de Laprairie (BiFi-23), qui témoigne de l’occupation française de la fin du 17e et début du 18e siècle, à celui de la Place Jacques-Cartier à Montréal (BjFj-44) (Michelle Courtemanche, comm. pers.) ainsi qu’au site archéologique du site 4 de la Pointe-du-Buisson (BhFl-1, 920-940 de notre ère) situé sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, à son embouchure dans le lac Saint-Louis (Courtemanche, 2003).