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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Courlis à long bec au Canada - Mise à jour

RÉSUMÉ DU RAPPORT DE SITUATION

Au Canada, le Courlis à long bec niche en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie‑Britannique. Depuis le début du XXe siècle, il y a eu des réductions considérables tant de la taille de la population que de la superficie des aires de reproduction et d’hivernage de l’espèce. Le courlis est disparu de la plus grande partie de l’Est de son aire de répartition, notamment au Manitoba et dans le Sud‑Est de la Saskatchewan. Le Courlis à long bec a une longévité relativement grande, et une stratégie de reproduction prudente; en effet, il produit seulement quelques jeunes par année, retarde la reproduction jusqu’à l’âge de trois à quatre ans et connaît un taux de mortalité élevé chez les oisillons.

Bien que le Courlis à long bec préfère les habitats de prairies indigènes, des indications récentes donnent à penser qu’il est peut‑être plus adaptable qu’on ne le pensait au départ et que, dans certaines régions, il exploite les habitats agricoles pour s’alimenter et se reproduire. On ne possède cependant pas d’information sur le succès de la reproduction dans des habitats agricoles. Dans les trois provinces, l’habitat du Courlis à long bec est en grande partie non protégé (probablement moins de 5 p. 100 d’habitat protégé) et les prairies indigènes continuent de disparaître à cause de l’expansion urbaine et agricole, des espèces végétales envahissantes et des activités industrielles. Le rythme auquel l’habitat est perdu est encore inconnu pour le moment.

L’estimation minimale de la population au Canada est de 23 500 oiseaux, dont la majorité (environ 80 p. 100) nichent en Alberta. D’après les données du BBS, la population de courlis continue de diminuer dans l’Est de l’aire de répartition, y compris en Saskatchewan, mais elle est relativement stable dans l’Ouest.

Il y a un certain nombre de facteurs limitatifs, notamment la poursuite de la perte d’habitats, l’augmentation des populations de prédateurs ainsi que les activités agricoles et industrielles. Il est possible que le changement climatique ait dans l’avenir une incidence sur l’habitat d’hivernage.