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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Courlis à long bec au Canada - Mise à jour

Résumé

Courlis à long bec

Numenius americanus

 

Information sur l’espèce

Le Courlis à long bec (Numenius americanus) est un gros bécasseau qui présente un bec caractéristique courbé vers le bas et des bandes alaires cannelle. Les oiseaux du Canada appartiennent à la sous‑espèce N. a. parvus.

 

Répartition

Le Courlis à long bec se reproduit dans les régions de prairies de l’Amérique du Nord, depuis le Sud du Canada jusqu’au Nord du Texas. Il hiverne du Centre de la Californie jusqu’au Sud de la Floride et, irrégulièrement, en Amérique centrale. Au Canada, le Courlis à long bec se reproduit en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie‑Britannique. Il est disparu au Manitoba depuis le milieu des années 1980.

 

Habitat

Pendant la saison de reproduction, l’habitat préféré comprend entre autres les vastes secteurs plats des prairies indigènes à herbe courte. Le Courlis à long bec se trouve en plus grand nombre dans les prairies indigènes, mais il semble capable d’utiliser certains secteurs agricoles pour s’alimenter, nicher et élever ses jeunes. Moins de 5 p. 100 de l’habitat du courlis est considéré comme protégé.

 

Biologie

Le Courlis à long bec est un oiseau migrateur qui arrive au Canada en mars (Colombie‑Britannique) et en avril (Saskatchewan et Alberta). Les couples établissent un territoire de nidification. La femelle pond en général quatre œufs dans un nid à même le sol; les œufs sont ainsi exposés à la prédation par les coyotes, les blaireaux d’Amérique et les pies ainsi qu’au piétinement par le bétail. Lorsque les oisillons sont éclos, les groupes familiaux se dispersent hors du territoire de reproduction. Le taux de mortalité est élevé chez les oisillons, qui peuvent succomber au stress thermique, à la famine et à la prédation par les rapaces diurnes, les pies et les belettes. Les courlis se nourrissent surtout de sauterelles et de coléoptères. À partir de la fin de juin et jusqu’en août, il arrive fréquemment que de grands groupes de courlis s’alimentent ensemble, habituellement dans les prairies indigènes. À la fin d’août, la plupart des courlis à long bec ont quitté le Canada.

 

Taille et tendances des populations

En Saskatchewan, les effectifs sont estimés grossièrement à 4 000 oiseaux. En Alberta, d’après un récent inventaire, la population en compterait au moins 19 000; en Colombie‑Britannique, elle serait d’au moins 500 oiseaux. La population canadienne du Courlis à long bec s’élèverait donc à un minimum de 23 500 individus. Cette valeur est plus élevée que les précédentes estimations de la population, parce qu’on dispose de meilleures informations. On possède peu de renseignements sur les tendances des populations chez cette espèce au Canada. D’après les données du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS, pour Breeding Bird Survey) de l’Amérique du Nord, il y a eu un déclin significatif de 1,7 p. 100 par année à l’échelle du continent de 1980 à 2000. Aucune donnée empirique ou anecdotique significative n’indique de changement dans les populations de la Saskatchewan ou de l’Alberta au cours des dix dernières années. En Colombie‑Britannique, la plupart des populations semblent stables, avec un déclin dans quelques régions.

 

Facteurs limitatifs et menaces

En Alberta et en Saskatchewan, la perte d’habitat a contribué au déclin de la population du Courlis à long bec par le passé, et la perte des prairies indigènes continue, surtout à cause de leur conversion en terres agricoles et de l’empiétement urbain. Le taux de perte n’est pas connu, mais on estime qu’en Saskatchewan, une proportion de 24 p. 100 de l’habitat de prairie existant court un risque de moyen à élevé d’être fragmenté. En Colombie‑Britannique, la perte d’habitat au profit de l’agriculture (vignobles, vergers et ginseng) et de l’aménagement urbain, déjà importante, se poursuit. Dans certaines régions, le Courlis à long bec utilise les habitats agricoles pour s’alimenter et nicher, mais on ne dispose pas d’information sur le succès de la reproduction dans ces régions.

L’augmentation des populations de prédateurs, surtout les coyotes, contribue peut‑être à limiter la population de Courlis à long bec. Parmi les autres facteurs limitatifs figurent la chasse illégale, les activités agricoles (p. ex. labourage, fenaison, piétinement par le bétail) et les collisions avec des véhicules. Dans les aires d’hivernage, les changements climatiques et la hausse subséquente du niveau de la mer peuvent avoir une incidence sur la capacité de charge des aires d’alimentation du courlis.

 

Importance de l’espèce

Au Canada, le Courlis à long bec constitue un symbole des écosystèmes des prairies; c’est un oiseau facile à reconnaître et à admirer.

 

Protection actuelle ou autres désignations

En Saskatchewan, le Courlis à long bec a été recommandé pour le statut d’espèce « vulnérable »; en Alberta, on lui a attribué le statut « peut être en péril (May be at risk) » et, en Colombie‑Britannique, il est désigné « vulnérable ». Au Canada, il possède actuellement le statut d’« espèce préoccupante ».

 

Résumé du rapport de situation

On estime à au moins 23 500 individus la population actuelle de Courlis à long bec au Canada. Bien qu’il y ait eu des réductions importantes de l’aire de reproduction et des effectifs de cette espèce depuis le début du XXe siècle, les tendances actuelles des populations au Canada sont en grande partie inconnues. Dans le passé, on a constaté une perte importante de l’habitat préféré du courlis, les prairies indigènes, et cette perte se poursuit à un rythme inconnu dans les trois provinces qui abritent l’espèce. Certaines indications donnent à penser que la partie est de l’aire de répartition continuerait de rétrécir. Bien que le courlis semble se reproduire dans certaines régions agricoles, surtout en Alberta et en Colombie‑Britannique, le succès de la reproduction et l’incidence des activités agricoles dans ces secteurs sont encore inconnus.

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

 

EspèceToute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.
Espèce disparue (D)Toute espèce qui n’existe plus.
Espèce disparue du Canada (DC)Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.
Espèce en voie de disparition (VD)*Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.
Espèce menacée (M)Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.
Espèce préoccupante (P)**Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.
Espèce non en péril (NEP)***Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.
Données insuffisantes (DI)****Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.
  
*Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
**Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
***Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
****Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.
   

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

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de la faune            Service

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Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.