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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Courlis à long bec au Canada - Mise à jour

RÉPARTITION

Répartition mondiale

Le Courlis à long bec se reproduit dans les régions de prairies de l’Amérique du Nord, depuis le Sud du Canada jusqu’au Nord du Texas et depuis l’Est de l’État de Washington jusqu’au Centre du Nebraska (figure 2). Son aire d’hivernage comprend le Centre de la Californie, le Sud de l’Arizona (quoique rarement), le Sud du Texas, le Sud de la Louisiane et la côte de la Caroline du Sud, puis vers le sud jusqu’au Sud du Mexique et au Sud de la Floride et, moins fréquemment, jusqu’au Guatemala, au Honduras et au Costa Rica. Il a été signalé occasionnellement en hiver aux endroits suivants : Nouveau‑Brunswick, Missouri, Colombie‑Britannique, l’État de Washington, Oregon, Panama, Venezuela, Guyane française et Grandes Antilles (American Ornithologists’ Union, 1983; De Smet, 1992; Tostain et al., 1992; National Audubon Society, 2001; figure 2).

L’aire de reproduction et l’aire d’hivernage du Courlis à long bec ont toutes
deux beaucoup diminué depuis le début du XXe siècle (De Smet ,1992). L’espèce est disparue de la partie est de son aire de reproduction, notamment aux endroits suivants : Manitoba, Michigan, Minnesota, Wisconsin, Illinois, Iowa, Est du Nebraska et Est du Kansas (De Smet, 1992). Dans le passé, le Courlis à long bec était une espèce résidante de commune à abondante en hiver sur la côte de l’Atlantique jusqu’au Nord de Terre‑Neuve (De Smet, 1992).

 

Répartition canadienne

Au Canada, le Courlis à long bec se reproduit en Colombie‑Britannique, en Alberta et en Saskatchewan (figure 3); cependant, depuis le siècle dernier, son aire de reproduction a diminué. Le Courlis à long bec se reproduisait autrefois dans le Sud du Manitoba, mais il est considéré comme disparu dans cette province depuis le milieu des années 1980 (voir les détails dans De Smet, 1992). Au cours de la dernière décennie, il y a eu quatre mentions au Manitoba, mais toutes étaient des observations non accompagnées de photos, provenant d’un seul observateur :
deux oiseaux près de Pierson, le 8 juin 1991, un au marais Oak Hammock, le 29 mai 1992, un à Île‑des‑Chênes, le 14 juin 1992, et un à Marquette le 4 juin 
1998 (P. Taylor, comm. pers., 2001).

En Saskatchewan, les courlis nichent surtout dans le Sud‑Ouest de la province; on y observe des concentrations dans les collines Great Sand, dans la région du lac Bitter, au ruisseau Maple et aux environs de la rivière Saskatchewan Sud (A. Smith, comm. pers., 2001). La limite nord de l’aire de reproduction du courlis se trouve juste au sud de la frontière entre la tremblaie‑parc et la prairie, entre 52° N et 53° N, au nord de Biggar (Renaud et Wapple, sous presse; A. Smith, comm. pers., 2001). Les seuls courlis qui nichent à l’est de 106° O se trouvent dans les environs de
Moose Jaw, du lac Buffalo Pound et du lac Big Muddy (De Smet,1992; W. Harris, comm. pers., 2002). Certaines observations occasionnelles ont été signalées à l’est de Moose Jaw (p. ex. un individu observé en 1996 sur un parcours du BBS près de Tyvan, au sud‑est de Regina; Sauer et al., 2001). Le Sud‑Est de la Saskatchewan offre de relativement grandes étendues d’habitat approprié qui ne sont pas occupées par le courlis actuellement, par exemple la région de Weyburn (A. Smith, comm. pers., 2001). Bien que l’on n’en ait pas d’indication scientifique, il semble que le Courlis à long bec continue de subir une diminution de son aire de répartition dans sa partie est, en Saskatchewan (W. Harris, comm. pers., 2002).

Figure 2.  Aires de reproduction et d’hivernage du Courlis à long bec (d’après AOU, 1983; De Smet, 1992; Cannings, 1999; Hill, 1998; Sauer et al., 2001; National Audubon Society, 2001).

Figure 2.  Aires de reproduction et d’hivernage du Courlis à long bec (d’après AOU, 1983; De Smet, 1992; Cannings, 1999; Hill, 1998; Sauer et al., 2001; National Audubon Society, 2001).

Figure 3.  Aire de reproduction du Courlis à long bec au Canada (surtout d’après De Smet, 1992; Cannings, 1999; Hill, 1998; Sauer et al., 2001)

Figure 3.  Aire de reproduction du Courlis à long bec au Canada (surtout d’après De Smet, 1992; Cannings, 1999; Hill, 1998; Sauer et al., 2001)

En Alberta, le Courlis à long bec se reproduit dans la région naturelle des prairies, quelques oiseaux nichant dans le Sud de la région naturelle de la prairie-parc, et jusqu’à Wainwright vers le nord (Hill, 1998). Dans l’Ouest, le courlis niche dans la région de Calgary (Hill, 1998), et il est présent pendant la saison de reproduction à l’ouest du ruisseau Pincher, dans la région de Cowley (W. Norstrom, comm. pers., 2001). Il semble y en avoir des concentrations dans les prairies au sud de la rivière Red Deer entre Gem et Empress, dans la réserve nationale de faune de Suffield, le long de la frontière américaine entre Del Bonita et l’aire naturelle Milk River et dans un secteur agricole situé entre Fort Macleod, Stavely et Vauxhall (Hill, 1998; Dale et al., 1999; Saunders, 2001b).

On ne dispose d’aucune indication d’une expansion ou d’une diminution de l’aire de répartition en Alberta depuis le dernier rapport de situation du COSEPAC (c.‑à‑d. De Smet, 1992). Bien que des courlis aient été observés sur d’autres parcours du BBS au cours de la dernière décennie (40 parcours comparativement à 16 en 1992.), cette situation est due surtout au fait qu’un certain nombre de nouveaux parcours sillonnent l’aire de répartition du courlis depuis 1992. Il semble y avoir des habitats propices à la reproduction qui soient inoccupés (Saunders, 2001b).

En Colombie‑Britannique, depuis le milieu des années 1970, l’aire de répartition du Courlis à long bec s’est étendue dans les régions de McBride et de Creston (Cannings, 1999; E. Stanley, comm. pers., 2001; M.‑A. Beaucher, comm. pers., 2001). Des courlis nichent dans le secteur de Vanderhoof depuis la fin des années 1990 et sont observés, quoiqu’en petit nombre, pendant la saison de reproduction dans le secteur de Prince George (J. Bowling, comm. pers., 2001). Les concentrations les plus élevées d’oiseaux nicheurs se trouvent dans les grands pâturages naturels des hautes terres de la région de Fraser-Chilcotin (Cannings, 1999). Certains endroits offrent des habitats appropriés, mais on n’y a aucune indication de la présence d’oiseaux nicheurs (Cannings, 1999). Des individus migrateurs sont aperçus en très petits nombres le long de la côte la plupart des années (Campbell et al., 1990).

Dans l’ensemble, l’aire de répartition du Courlis à long bec au Canada ne semble pas avoir changé significativement depuis le dernier rapport de situation du COSEPAC, à part une légère expansion en Colombie‑Britannique et peut‑être une faible diminution dans l’Est de la Saskatchewan.