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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la tortue des bois (Glyptemys Insculpta) au Canada - Mise à jour

Résumé technique

Glyptemys insculpta

Tortue des bois – Wood Turtle

Répartition au Canada :

Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) au Canada

500 000 km². Selon les cartes de l’aire de répartition de M. Amato (figure 2) et Conant et Collins, 1998.

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Apparemment stable.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Non

Superficie de la zone d’occupation (km²)

4 380 ha ou de 1 051 à 1 752 km². Estimation fondée sur des études portant sur des aires occupées par des tortues des bois, et en n’utilisant que les secteurs des rivières occupées qui sont essentiels à leur survie, ou selon une grille de 2 km². Consulter la section Aire de répartition canadienne.

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Non

Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.

438 occurrences d’éléments (voir les sections Aire de répartition canadienne et Taille et tendances des populations).

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

En déclin (voir la section Taille et tendances des populations).

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

Tendances en matière d’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

En déclin (voir la section Tendances en matière d’habitat).

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

35 ans

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles). Estimation fondée sur des données soumises par des chercheurs à l’échelle du Canada. Dans certains cas, les données peuvent être considérablement surestimées, mais il se peut aussi que des populations soient encore non découvertes.

Sans objet. (Estimation très approximative variant entre environ 6 000 et 12 000). Voir la section Taille et tendances des populations.

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

En déclin (voir la section Taille et tendances des populations).

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte). Pourcentage du déclin au cours des trois dernières générations (~ 100 ans et plus).

Inconnu, mais sans doute considérable dans certaines parties de l’Ontario et du Québec.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Oui, la fragmentation est probablement « naturelle », dans une certaine mesure, mais elle a connu une augmentation en raison de la perte d’habitat et de la diminutaion de la population.

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

En déclin?

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

Non

Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune :

Les populations sont trop nombreuses pour pouvoir les énumérer.

  • Ontario : ~ 13 bassins hydrographiques
  • Québec : ~ 16 bassins hydrographiques
  • Nouveau-Brunswick : nombre inconnu, mais plusieurs bassin hydrographiques
  • Nouvelle-Écosse : ~ 12; les données sont incertaines, ~ 12 bassins hydrographiques

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

La capture de l’espèce en vue d’en faire son commerce comme animal de compagnie; l’augmentation du taux de mortalité des adultes attribuable à la circulation routière, les véhicules tout-terrains et la machinerie agricole moderne; la prédation des adultes, des œufs et des individus de toutes les classes d’âge par des populations croissantes de ratons laveurs, et possiblement de coyotes et d’autres mammifères; la perte et la modification de l’habitat; la dégradation des cours d’eau qui servent d’habitat à cause des barrages, de la canalisation et de la sédimentation; la destruction des nids par les humains qui se déplacent en véhicules tels des VTT; la mortalité sur les routes, précisément sur des chemins forestiers, la capture occasionnelle en vue d’en faire des animaux de compagnie. La déforestation qui entraîne l’inondation des berges servant de sites de nidification, l’accès à l’habitat rendu facile par les sentiers de VTT et les chemins forestiers; la grande longévité qui se traduit par une maturité tardive, le faible taux de reproduction et le faible recrutement.

Immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

États-Unis : En déclin, espèce désignée comme S1, S2 ou S3 dans 13 États sur 16 (et SH dans un 17e)

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Non

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Oui

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Oui

La possibilité d’une immigration de populations externes existe-t-elle?

Non

Analyse quantitative

Sans objet

Statut existant

COSEPAC :Menacée (novembre 2007)

  • CSEMDC (ancien nom du COSEPAC) : Vulnérable (1996)
  • UICN : Vulnérable
  • Ontario : En voie de disparition – réglementée
  • CITES : Annexe II
  • Nouvelle-Écosse : Code jaune (Yellow)
  • Québec : Menacée

Statut et justification de la désignation

Statut : Menacée

Code alphanumérique : B2ab(iii,v), C1+2a(i)

Justification de la désignation : L’espèce connait un déclin dans presque toute son aire de répartition, et se retrouve en petites populations de plus en plus isolées. Elle est plus terrestre que les autres tortues d'eau douce, ce qui en fait une espèce extrêmement vulnérable à la collecte pour le commerce des animaux de compagnie. Elle a un long cycle biologique caractéristique des tortues, de sorte que presque toute augmentation chronique du taux de mortalité des adultes et des juvéniles se traduit par une diminution de l'abondance. La hausse du taux de mortalité découle d’une exposition accrue à la circulation routière, à la machinerie agricole et aux véhicules hors route, ainsi que de la collecte comme animaux de compagnie et peut-être pour la fabrication d’aliments exotiques et de médicaments. Le degré de menace accru est associé à l’accès nouveau ou croissant par les humains aux endroits où vit l’espèce.

Applicabilité des critères

Critère A (Population globale en déclin) : Sans objet
Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Correspond au critère de la catégorie « menacée ». La zone d’occupation est petite (moins de 2 000 km²) et les populations de petites tailles deviennent de plus en plus isolées en raison d’activités humaines. La zone subit un déclin, la qualité de l’habitat diminue ainsi que le nombre d’individus matures.
Critère C (Petite population globale et déclin) : Il est très probable que le nombre d’adultes ne dépasse pas 10 000 individus et il ne fait aucun doute que ceux-ci soient actuellement en déclin, à un taux supérieur à 10 %, pendant 3 générations (100 ans). Une population seulement est susceptible de contenir plus de 1 000 individus.
Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : Sans objet
Critère E (Analyse quantitative) : Sans objet