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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le carex tumulicole (Carex tumulicola) au Canada

Répartition

Aire de répartition mondiale 

Le Carex tumulicola se rencontre à l’ouest de la chaîne des Cascades, depuis le sud de l’île de Vancouver jusqu’au centre de la Californie (figure 2). Les populations de l’île de Vancouver et les populations voisines établies en bordure de la portion nord du détroit de Puget se trouvent à environ 300 km de celles qui occupent la portion principale de l’aire de l’espèce, qui s’arrête tout juste au nord du Columbia. L’examen d’un spécimen récolté en 1935 sur le mont Rainier (J.W. Thompson 12551) a révélé qu’il s’agissait en réalité d’un sujet chétif de C. preslii (P. Zika, comm. pers., 2004). La portion principale de l’aire de l’espèce s’étend en amont du Columbia jusqu’à Bingen, et vers le sud, le long de la côte et de la vallée de la Willamette jusqu’en Californie. En Californie, le C. tumulicola se rencontre le long des chaînes côtières et des contreforts de la Sierra Nevada (Douglas et al., 2001; Hitchcock et al., 1969; Mastrogiuseppe, 1993). La présence duC. tumulicola a également été mentionnée en Idaho, sur la foi de spécimens récoltés dans le comté d’Owyhee, dans le sud-ouest de l’État, et d’anciennes récoltes effectuées dans les comtés de Bannock et de Power, dans l’est de l’État (Idaho Fish and Game, 2004). Ces mentions sont toutefois douteuses, et un nouvel examen du matériel sur lequel elles sont fondées s’impose pour vérifier s’il n’y a pas eu confusion avec d’autres espèces plus susceptibles d’habiter ces régions, comme le C. occidentalis ou le C. hookeriana. 

Figure 2. Aire de répartition mondiale du Carex tumulicola. Étoiles : sites où la présence de l’espèce a été mentionnée, mais n’a pas été confirmée.  

Figure 2.Aire de répartition mondiale du Carex tumulicola. Étoiles : sites où la présence de l’espèce a été mentionnée, mais n’a pas été confirmée.

Aire de répartition canadienne 

Au Canada, le Carex tumulicola a été trouvé uniquement le long de la côte sud-est de l’Île de Vancouver (figure 3). La plupart des populations connues se trouvent à Victoria ou à proximité de la ville. Le C. tumulicolaa été observé jusqu’à Nanaimo vers le nord, et jusqu’au cap Rocky vers l’ouest (à l’est de Sooke). Aux États-Unis, la population la plus proche se trouve dans les îles San Juan, à quelques kilomètres seulement de Victoria. Une autre population se trouve à Port Townsend, également à moins de 20 km de Victoria.

Figure 3. Aire de répartition du Carex tumulicola au Canada. Cercles pleins : populations existantes; triangles évidés : sites échantillonnés où la présence du C. tumulicola n’a pas été observée.

Figure 3.  Aire de répartition du Carex tumulicola au Canada. Cercles pleins : populations existantes; triangles évidés : sites échantillonnés où la présence du C. tumulicola n’a pas été observée.

Depuis la découverte du Carex tumulicola sur l’île de Vancouver, en 1990, le nombre de populationsNote de bas de page1 connues au Canada est passé de un à dix. La superficie de l’habitat actuellement occupé par l’espèce est largement inférieure à 1 km². On estime que cette superficie est passée de quelques à la localité originale à 100 ha. La zone d’occupation établie selon les critères du COSEPAC s’élève à 10 km² ou à 32 km², selon qu’elle est mesurée à l’aide d’une grille de 1 sur 1 km ou de 2 sur 2 km. La zone d’occurrence est maintenant estimée à 1 700 km². Selon toute vraisemblance, ces augmentations ne reflètent pas une expansion biologique récente de l’aire du C. tumulicola. Elles témoignent plutôt de l’attention accrue accordée par les botanistes locaux à l’espèce et de l’ampleur des recherches entreprises depuis 1998.

Note de bas de page 1

Conformément aux directives établies par le centre de données sur la conservation de la Colombie‑Britannique, le terme « population » est défini dans le présent rapport de façon arbitraire comme un groupe ou des groupes d’individus occupant une localité ou plusieurs localités séparées de toutes les autres localités par une distance d’au moins 1 km.

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