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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Pic à tête rouge (Melanerpes Erythrocephalus) au Canada - Mise à jour

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Au Canada, le Pic à tête rouge, son nid et ses œufs sont protégés en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs.

Dans le monde entier, NatureServe (2006) considère que l’espèce est « non en péril » (secure) (G5; tableau 1). Le Pic à tête rouge figure sur la Liste rouge des espèces menacées (Threatened Species) ou quasi menacée (Near Threatened) de l’UICN (BirdLife International, 2004). Aux États-Unis, cette espèce est désignée comme étant « non en péril » (secure) (cotes nationales N5B et N5N de NatureServe; tableau 1). L’espèce est considérée grandement en péril (critically imperiled) (S1) ou en péril (imperiled) (S2) dans 7 États, vulnérable (vulnerable) dans 10 États et apparemment non en péril (apparently secure) ou non en péril (secure) dans 18 États (NatureServe, 2006).

Au Canada, le COSEPAC a désigné le Pic à tête rouge « espèce préoccupante » (Page, 1996). Dans le rapport intitulé Situation générale des espèces au Canada, l’espèce a reçu une cote générale de 2, c’est-à-dire « espèce possiblement en péril » (May be at Risk) au Canada. La même cote lui a été attribuée en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et au Québec (CCCEP, 2006). NatureServe (2006) a désigné l’espèce comme étant « apparemment non en péril » (apparently secure) à « vulnérable » (vulnerable) (tableau 1). En Saskatchewan, NatureServe lui a attribué la cote correspondant à « gravement en péril » (critically imperiled) (tableau 1). Le gouvernement de cette province n’a pas désigné son statut (Saskatchewan Environment, 2006). Au Manitoba, l’espèce a été désignée « vulnérable » et « apparemment non en péril » par NatureServe (NatureServe, 2006; tableau 1), mais elle ne figure pas sur la liste provinciale (Manitoba Wildlands, 2006). En Ontario, NatureServe a classé cette espèce « vulnérable » (tableau 1). Toutefois, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario l’a désignée « espèce préoccupante » (species of special concern) (ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, 2005). Au Québec, NatureServe a classé le Pic à tête rouge dans la catégorie « en péril » (imperiled) (tableau 1), et l’espèce figure sur la liste des vertébrés susceptibles d’être désignés menacés ou vulnérables depuis 1993 (ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, 2006).

Partenaires d’envol (Rich et al., 2004) considère le Pic à tête rouge comme une espèce d’importance nationale en raison du déclin qu’il a connu et des menaces qui pèsent sur cette espèce. De plus, des plans de gestion ont été élaborés pour doubler la taille des populations reproductrices dans 2 biomes de l’avifaune, soit le biome de l’avifaune des Prairies et le biome de l’avifaune de l’Est (Rich et al., 2004). Partenaires d’envol a désigné l’espèce comme étant une espèce d’importance régionale dans 18 régions de conservation des oiseaux (RCO), dont 3 sont situées au Canada (la RCO des cuvettes des Prairies, la RCO de la plaine du Saint-Laurent et des lacs Ontario et Érié, et la RCO de la forêt mixte boréale) (Rich et al., 2004).

Tableau 1. Cotes du Pic à tête rouge en Amérique du Nord attribuées par NatureServe (2006)
RégionStatutNote de tableaua
MondeG5
États-UnisN5BN5N
CanadaN3N4B
SaskatchewanS1B
ManitobaS2S3
OntarioS3B
QuébecS2
Note de tableau a

Légende

  • S1 indique que l’espèce est gravement en péril en raison de l’extrême rareté (souvent moins de 5 occurrences) ou en raison de certains facteurs comme des déclins très marqués qui rendent l’espèce particulièrement vulnérable à la disparition;
  • S2 indique que l’espèce est en péril en raison de la rareté (généralement entre 6 et 20 occurrences ou quelques individus reliques, soit de 1 000 à 3 000 individus) ou d’autres facteurs qui la rendent vulnérable à la disparition;
  • S3 indique que l’espèce est vulnérable dans le pays ou dans l’État ou la province parce qu’elle est rare ou peu commune, ou parce que son aire de répartition est limitée, ou en raison d’autres facteurs qui la rendent vulnérable à la disparition;
  • S4 indique que l’espèce est peu commune mais non rare; source d’inquiétude à long terme en raison de déclins ou d’autres facteurs;
  • S5 indique que l’espèce n’est pas en péril étant donné qu’elle est commune, répandue et abondante dans le pays ou dans l’État ou la province;
  • G est une cote mondiale;
  • N est une cote nationale;
  • S est une cote infranationale (État ou province);
  • B réfère aux populations nicheuses;
  • N réfère aux populations non nicheuses.

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