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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Chimaphile maculée (Chimaphila maculata) au Canada - Mise à jour

Résumé

Chimaphile maculée
Chimaphila maculata

Description

La chimaphile maculée (Chimaphila maculata) est une petite plante herbacée ou suffrutescente à feuilles persistantes et à rhizomes traçants produisant des colonies clairsemées. Chaque tige mesure entre 10 et 25 cm de hauteur et porte un verticille de feuilles dentées, épaisses et persistantes dont la face supérieure est panachée de blanc, surtout le long des grandes nervures. La tige peut aussi porter une inflorescence terminale formée d’une à cinq fleurs penchées, à pétales réfléchis blancs ou rosâtres. Dans chaque population, seulement certaines des tiges produisent des fleurs. Les capsules renfermant les graines se redressent après la floraison.

Répartition

Aux États-Unis, la chimaphile maculée est présente depuis la Nouvelle-Angleterre jusqu’au Michigan et, vers le sud, jusqu’à la Géorgie. Au Canada, l’espèce n’est présente que dans le Sud de l’Ontario où elle compte peut-être quatre sites.

Habitat

La chimaphile maculée ne pousse qu’en milieu sableux dans les chênaies à pins dont le régime hydrique est intermédiaire entre sec et mésique (Kirk, 1987). Chacun des sites canadiens actuels est situé à proximité de l’un ou l’autre des Grands Lacs. Ces grandes nappes d’eau ont un effet modérateur sur le climat local et jouent sans doute ainsi un rôle important dans la répartition de l’espèce.

Biologie générale

Comme la chimaphile maculée possède des feuilles persistantes marquées de jolies panachures, certaines personnes pourraient être tentées d’en prélever des spécimens pour les cultiver.

Taille et tendances des populations

En 1987, on ne connaissait que deux endroits en Ontario abritant des populations de chimaphile maculée : le parc provincial de la Plage-Wasaga, à l’extrémité Sud de la baie Georgienne, et le site de foresterie provinciale de St. Williams, près de Long Point, au bord du lac Érié. Au parc de la Plage-Wasaga, la population mentionnée en 1987 n’a pas été retrouvée par la suite et est peut-être disparue, mais une autre population a été découverte à proximité en 1995. À St. Williams, une des deux populations mentionnées en 1987 existe toujours et compte même aujourd’hui un plus grand nombre de sujets; la deuxième population n’a pas été retrouvée, mais deux autres ont été découvertes à proximité. Par ailleurs, un troisième site de l’espèce a été découvert en Ontario, à 10 km de celui de St. Williams, et a été observé pour la dernière fois en 1992; il n’a pas été retrouvé en 1997. Un quatrième site a été découvert en 1996, à Turkey Point, juste à l’Est de St. Williams.

Facteurs limitatifs et menaces

La principale menace est la perturbation de l’habitat due à l’utilisation de sentiers et aux travaux forestiers. Le manque d’habitat adéquat est un autre facteur limitatif, car les forêts mixtes sableuses et sèches situées à proximité des Grands Lacs constituent un milieu peu répandu au Canada. Par ailleurs, le secteur de la plage Wasaga a été profondément modifié à des fins récréatives.

Protection actuelle

La chimaphile maculée ne fait actuellement l’objet d’aucune protection officielle.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés et populations (importantes à l’échelle nationale) sauvages jugées en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles, poissons, mollusques, lépidoptères, plantes vasculaires, lichens et mousses.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est formé de représentants des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique) et de trois organismes non gouvernementaux, ainsi que des coprésidents des groupes de spécialistes des espèces. Le comité se réunit pour examiner les rapports sur la situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de pageb
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page c

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page d

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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