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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le sclérophore givré au Canada

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur le
Sclérophore givré
Sclerophora Peronella

au Canada
Population de la Nouvelle-Écosse
Population de la Colombie-Britannique

sclérophore givré (Sclerophora peronella)

Population de la Nouvelle-Écosse - Espèce préoccupante
Population de la Colombie-Britannique - Données insuffisantes
2005


COSEPAC

Comité sur la situation des espèces en péril au Canada


COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2005. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le sclérophore givré (Sclerophora peronella) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.Ottawa. vi + 31 p.

Note de production

Le COSEPAC aimerait remercier Steven B. Selva qui a rédigé le rapport de situation sur le sclérophore givré (Sclerophora peronella), en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. René Belland, coprésident (mousses et lichens) du Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684
Courriel : Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC assessment and status report on the Frosted Glass-whiskers Sclerophora peronella in Canada.

Photo de la couverture

Sclérophore givré - Dessin de Lisa Weiss.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2005
PDF : CW69-14/449-2005F-PDF
ISBN 0-662-74259-1
HTML : CW69-14/449-2005F-HTML
ISBN 0-662-74260-5

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Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Mai 2005

Nom commun : Sclérophore givré (population de la Nouvelle-Écosse)

Nom scientifique : Sclerophora peronella

Statut : Préoccupante

Justification de la désignation : Ce minuscule lichen cryptique est très rare ou menacé dans la majeure partie de son aire de répartition mondiale. Deux des trois emplacements connus de cette espèce au Canada se trouvent en Nouvelle-Écosse. Malgré des efforts considérables pour localiser cette espèce et d'autres rares lichens calicioides dans la province, ce lichen n'est observé que sur le bois parfait des érables rouges dans la forêt de feuillus mature et ancienne. Les menaces comprennent la perte et la dégradation potentielles de l'habitat associées au déclin des écosystèmes de forêts anciennes. Toutefois, les deux populations en Nouvelle-Écosse semblent saines et se trouvent dans d'importantes aires protégées sur l'île du Cap-Breton.

Répartition : Nouvelle-Écosse

Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en mai 2005. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

 

Sommaire de l’évaluation – Mai 2005

Nom commun : Sclérophore givré (population de la Colombie-Britannique)

Nom scientifique : Sclerophora peronella

Statut : Données insuffisantes

Justification de la désignation : Ce minuscule lichen cryptique est très rare ou menacé dans la majeure partie de son aire de répartition mondiale. L'espèce a été observée dans un seul site dans la partie du centre-nord de la province où elle a déjà été trouvée sur un grand peuplier deltoïde. Bien que des efforts considérables de recherche aient été menés pour trouver des lichens dans les régions plus au sud dans la province, les efforts de recherche dans la région septentrionale où l'espèce a été observée se sont révélés insuffisants.

Répartition : Colombie-Britannique

Historique du statut : Espèce étudiée en mai 2005 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ». Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

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Résumé

Sclérophore givré
Sclerophora peronella
(Population de la Nouvelle-Écosse / Population de la Colombie-Britannique)

Information sur l’espèce

Le sclérophore givré (Sclerophora peronella) appartient à un groupe de champignons lichénisés généralement réunis sous le terme « lichens calicioïdes ». Leurs petites apothécies pédicellées rappellent une barbe de quelques jours. L’espèce se rencontre sur l’écorce et le bois de vieux arbres. On la reconnaît à la couleur pâle de ses apothécies, qui sont portées par des pédicelles de 0,5 à 0,8 mm au-dessus du substrat. La partie principale du lichen (le thalle) est enfouie dans le substrat.

Répartition

Le Sclerophora peronella n’a été signalé que dans trois localités au Canada, et l’espèce est rare à extrêmement rare dans l’ensemble de son aire de répartition. L’aire de répartition mondiale connue de l’espèce comprend l’Europe (Écosse, Allemagne, Moravie, Danemark, Suède, Finlande, Norvège, France, Autriche, Italie et Estonie), où l’espèce était autrefois considérée comme endémique, ainsi que le Caucase russe, les États-Unis (ouest de l’Orégon) et le Canada (Colombie-Britannique et Nouvelle-Écosse).

Habitat

Le Sclerophora peronella pousse sur des feuillus, généralement sur le duramen exposé de troncs vivants et plus rarement sur l’écorce. Il est souvent associé à des forêts matures ou anciennes de conifères ou de feuillus, mais on le trouve également dans des savanes et des forêts-parcs. Au Canada, le seul spécimen de Colombie-Britannique a été récolté sur l’écorce de la base d’un grand peuplier baumier de l’Ouest, dans une peupleraie riche donnant beaucoup d’ombre. Les deux spécimens de Nouvelle-Écosse ont été récoltés sur le duramen exposé d’érables rouges vivants, dans des peuplements anciens de forêt décidue nordique.

Biologie

Poussant exclusivement sur le bois et l’écorce d’arbres âgés, le Sclerophora peronella semble privilégier les micro-environnements à humidité stable, à faibles fluctuations de température et à éclairement modéré. Malgré leur petite taille, les thalles du S. peronella observés au Canada semblaient en bonne santé, et leurs apothécies renfermaient des spores mûres. Les spores sont disséminées par le vent, par la pluie et probablement par des invertébrés.

Taille et tendances des populations

Les trois sites canadiens connus du Sclerophora peronella occupent probablement une superficie totale de moins de un mètre carré. Il est impossible de déterminer si ces populations sont en croissance, stables ou en déclin.

Facteurs limitatifs et menaces

Les données disponibles indiquent que l’environnement stable des forêts anciennes convient particulièrement au Sclerophora peronella. Malheureusement, ce type de milieu est en déclin partout au Canada et dans la plupart des régions du monde. La destruction de l’habitat par l’exploitation des forêts anciennes est une menace dans certaines parties de l’aire de répartition de l’espèce. La pollution atmosphérique constitue toujours une menace pour l’habitat dans la plus grande partie de cette aire. Les polluants menacent autant les arbres que les lichens arboricoles.

Importance de l’espèce

À l’échelle mondiale, le Sclerophora peronellan’est connu que par trois spécimens récoltés au Canada ainsi que par un petit nombre de spécimens récoltés aux États-Unis, en Russie et dans plusieurs pays européens. L’espèce a une importance écologique, car elle est considérée comme une espèce indicatrice des forêts anciennes. Les lichens et champignons calicioïdes sont considérés comme les indicateurs biologiques les plus sensibles de la santé des écosystèmes forestiers.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Bien qu’il figure dans la liste rouge de plusieurs pays européens, le Sclerophora peronella n’est protégé explicitement par aucune loi fédérale ni aucune loi sur les espèces sauvages ou en péril d’un État, d’une province ou d’un territoire. L’espèce n’est visée par aucun accord international et aucune convention internationale. En Nouvelle-Écosse, elle est protégée par la Wilderness Areas Act, qui encadre la récolte de spécimens et la destruction d’habitats dans les aires de nature sauvage où pousse l’espèce, établies sur des terres de la Couronne. Le S. peronella ne jouit d’aucune protection dans la zone récréative où il a été observé en Colombie-Britannique.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétences, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (Novembre 2004)

Espèce sauvage

Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'une autre organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)

Espèce sauvage qui n'existe plus.

Disparue du pays (DP)

Espèce sauvage qui n'existe plus à l'état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de pagea

Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)

Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de pageb

Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de pagec

Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged,Note de bas de pagee

Espèce sauvage pour laquelle l'information est insuffisante pour évaluer directement ou indirectement son risque de disparition.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

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Information sur l'espèce

Nom et classification

Nom scientifique
Sclerophora peronella (Ach.)Tibell
Synonymes :
Coniocybe peronella (Ach.) Tibell, Coniocybe hyalinella Nyl., Lichen peronellus Ach.
Nom français :
sclérophore givré
Nom anglais :
frosted glass-whiskers
Famille :
Coniocybacées
Ordre :
Caliciales

Le Sclerophora peronella est un champignon lichénisé de la famille des Coniocybacées. Il appartient à un groupe d’espèces qui portent leurs spores dans des apothécies pédicellées minuscules (de 0,2 à 2,0 mm de hauteur) qui rappellent une barbe de quelques jours. D’ailleurs, en anglais, les lichens de ce groupe sont communément appelés « stubble lichens » ou « pin lichens ».

Description

Le Sclerophora peronella est caractérisé par ses apothécies pâles et rosâtres, à pédicelle dont la partie centrale rougeâtre est visible dans l’eau, et par ses spores petites, unicellulaires et lisses. Les apothécies sont courtes (de 0,5 à 0,8 mm) et pédicellées (figure 1) et s’élèvent au-dessus d’un thalle enfoui dans le substrat, où le champignon est associé à une algue verte du genre Trentepohlia. La cupule des jeunes apothécies est couverte d’une faible pruine jaune citron. Comme chez bien d’autres lichens calicioïdes, les asques, à l’intérieur de la couche hyméniale, se désintègrent tôt durant le développement des apothécies. Les spores initialement enfermées dans les asques forment alors à la surface des apothécies, avec les restes des asques et des paraphyses, une masse poudreuse appelée « mazédium ». Le mazédium du S. peronella est de couleur chair pâle à brun jaunâtre et peut être couvert d’une pruine blanche à maturité. Les spores sexuelles, ou ascospores, sont sphériques, lisses, hyalines et d’un diamètre de 3,0 à 3,5 microns. Aucune substance secondaire n’a été détectée.

Figure 1. Apothécie sporifère du Sclerophora peronella. La partie principale du lichen (le thalle) est enfouie dans le substrat. Dessin de Lisa Weiss.

Figure 1. Apothécie sporifère du Sclerophora peronella

On trouvera une description plus détaillée du S. peronella dans Selva et Tibell (1999), où sont également décrites les espèces similaires du genre Sclerophora qui se rencontrent en Amérique du Nord. On trouvera une microphotographie des apothécies du S. peronella dans le site web http://csdept.umfk.maine.edu/LichensWebsite/images.asp (dernière consultation en mai 2005).

Unités désignables

Deux unités désignables sont reconnues dans le présent rapport, puisque l’espèce compte au Canada deux populations distinctes situées dans des écozones différentes (Atlantique et Pacifique, selon la classification du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada [COSEPAC]) séparées par une grande distance, ce qui laisse une très faible probabilité d’échange génétique entre ces populations.

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Répartition

Aire de répartition mondiale

L’aire de répartition mondiale connue du Sclerophora peronella comprend l’Europe (Écosse, Allemagne, Moravie, Danemark, Suède, Finlande, Norvège, France, Autriche, Italie et Estonie), où l’espèce était autrefois considérée comme endémique (Tibell, 1994) ainsi que le Caucase russe (Titov, 1998), les États-Unis et le Canada (figures 2 et figure3).

Figure 2. Aire de répartition du Sclerophora peronellaen Europe.

Figure 2. Aire de répartition du Sclerophora peronellaen Europe.

Figure 3. Aire de répartition du Sclerophora peronella en Amérique du Nord.

Figure 3. Aire de répartition du Sclerophora peronellaen Amérique du Nord.

L’espèce est rare à extrêmement rare dans l’ensemble de son aire de répartition eurasienne. D’après Tibell (comm. pers.), le S. peronella « est rare – et se fait maintenant de plus en plus rare, particulièrement en Europe centrale ». Moins de 20 spécimens ont été récoltés par Eric Peterson et Jouko Rikkinen dans l’ouest de l’Orégon, dans la vallée de la Willamette (figure 5).

Aire de répartition canadienne

Au Canada, le S. peronella n’a été récolté que dans une localité de Colombie-Britannique, en 1991 (Goward et al., 1996), et dans deux localités de Nouvelle-Écosse, en 1998 (Selva, 1999). C’est en vain que S. Selva a récemment essayé de trouver l’espèce à l’Île-du-Prince-Édouard (Selva, 1998a) puis dans le cadre de travaux de terrain menés en 2001.

Compte tenu de la petite taille des apothécies du S. peronella et de l’apparente rareté de l’espèce dans l’ensemble de son aire de répartition mondiale, il n’est pas étonnant qu’elle n’ait été découverte que récemment au Canada. On peut en dire autant de sa découverte récente aux États-Unis et en Russie. Plusieurs des herborisateurs cités dans le présent rapport, par exemple Leif Tibell, Trevor Goward, Steve Selva, Eric Peterson et Jouko Rikkinen, ont participé à de nombreux et intensifs relevés des lichens au Canada et aux États-Unis et sont tous reconnus comme des spécialistes des champignons et lichens calicioïdes. Pourtant, ils n’ont découvert que relativement peu de spécimens de S. peronella. Le milieu privilégié par l’espèce est constitué d’un substrat et d’un microhabitat qui peuvent convenir à la majorité des taxons calicioïdes. En effet, le S. peronella a été récolté sur le duramen (bois de cœur) exposé et/ou l’écorce d’arbres offrant un habitat pour un grand nombre d’espèces calicioïdes. Or, le S. peronella ne peut être identifié avec certitude qu’en laboratoire, après un examen des spores et une exposition du thalle à divers réactifs chimiques. Cependant, le genre est facile à reconnaître sur le terrain, ce qui suffit aux chercheurs pour récolter un spécimen. En outre, tout relevé des lichens calicioïdes en général est suffisant pour confirmer la présence de l’espèce dans une localité, surtout qu’un de ses substrats, le duramen exposé, est facile à reconnaître. En d’autres termes, une recherche plus ciblée n’est pas nécessaire pour obtenir de bonnes données de relevé sur cette espèce.

S. Selva s’est rendu dans plusieurs herbiers en 2001 (voir la section « Collections examinées ») afin de prendre connaissance des spécimens existant et de leur lieu de récolte. Cependant, il n’a trouvé aucun spécimen de l’espèce dans les herbiers régionaux qu’il a visités.

L’apparente rareté du S. peronella en Colombie-Britannique est corroborée par la quantité considérable de données d’absence existant sur cette espèce (annexe 1), car la diversité des calicioïdes fait l’objet de recherches intensives depuis une trentaine d’années dans cette province. En 1972, Leif Tibell (Tibell, 1975) a entrepris une étude exhaustive de la diversité des espèces calicioïdes dans cinq localités du tiers sud de la province, depuis l’île de Vancouver jusqu’au parc national des Glaciers. Quelques années plus tard, Willa Noble a entrepris une étude intensive de la flore lichénique de la zone côtière à douglas du sud-est de l’île de Vancouver. Elle a récolté 5 500 spécimens dans le cadre de cette étude, et 12 espèces calicioïdes étaient représentées (Noble, 1982). En 1967, Irwin Brodo a entrepris une étude de la flore lichénique des îles de la Reine-Charlotte (Haida Gwaii), qui l’a amené à récolter environ 5 000 spécimens dans tous les coins de l’archipel et à relever neuf espèces calicioïdes (Brodo, liste inédite). Les travaux de Brodo ont été poursuivis par Tor Toensberg et Trevor Goward en 2003, mais ceux-ci n’ont trouvé aucune autre espèce calicioïde. En 1995, Steve Selva a récolté environ 500 spécimens de lichens calicioïdes dans la vallée de la Robson, dans le centre-est de la Colombie-Britannique. Enfin, plus récemment, Trevor Goward a entrepris un relevé de la diversité des lichens calicioïdes dans 21 localités de la moitié sud de la province; il a ainsi récolté quelque 6 000 spécimens, dont environ 1 500 étaient des lichens calicioïdes.

Toutes les localités mentionnées ci-dessus sont indiquées sur la carte de la figure 4 (voir également l’annexe 1). Bien que les localités elles-mêmes soient peu étendues, elles assurent ensemble un inventaire assez complet de la diversité des lichens calicioïdes dans la moitié sud de la Colombie-Britannique. De plus, comme ces lichens semblent moins diversifiés vers le nord (Tibell, 1994), il est peu probable que les régions nordiques de la province recèlent d’autres espèces. Par contre, au sud de la province, dans le nord-ouest des États-Unis, Eric Peterson (2000) et Jouko Rikkinen (2003) ont récolté respectivement 1 500 et 2 100 spécimens de lichens calicioïdes, en particulier dans le sud-ouest de l’État de Washington et le nord-ouest de l’Orégon.

Figure 4. Principaux lieux de récolte de lichens calicioïdes en Colombie-Britannique et dans les régions des États-Unis voisines. Les numéros correspondent aux localités énumérées à l’annexe 1. La localité 4 est le seul site connu du Sclerophora peronella en Colombie-Britannique.

Figure 4. Principaux lieux de récolte de lichens calicioïdes en Colombie-Britannique et dans les régions des États-Unis voisines. Les numéros correspondent aux localités énumérées à l’annexe 1.

D’autres travaux visant à trouver des lichens calicioïdes ont été entrepris dans la même région par le Service des forêts du département de l’Agriculture des États-Unis (J. Harpel, comm. pers., 2005; USDA Forest Service, 2003). Dans le cadre de deux études pilotes, les chercheurs ont examiné quelque 750 parcelles (figure 5) en ciblant un ensemble de bryophytes et de lichens intimement associés aux forêts anciennes. Les lichens calicioïdes faisaient partie des espèces ciblées. Bien qu’environ 20 000 spécimens de bryophytes et de lichens aient été récoltés dans le cadre de ce projet, aucun Sclerophora peronella n’a été découvert.

Figure 5. Position des 750 parcelles d’échantillonnage de bryophytes et de lichens visées par les études pilotes menées de 2000 à 2003 par le Bureau of Land Management du département de l’Intérieur des États-Unis. Les lichens calicioïdes faisaient partie des espèces recherchées. Les deux localités marquées d’un « X » sont celles où des spécimens de Sclerophora peronella avaient été récoltés par Eric Peterson en 1997 et en 1998, dans la vallée de la Willamette (spécimens EBP#2746 et EBP#2663).

Figure 5. Position des 750 parcelles d’échantillonnage de bryophytes et de lichens visées par les études pilotes menées de 2000 à 2003 par le Bureau of Land Management du département de l’Intérieur des États-Unis.

Les lichens calicioïdes ont également été recherchés de manière exhaustive et intensive dans le nord-est de l’Amérique du Nord, au cours des deux dernières décennies (figure 6). La grande majorité de ces travaux sont l’œuvre de Steve Selva, qui est ainsi devenu le principal expert nord-américain de la taxinomie et de l’habitat des champignons et lichens calicioïdes. Selva (2003) a effectué des relevés structurés et détaillés, exigeant en général six à huit heures de recherches sur le terrain dans chaque localité, dans 77 peuplements de forêt décidue nordique, de sapin et épinette, de pruche du Canada ou de thuya occidental, répartis entre les provinces Maritimes, le nord de l’État de New York et les États du nord de la Nouvelle-Angleterre. À titre d’indication de l’intensité de ces travaux, mentionnons qu’au moins 12 espèces calicioïdes par peuplement ont été découvertes dans 33 des localités du nord-est étudiées. Les deux peuplements de Nouvelle-Écosse où le S. peronella a été découvert présentaient les plus grandes diversités de lichens calicioïdes (21 et 20 espèces) parmi tous les peuplements de feuillus étudiés dans l’est de l’Amérique du Nord. Plus de 3 000 spécimens de lichens calicioïdes ont été récoltés dans la région par Selva et d’autres lichénologues.

Figure 6. Principaux lieux de récolte de lichens calicioïdes dans l’est du Canada et le nord-est des États-Unis, de 1985 à 2004. Les numéros correspondent aux localités énumérées à l’annexe 2. Les seuls spécimens de Sclerophora peronella de l’est de l’Amérique du Nord ont été récoltés dans les localités 44 et 45, qui sont trop près l’une de l’autre pour être distinguées sur la carte.

Figure 6. Principaux lieux de récolte de lichens calicioïdes dans l’est du Canada et le nord-est des États-Unis, de 1985 à 2004. Les numéros correspondent aux localités énumérées à l’annexe 2

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Habitat

Besoinsen matière d’habitat

Le Sclerophora peronella a été récolté sur l’écorce et le bois de vieux feuillus des genres Acer, Fagus, Fraxinus, Quercus, Sorbus, Tilia et Ulmus, dans des milieux humides et plutôt ombragés, et plus rarement sur le bois d’espèces des genres Alnus, Betula, Fagus, Populus et Malus (Tibell, 1999). Tibell (comm. pers.) note également que « l’espèce pousse habituellement sur des feuillus, en général sur une partie écorcée et creuse d’un tronc vivant, ou plus rarement sur l’écorce. Elle est souvent associée à des forêts anciennes, mais on la trouve également dans des forêts-parcs et en bordure de vieilles forêts de feuillus. »

 Selon Eric Peterson (comm. pers.), le S. peronella « pousse surtout sur de gros troncs de vieux Quercus garryana, dans des savanes claires. Un spécimen a été récolté sur un vieil Acer macrophyllum de grande taille, et un autre dans un milieu assez curieux : un Abies grandis relativement jeune (environ 100 ans) dans un peuplement ancien de douglas. » En se fondant sur les 14 spécimens qu’il a récoltés, Jouko Rikkinen (comm. pers.) affirme que « dans la vallée de la Willamette, en Orégon, l’espèce n’est relativement commune que sur les vieux feuillus. Dans les autres types de forêts, je n’ai trouvé que quelques petites populations, la plupart dans des peuplements ripariens anciens. » Il est important de noter que la région du Canada dont le climat et la végétation ressemblent le plus à ceux de la vallée de la Willamette est la région du Puget Sound du sud-est de l’île de Vancouver, où le Sclerophora peronella n’a jamais été observé, malgré les recherches intensives de Noble (1982).

Le seul spécimen de Colombie-Britannique poussait sur l’écorce, à la base d’un grand peuplier baumier de l’Ouest (Populus trichocarpa), dans une peupleraie riche donnant passablement d’ombre. Les deux spécimens de Nouvelle-Écosse étaient lignicoles et ont été récoltés sur le duramen exposé d’un Acer rubrum vivant, dans un peuplement ancien de forêt décidue nordique.

Le Sclerophora peronella est probablement confiné aux régions maritimes du Canada, en raison de la sensibilité au gel de son symbiote, une algue du genre Trentepohlia.

Tendances en matière d’habitat 

L’habitat de l’espèce, constitué de forêts anciennes situées en région côtière et offrant un environnement stable, est en recul. Par exemple, dans la Région forestière acadienne, où pousse l’espèce en Nouvelle-Écosse, il reste peu de peuplements intacts. L’exploitation forestière est la principale cause de cette perte (World Wildlife Fund, 2000).

À cet égard, la situation est bien meilleure en Colombie-Britannique, où on trouve encore de grandes superficies de forêt ancienne. Bien qu’un seul spécimen de Sclerophora peronella ait été récolté dans cette province, dans un peuplement de peuplier baumier de l’Ouest, les données disponibles semblent indiquer que des forêts plus anciennes de conifères et de feuillus pourraient constituer des habitats pour l’espèce. Compte tenu du petit nombre de spécimens récoltés au Canada au cours des 30 dernières années, il est impossible de dégager une tendance en matière de survie de l’espèce.

Protection etpropriété

Les deux localités de Nouvelle-Écosse qui abritent actuellement le lichen, au mont Sugarloaf et près de la rivière Margaree, se trouvent sur des terres de la Couronne établies en aires de nature sauvage (wilderness areas) et bénéficiant à ce titre d’une protection officielle aux termes de la Wilderness Areas Act de la Nouvelle-Écosse.

La seule localité de Colombie-Britannique abritant le lichen, au lac Kitsumkalum, peut être décrite comme une zone récréative du service provincial des forêts, dont une partie est réservée comme forêt de démonstration pour la coupe du bois à petite échelle, notamment au moyens de chevaux (K. Kriese, comm. pers.). Actuellement, les objectifs officiellement fixés pour ce peuplement ne prévoient pas de protection pour le site de Sclerophora peronella.

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Biologie

Généralités

Le Sclerophora peronella pousse exclusivement sur le bois et l’écorce d’arbres âgés. Toutes les mentions canadiennes du S. peronella sont constituées par des spécimens dont les apothécies portent des spores mûres. D’après les descriptions disponibles de l’habitat de l’espèce, celle-ci semble privilégier les forêts anciennes à humidité stable et à faibles fluctuations de température.

Reproduction

Le thalle du S. peronella est enfoui dans le substrat, et on n’a jamais observé de propagules végétatives chez l’espèce. Dans les sites canadiens, tous les thalles étaient pourvus d’apothécies portant des spores mûres. Ainsi, ce sont des spores sexuelles logées dans la cupule d’apothécies pédicellées qui doivent être transportées vers de nouveaux milieux, et on croit que les agents de cette dispersion sont le vent, la pluie et, dans une moindre mesure, certains invertébrés. Les spores doivent atterrir et germer à proximité d’une algue verte compatible pour que la lichénisation ait lieu. Le spécialiste mondial des lichens et champignons calicioïdes, Leif Tibell, affirme (comm. pers.) que la longévité des thalles, leur âge de maturité sexuelle et la durée de génération sont encore inconnus chez le groupe d’espèces auquel appartient le S. peronella. Selon Canters et al. (1991), la répartition des lichens « est régie par des facteurs microclimatiques dont l’incidence sur les plantes supérieures est différente ou nulle ». Par conséquent, les facteurs microclimatiques liés au substrat ligneux, comme le pH, la capacité de rétention d’eau et la composition chimique, peuvent influer sur la longévité des thalles, leur âge de maturité sexuelle et la durée de génération.

 

Taux de survie

On présume généralement que l’établissement du S. peronelladoit dépendre, comme chez les autres lichens, de facteurs tels que l’âge, la texture, le pH, la capacité de rétention d’eau et la teneur en éléments nutritifs du substrat, le degré d’éclairement et d’humidité du micro-environnement, l’inclinaison et l’orientation des surfaces, la pollution atmosphérique ainsi que la continuité du peuplement (voir entre autres Barkman, 1958, Brodo, 1973, ainsi que James, Hawksworth et Rose, 1977). Cependant, les besoins microclimatiques et physiologiques propres au S. peronella restent à déterminer. D’après Mattson et Middelborg (2000), l’humidité du microclimat est peut-être le facteur écologique qui joue le plus grand rôle dans la répartition des espèces calicioïdes, et cette humidité dépend principalement de la topographie et de la végétation, et non des précipitations.

Dispersion

Il est difficile de déterminer si les populations de Colombie-Britannique, de Nouvelle-Écosse et de diverses localités isolées des États-Unis, d’Europe et de Russie sont les vestiges d’une grande population à répartition continue, ou si chaque population est le fruit d’un événement de dispersion à longue distance. Bien que les thalles poussant dans chacun de ces sites isolés soient très petits, ils sont en santé et capables de se reproduire. Compte tenu de l’apparente préférence de l’espèce pour les forêts anciennes, la destruction et/ou la non-disponibilité de cet habitat sont préoccupantes. Or, la dispersion au moyen de spores sexuelles exige que chaque spore du champignon atterrissent près d’une algue compatible et sur un substrat convenable pour que la lichénisation ait lieu. Si le lichen produisait des propagules végétatives contenant les deux symbiotes (algue et champignon), ces propagules n’auraient qu’à atterrir sur un substrat convenable pour propager l’espèce, les deux symbiotes étant déjà réunis. L’absence de propagules végétatives et la production exclusive de spores sexuelles constituent donc un obstacle additionnel pour la survie de l’espèce.

Alimentation et relations interspécifiques

En tant que champignon lichénisé, le Sclerophora peronella satisfait ses besoins en carbone par l’établissement d’une symbiose avec une algue photosynthétique. Il tire son eau et ses éléments nutritifs de l’atmosphère. Comme il est très efficace à absorber ces substances présentes dans l’atmosphère (comme la plupart des lichens et des bryophytes), il risque également d’absorber tout polluant dissous dans l’humidité atmosphérique. D’après les observations de Selva sur le terrain et ses recherches documentaires, l’espèce ne semble pas affectée par des interactions avec d’autres organismes.

Adaptabilité

Même s’ils constituent probablement les indicateurs biologiques les plus sensibles de la santé des écosystèmes forestiers, les lichens et champignons calicioïdes, y compris le S. peronella, demeurent parmi les habitants les plus discrets et méconnus de la forêt. Les données disponibles sur l’habitat indiquent que l’espèce privilégie l’environnement stable des forêts bien établies et notamment des peuplements anciens. Comme les autres lichens calicioïdes, l’espèce ne semble pas tolérer les perturbations. De plus, compte tenu du petit nombre de spécimens récoltés à ce jour, sa répartition mondiale restreinte pourrait résulter du déclin des forêts anciennes à l’échelle de la planète.

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Taille et tendances des populations

Les trois sites canadiens connus du Sclerophora peronella occupent probablement une superficie totale de moins de un mètre carré. L’espèce a été trouvée une seule fois dans chaque site, malgré des recherches répétées. On estime que chaque spécimen provient d’un seul thalle continu portant plusieurs apothécies. Environ 75 p. 100 des apothécies semblaient mûres. Il est impossible de déterminer si ces populations sont en croissance, stables ou en déclin. L’information existant sur les trois sites canadiens se résume ainsi :

  1. Colombie-Britannique, bassin du Skeena, lac Kitsumkalum, 1991, Goward 1991-1139. Trevor Goward (comm. pers.) décrit le milieu comme étant un peuplement de peupliers donnant passablement d’ombre, à l’extrémité sud du lac Kitsumkalum.
  2. Nouvelle-Écosse, île du Cap-Breton, comté d’Inverness, aire de nature sauvage du mont Sugarloaf, 1998, Selva 7628. Décrite par le ministère des Richesses naturelles de la Nouvelle-Écosse comme un peuplement immature de forêt ancienne et par Selva (1999) comme un peuplement ancien, cette forêt décidue nordique protégée est située à l’extrémité nord-est du mont Sugarloaf, au-dessus du chemin East Big Intervale.
  3. Nouvelle-Écosse, île du Cap-Breton, comté d’Inverness, aire de nature sauvage de la rivière Margaree, 1998, Selva 7852. Il s’agit d’une autre forêt décidue nordique décrite par le ministère des Richesses naturelles de la Nouvelle-Écosse comme un peuplement immature de forêt ancienne et par Selva (1999) comme un peuplement ancien. Sa partie sud-ouest a été examinée, le long des versants exposés au nord, au-dessus du First Brook Pool.

La taille de la « population » est difficile à estimer, car l’identification sur le terrain doit être confirmée par un examen au microscope. Dans le cadre des recherches menées par S. Selva depuis une quinzaine d’années, l’évaluation de la continuité environnementale des écosystèmes forestiers est fondée sur un inventaire aussi complet que possible des espèces présentes dans la zone visée par le relevé. Puisque plusieurs de ces espèces sont rares, même dans les peuplements de forêt ancienne, Selva a privilégié une forme d’« errance éclairée », soit un échantillonnage fondé sur l’analyse des relevés servant à la classification des peuplements (Mueller-Dombois et Ellenberg, 1974). Malgré les inconvénients admis d’un tel échantillonnage préférentiel, qui risque notamment « d’être biaisé par la subjectivité et de ne pas permettre de tirer des conclusions statistiques à partir des données », il a l’avantage de « permettre une plus grande intensité d’échantillonnage » avec « le plus faible risque de manquer des milieux riches localisés » (Nimis, 1991), ce qui a motivé le choix de cette méthode d’échantillonnage dans les circonstances. Un nombre élevé de répétitions permet d’augmenter les chances de détecter les espèces rares (Selva, 1994 et 1996). À la suite d’un échantillonnage aussi intensif, lorsqu’un seul spécimen d’une espèce était découvert dans un site, comme ce fut le cas du S. peronella dans chacun de ses sites de Nouvelle-Écosse, S. Selva estime raisonnable d’estimer que l’espèce y est extrêmement rare. À ce jour, la continuité de 76 forêts du nord-est de l’Amérique du Nord a été évaluée par S. Selva au moyen des méthodes décrites ci-dessus. Or, malgré ces recherches intensives, le S. peronella n’a été découvert que dans deux localités. On trouvera un compte rendu détaillé des recherches faites dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce dans la section « Aire de répartition canadienne » ainsi que dans les figures 4 à 6.

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Facteurs limitatifs et menaces

Le Sclerophoraperonella semble privilégier les milieux stables associés aux forêts anciennes. Par conséquent, la destruction de son habitat par l’exploitation des forêts anciennes est une menace importante pour l’espèce. Compte tenu de la sensibilité de ce lichen et d’autres espèces calicioïdes aux perturbations, y compris aux pluies acides et aux autres polluants atmosphériques qui affectent les lichens en général, le sort de l’espèce dépendra en grande partie de la manière dont seront protégés et gérés les types d’écosystèmes forestiers qui l’hébergent. En outre, le S. peronella est probablement confiné aux régions côtières ou quasi côtières, en raison de la sensibilité au gel de son algue symbiote, du genre Trentepohlia.

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Importance de l'espèce

Le Sclerophora peronella est considéré comme rare à extrêmement rare dans l’ensemble de son aire de répartition. Il figure sur les listes rouges de l’Autriche (Hafellner, 2000) ainsi que du Danemark, de la Suède et de la Finlande (Tibell, 1999), et il est en déclin en Italie (Nimis, 2000). L’espèce revêt une grande importance écologique.

Le S. peronella est une espèce indicatrice des forêts anciennes, selon Selva (1994 et 1996), qui estime que les champignons et lichens calicioïdes sont les indicateurs biologiques les plus sensibles de la santé des écosystèmes forestiers. En effet, les petites variations micro-environnementales dues aux modifications de l’écosystème forestier influent sur la survie du lichen et traduisent ainsi l’état de santé de la forêt.

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Protection actuelle ou autres désignationsde statut

Parmi les trois sites canadiens connus du Sclerophora peronella, les deux de Nouvelle-Écosse se trouvent dans des aires de nature sauvage établies sur des terres de la Couronne et bénéficient donc d’une protection provinciale en vertu de la Wilderness Areas Act. Le site de Colombie-Britannique, par contre, ne jouit d’aucune protection officielle.

À l’échelle internationale, S. peronella figure sur les listes rouges de l’Autriche, du Danemark, de la Suède et de la Finlande, mais elle n’est pas inscrite ni en voie de l’être aux termes de la Endangered Species Act des États-Unis ni de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). L’espèce n’est visée par aucun accord international et aucune convention internationale. L’organisme The Nature Conservancy n’a pas attribué de cote de conservation au S. peronella, ni à l’échelle mondiale, ni à l’échelle du Canada. Aux États-Unis, aucune cote ne lui a été attribuée à l’échelle d’un État. Au Canada, aucun centre de données sur la conservation (ou centre d’information sur le patrimoine naturel) ne lui a attribué de cote à l’échelle d’une province. Le S. peronella n’est protégé par aucune loi fédérale ni aucune loi sur les espèces sauvages ou en péril d’un État, d’une province ou d’un territoire.

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Sommaire du rapport de situation

Moins de 20 spécimens de Sclerophora peronella ont été récoltés dans l’ensemble de l’Amérique du Nord, dont un en Colombie-Britannique et deux en Nouvelle-Écosse; les autres spécimens ont tous été récoltés dans l’ouest de l’Orégon. Toutefois, étant donné la petite taille de l’espèce et sa découverte relativement récente en Amérique, il est possible que de nouveaux travaux de terrain permettent d’en découvrir de nouveaux sites au Canada. Jusqu’à présent, S. Selva a examiné à cet égard un total de 76 peuplements forestiers dans le nord-est de l’Amérique du Nord, surtout au Maine, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard, dans le sud-est de l’Ontario et dans le sud-ouest du Québec. Il n’a ainsi découvert aucun nouveau site, outre les deux sites découverts en Nouvelle-Écosse. Il a cependant découvert de nouveaux sites d’autres lichens calicioïdes, lors de recherches récentes ciblant le S. peronella. Donc, pour l’instant, tout porte à croire que le S. peronella est une espèce très rare au Canada et en Amérique du Nord.

 À l’échelle mondiale, l’espèce est considérée comme rare à extrêmement rare dans l’ensemble de son aire de répartition. Elle figure sur les listes rouges de l’Autriche (Hafellner, 2000) ainsi que du Danemark, de la Suède et de la Finlande (Tibell, 1999). Elle est en déclin en Italie (Nimis, 2000), et connue par un seul spécimen, ou seulement quelques-uns, en Russie et dans plusieurs autres pays européens.

 Les deux spécimens récoltés en Nouvelle-Écosse ont été étudiés et portaient des apothécies en bon état, contenant des spores apparemment viables. Les apothécies ne présentaient aucun des symptômes associés à la pollution atmosphérique ou au parasitisme. Compte tenu de la sensibilité de cette espèce et des autres lichens calicioïdes aux perturbations, il est évident que les spécimens de S. peronella récoltés dans les deux sites étaient en bonne santé. Le spécimen récolté par Trevor Goward dans le site de Colombie-Britannique était également en santé. Par contre, la santé de populations aussi dispersées est difficile à évaluer, car les individus sont très petits et impossibles à identifier sur le terrain; de plus, l’espèce semble être rare à extrêmement rare dans toute son aire de répartition, et elle n’a été trouvée qu’une fois dans chacun de deux écosystèmes forestiers.

 À la lumière des données disponibles, il semble que le S. peronella privilégie les milieux stables associés aux forêts matures et anciennes. Malheureusement, selon un rapport du World Wildlife Fund (2000) sur l’état de la forêt acadienne du nord-est de l’Amérique du Nord, où l’espèce a été trouvée en Nouvelle-Écosse, il reste peu de peuplements intacts dans cette écorégion, dont seulement de 3 à 5 p. 100 des forêts sont encore dans l’état où elles se trouvaient avant la colonisation européenne. La situation est meilleure en Colombie-Britannique, car on y trouve encore de grandes étendues de forêt ancienne qui abritent sûrement d’autres populations de cette espèce rare.

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Résumé technique (Population de la Colombie-Britannique)

sclerophora peronella

Sclérophore givré (population de la Colombie-Britannique) – Frosted Glass-whiskers (British Columbia population)

Répartition au Canada :

Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²)
< 1 km²
Préciser la tendance dans la zone d’occurrence (en déclin, stable, en expansion, inconnue).
Inconnue
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?
Peu probable
Superficie de la zone d’occupation (km²)
< 1 m²
Préciser la tendance dans la zone d’occupation (en déclin, stable, en expansion, inconnue).
Inconnue
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?
Inconnues
Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés).
3
Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
Stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?
Non
Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).
Inconnue

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).
Inconnue
Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).
Environ 75 % des apothécies étaient matures
Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.
Inconnue
S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?
Inconnues
La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?
La population totale mondiale est sévèrement  fragmentée
Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.
Colombie-Britannique, bassin de la rivière Skeena, Lac Kitsumkalum
Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
Inconnue
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?
Peu probable

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Selon les données disponibles, le Sclerophora peronella semble préférer la stabilité écologique reliée aux forêts matures et anciennes. Ces écosystèmes sont mondialement menacés en raison de la perte et la détérioration de l'habitat. Aucune menace particulière n’a été notée à ce sujet dans les sites de cueillette.
  • Tout comme certains autres groupes de lichens, cette espèce est vulnérable aux pluies acides et aux autres polluants atmosphériques qui touchent généralement les lichens.

Effet d’une immigration de source externe

Peu probable

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?
Plusieurs petites populations existent en Oregon et d’autres en Europe.
Statut ou situation des populations de l’extérieur?
Inconnu
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Une immigration est possible, mais peu probable
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?
Probablement
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
Oui, mais en déclin

Analyse quantitative

Sans objet

Statut et justification de la désignation

Statut : données insuffisantes

Code alphanumérique : sans objet

Justification de la désignation : Ce minuscule lichen cryptique est très rare ou menacé dans la majeure partie de son aire de répartition mondiale. L’espèce a été observée dans un seul site dans la partie du centre-nord de la province où elle a déjà été trouvée sur un grand peuplier deltoïde. Bien que des efforts considérables de recherche aient été menés pour trouver des lichens dans les régions plus au sud dans la province, les efforts de recherche dans la région septentrionale où l’espèce a été observée se sont révélés insuffisants.

Applicabilité des critères

  • Critère A (Population globale en déclin) : Aucun déclin de population documenté.
  • Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Sans objet.
  • Critère C (Petite population globale et déclin) : Sans objet, car le nombre d’individus est inconnu.
  • Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : Sans objet.
  • Critère E (Analyse quantitative) : Sans objet.

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Résumé technique (Population de la Nouvelle-Écosse)

Sclerophora peronella

Sclérophore givré (population de la Nouvelle-Écosse) – Frosted Glass-whiskers (Nova Scotia population)

Répartition au Canada :

Nouvelle-Écosse

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²)
Évaluée à < 100 km²
Préciser la tendance dans la zone d’occurrence (en déclin, stable, en expansion, inconnue).
Un déclin historique des forêts matures et anciennes a eu lieu
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?
Peu probable
Superficie de la zone d’occupation (km²)
Environ 3 km² d’habitat disponible où l’espèce a été observée, mais la zone actuellement occupée est de < 1 m²
Préciser la tendance dans la zone d’occupation (en déclin, stable, en expansion, inconnue).
Inconnue
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?
Inconnues
Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés).
2
Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
Stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?
Non
Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).
Étendue de l’habitat éventuel en déclin

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).
Inconnue
Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).
Environ 75 % des apothécies étaient matures dans chacun des deux sites
Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.
Inconnue
S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?
Inconnues
La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?
La population totale mondiale est sévèrement  fragmentée
Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Nouvelle-Écosse, Cap-Breton, comté de Inverness

  1. mont Sugarloaf, aire de nature sauvage
  2. rivière Margaree, aire de nature sauvage
Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
Inconnue
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)?
Peu probable

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Selon les données disponibles, le Sclerophora peronella semble préférer la stabilité écologique reliée aux forêts matures et anciennes. Ces écosystèmes sont mondialement menacés en raison de la perte et la détérioration de l'habitat. Aucune menace particulière n’a été notée à ce sujet dans les sites de cueillette.
  • Tout comme certains autres groupes de lichens, cette espèce est vulnérable aux pluies acides et aux autres polluants atmosphériques qui touchent généralement les lichens.

Effet d’une immigration de source externe

Peu probable

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?
Plusieurs petites populations existent en Oregon et d’autres en Europe.
Statut ou situation des populations de l’extérieur?
Inconnu
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Une immigration est possible, mais peu probable
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?
Probablement
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
Oui, mais en déclin

Analyse quantitative

Sans objet

Statut et justification de la désignation

Statut : préoccupante

Code alphanumérique : sans objet

Justification de la désignation : Ce minuscule lichen cryptique est très rare ou menacé dans la majeure partie de son aire de répartition mondiale. Deux des trois emplacements connus de cette espèce au Canada se trouvent en Nouvelle-Écosse. Malgré des efforts considérables pour localiser cette espèce et d’autres rares lichens calicioides dans la province, ce lichen n’est observé que sur le bois parfait des érables rouges dans la forêt de feuillus mature et ancienne. Les menaces comprennent la perte et la dégradation potentielles de l’habitat associées au déclin des écosystèmes de forêts anciennes. Toutefois, les deux populations en Nouvelle-Écosse semblent saines et se trouvent dans d’importantes aires protégées sur l’île du Cap-Breton.

Applicabilité des critères

  • Critère A (Population globale en déclin) : Aucun déclin de population documenté.
  • Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Les cotes en péril B1+2 (zone d’occurrence < 500 km²), a (deux des trois sites, la population canadienne est extrêmement fragmentée) et b(iii) (déclin déduit de la perte d’habitat liée à la destruction des forêts anciennes) pourraient être applicables.
  • Critère C (Petite population globale et déclin) : Sans objet, car le nombre d’individus est inconnu.
  • Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : La cote menacée D2 pourrait être applicable en raison de la petite zone d’occurrence et du petit nombre de sites (2). Cependant, les populations de la Nouvelle-Écosse se trouvent dans de grandes zones protégées où les menaces potentielles sont atténuées.
  • Critère E (Analyse quantitative) : Sans objet.

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Remerciements et experts contactés

Remerciements 

Toutes les personnes nommées dans la section Experts contactés du présent rapport ont offert leur assistance, d’une manière ou d’une autre, à la préparation du rapport, et l’auteur tient à les remercier pour leur contribution.

Le rédacteur du rapport tient à remercier particulièrement les personnes qui l’ont assisté sur le terrain et qui ont organisé les visites des herbiers. Le rédacteur remercie tout d’abord Stephen Clayden et Ernie Brodo, qui ont participé à ces deux volets des travaux au Nouveau-Brunswick et en Ontario, respectivement, ainsi que leurs épouses Barbara Clayden et Fenja Brodo pour leur hospitalité lors de ces visites. Le rédacteur remercie également Alex Wilson, Ruth Newell, Donna Crossland, Anna Koffman, Rob Lee, Albert Dugal et Alain Caissie.

Experts contactés 

  • Alvo, R. Septembre 2001. Biologiste de la conservation, Direction de l'intégrité écologique, Parcs Canada.
  • Amirault, D.L. Septembre 2001. Biologiste de la faune, Espèces en péril, Service canadien de la faune, Environnement Canada, Sackville (Nouveau-Brunswick).
  • Bowman, I. Septembre 2001. Biologiste principal, Groupe d’étude sur les espèces rares, menacées et en voie de disparition, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Peterborough (Ontario).
  • Brodo, I.M. Mai 2001. Chercheur scientifique, retiré, Musée canadien de la Nature, Ottawa (Ontario).
  • Breuss, O. Janvier 2001. Chercheur scientifique, Naturhistorisches Museum Wien, Botanische Abteilung, Vienne, Autriche.
  • Caissie, A. Juin 2001. Agent de conservation, parc national Fundy, Alma (Nouveau-Brunswick).
  • Carroll, H. Juin 2001. Directeur, Parks and Recreation Division, Nova Scotia Department of Environment, Belmont (Nouvelle-Écosse).
  • Clayden, S. Mai 2001. Chercheur scientifique, Musée du Nouveau-Brunswick, Saint John (Nouveau-Brunswick).
  • Crossland, D. Juillet 2001. Écologiste, parc national Kouchibouguac (Nouveau-Brunswick).
  • Curley, R. Septembre 2001. Program Manager, Habitat and Biodiversity Conservation, Fish and Wildlife Division, PEI Department of Fisheries, Aquaculture and Environment, Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard).
  • Donovan, M. Septembre 2001. Biological Information Coordinator, BC Conservation Data Centre, Ministry of Sustainable Resources Management, Victoria (Colombie-Britannique).
  • Dugal, A. Juin 2001. Naturaliste, Région d’Ottawa, Greely (Ontario).
  • Elderkin, M.F. Septembre 2001. Species at Risk Biologist, Wildlife Division, Nova Scotia Department of Natural Resources, Kentville (Nouvelle-Écosse).
  • Fowler, B.T. Septembre 2001. Autorité scientifique, Évaluation des espèces, Service canadien de la faune, Environnement Canada, Ottawa (Ontario).
  • Gerriets, S. Septembre 2001. Gestionnaire des données, Centre de données sur la conservation du Canada Atlantique, Sackville (Nouveau-Brunswick).
  • Goulet, S. Septembre 2001. Coordonnatrice, connaissances traditionnelles autochtones, Secrétariat du COSEPAC, Ottawa (Ontario).
  • Goward, T. Mars 2001. Écologiste, Enlichened Consulting, Ltd., Clearwater (Colombie-Britannique).
  • Hafellner, J. Mars 2001. Professeur de botanique, Institut fur Botanik, Karl-Franzens Universitat, Autriche.
  • Koffman, A. Juin 2001. Écologiste, County Board in Gavlegorg, Nature Conservation Department, Suède.
  • Lavoie, G. Septembre 2001. Direction du patrimoine écologique et du développement durable, ministère de l’Environnement du Québec, Québec (Québec).
  • Laporte, P. Septembre 2001. Biologiste principal, Espèces en péril, Service canadien de la faune, Région du Québec, Environnement Canada, Sainte-Foy (Québec).
  • Lee, R.E. Juin 2001. Naturaliste, Région d’Ottawa, White Lake (Ontario).
  • Lynds, A. Juin 2001. Ecologist and Air Photo Interpreter, Nova Scotia Department of Environment, Protected Areas, Belmont, Colchester County (Nouvelle-Écosse).
  • Newell, R. Juin 2001. E.C. Smith Herbarium, Biology Department, Acadia University, Wolfville (Nouvelle-Écosse).
  • Oldham, M.J. Septembre 2001. Botaniste/herpétologiste, Centre d'information sur le patrimoine naturel de l'Ontario, Ministère des Richesses naturelles, Peterborough (Ontario).
  • Peterson, E. Novembre 2003. Nevada Natural Heritage Program, Carson City (Nevada), États-Unis.
  • Rikkinen, J. Novembre 2003. Department of Botany, University of Helsinki, Helsinki, Finlande.
  • Tibell, L. Mars 2001. Professeur de botanique, Department of Systematic Botany, Evolutionary Biology Centre, Uppsala University, Norbyvagen, Suède.
  • Titov, A.N. Mars 2001. Research Scientist, Komarov Botanical Institute of the Russian Academy of Sciences, St. Petersburg, Russie.
  • Toner, M. Septembre 2001. Biologiste, Programme des espèces en péril, Direction de la pêche sportive et de la chasse, Ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick, Fredericton (Nouveau-Brunswick).
  • Wenting, R. Septembre 2001. Service canadien de la faune (Région de l’Ontario), Environnement Canada, Nepean (Ontario).
  • Wilson, A. Mai 2001. Manager of Collections, Nova Scotia Museum of Natural Science, Halifax (Nouvelle-Écosse).
  • Wissink, R. Juin 2001. Écologiste de parc, parc national Fundy, Alma (Nouveau-Brunswick).

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Sources d'information

Barkman, J.J. 1958. Phytosociology and Ecology of Cryptogamic Epiphytes, Van Gorcum & Company, Assen, Pays-Bas.

Brodo, I.M. 1973. « Substrate Ecology » In The Lichens, édité par V. Ahmadjian et M.E. Hale, 401-41, Academic Press, New York (État de New York).

Canters, K.J., H. Scholler, S. Ott et H.M. Jahns. 1991. « Microclimatic Influences on Lichen Distribution and Community Development », Lichenologist 23:237-52.

Goward, T., O. Breuss, B. Ryan, B. McCune, H. Sipman et C. Scheidegger. 1996. Notes on the lichens and allied fungi of British Columbia III, The Bryologist 99:439-449.

Hafellner, J. 2000. Red list of endangered lichens in Austria. [Site web http://www-ang.kfunigraz.ac.at/~hafell/redlist.htm, consulté en mars 2001].

James, P.W., D.L. Hawksworth et F. Rose. 1977. « Lichen Communities in the British Isles: A Preliminary Conspectus », in Lichen Ecology, édité par M.R.D. Seaward, 295-413, Academic Press, New York.

Mattson J., et J. Middelborg. 2000. Keys to genera and species of Caliciales in Norway, [Site web http://www.toyen.uio.no/botanisk/lav/LichenKey/Current/Middelborg/keyes.htm, consulté en octobre 2004].

Mueller-Dombois, D., et H. Ellenberg. 1974. Aims and Methods of Vegetation Ecology, Wiley, New York (État de New York).

Nimis, P.L. 1991. Developments in lichen community studies, Lichenologist 23:215-225.

Nimis, P.L. 2000. Lichen database of Italy 1.0. [Site web http://biobase.kfunigraz.ac.at/flechte/owa/askitalflo, consulté en mars 2001].

Peterson, E.B. 2000. Analysis and prediction of patterns in lichen communities over the western Oregon landscape, thèse de doctorat, Oregon State University, Corvallis.

Rikkinen, J. 2003. Calicioid lichens and fungi in the forests and woodlands of western Oregon, Acta Botanica Fennica 175:1-41.

Selva, S.B. 1994. « Lichen Diversity and Stand Continuity in the Northern Hardwoods and Spruce-Fir Forests of Northern New England and Western New Brunswick », The Bryologist 94:424-28.

Selva, S.B. 1996. Using lichens to assess ecological continuity in northeastern forests, p. 35-48, in M.B. Davis (éd.), Eastern Old-growth Forests, Island Press, Washington, DC.

Selva, S.B. 1998a. The Caliciales of Nova Scotia and Prince Edward Island, rapport inédit préparé pour le National Geographic Society, Washington, DC.

Selva, S.B. 1999. Survey of epiphytic lichens of late successional northern hardwoods forests in northern Cape Breton Island, rapport inédit préparé pour le parc national  des Hautes-Terres-du-Cap-Breton et Parcs Canada.

Selva, S.B. 2003. Using calicioid lichens and fungi to assess ecological continuity in the Acadian Forest Ecoregion of the Canadian Maritimes, Forestry Chronicle 79:550-558.

Selva, S.B., et L. Tibell. 1999. Lichenized and non-lichenized calicioid fungi from North America, The Bryologist 102:377-397.

Tibell, L. 1975. The Caliciales of boreal North America, Symbolae Botanicae Upsalienses 21:1-128.

Tibell, L. 1980. « The Lichen Genus Chaenotheca in the Northern Hemisphere », Symbolae Botanicae Upsaliensis 23:1-65.

Tibell, L. 1994. Distribution patterns and dispersal strategies of Caliciales, Botanical Journal of the Linnean Society 116:159-202.

Tibell, L. 1999. « Calicioid lichens and fungi », in Nordic Lichen Flora, volume 1, édité par T. Ahti, P.M. Jorgensen, H. Kristinsson, R. Moberg, U. Sochting et G. Thor. Naturcentrum AB, Uddevalla.

Titov, A.N. 1998. New and rare calicioid lichens and fungi from relict tertiary forests of Caucasus and the Crimeam, Folia Cryptogamia Estonica 32:127-133.

USDA Forest Service. 2003. A Bryophyte and Lichen Random Grid Study, données inédites, USDA Forest Service, Pacific Northwest Region 6, et USDI Bureau of Interior, Oregon/Washington State Office, Portland (Oregon).

World Wildlife Fund. 2000. EcoRegions. Scientific Reports on the New England Acadian Forest and the Gulf of St. Lawrence Lowland Forests. [consulté le 1er septembre, 2001].

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Sommaire biographique du rédacteur du rapport

Steve Selva est professeur de biologie et d’études environnementales à la University of Maine at Fort Kent. Natif de la Californie, il est titulaire d’un B.Sc. en botanique de la Humboldt State University (1972). Il a par la suite obtenu un M.Sc. et un Ph.D. en botanique systématique de la Iowa State University.

Depuis son arrivée au Maine en 1976, le Pr. Selva fait de la recherche sur l’utilisation des lichens pour évaluer la continuité écologique des forêts nordiques de feuillus et de conifères du nord de la Nouvelle-Angleterre et des Maritimes. Ses travaux ont non seulement démontré que la flore de lichens épiphytes s’enrichit avec le temps -- les peuplements âgés abritant plus d’espèces rares -- mais également que le nombre total et la présence même de certains lichens et champignons calicioïdes constituent, en soi, un indicateur de la continuité. Le Pr. Selva a mis à contribution sa grande connaissance des lichens et champignons calicioïdes (Selva, 1988, 1994, 1996 et 1998b; Selva et Tibell, 1999) et des publications et travaux de ses collègues spécialistes de ce groupe d’espèces dans d’autres parties du monde pour la préparation du présent rapport de situation.

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Collections examinées

En plus des recherches de S. peronella sur le terrain, les herbiers des institutions suivantes ont été examinés par S. Selva en 2001.

  • Le E.C. Smith Herbarium de l’Acadia University, Wolfville (Nouvelle-Écosse)  B0P 1X0
  • Le Musée du Nouveau-Brunswick, 277, avenue Douglas, Saint John (Nouveau-Brunswick)  E2K 1E5
  • Le Nova Scotia Museum of Natural Science, 1747 Summer Street, Halifax (Nouvelle-Écosse)  B3H 3A6
  • L’Herbier national du Musée canadien de la nature (Gatineau, Québec), B.P. 3443, Station D, Ottawa (Ontario)  K1P 6P4

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Annexe 1. Principaux lieux de récolte de lichens calicioïdes en Colombie-Britannique et dans les régions des États-Unis voisines

Principaux lieux de récolte de lichens calicioïdes en Colombie-Britannique et dans les régions des États-Unis voisines.
Les numéros sont ceux utilisés dans la carte de la figure 4 seulement.
NuméroLocalitéMoisAnnéeNombre de spécimens / activités de rechercheHerbori-sateur
1Vallée de la Robson
Juin
1995
450 spécimens calicioïdes récoltés aux environsS. Selva
2Ruisseau Sicamous
Août
1995
200 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
3Ruisseau Tenise
Septembre
1995
75 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
4Lac Kitsumkalum
Juin
1996
20 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
5Parc provincial Wells Gray
Août
1996
650 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
6Mont Cain
Septembre
1996
35 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
7Rivière Adams
Septembre
1996
50 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
8Vallée de la Cummins
Juillet
1997
50 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
9Lac Quesnel
Août
1999
15 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
10Vallée de la Robson
Août
1999
12 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
11Valemount
Juin
2000
1 spécimen calicioïde récolté aux environsT. Goward
12Lac Williams
Septembre

2000

0 spécimen calicioïde récolté aux environsT. Goward
13Lac Priest
Avril
2001
15 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
14Ruisseau Ross

Avril

2001
20 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
15Parc national Pacific Rim
Juillet
2001
10 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
16Vallée de la Robson
Juillet
2001
80 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
17Vallée de la Beaver
Juillet
2002
50 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
18Mont Revelstoke
Juillet
2002
20 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
19Barrage Mica
Juillet
2002
45 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
20Rivière Wood
Juillet
2002
20 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
21Vallée de la Robson
Octobre
2002
45 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
22Gwaii Haanas
Juillet
2003
5 spécimens calicioïdes récoltés aux environsT. Goward
23Vallée de l’Incomappleux
Octobre
2003
50 spécimens calicioïdes récoltés aux environsA. Arsenault
24Haida Gwaii (îles de la Reine-Charlotte au complet)
 
1969-2004
Relevés exhaustifs. 9 espèces de calicioïdes récoltées.I.M. Brodo
25Sud-est de l’île de Vancouver (jusqu’à Courtenay vers le nord)
 
1974-1981
Relevés exhaustifs. 12 espèces de calicioïdes récoltées.W.J. Noble
26Sud de l’île de Vancouver
 
1972
Relevés systématiquesL. Tibell
27Sud du parc provincial Wells Gray
 
1972
Relevés systématiquesL.Tibell
28Parc national des Glaciers
 
1972
Relevés systématiquesL. Tibell
29Parc provincial Manning
 
1972
Relevés systématiquesL. Tibell
30Pemberton
 
1972
Relevés systématiquesL. Tibell

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Annexe 2. Principaux lieux de récolte de lichens calicioïdes dans le nord-est de l’Amérique du Nord

Principaux lieux de récolte de lichens calicioïdes dans le nord-est de l’Amérique du Nord, de 1985 à 2004, avec nom des personnes ayant récolté les spécimens. Dans le cas de l’atelier Tuckerman et dans celui de l’excursion de l’American Bryological and Lichenological Society (ABLS), la localité a été examinée par un groupe de plusieurs lichénologues chevronnés. Les numéros sont ceux utilisés dans la carte de la figure 6 seulement.
NuméroProvince ou ÉtatLocalitéHerborisateur, atelier ou excursion
1Maine, États-Unis (É.-U.)Big Reed PreserveS. Selva
2Maine (É.-U.)MusquacookS. Selva
3Maine (É.-U.)YankeetuladiS. Selva
4Maine (É.-U.)Mont LunksoosS. Selva
5Maine (É.-U.)Mont Number NineS. Selva
6Maine (É.-U.)Mont HedgehogS. Selva
7Maine (É.-U.)Mont MorrisonS. Selva
8Maine (É.-U.)Étang PenningtonS. Selva
9Maine (É.-U.)Colline Charette et autres endroits près de Fort KentS. Selva
10Maine (É.-U.)Lac CrossS. Selva
11Maine (É.-U.)Ruisseau BartlettS. Selva
12Maine (É.-U.)Mont TimoneyS. Selva
13Maine (É.-U.)Nixon SidingS. Selva
14New Hampshire (É.-U.)Nancy Brook Research Natural AreaS. Selva
15New Hampshire (É.-U.)Gibbs Brook Research Natural AreaS. Selva
16New Hampshire (É.-U.)The Bowl Research Natural AreaS. Selva
17New Hampshire (É.-U.)Norton Pool Natural AreaS. Selva
18New Hampshire (É.-U.)Mountain Pond Candidate Research Natural AreaS. Selva
19New York (É.-U.)Adirondack Mountain ReserveS. Selva
20New York (É.-U.)Mont AmpersandS. Selva
21New York (É.-U.)Forked Lake Forest PreserveS. Selva
22Vermont (É.-U.)The Cape Research Natural AreaS. Selva
23Vermont (É.-U.)Chandler Ridge Candidate Research Natural AreaS. Selva
24Vermont (É.-U.)Gifford Woods Natural AreaS. Selva
25Nouveau-Brunswick, CanadaMont Bailey, parc provincial du Mont-CarletonS. Selva
26Nouveau-Brunswick, CanadaBig Brook, parc provincial du Mont-CarletonS. Selva
27Nouveau-Brunswick, CanadaMont Sagamook, parc provincial du Mont-CarletonS. Selva, S. Clayden
28Nouveau-Brunswick, CanadaRivière Bass, près d’AllardvilleS. Clayden
29Nouveau-Brunswick, CanadaParc national KouchibouguacK. Egger, A. Koffman, S. Selva, S. Clayden
30Nouveau-Brunswick, CanadaRockville (The Bluffs)S. Selva, S. Clayden
31Nouveau-Brunswick, CanadaRéserve du ruisseau CrookedS. Clayden
32Nouveau-Brunswick, CanadaLac MillerS. Clayden
33Nouveau-Brunswick, CanadaMont NalaiskS. Clayden
34Nouveau-Brunswick, CanadaLac Half Moon, comté de NorthumberlandS. Clayden
35Nouveau-Brunswick, CanadaRéserve du Mont-GoverS. Clayden
36Nouveau-Brunswick, CanadaRéserve du Lac-CranberryS. Selva, S. Clayden
37Nouveau-Brunswick, CanadaBen Lomond, Saint-JeanS. Clayden
38Nouveau-Brunswick, CanadaParc national Fundy, nombreuses localitésS. Gowan, S. Selva, S. Clayden
39Nouvelle-Écosse, CanadaLac AbrahamsS. Selva
40Nouvelle-Écosse, CanadaParc national des Hautes-Terres-du-Cap-BretonS. Selva, S. Clayden
41Nouvelle-Écosse, CanadaAire de nature sauvage de la rivière FrenchS. Selva
42Nouvelle-Écosse, CanadaRéserve naturelle du lac Panuke, lac PanukeS. Selva
43Nouvelle-Écosse, CanadaAire de nature sauvage de la rivière NorthS. Selva
44Nouvelle-Écosse, CanadaAire de nature sauvage du mont SugarloafS. Selva
45Nouvelle-Écosse, CanadaAire de nature sauvage de la rivière MargareeS. Selva
46Nouvelle-Écosse, CanadaAire de nature sauvage de la rivière Economy, chutes EconomyAtelier Tuckerman 2004
47Nouvelle-Écosse, CanadaAire de nature sauvage de la rivière Economy, lac SimpsonAtelier Tuckerman 2004
48Nouvelle-Écosse, CanadaParc provincial Cape ChignectoS. Clayden, atelier Tuckerman 2004
49Nouvelle-Écosse, CanadaParc provincial Five IslandsAtelier Tuckerman 2004
50Nouvelle-Écosse, CanadaAire de nature sauvage de la rivière PortapiqueAtelier Tuckerman 2004
51Nouvelle-Écosse, CanadaParc national KejimkujikAtelier Tuckerman 1999
52Nouvelle-Écosse, CanadaParc provincial BlomidonS. Clayden, S. Selva
53Nouvelle-Écosse, CanadaLac QuinanS. Selva
54Île-du-Prince-Édouard, CanadaMunicipalité de O’Leary, boisé WoodS. Selva
55Île-du-Prince-Édouard, CanadaMunicipalité de Souris, boisé TownshendS. Selva
56Île-du-Prince-Édouard, CanadaMunicipalité de Bonshaw, boisé LooS. Selva
57Île-du-Prince-Édouard, CanadaMunicipalité d’Eldon, boisé Pinette HemlocksS. Selva
58Île-du-Prince-Édouard, CanadaMunicipalité de Lewes, boisé MacLeanS. Selva
59Île-du-Prince-Édouard, CanadaSite naturel St. Chrysostome CedarS. Selva
60Québec, CanadaZEC Louise-GosfordS. Clayden
61Québec, CanadaParc du Mont-MéganticS. Clayden
62Québec, CanadaMont Les Laurentides au nord de Québec, localités à proximité du lac Beauport et dans la forêt MontmorencyI. Brodo, excursion ABLS 1997
63Ontario, CanadaPlusieurs localités de la région d’Ottawa, dans des peuplements anciens de Thuja et de Fraxinus, comtés de Lanark et d’Ottawa-CarletonI. Brodo, S. Selva, P.Y. Wong

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