Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Programme de rétablissement de la Chevêche des terriers (Athene cunicularia) au Canada (Proposition)


Sommaire

  • La Chevêche des terriers a déjà occupé la majeure partie des prairies des provinces des Prairies et de l'intérieur méridional de la Colombie-Britannique. Elle occupe aujourd'hui seulement 36 % de son aire de répartition historique canadienne, l'estimation du nombre de couples étant passé de plus de 3 000 à moins de 800 au cours des 30 dernières années.

  • La Chevêche des terriers dépend des mammifères fouisseurs (spermophiles, blaireaux, chiens de prairie et marmottes), car elle niche dans les terriers abandonnés par ces animaux. La survie et le succès reproducteur de l'espèce dépendent de la présence en bonnes quantités de proies, comme les souris, les campagnols, les sauterelles et les coléoptères.

  • Le déclin des populations de la Chevêche des terriers au Canada ne peut pas être attribué à un facteur unique. On pense plutôt que ce sont les effets cumulatifs de plusieurs facteurs qui en sont responsables.

  • Les mesures démographiques liées aux changements dans la population canadienne de la Chevêche des terriers sont notamment un faible succès reproducteur et un faible taux de survie des juvéniles. Les résultats d'une récente étude des isotopes ont également permis d'établir que le nombre de Chevêches des terriers émigrant du Canada était plus élevé que le nombre de Chevêches des terriers immigrant au Canada en provenance des États-Unis.

  • Les menaces pesant sur l'espèce sont notamment la perte et la fragmentation de l'habitat, la perte de terriers, la diminution du nombre de proies, l'augmentation de la prédation, les conditions météorologiques défavorables, la mortalité due aux véhicules et les contaminants de l'environnement.

  • Le but à long terme du rétablissement pour la Chevêche des terriers est de renverser la tendance au déclin de la population canadienne et de maintenir une population autoperpétuée et bien répartie d'au moins 3 000 couples reproducteurs dans les quatre provinces de l'Ouest. Il devrait y avoir au moins 30 couples à l'état sauvage dans leur aire de répartition historique des régions des rivières Thompson-Nicola et Okanagan, en Colombie-Britannique. Les autres couples devraient occuper l'aire de répartition de l'espèce de 1993 en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba.

  • Les données actuelles insuffisantes ne permettent pas de désigner l'habitat essentiel de la Chevêche des terriers. Une fois les études prévues à cette fin achevées, il sera désigné dans des plans d'action futurs.

  • Sept objectifs ont été définis pour atteindre le but du rétablissement de la Chevêche des terriers :
    1. Identifier les facteurs associés aux changements démographiques annuels.
    2. Définir et mettre en œuvre des protocoles qui atténuent les facteurs responsables du déclin.
    3. Maintenir, augmenter et améliorer l'habitat de reproduction et d'alimentation.
    4. Augmenter à un niveau optimal le succès de nidification et le taux d'envol et la survie dans les lieux de reproduction canadiens.
    5. Réétablir des populations reproductrices à l'état sauvage de la Chevêche des terriers dans l'aire de répartition historique en Colombie-Britannique et dans l'aire de répartition de 1993 au Manitoba.
    6. Encourager les activités de gestion, de conservation et de recherche visant la Chevêche des terriers et les habitats qu'elle utilise au cours de toutes les saisons aux États-Unis et au Mexique.
    7. Faire participer, soutenir et informer les propriétaires fonciers et les gestionnaires de terres quant aux mesures visant à augmenter les populations de la Chevêche des terriers et leur habitat dans leur région.