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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le phasque de Vlassov (Microbryum vlassovii) au Canada

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur le
Phasque de Vlassov
Microbryum vlassovii
au Canada

phasque de Vlassov

En voie de disparition 2006

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC 2006. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le phasque de Vlassov (Microbryum vlassovii) au Canada Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 19 p.

Note de production

Le COSEPAC aimerait remercier Terry T. McIntosh qui a rédigé la mise à jour du rapport de situation sur le phasque de Vlassov (Microbryum vlassovii) au Canada, en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. René Belland, coprésident (mousses et lichens) du Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the nugget moss Microbryum vlassovii in Canada.

Illustration de la couverture

Phasque de Vlassov, (Microbryum vlassovii) - L’illustration montre une plante entière, des feuilles individuelles (correspondant à l’échelle A de 0,5 mm de longueur), des spores et la coupe transversale d’une feuille (correspondant à l’échelle B de 50 μm de longueur). La cellule noire et arrondie se trouvant à l’intérieur de la plante est une spore. La plante a été illustrée par P. M. Eckel, et la reproduction de cette illustration a été autorisée par Flora of North America (Flora of North America Editorial Committee (éd.). 1993+. Flora of North America North of Mexico, New York and Oxford, 12+ vol.).

©Ministre de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, 2007

de catalogue CW69-14/509-2007F-PDF
ISBN 978-0-662-73544-1

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – November 2006

Nom commun : Phasque de Vlassov

Nom scientifique : Microbryum vlassovii

Statut : En voie de disparition

Justification de la désignation : En Amérique du Nord, cette mousse rare à l’échelle mondiale n’est signalée qu’en trois sites localisés. Deux de ces sites sont dans des secteurs semi-arides du centre-sud de la Colombie-Britannique. De récents relevés n’ont retracé l’espèce que dans un de ces sites. Cette mousse croît sur des sols fins dans la partie escarpée de berges limoneuses à des stades précoces de développement de communautés végétales. Les populations extrêmement petites rendent la mousse vulnérable au dérangement. Les menaces incluent l’aménagement de routes potentielles et l’entretien des routes existantes ainsi que la collecte de spécimens.

Répartition : Colombie Britannique

Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2006. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

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COSEPAC Résumé

Phasque de Vlassov
Microbryum vlassovii

Information sur l’espèce

Le phasque de Vlassov Microbryum vlassovii est une des quatre espèces de l’Amérique du Nord auparavant incluses dans le genre Phascum; il s’appelait alors Phascum vlassovii. Cette mousse est caractérisée par des cellules fortement ornementées, parfois en forme de bouteille, présentes sur la partie supérieure du limbe et de la nervure de la feuille, ainsi que par des capsules, enfouies parmi les feuilles et dépourvues d’opercule permettant la libération des spores.

Répartition

Le Microbryum vlassovii a une aire de répartition disjointe, l’espèce étant présente d’une part dans l’ouest de l’Amérique du Nord et d’autre part dans l’ouest de l’Eurasie. L’espèce est extrêmement rare à l’échelle mondiale ainsi qu’en Amérique du Nord, où elle est également présente en Californie. Au Canada, elle a été signalée dans deux localités du centre-sud de la Colombie-Britannique.

Habitat

En Colombie-Britannique, le Microbryum vlassovii est confiné aux sols limoneux ou argileux non perturbés, compacts et exposés de berges lacustres postglaciaires, à l’intérieur de steppes semi-arides et de prairies.

Biologie

Le Microbryum vlassovii est une mousse discrète qui pousse isolément ou en petites colonies dispersées, sur des sols compacts riches en argile. La production de sporophytes est fréquente chez les populations canadiennes, mais seules des capsules immatures ont été observées jusqu’à présent. Les spores ne jouent probablement un rôle que pour la dispersion à faible distance. Les rhizoïdes portent des structures ressemblant à des tubercules, et ces structures pourraient également être importantes pour la survie de l’espèce.

Taille et tendances des populations

Il n’existe aucune information précise sur la situation et les tendances des populations du Microbryum vlassovii. Au cours du relevé récent portant sur l’espèce, on n’en a retrouvé que huit individus, répartis en deux petites colonies.

Facteurs limitatifs et menaces

L’habitat de l’espèce est menacé par la construction et l’entretien des routes ainsi que par la randonnée pédestre.

Importance de l’espèce

Les populations de Colombie-Britannique représentent deux des trois sites connus de l’espèce en Amérique du Nord, où elle est extrêmement rare. Les berges lacustres postglaciaires constituent également le seul habitat connu de plusieurs autres espèces de mousses et de lichens qui sont rares au Canada.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Aucune loi, réglementation, règle coutumière ou circonstance particulière ne protège actuellement l’espèce. Elle figure sur la liste rouge de la Colombie-Britannique. À l’échelle mondiale, elle est considérée comme peut-être en péril. 

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de pageb
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged,Note de bas de pagee
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page c

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique :

Microbryum vlassovii (Laz.) Zand.

Synonyme :

Phascum vlassovii Laz.

Nom commun :

Phasque de Vlassov

Famille :

Pottiacées

Grand groupe végétal :

Mousses (Musci)

La famille des Pottiacées est nombreuse et diversifiée, et un grand nombre des espèces qui la composent poussent uniquement dans des milieux secs. Cette famille présente des difficultés sur le plan taxinomique et a récemment fait l’objet d’un réexamen approfondi (Zander, 1993). De nouveaux genres ont été créés, et les limites des anciens genres ont été modifiées de manière à exclure certaines espèces ou à en inclure d’autres provenant de genres différents. Le Microbryum vlassovii était auparavant connu sous le nom de Phascum vlassovii Laz. (McIntosh, 1986; idem, 1989). Toutefois, Zander (1993) considère que le genre Phascum est polyphylétique et ne constitue pas un taxon valide. Il fait en outre remarquer que le genre Microbryum est composé d’espèces minuscules caractérisées par :

  1. la présence d’une seule bande ronde à semi-circulaire de cellules à parois épaisses dans la partie centrale de la nervure de la feuille;
  2. une capsule (sporange) apiculée si l’espèce est cléistocarpe (à capsule dépourvue d’opercule permettant la libération des spores);
  3. un péristome (couronne d’appendices en forme de dents bordant l’orifice de la capsule) tronqué et de grande taille par rapport à la capsule, s’il est présent (il est absent chez le Mvlassovii);
  4. une réaction KOH rouge des parties supérieures de la feuille.

Le Microbryum vlassovii est une des quatre espèces antérieurement incluses dans le genre Phascum en Amérique du Nord (Anderson et al., 1990). Les autres espèces de Phascum dont la taxinomie a changé (à la suite de Zander, 1993; nouveaux noms entre parenthèses) sont le Pcuspidatum Hedw. (= Tortula atherodes Zand.), le Pfloerkeanum Web. & Mohr (= Microbryum floerkeanum [Web. & Mohr] Schimp.) et le Phyalinotrichum Card. & Thér. (= Stegoniahyalinotricha [Card. & Thér. ] Zand.). Le Tortula atherodes et le Mfloerkeanum sont également présents au Canada, mais seul le Tatherodes, dont l’aire de répartition est plutôt vaste, est présent dans l’aire de répartition du M.vlassovii (Ireland et al., 1987; Zander, 1999).

Le Microbryum vlassovii diffère du Tortula atherodes (= Phascum cuspidatum) principalement par les prolongements en forme de bouteille que portent les cellules voisines de la nervure, dont les cellules portent d’ailleurs des prolongements semblables. Selon Zander (1993), les feuilles du Phascum cuspidatum prennent une coloration jaune en présence d’une faible concentration de KOH, alors que les celles des Microbryum deviennent rouges.

Description morphologique

La description suivante provient principalement des travaux de McIntosh (1986), de McIntosh et Paige (2001) et de Zander (1993, 1999) ainsi que de l’étude de spécimens. La figure 1 est une illustration composite tirée de Zander (1999) qui montre plusieurs des caractéristiques décrites ci-dessous.

Figure 1. Spores, plante entière, feuilles et coupe transversale de feuille du Microbryum vlassovii. Illustration tirée de Zander (1999); reproduction autorisée par l’illustratrice, P.M. Eckel.

Spores, plante entière, feuilles et coupe transversale de feuille du Microbryum vlassovii

Le Microbryum vlassovii est une petite mousse dressée, mesurant moins de 2 mm de hauteur, qui pousse isolément ou en petites colonies dispersées. Les feuilles matures sont vert pâle à vert jaunâtre (ou doré), d’une longueur d’environ 1 mm, ovées à ovées-lancéolées, généralement plutôt concaves ou en forme de proue vers le sommet. Les marges de la feuille sont fortement recourbées à relativement planes au milieu de la feuille et recourbées à planes vers le sommet. La nervure est brun pâle et souvent plus large près du sommet de la feuille que dans sa partie inférieure; elle est excurrente et forme un long mucron (arête), lisse et souvent orangé, pourvu d’une longue cellule apicale. Les cellules de la face supérieure de la nervure présentent une projection caractéristique qui leur donne une forme en bouteille; cette projection porte elle-même des papilles (bosses semblables à des verrues sur la surface de la feuille).

Les cellules de la partie supérieure de la feuille ont une forme symétrique à assez irrégulière, et leur taille se situe entre 10 et 15 µm. Ces cellules, particulièrement celles adjacentes à la nervure, sont ornementées de manière caractéristique par de grandes projections vides et papilleuses ressemblant à celles des cellules superficielles de la nervure. Les cellules marginales de la feuille sont occasionnellement plus allongées que les cellules laminales adjacentes et elles sont habituellement lisses ou, rarement, faiblement papilleuses. Les cellules sont un peu plus grandes vers le milieu de la feuille. Les cellules basales sont courtes à longues, rectangulaires, lisses, à parois minces. Les rhizoïdes (minces filaments servant à fixer la mousse à son substrat) portent des organes unicellulaires et hémisphériques distinctifs qui pourraient être des « tubercules » et, de ce fait, servir de propagules végétatives (Zander, 1999).

Le Microbryum vlassovii est autoïque, chaque individu comportant à la fois des structures mâles et des structures femelles. Le sporophyte, qui produit les spores, arrive à maturité à la fin de l’hiver ou au printemps; il demeure enfoui parmi les feuilles. Le sommet de la capsule est apiculé (il porte une petite pointe). La capsule, quasi sphérique, ne possède pas d’opercule permettant la libération des spores comme chez la plupart des mousses. C’est plutôt la paroi de la capsule qui se désintègre à mesure que le milieu s’assèche durant l’été. La taille des spores varie de 18 à 25 µm; elles sont légèrement papilleuses.

Il est possible de consulter des illustrations et des clés d’identification supplémentaires dans McIntosh (1986; 1989, illustrations uniquement) et dans Savicz-Ljubitzkaja et Smirnova (1970, en russe seulement).

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Répartition

Aire de répartition mondiale

Le Microbryum vlassovii a une aire de répartition disjointe, l’espèce étant présente d’une part dans l’ouest de l’Amérique du Nord et d’autre part dans l’ouest de l’Eurasie, où l’espèce est rare. En Eurasie, l’espèce a été signalée en Espagne (Jiménez et al., 1990) ainsi qu’en Ukraine, en Arménie et en Asie centrale (McIntosh, 1997; Zander, 1999). En Amérique du Nord, l’espèce est extrêmement rare et n’a été observée que dans le sud de la Colombie-Britannique (McIntosh, 1997) et en Californie (Zander, 1999; fig. 2).

Aire de répartition canadienne

Le Microbryum vlassovii a été récolté pour la première fois au Canada en 1980 et il n’y a été observé que dans deux localités du centre-sud de la Colombie-Britannique (à l’est de Kamloops et à l’est de Penticton : voir la figure 4 ainsi que McIntosh, 1986). La population de Penticton a été retrouvée au cours du dernier relevé, contrairement à celle de Kamloops.

Figure 2. Aire de répartition mondiale du Microbryum vlassovii.

Figure 2. Aire de répartition mondiale du Microbryum vlassovii.

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

En Colombie-Britannique, le Microbryumvlassovii est présent dans une seule zone biogéoclimatique, la zone à graminées cespiteuses, où il peut être observé en sol compact limoneux ou argileux, non perturbé, dénudé, sur des berges lacustres postglaciaires (berges d’anciens lacs postglaciaires), dans un paysage de steppes semi-arides et de prairies de basse altitude (Brink, 1997). Il existe une variété de milieux propices aux bryophytes sur ces berges, dont les caractéristiques varient selon l’orientation, la pente et le couvert végétal. L’étude des spécimens antérieurement récoltés et les observations récemment faites sur le terrain montrent que l’espèce pousse sur des pentes abruptes, partiellement ombragées ou très découvertes, où peu d’autres espèces de mousses peuvent croître. L’espèce n’a pas été observée sur les croûtes de lichens de fin de succession dominant la plupart des terrains peu élevés et des berges lacustres postglaciaires non perturbées. Par conséquent, le M. vlassovii est peut-être avant tout caractéristique des terrains se trouvant à un stade peu avancé de la succession végétale et, notamment, des parties de berge un peu moins perturbées que les autres, où les lichens et les mousses potentiellement compétitifs ne sont pas en mesure de s’implanter (cependant, un spécimen récolté antérieurement à Penticton provenait d’une colonie relativement étendue où l’espèce poussait en association avec le Barbula unguiculata, caractéristique de milieux plus ombragés). Pendant le relevé mené en 2004 sur le site de Penticton, T. McIntosh a trouvé le Mvlassovii sur une pente abrupte, dénudée, orientée au sud, dont la végétation se trouvait à un stade peu avancé de la succession; l’espèce y était associée à deux autres mousses, l’Aloina bifrons et le Pseudocrossidium obtusulum, qui étaient peu développées. Quelques espèces de lichens caractéristiques d’une succession végétale peu avancée étaient également présentes. Selon Zander (1999), le substrat et l’altitude définissant l’habitat de l’espèce sont encore inconnus; le spécimen récolté en Californie poussait sur le sol argileux d’un versant de colline utilisé comme pâturage.

Les berges lacustres postglaciaires sont des reliefs communs dans la zone à graminées cespiteuses, qui est restreinte à un petit nombre de vallées étroites du centre-sud de la Colombie-Britannique. Parmi les plantes communes de cette zone, il faut mentionner l’agropyre à épi (Pseudoroegneria spicata), la stipe chevelue (Heterostipa comata), l’armoise tridentée (Artemisia tridentata) et, dans le sud de la vallée de l’Okanagan, la purshie tridentée (Purshia tridentata).

Les berges lacustres postglaciaires peuvent être très vastes (d’une longueur de plusieurs kilomètres), comme celles se trouvant près de Kamloops et de Penticton ou, au contraire, très petites (moins de un hectare), comme dans les petites vallées voisines. Bien que ces berges soient communes en Colombie-Britannique, relativement peu d’entre elles semblent comporter des milieux convenant au Microbryum vlassovii. En se fondant sur son expérience de terrain et sur une étude approfondie de l’habitat des populations connues, T. McIntosh a établi que l’habitat potentiel du taxon est :

  1. limité aux berges lacustres postglaciaires des parties les plus chaudes et sèches de la province, en particulier dans la vallée de la Thompson Sud, près de Kamloops, et dans le sud de l’Okanagan – certaines espèces de lichens et de mousses associées au M. vlassovii ne sont communes ou même présentes que sur ces berges;
  2. limité aux parties très escarpées de ces berges, où la végétation est à un stade peu avancé de la succession.

Tendances en matière d’habitat 

Les deux sites connus de la Colombie-Britannique se trouvent apparemment sur des terrains relativement peu perturbés, mais il semble que des activités humaines s’y déroulent. Dans le cas du site de Penticton, les résidents de la région cherchent apparemment à dissuader les gens de se promener sur les berges lacustres; il y a de petites zones d’érosion sur les berges abruptes surplombant le fossé de la route, mais ces zones demeurent clairsemées. 

Protection et propriété

Les deux sites se trouvent près de zones résidentielles, à l’intérieur des limites de municipalités, et ni l’une ni l’autre ne semble bénéficier d’une protection particulière.

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Biologie

Généralités

Le Microbryum vlassovii est une petite mousse dressée qui pousse isolément ou en petites colonies dispersées sur des sols compacts limoneux ou argileux.

Reproduction et dispersion

La production de sporophytes est fréquente dans les populations canadiennes de Microbryum vlassovii, mais seules des capsules immatures ont été observées. Ce développement incomplet des sporophytes pourrait être attribuable aux conditions arides combinées avec le substrat compact de l’habitat de l’espèce. Il est probable que celle-ci a besoin d’une période humide relativement prolongée au printemps pour que ses spores mûrissent. Les spores, si elles sont produites, sont probablement importantes pour la dispersion de l’espèce à faible distance. Elles tirent peut-être parti du sol dénudé caractérisant les berges lacustres, mais cela reste à prouver. Le Microbryum vlassovii pourrait être considéré comme appartenant au groupe des « mousses naines à cycle vital court qui exploitent des milieux éphémères » défini par Crum et Anderson (1981), mais l’espèce semble plutôt vivace, car l’examen de spécimens a révélé la présence, sur les rhizoïdes, de structures semblables à des tubercules.

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Taille et tendances des populations

Activités de recherche

Les mousses (et les bryophytes en général) ont fait l’objet d’importantes activités de récolte en Colombie-Britannique, et la flore bryophytique d’une vaste partie de la province est aujourd’hui bien répertoriée (figures 3 et figure4). Le centre-sud et le sud-ouest sont deux des zones les plus inventoriées de la province. Les régions sèches du centre-sud de la Colombie-Britannique, en particulier, ont fait l’objet d’intenses relevés au cours des années 1980, dans le cadre d’une thèse de doctorat de T. McIntosh (McIntosh, 1986).

Figure 3. Activités de récolte de mousses en Colombie-Britannique. Chaque cercle pointé représente un lieu de récolte général, non ciblé. Les localités ont été établies à partir des données visant environ 40 p. 100 des spécimens de bryophytes de l’herbier de la University of British Columbia (UBC) ainsi que plusieurs milliers de spécimens conservés à la University of Alberta (ALTA) ou au Devonian Botanic Garden (ALTADBG). Un grand nombre des localités inventoriées par T. McIntosh depuis 1987 ne figurent pas sur la carte.

Activités de récolte de mousses en Colombie-Britannique

En 1997, T. McIntosh a entrepris un relevé supplémentaire des régions arides de la Colombie-Britannique afin de terminer son travail précédent (McIntosh, 1986) et de rédiger un article scientifique décrivant les bryophytes de ces régions, avec des clés d’identification. De 1997 à 2002, il a ainsi inventorié 17 berges lacustres postglaciaires propices dans les régions semi-arides de la province, en vue d’y trouver leMicrobryum vlassovii et d’autres espèces rares. L’inventaire comprenait les berges lacustres situées près de Penticton, de Naramata et de Summerland, dans la vallée de l’Okanagan, ainsi que celles situées près de Merritt, près de Kamloops et près de Spences Bridge (ces toponymes sont indiqués à la figure 4). Aucune nouvelle population deMicrobryumvlassovii n’a été découverte au cours de ces relevés.

Figure 4. Répartition du Microbryum vlassovii au Canada et activités générales de récolte de bryophytes dans la zone biogéoclimatique à graminées cespiteuses. Chaque triangle représente un lieu de récolte général, non ciblé. Les localités ont été établies à partir des données visant environ 40 p. 100 des spécimens de bryophytes de l’herbier de la University of British Columbia (UBC). Un grand nombre des localités inventoriées par T. McIntosh depuis 1987 ne figurent pas sur la carte, mais les localités dont le nom est indiqué correspondent aux secteurs où se trouvent les 17 zones de berges lacustres convenant à l’espèce que T. McIntosh a inventoriées de 1997 à 2002.

Répartition du Microbryum vlassovii au Canada et activités générales de récolte de bryophytes dans la zone biogéoclimatique à graminées cespiteuses.

Le Microbryum vlassovii est une mousse extrêmement discrète, qui peut passer inaperçue dans son habitat étant donné sa faible taille et le fait qu’elle ne pousse que de façon dispersée, isolément ou en petites colonies. Malgré ces caractéristiques, cette mousse n’est pas impossible à détecter. Sa taille et son aspect sont semblables à ceux de nombreuses autres mousses non apparentées, dont les sites sont bien connus et qui sont fréquemment récoltées par des non-spécialistes. En outre, puisque les mousses sont généralement restreintes à un microhabitat très spécialisé, les chercheurs se concentrent généralement sur de tels milieux afin de circonscrire efficacement leurs recherches.

Le Microbryum vlassovii semble restreint à des milieux peu perturbés dont la végétation se situe à un stade précoce de la succession et où la compétition d’autres espèces est faible. Ces types de milieux ne sont pas abondants comparativement à d’autres milieux de l’intérieur aride de la province. T. McIntosh a intensivement inventorié les berges lacustres postglaciaires dans le cadre de ses études de doctorat et à de nombreuses reprises par la suite (toutes les berges lacustres postglaciaires importantes ont ainsi été fouillées à un moment ou l’autre). Plusieurs des autres mousses rares restreintes à ces berges (dont le Grimmia plagiopodia et leCrossidium seriatum, qui sont également de petites mousses discrètes) ont été récoltées ou observées à quelques reprises au cours de ces relevés; toutefois, leMicrobryum vlassovii n’a été observé que deux fois. Le microhabitat de l’espèce semble donc relativement rare dans les berges lacustres postglaciaires.

Les sites potentiels du Microbryum vlassovii ont été définis comme étant séparés par au moins 0,5 km de paysage ne renfermant aucun milieu convenant à l’espèce (étendue d’eau près de Penticton, centre urbain de Kamloops, etc.). L’examen de spécimens représentatifs et l’étude des données existant sur les milieux où pousse l’espèce en Europe et en Asie ont permis à T. McIntosh de conclure que seulement quatre secteurs (versants de vallées), répartis entre deux localités, constituent un habitat potentiel pour le Microbryum vlassovii, soit :

  • les deux versants de la vallée de l’Okanagan, depuis environ 12 km au sud du centre de Penticton jusqu’à 18 km au nord;
  • les deux versants (et principalement le versant sud) de la vallée de la Thompson Sud, depuis environ 18 km à l’ouest du centre de Kamloops jusqu’à environ 20 km à l’est.

T. McIntosh a examiné plus de 75 p. 100 des berges se trouvant dans ces secteurs et y a récolté plus de 300 spécimens de lichens et de mousses. Au début de 2005, il a entrepris un relevé approfondi des berges s’étendant au sud de Summerland (au nord-ouest de Penticton). Plus de 90 p. 100 des milieux propices à l’espèce ont été examinés dans ce tronçon d’environ 4 km, mais l’espèce n’y a pas été observée, malgré la présence de plusieurs milieux propices aux espèces qui lui sont associées.

Abondance

Au cours du récent relevé de l’espèce, seule la population de Penticton a été retrouvée. L’espèce y est très rare; elle n’y formait que deux petites colonies, renfermant respectivement au moins six et au moins deux individus. Au moment d’une récolte antérieure faite à cet endroit (spécimen examiné 2, 1980), l’espèce formait une colonie relativement vaste (2 x 4 cm), et une note sur le sac de récolte indique qu’elle était relativement fréquente.

Fluctuations et tendances

Il n’existe aucune information précise sur les tendances des populations du Microbryum vlassovii en Colombie-Britannique.

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Facteurs limitatifs et menaces

La construction et l’entretien de routes constituent une menace potentielle pour l’habitat de l’espèce. Les deux secteurs sont voisins de routes et d’emprises routières. Aucune modification du tracé des routes n’est actuellement prévue dans les deux secteurs, mais une telle modification risquerait de toucher la partie inférieure des berges où, au moins dans le cas du site de Penticton, le Microbryum vlassovii est présent. La randonnée pédestre constitue également une préoccupation, puisque les deux sites signalés en Colombie-Britannique se trouvent près de zones résidentielles.

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Importance de l'espèce

Le Microbryum vlassovii est extrêmement rare en Amérique du Nord et semble rare à l’échelle mondiale. Les populations de Colombie-Britannique représentent deux des trois sites connus de l’espèce en Amérique du Nord. Si l’on tient compte du nombre de spécimens examinés, l’espèce est beaucoup plus rare que d’autres bryophytes poussant dans les terres arides de la région. Les berges lacustres postglaciaires constituent le seul habitat connu de plusieurs autres espèces canadiennes de mousses apparemment rares, dont le Pottia wilsonii, le Crossidium seriatum, le Desmatodon guepinii et le Grimmia plagiopodia (McIntosh, 1986). Toutes ces espèces, sauf la dernière, figurent sur la liste des mousses rares du Canada (Belland, 1998). Les populations principales de certaines mousses plus communes des terres arides se trouvent également sur des berges lacustres postglaciaires. Parmi ces espèces, mentionnons le Tortula brevipes, l’Aloina bifrons et l’Aloina brevirostris. De nombreuses espèces inusitées et probablement rares de lichens crustacés et de petits lichens foliacés se rencontrent aussi principalement sur les pentes de ces berges.

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

Aucune loi, réglementation, règle coutumière ou circonstance particulière ne protège les populations canadiennes du Microbryum vlassovii. En Colombie-Britannique, l’espèce figure sur la liste rouge provinciale (cote S1, espèce ou sous-espèce indigène considérée ou susceptible d’être considérée comme disparue de la province, en voie de disparition ou menacée) (BC Species and Ecosystem Explorer 2003; Ryan, 1996). À l’échelle mondiale, NatureServe Explorer (2003) lui attribue la cote G2 (sous le nom Phascum vlassovii), et elle est considérée comme peut-être en péril.

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Résumé technique

Microbryum vlassovii

Phasque de Vlassov – Nugget Moss

Répartition au Canada :

Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) au Canada :

400 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Inconnu

Superficie de la zone d’occupation (km²)

< 1 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Inconnu

Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.

2 . Une population retrouvée au cours d’un récent relevé

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

Inconnue

Tendance en matière d’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

semble stable

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

Inconnue

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

Inconnu; mais au moins 8 individus connus au cours du récent relevé (2004)

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

Inconnue

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

Inconnu

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Inconnue

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Oui

Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

2 populations : Kamloops (inconnu), Penticton (au moins 8 individus connus au cours du récent relevé mené en 2004)

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

Inconnu

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

Aucune menace directe ou imminente ne pèse sur l’espèce. La randonnée pédestre, la construction routière et la collecte de spécimens peuvent présenter des menaces.

Effet d’une immigration de source externe

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?

Oui, en Californie et en Eurasie

Statut ou situation des populations de l’extérieur? 

G2, à l’échelle mondiale

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Peu probable – l’espèce est extrêmement rare à l’extérieur du Canada

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Oui

Y a-t-il suffisamment d’habitats disponibles au Canada pour les individus immigrants?

Oui

Statut et justification de la désignation

Statut : En voie de disparition

Code alphanumérique:  D1

Justification de la désignation : En Amérique du Nord, cette mousse rare à l’échelle mondiale n’est signalée qu’en trois sites localisés. Deux de ces sites sont dans des secteurs semi-arides du centre-sud de la Colombie-Britannique. De récents relevés n’ont retracé l’espèce que dans un de ces sites. Cette mousse croît sur des sols fins dans la partie escarpée de berges limoneuses à des stades précoces de développement de communautés végétales. Les populations extrêmement petites rendent la mousse vulnérable au dérangement. Les menaces incluent l’aménagement de routes potentielles et l’entretien des routes existantes ainsi que la collecte de spécimens.

Applicabilité des critères 

Critère A (Population globale en déclin) : Aucune donnée sur les déclins des populations n’est disponible. 

Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : La zone d’occupation est inférieure à 1 km², et il existe moins de cinq sites. La population canadienne est très fragmentée. Par ailleurs, les données ne sont pas disponibles pour que soient évalués les déclins de l’habitat et de la zone d’occurrence. 

Critère C (Petite population globale et déclin) : S.O. 

Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition », D1, selon le faible nombre d’individus consignés à Penticton. Compte tenu de l’intensité des activités de recherche, il est peu probable que le nombre d’individus dépasse 250. L’espèce peut également correspondre aux critères de la catégorie « menacée », D2. 

Critère E (Analyse quantitative) : S.O.

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Remerciements

Fred Knezevich a fourni une aide sur le terrain, et Wynne Miles a révisé le manuscrit. René Belland a compilé les spécimens d’herbier pour les figures 3 et figure4. Jenny Wu a préparé les cartes des figures 3 et 4.

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Sources d’information

Anderson, L.E., H.A. Crum et W.R. Buck. 1990. The mosses of North America north of Mexico, The Bryologist 93(4): 448-499.

Belland, R.J. 1998. The rare mosses of Canada. A review and preliminary listing, rapport du Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada (CSEMDC), Ottawa, 91 p.

B.C. Species and Ecosystem Explorer. 2003. Victoria (Colombie-Britannique) Canada. Accessible à l’adresse (http://srmapps.gov.bc.ca/apps/eswp/, consulté en 2003).

Brink, B. 1997. Glacial lakes in British Columbia, Cordillera 4(1): 3-6.

Crum, H., et L.E. Anderson. 1981. Mosses of eastern North America, Vol. 1. Columbia University Press, New York.

Ireland, R.R., G.R. Brassard, W.B. Schofield et D.H. Vitt. 1987. Checklist of mosses of Canada II, Lindbergia 13: 1-62.

Jiménez, M.N., R.M. Ros et J. Guerra. 1990. Phascum vlassovii Laz. (Pottiaceae, Musci) en Europa, Anales Jard. Bot. Madrid 47: 234-235.

McIntosh, T.T. 1986. The bryophytes of the semi-arid steppe of south-central British Columbia, thèse de doctorat, Botany Department, University of British Columbia, Vancouver.

McIntosh, T.T. 1989.  New and interesting bryophytes of the semi-arid steppe of British Columbia; including four species new to North America, The Bryologist 92(3): 292-295.

McIntosh, T.T. 1997.  The biogeography of the bryophytes of the semi-arid steppe of south-central British Columbia, J. Hatt. Bot. Lab. 82: 157-169.

McIntosh, T.T., et K. Paige. 2001. Draft Identified Wildlife Species Account: Nugget moss, Phascum vlassovii Laz.. Wildlife Branch, Ministry of Environment, Lands, and Parks de la Colombie-Britannique. Victoria, (Colombie-Britannique).

NatureServe Explorer: An Online Encyclopedia of Life. 2003. Version 1.6, Arlington (Virginie), États-Unis. (consulté en 2003).

Ryan, M.W. 1996. Bryophytes of British Columbia: rare species and priorities for inventory, Res. Br., B.C. Min. For., and Wildl. Br., Ministry of Environment, Lands, and Parks de la Colombie-Britannique. Victoria (Colombie-Britannique), document de discussion 12.

Savicz-Ljubitzkaja, L.I., et Z.N. Smirnova.1970. The Handbook of the Mosses of the U.S.S.R.: The Mosses Acrocarpous, Academy of Science, Leningrad.

Vujnovic, K., et J. Gould. 2002. Alberta Natural Heritage Information Center tracking and watch lists – vascular plants, mosses, liverworts, and hornworts, Alberta Community Development, Parks and Protected Areas Division, Edmonton (Alberta).

Zander, R.H. 1993. Genera of the Pottiaceae: Mosses of Harsh Environments, Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences, Vol. 32, Buffalo.

Zander, R.H. 1999. Microbryum. Bryophyte Flora of North America, publication provisoire, Buffalo Museum of Science, 1999. (http://ridgwaydb.mobot.org/bfna/v1/PottMicrobryum.htm, consulté en 2003).

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Sommaire biographique des rédacteur du rapport

Terry McIntosh a obtenu un doctorat en 1986 pour une étude des bryophytes des steppes et des prairies sèches de l’intérieur de la Colombie-Britannique. Depuis, il récolte activement les bryophytes dans de nombreuses régions de la province et dans les terrains secs situés à proximité, dans l’État de Washington. Il est un des principaux botanistes chargés de l’identification des bryophytes récoltées dans le cadre des relevés gouvernementaux et privés effectués dans la province. Il a récemment rédigé des rapports sur 16 espèces rares de bryophytes pour la Wildlife Branch de la province de la Colombie-Britannique ainsi que deux rapports de situation du COSEPAC sur des espèces de mousses.

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Experts contactés

  • John A. Christy, Wetland ecologist, Oregon Natural Heritage Program, Herbarium Research Associate, Oregon State University
  • James R. Shevock, Associate Regional Director, Resources, Partnerships and Science, (U.S.) National Park Service, Pacific West

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Spécimens examinés

  1. Microbryum vlassovii (Laz.) Zand.
    Numéro de dépôt : B89041 (UBC)
    Localité : Escarpements de limon à l’est de Kamloops le long de la route.
    Habitat : Escarpement (embankment) argileux, à l’ombre, au bord d’un chemin.
    Récolté par : T. T. McIntosh
    Numéro de récolte : 3388
    Date de récolte : 12 mai 1980
    Identifié par : T. T. McIntosh
    Identification confirmée par : R. Zander, 1993, pour Flora of North America.

  2. Microbryum vlassovii (Laz.) Zand.
    Numéro de dépôt : B89042 (UBC)
    Localité : Côté est de Penticton, tranchée de route et autres escarpements d’argile.
    Habitat : Croûte argileuse exposée, sur versant abrupt.
    Récolté par : T. T. McIntosh et A. Kruckeberg
    Numéro de récolte : 4329
    Date de récolte : 9 juin 1980
    Identifié par : T. T. McIntosh
    Identification confirmée par : R. Zander, 1993, pour Flora of North America.

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Annexes

Annexe 1. Lieux de récolte (populations) et information observationnelle sur le Microbryum vlassovii en Colombie-Britannique

Lieux de récolte (populations) et information observationnelle sur le Microbryum vlassovii en Colombie-Britannique
No de récolteLocalitéAnnées de visitePrésence confirmé en 2004
1Kamloops1980/2002/2004
Non
2Penticton1980/2002/2004
Oui

Annexe 2. Travaux sur le terrain

Les travaux sur le terrain directement liés à l’évaluation du COSEPAC de 2006 ont été effectués en 2002, aux dates suivantes (avec lieux entre parenthèses) : du 15 au 18 mai (sud de la vallée de l’Okanagan), du 29 au 31 juillet (région de l’Okanagan), de 6 au 8 août (région de Spences Bridge), du 18 au 20 octobre (région de Kamloops) et du 22 au 24 décembre (région du sud de l’Okanagan). D’autres travaux sur le terrain ont été menés à Penticton et à Kamloops les 5 et 6 juin 2004.

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