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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) au Canada - Mise à jour

Répartition

Répartition mondiale

Le Petit-duc des montagnes est présent dans la partie occidentale du continent nord-américain au Canada, aux États-Unis et au Mexique (figure 1). Il est observé dans les habitats propices dans une partie ou l’ensemble du territoire des États américains suivants : Alaska, Washington, Idaho, Montana, Oregon, Wyoming, Californie, Nevada, Utah, Colorado, Arizona, Nouveau-Mexique et Texas. Au Mexique, il est présent en Basse-Californie et au Sonora, ainsi que vers le Sud en passant par le centre du Mexique, depuis Chihuahua jusqu’à Mexico.

Figure 1. Aire de répartition du Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) en Amérique du Nord (du côté Ouest de la ligne, à l’exclusion des îles de la Reine-Charlotte). Principalement d’après Cannings et Angell, 2001 (sous presse).

Figure 1.  Aire de répartition du Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) en Amérique du Nord (du côté Ouest de la ligne, à l’exclusion des îles de la Reine-Charlotte). Principalement d’après Cannings et Angell, 2001 (sous presse).

Répartition canadienne

Au Canada, le Petit-duc des montagnes est présent surtout en Colombie-Britannique, mais il y a quelques mentions provenant de l’Alberta et de la Saskatchewan (figure 2). L’O. k. kennicottii est observé sur la côte continentale de la Colombie-Britannique à l’Ouest de la chaîne côtière et dans l’île de Vancouver, alors que l’O. k. macfarlanei est présent principalement dans la partie Sud de l’intérieur. L’espèce est absente dans les îles de la Reine-Charlotte.

Figure 2. Aire de répartition du Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) au Canada (du côté Ouest de la ligne; à l’exclusion des îles de la Reine-Charlotte). En partie d’après Cannings et Angell, 2001 (sous presse).

Figure 2.  Aire de répartition du Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) au Canada (du côté Ouest de la ligne; à l’exclusion des îles de la Reine-Charlotte).

Sous-espèce de la zone côtière – Otus kennicottii kennicottii

L’O. k. kennicotti se rencontre à basse altitude dans la majeure partie de l’île de Vancouver et dans les forêts côtières à l’Ouest de la chaîne côtière, depuis la frontière des États-Unis jusque dans l’Alaska (Campbell et al., 1990; Guiguet, 1949). On pense qu’il est présent dans toute la partie Nord de la zone côtière de la Colombie-Britannique, mais les mentions provenant de cette région sont très rares, peut-être en partie parce que l’endroit est peu peuplé. Dans cette partie de son aire de répartition, il est signalé occasionnellement dans la région de la vallée de la Kitimat et de Terrace (Campbell et al., 1990; Hazelwood, comm. pers., 2001; Horwood, comm. pers., 2001; Macleod, comm. pers., 2001), mais il est absent 100 kilomètres plus haut le long de la rivière Skeena à New Hazelton (Doyle, comm. pers., 2001). La zone d’occurrence de l’O. k. kennicottii est d’environ 200 000 km² et sa zone d’occupation, d’environ 50 000 km².

Sous-espèce de l’intérieur – Otus kennicottii macfarlanei

Au Canada, l’O. k. macfarlanei est observé dans le Sud de l’intérieur de la Colombie-Britannique (entre la chaîne côtière et les montagnes Rocheuses); toutes les mentions de nidification proviennent de la vallée de l’Okanagan (Campbell et al., 1990). Selon Godfrey (1986), suivi par Johnsgard (1988), cette sous-espèce est présente au Nord jusqu’à Prince George et Vanderhoof, mais en réalité, elle ne se rencontre pas aussi loin vers le Nord (Kinsey, comm. pers., 2001; Campbell et al., 1990). Les mentions valides les plus au Nord proviennent du lac Adams et du bras Anstey du lac Shuswap (Campbell et al., 1990). D’après le BCCDC (2001) et un relevé de l’O. k. macfarlanei (couvrant une région s’étendant vers le Nord jusqu’à Kamloops; Cannings, 1997), les mentions les plus au Nord proviennent d’endroits situés encore plus au Sud, dans la région de Kelowna. Cependant, on ne peut considérer ces sources comme parfaitement exhaustives.

La limite est de la répartition de l’O. k. macfarlanei est également mal connue, en partie parce que l’espèce est très rare dans la portion est de son aire de répartition. Cette sous-espèce est absente dans la région de Revelstoke (Woods, comm. pers., 2001), mais les endroits les plus à l’est où elle a été signalée en Colombie-Britannique sont les régions de Cranbrook et de Wardner (Campbell et al., 1990). Il s’agit de deux mentions anciennes, remontant respectivement à 1912 et à 1941. Il y a peu de mentions récentes pour les régions de Castelgar et de Creston (Clow, comm. pers., 2001; Beaucher, comm. pers., 2001).

Il n’y a qu’une poignée de mentions provenant de l’Alberta et de la Saskatchewan, et l’espèce ne niche probablement pas dans ces provinces. En Alberta, l’espèce est considérée comme un visiteur occasionnel (Semenchuk, 1992). Il existe deux mentions pour le parc national des Lacs-Waterton dans le coin Sud-Ouest de l’Alberta, ainsi qu’une mention provenant de Cardston et une autre de Lethbridge (Sharp, 1973; Pinel et al., 1991; Smith, comm. pers., 2001). En Saskatchewan, l’espèce figure sur la liste des espèces hypothétiques (Smith, 1996). La mention la plus sûre concernant la présence de cette espèce en Saskatchewan se rapporte à des cris entendus aux printemps de 1992 et de 1994 dans les collines Cypress, dans le Sud-Ouest de la province (Smith, 1996).

La zone d’occurrence de l’O. k. macfarlanei est d’environ 22 000 km² et sa zone d’occupation, d’environ 100 km².