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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) au Canada - Mise à jour

Taille et tendances des populations

Les estimations des populations de Petits-ducs des montagnes sont pratiquement inexistantes, et celles qu’on possède ne sont que des hypothèses bien fondées. Comme le Petit-duc des montagnes est une espèce nocturne de petite taille, il n’est pas observé souvent ni particulièrement facile à trouver. Les descriptions relatives à l’abondance de l’espèce varient. Dès les premières descriptions, Bowles (1906 et 1917) décrit l’espèce d’abord comme étant commune de façon acceptable dans le Nord-Ouest de l’État de Washington, puis comme étant loin d’être commune. À partir de discussions avec des ornithologues tenues dans les années 1970, les populations de petits-ducs de la Colombie-Britannique ont été décrites comme étant d’une abondance faible à modérée et stable (Fyfe, 1976). Des analyses plus récentes de l’abondance du Petit-duc des montagnes au Canada sont présentées dans le précédent rapport du COSEPAC (Kirk, 1994), ainsi que dans Kirk et al. (1995), Campbell et al. (1990) et Kirk et Hyslop (1998). Dans ces diverses sources, la seule estimation de la population canadienne pour l’ensemble de l’espèce est une hypothèse bien fondée de 1 000 à 2 000 couples présentée dans Kirk et al. (1995). Selon Cannings (1997), il y avait moins de 20 O. k. macfarlanei dans la vallée de l’Okanagan en 1996, et Fraser et al. (1999) ont évalué à moins de 3 000 le nombre de petits-ducs dans la partie Sud de l’île de Vancouver et dans les îles Gulf (= O. k. « saturatus »).

Le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS, pour Breeding Bird Survey) et le Recensement des oiseaux de Noël (RON) sont des sources potentielles d’information sur les tendances des populations, mais ils ne sont pas tellement utiles à cette fin dans le cas du Petit-duc des montagnes. Le BBS, activité réalisée de jour par des bénévoles dans l’ensemble de l’Amérique du Nord, n’a qu’une valeur restreinte pour l’évaluation des populations d’espèces nocturnes. Le Petit-duc des montagnes a été observé sur neuf parcours entre 1966 et 1977, et sur huit autres entre 1978 et 1983, mais l’augmentation observée dans ces données n’est pas statistiquement significative parce que le nombre de mentions est trop petit (Kirk, 1994). Downes et al. (2001) demeurent d’avis que les données provenant des relevés du BBS effectués au Canada ne sont pas suffisantes pour permettre une analyse statistique concernant cette espèce. Le Recensement des oiseaux de Noël (RON) est plus susceptible de faire ressortir des tendances, car certains participants font des relevés nocturnes afin de répertorier les hiboux dans leur région. Selon Kirk et al. (1995), il y aurait eu une tendance positive importante dans la population du Petit-duc des montagnes à l’échelle du continent entre 1959 et 1988, mais Kirk (1994) émet l’hypothèse que cette tendance pourrait être attribuable à l’augmentation du nombre d’observateurs de hiboux plutôt qu’à une augmentation réelle de la population. En outre, le compilateur des résultats du Recensement des oiseaux de Noël pour la région de White Rock (Colombie-Britannique) souligne à quel point la présence d’un seul observateur de hiboux enthousiaste lors du recensement a donné lieu à une différence importante quant au nombre de hiboux repérés (Mackenzie, comm. pers., 2001). L’examen des résultats de deux recensements effectués dans le Sud-Ouest de la Colombie-Britannique (Ladner et Vancouver) indique que le nombre d’oiseaux observés en Colombie-Britannique dans le cadre du RON canadien est probablement trop petit pour permettre une analyse (BirdSource).

Deux autres sources d’information pourraient faciliter la description des populations à l’avenir. D’abord, le nouveau relevé des hiboux nocturnes de Colombie-Britannique entrepris par Études d’oiseaux Canada en 2000 pourrait devenir une activité importante pour la détermination des tendances des populations de hiboux, mais il est encore trop récent pour être utile à cette fin. Ensuite, ceux qui font des relevés de Chouettes tachetées pour le British Columbia Ministry of Environment, Lands and Parks ont répertorié tous les hiboux observés pendant leurs relevés dans le Sud-Ouest de la Colombie-Britannique. Comme les données recueillies couvrent une période d’une dizaine d’années, il serait peut-être possible de se faire une idée des tendances des populations du Petit-duc des montagnes s’il y a suffisamment de mentions se rapportant à cette espèce.

Dans l’ensemble des États-Unis (White, 1994) et plus particulièrement dans l’Idaho (Belthoff, comm. pers., 2001; Doremus, comm. pers., 2001; Hayward, comm. pers., 2001), les populations de Petits-ducs des montagnes ont été décrites comme étant stables ou probablement stables.

Sous-espèce de la zone côtière – Otus kennicottii kennicottii

Dans l’atlas des oiseaux de la Colombie-Britannique, Campbell et al. (1990) ont rassemblé au total 1 377 mentions historiques et récentes se rapportant aux deux sous-espèces de Petit-duc des montagnes. Ils considèrent l’O. k. kennicottii comme un oiseau peu commun à relativement commun dans la partie Sud de la côte et dans l’île de Vancouver, et comme un oiseau rare à peu commun dans le Nord de la partie continentale. De nombreuses mentions anecdotiques et quelques mentions décrites ci-dessous aident à éclaircir les faits relatifs à l’abondance de la sous-espèce de la zone côtière.

Selon trois études récentes menées dans l’île de Vancouver, cette sous-espèce est encore relativement commune dans les habitats propices des régions inhabitées de l’île (Setterington, 1998; Holroyd et al., 2000; Mico et Van Enter, 2000). Lors des relevés de hiboux menés dans la vallée de la Nimpkish, qui couvraient d’après les estimations environ 14  p. 100 de la superficie du bassin hydrographique (approximativement 26 000 ha, mais tous à basse altitude), on a observé annuellement entre 61 et 102 Petits-ducs des montagnes de 1995 à 1997 (Setterington,1998). Parmi les cinq espèces de hiboux observées, le Petit-duc des montagnes était l’espèce la plus commune. Dans la baie Clayoquot, le Petit-duc des montagnes était aussi l’espèce la plus commune des cinq espèces de hiboux aperçues lors de relevés effectués à cet endroit pendant la saison de reproduction (Holroyd et al., 2000). Dans l’étude réalisée dans le bassin hydrographique de la rivière Campbell, le Petit-duc des montagnes se classait au second rang sur quatre, après la Petite Nyctale (Aegolius acadicus) (Mico et Van Enter, 2000). Les auteurs ont noté la présence du Petit-duc des montagnes dans 16 des 60 sites et dans les cinq sites visés par l’étude. Dans une étude de portée indéterminée menée dans la réserve du parc national Pacific Rim à une date inconnue, on a répertorié des petits-ducs tous les mois et observé jusqu’à huit petits-ducs en janvier (Holmes, comm. pers., 2001).  

Contrairement à la situation dans l’Ouest et le Nord de l’île de Vancouver, cette sous-espèce semble avoir subi un déclin au cours des 20 dernières années dans la partie Sud-Est de l’île de Vancouver, depuis Victoria jusqu’à Nanaimo, et dans les basses terres continentales. À cet endroit, les chercheurs et les ornithologues amateurs affirment presque tous que pendant la dernière ou les deux dernières décennies, la situation de l’espèce a changé, passant du statut de commune à raisonnablement commune à celui de très peu commune ou disparue localement. C’est le cas sur le campus de la University of Victoria, où l’on observait 13 couples en 1979, alors qu’il n’y en a plus aucun à l’heure actuelle (Levesque, 2000; Fraser, comm. pers., 2001). Cette sous-espèce est maintenant absente à six autres endroits qu’elle occupait au début des années 1980 dans la région de Victoria (Fraser, comm. pers., 2001). De plus, Hobbs (comm. pers., 2001) observe encore des Petits-ducs des montagnes dans le Sud de l’île de Vancouver (il connaît au moins 18 endroits où l’espèce est présente), mais il pense que la population baisse rapidement et il connaît des endroits où l’espèce, autrefois présente, n’est plus observée. Fraser (comm. pers., 2001) affirme aussi qu’au Sud de Nanaimo, dans un endroit où il a effectué des relevés de hiboux entre 1987 et 1998, la situation du Petit-duc des montagnes a changé, passant de celle de hibou le plus communément observé à celle d’espèce rarement aperçue. Un déclin similaire semble s’être produit dans l’île Newcastle (près de Nanaimo) où l’espèce n’a pas été observée depuis cinq ans, et dans les îles Gulf (Fraser, comm. pers., 2001). Dans la région de Duncan, Aldcroft (comm. pers., 2001) pense aussi que le Petit-duc des montagnes est moins abondant dans le secteur qu’il connaît bien; en 1984, il considérait que cet oiseau était commun, mais il n’en a entendu aucun pendant les trois dernières années malgré des recherches régulières.

Darling (comm. pers., 2001) a également étudié les hiboux dans le Sud-Est de l’île de Vancouver. Elle a recueilli 623 mentions historiques de petits-ducs dans la zone côtière à douglas qui s’étend sur une étroite bande le long de la côte est de l’île, à peu près depuis l’île Denman jusqu’à la pointe Sud de l’île de Vancouver. Ces données englobent des mentions signalant la présence de plusieurs hiboux au même endroit, de même que des mentions du même hibou observé à des dates différentes. Elle a également effectué un relevé des hiboux en 1998 et recueilli 43 mentions, bien que certaines d’entre elles consistent en des observations effectuées au même endroit à des dates différentes. Elle n’a pas pu analyser ces données en détail, mais elle a constaté que l’espèce n’était plus présente dans bien des régions, en particulier dans les paysages urbains et suburbains où l’on avait déjà observé des Petits-ducs des montagnes (Darling, comm. pers., 2001).

Dans les basses terres continentales, on a aussi observé un déclin des effectifs de Petits-ducs des montagnes. Toochin (comm. pers., 2001) pense qu’il ne reste plus que 10 couples connus dans la région métropolitaine de Vancouver et que le déclin des effectifs a commencé à la fin des années 1980. En outre, comme on l’a mentionné précédemment, cette sous-espèce n’est plus présente dans le parc régional Campbell Valley où elle a déjà été observée (Mackenzie, comm. pers., 2001). D’après Mackenzie, cette sous-espèce est très rare et peut-être disparue dans la région de White Rock, couverte par le Recensement des oiseaux de Noël. À Burnaby, Clulow (comm. pers., 2001) affirme que la population de Petit-duc des montagnes a subi un déclin allant presque jusqu’à sa disparition. Dans un parc de Burnaby, il connaissait trois territoires de petits-ducs qui sont inoccupés depuis trois ans, et la sous-espèce n’est plus présente à l’échelle locale dans d’autres secteurs. De plus, des petits-ducs des montagnes qui fréquentaient régulièrement les bien-fonds en dotation de la University of British Colombia à Vancouver n’ont pas été observés depuis quelques années (Cannings, comm. pers., 2001). Enfin, dans la région de White Rock, couverte par le Recensement des oiseaux de Noël, où les activités d’observation des hiboux ont été relativement constantes depuis 1982, on n’a pas trouvé de petit-duc depuis 1996 (Mackenzie, comm. pers., 2001). Entre 1982 et 1996, l’intervalle le plus long entre deux mentions de petits-ducs a été de deux ans. Ces résultats sont un peu contredits par ceux obtenus par Robertson et al. (2000), qui ont mené des relevés de Petits-ducs de montagnes dans 26 régions des basses terres continentales et de la côte au Nord de cette région. Ces chercheurs ont trouvé des Petits-ducs des montagnes dans 42 p. 100 de leurs relevés, alors que les sites prospectés n’avaient même pas été choisis en tenant compte de leur qualité en tant qu’habitat pour le petit-duc.

L’O. k. kennicottii peut donc être décrit comme une sous-espèce relativement commune et peut-être stable dans la majeure partie de la zone côtière, en particulier dans l’île de Vancouver en s’éloignant de la côte Sud-Est. Cependant, le long de la côte de l’extrême Sud-Est de l’île de Vancouver et dans la portion Sud-Ouest de la partie continentale, les populations semblent faibles et probablement en déclin. La situation de la sous-espèce est peu connue en bordure de la longue bande de la partie Nord de la côte continentale jusqu’à la frontière de l’Alaska, mais elle est apparemment très rare aux alentours de la vallée de la Kitimat (Horwood, comm. pers., 2001).

Selon les estimations, la population totale d’O. k. kennicottii en Colombie-Britannique se situerait entre 3 000 et 10 000 individus. L’estimation la plus élevée est fondée sur le fait qu’il y a une grande superficie d’habitat disponible dans l’île de Vancouver et dans la partie Nord de la côte continentale, et qu’en plus, la sous-espèce semble commune dans la plus grande partie de cette région. Dans l’étude de la vallée de la Nimpkish, Setterington (1998) estime que les recenseurs de hiboux n’ont couvert que 14 p. 100 de la vallée et y ont observé une centaine de hiboux (mais les parcours situés à basse altitude ont peut-être couvert la majeure partie de l’habitat propice pour le petit-duc dans la vallée; Matkoski, comm. pers.). De plus, même si la sous-espèce est peu commune dans la plus grande partie de la côte continentale, comme le pensent Campbell et al. (1990), ces observations témoignent peut-être de la présence de plusieurs milliers de hiboux, étant donné la grande superficie d’habitat disponible. En outre, l’abondance du Petit-duc des montagnes dans les zones d’étude est probablement sous-estimée, car cet oiseau ne répond pas toujours aux appels sur bande enregistrée et ne crient pas toujours spontanément. Par exemple, dans la vallée de la Nimpkish, les recenseurs ont trouvé des petits-ducs dans 18 p. 100 des sites en 1995, année où les sites ont été visités deux fois et ils en ont découvert dans 30 p. 100 des sites en 1996, année où ils ont effectué cinq visites à chaque endroit. Mico et Van Enter (2000), qui ont signalé 16 petits-ducs dans leur étude s’étendant sur une saison, ont visité chaque site trois fois mais n’ont jamais obtenu de réponse à plus d’une visite. Enfin, Cannings (1997) a dû retourner quatre fois dans un site connu comme un endroit fréquenté par des petit-ducs avant d’obtenir une réponse.

Par ailleurs, l’estimation la plus faible, soit 3 000 individus, tient compte du fait que la population est en déclin dans le Sud et peut-être aussi à un degré moindre, mais inconnu, plus au Nord. Il est certain que les grandes superficies de jeunes forêts équiennes denses créées à la suite des coupes forestières à blanc pratiquées pendant les dernières décennies a amoindri la qualité de l’habitat pour cette espèce dans la zone côtière de la Colombie-Britannique.

Sous-espèce de l’intérieur – Otus kennicottii macfarlanei

Campbell et al. (1990) décrivent l’O. k. macfarlanei comme étant rare à peu commun et présent localement dans le centre-Sud de l’intérieur, ainsi que comme étant très rare dans l’Ouest et l’Est des Kootenays. Cannings et al. (1987) ont fourni une description similaire des effectifs de l’intérieur de la Colombie-Britannique; ils partagent l’avis de Munro et Cowan (1949) qui ont affirmé, dans les années 1940, que cette sous-espèce, autrefois plus commune dans le Sud que dans le Nord (Okanagan), était devenue rare partout.

Le seul relevé exhaustif de l’O. k. macfarlanei au Canada a été réalisé par Cannings (1997). Dans tout l’habitat propice de l’intérieur, il a effectué des relevés dans 250 sites (la plupart du temps une seule fois) au printemps ou à l’automne de 1996, et il n’a trouvé que 13 sites abritant des Petits-ducs des montagnes. Douze de ces sites se trouvaient dans la vallée de l’Okanagan, dont huit au Sud de Penticton et quatre entre Penticton et Kelowna. Le treizième site se trouvait le long de la rivière Granby au nord de Grand Forks, juste à l’extérieur de la vallée de l’Okanagan. Il a conclu que la sous-espèce de l’intérieur semblait occuper surtout la vallée de l’Okanagan, mais il pensait qu’il était encore possible qu’il y ait un petit nombre d’oiseaux dans les régions de Nicola, de Thompson et de Kootenay. Depuis cette étude menée en 1996, quelques nouveaux sites abritant des petits-ducs ont été découverts dans la vallée de l’Okanagan – il y a maintenant huit localités connues près de Kelowna (Charlesworth, comm. pers. 2001; Hobbs, comm. pers., 2001). Ce ne sont peut-être pas tous des sites de reproduction. Parmi les autres mentions de petits-ducs provenant de cette région figurent 13 petits-ducs tués par des véhicules automobiles, puis envoyés au centre de réhabilitation des hiboux de South Okanagan entre 1980 et 2000 (Hobbs, comm. pers., 2001).

À l’extérieur de la région de l’Okanagan, l’O. k. macfarlanei continue d’être considéré comme rare à très rare, et aucun cas de reproduction n’a jamais été documenté (Beaucher, comm. pers., 2001; Clow, comm. pers., 2001; Howie, comm. pers., 2001; Wege, comm. pers., 2001) (tableau 1). Un bon nombre des oiseaux observés en dehors de la région de l’Okanagan sont considérés comme des oiseaux non reproducteurs en dispersion, car certaines de ces observations ont été faites en dehors de la saison de reproduction (R. Cannings, comm. pers., 2001). Si c’est le cas, il semble probable que certains petits-ducs puissent venir de l’Idaho ou de l’État de Washington, qui sont plus près des lieux de ces observations que la vallée de l’Okanagan. À l’ouest et au nord de l’Okanagan (dans une région grossièrement délimitée par Spences Bridge, Merritt, le lac Shuswap et Clearwater), Howie (comm. pers., 2001) ne connaît aucune mention confirmée depuis 1988, mais on compte quatre spécimens dans les années 1980 pour la partie sud de cette région. Il y a également eu des mentions non confirmées de cette sous-espèce dans les régions de Little Fort et de Celista pour les cinq dernières années. Howie (comm. pers., 2001) pense que cet oiseau est très rare et n’a probablement jamais été très commun, mais des mentions anecdotiques laissent croire que la sous-espèce pourrait avoir subi un déclin au cours des trois ou quatre dernières décennies. Par ailleurs, il signale l’existence de nombreux bassins hydrographiques éloignés qui n’ont pas été prospectés et où l’oiseau pourrait être présent.

Tableau 1. Observations récentes (postérieures à 1980) du Petit-duc des montagnes, O. k. macfarlanei, au Canada, à l’est de la vallée de l’Okanagan.
Les endroits sont notés de l’ouest vers l’est, selon la ville ou le point de repère le plus proche du lieu d’observation. Chaque mention se rapporte à un seul oiseau, à moins d’indication contraire. L’absence de date signifie que la source est une communication personnelle faite en 2001.
EndroitDateCommentairesSource
Rivière Granby, au nord de Grand Forks (Colombie-Britannique)Printemps et été 1996entendu durant les deux saisonsCannings, 1997
Robson (Colombie-Britannique)23 janvier 2001vuE. Beynon
Castlegar (Colombie-Britannique)Avril-mai, chaque année, sauf en 2001trois à quatre endroits, surtout entenduS. Clow
Wynndel (Colombie-Britannique)22 février 1998vu et entendu pendant deux semainesM-A. Beaucher
Aire de gestion de la faune de Creston Valley (Colombie-Britannique)24 décembre 2000vuM-A. Beaucher
Parc national des Lacs-Waterton (Alberta)Juin  2001entendu, non confirméC. Smith
Collines Cypress (Saskatchewan)Printemps 1992entenduSmith, 1996
Collines Cypress (Saskatchewan)Printemps 1994entenduSmith, 1996

Les effectifs de l’O. k. macfarlanei peuvent donc être considérés comme très faibles et concentrés dans la vallée de l’Okanagan, et l’on peut continuer de décrire cette sous-espèce comme étant rare ou très rare. De plus, il y a peut-être rétrécissement de son aire de répartition. Les effectifs sont difficiles à évaluer, mais seraient d’au moins 50 individus ou, plus probablement, de quelques centaines, car il se pourrait très bien qu’on ne connaisse pas tous les endroits qui l’abritent.