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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) au Canada - Mise à jour

Mise à jour
Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur le
Petit duc des montagnes
Otus kennicottii
sous-espèce macfarlanei
sous-espèce kennicottii
au Canada

1

Espèce en voie de disparition - sous-espèce macfarlanei
Espèce préoccupante - sous-espèce kennicottii

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la petit-duc des montagnes, sous-espèce macfarlanei (Otus kennicottii macfarlanei) et de la petit-duc des montagnes, sous-espèce kennicottii (Otus kennicottii kennicottii) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 35 p.

Rapports précédents

Kirk, D.A. 1995. COSEWIC status report on the Western Screech-owl Otus kennicottii  in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Ottawa. 16 p.

Note de production

Le COSEPAC aimerait se montrer reconnaissant envers Rosalind Chaundry-Smart d’avoir rédigé le rapport de situation sur le Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) aux termes d’un contrat avec Environnement Canada.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC assessment and update status report on the Western Screech-owl otus kennicottii xml:lang="en">in Canada.

Illustration de la couverture

Petit duc des montagnes – Judie Share, Richmond Hill (Ontario).

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2003
de catalogue CW69-14/18-2003F-IN
ISBN 0-662-88966-5

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Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Mai 2002

Nom commun - Petit-duc des montagnes, sous-espèce macfarlanei

Nom scientifique - Otus kennicottii macfarlanei

Statut - Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation - Cette sous-espèce a une très petite population au Canada, où elle dépend de terrains boisés riverains et matures pour nicher et se percher. Au cours du siècle dernier, ces terrains boisés ont été lourdement touchés par l’exploitation agricole et urbaine. L’espèce dépend aussi de cavités dans de gros et vieux arbres pour nicher et se percher, ces arbres étant devenus rares, même dans les terrains boisés qui subsistent.

Répartition - Colombie-Britannique

Historique du statut - L’espèce a été inscrite dans la catégorie « données insuffisantes » en avril 1995. Elle a été divisée suivant ces sous-espèces en mai 2002. La sous-espèce macfarlanei a été désignée « en voie de disparition » en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d’un rapport de situation.

 

Sommaire de l’évaluation – Mai 2002

Nom commun - Petit-duc des montagnes, sous-espèce kennicottii

Nom scientifique - Otus kennicottii kennicottii

Statut - Espèce préoccupante

Justification de la désignation - Ce strigidé préfère la forêt claire pour trouver sa nourriture et a besoin de cavités dans de gros et vieux arbres pour nicher et se percher. Les pratiques forestières modernes ont créé de vastes zones de forêt jeune et dense, dans lesquelles se trouvent très peu de chicots convenables pour la nidification. Les populations ont apparemment connu un déclin dans le Sud de l’île de Vancouver et dans les basses terres continentales, en même temps que l’arrivée récente de la Chouette rayée, laquelle constitue probablement un prédateur de cette espèce.

Répartition - Colombie-Britannique

Historique du statut - L’espèce a été inscrite dans la catégorie « données insuffisantes » en avril 1995. Elle a été divisée suivant ces sous-espèces en mai 2002. La sous-espèce kennicottii a été désignée préoccupante en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d’un rapport de situation.

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Résumé

Petit-duc des montagnes
Otus kennicottii

Information sur l’espèce

Le Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) est un petit hibou à aigrettes et à plumage rayé brun gris. Il ressemble beaucoup au Petit-duc maculé, qui était considéré comme un oiseau de la même espèce que le Petit-duc des montagnes jusqu’en 1983. Comme les aires de répartition de ces deux espèces ne se chevauchent habituellement pas au Canada, les erreurs d’identification sont peu probables. Il règne une certaine confusion quant au nombre de sous-espèces de Petit-duc des montagnes présentes en Amérique du Nord. Toutefois, le présent rapport s’appuie sur la source la plus courante, selon laquelle il existe deux sous-espèces au Canada, soit l’Otus kennicottii kennicottii et l’Otus kennicottii macfarlanei.

Répartition

Le Petit-duc des montagnes est présent dans l’Ouest de l’Amérique du Nord depuis le Sud de l’Alaska jusqu’au centre du Mexique. Au Canada, l’espèce est observée uniquement dans deux régions de la Colombie-Britannique : d’une part, dans la zone côtière, y compris dans l’île de Vancouver, mais à l’exclusion des îles de la Reine-Charlotte (O. k. kennicottii) et, d’autre part, dans le Sud de l’intérieur de la province (O. k. macfarlanei), la majorité des oiseaux de cette région étant observée dans la vallée de l’Okanagan.

Habitat

Au Canada, ce hibou vit en général à basse altitude, dans des milieux boisés souvent situés dans des zones riveraines (au bord de cours d’eau), mais il ne semble pas étroitement associé à un type particulier de boisés. On peut aussi l’observer dans des zones urbaines et suburbaines boisées, ainsi qu’à la lisière d’habitats forestiers proches de milieux humides ouverts ou de champs. Dans la zone côtière, il semble se tenir surtout dans les forêts de conifères et les forêts mixtes; dans l’intérieur, les oiseaux semblent être plus fréquents dans les forêts de feuillus et les forêts mixtes. Pendant la journée, il se perche dans des conifères ou des feuillus.

Biologie

Le Petit-duc des montagnes est une espèce nocturne, non migratrice et territoriale toute l’année. On sait qu’il peut vivre jusqu’à 11 ans à l’état sauvage, mais sa longévité moyenne est inconnue. Il niche dans des cavités naturelles habituellement creusées dans les arbres par des pics de grande taille, ou encore dans des nichoirs. Il semble opportuniste dans le choix de ses proies. Son régime alimentaire comprend diverses espèces de mammifères, de poissons, d’oiseaux, d’insectes et d’autres invertébrés. Plusieurs prédateurs s’y attaquent, notamment de grands hiboux comme la Chouette rayée (Strix varia). Cette dernière n’est devenue une espèce commune dans l’Ouest de la Colombie-Britannique que depuis la dernière ou les deux dernières décennies et constitue donc un nouveau prédateur pour le Petit-duc des montagnes.

Taille et tendances des populations

La taille et les tendances des populations de Petits-ducs des montagnes au Canada sont difficiles à déterminer parce qu’il y a peu de documents publiés sur la question. Comme la sous-espèce de la zone côtière semble relativement commune dans la plus grande partie de l’île de Vancouver et qu’elle est également présente dans une large bande le long de la côte continentale, sa population pourrait compter jusqu’à 10 000 oiseaux selon l’estimation la plus élevée. Cependant, une estimation plus faible, établie à environ 3 000 oiseaux, serait peut-être plus réaliste parce que les populations vivant dans les parties méridionales peuplées de la zone côtière semblent en déclin, et on ne sait pas s’il en va de même pour le reste de ses effectifs.

Selon une estimation grossière, la très petite population de l’intérieur compterait entre 50 et 200 oiseaux. La plupart des observations et toutes les mentions de nidification viennent de la vallée de l’Okanagan, mais, à de rares occasions, on découvre aussi des individus ailleurs dans le Sud de l’intérieur. Cette sous-espèce semble avoir toujours été relativement peu commune et sa population est maintenant très petite.

Facteurs limitatifset menaces

Dans le Sud de la zone côtière de la Colombie-Britannique, on a constaté des déclins dans les populations de Petits-ducs des montagnes parallèlement à de fortes augmentations des effectifs de la Chouette rayée. Les indications d’un lien direct entre ces deux phénomènes sont en grande partie anecdotiques, mais on les trouve dans de nombreuses sources. Une importante perte d’habitat est observée dans le Sud de l’intérieur de la Colombie-Britannique où les terres du fond des vallées, qui constituent l’habitat préféré des petits-ducs, sont plus susceptibles d’être exploitées que d’autres habitats. De plus, comme le Petit-duc des montagnes a besoin d’arbres suffisamment gros pour contenir des cavités propices à la nidification, certaines pratiques forestières en milieu urbain et sauvage peuvent avoir une incidence négative sur l’espèce.

Importance de l’espèce

Le Petit-duc des montagnes est considéré comme une espèce indicatrice d’écosystèmes riverains en santé dans la majeure partie de son aire de répartition. Étant donné qu’il a besoin de vieux arbres pouvant lui servir de perchoir et lui fournir des cavités pour nicher et qu’il occupe une position proche du sommet des chaînes alimentaires, cet oiseau constitue une espèce parapluie idéale pour les plans de conservation visant plusieurs espèces.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de pageb
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Notes de bas de page

Note de bas de page a

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

Retour à la référence de la note de bas de pageb

Note de bas de page c

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page d

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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Information sur l'espèce

Nom et classification

Le Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) était autrefois considéré comme un oiseau de la même espèce que le Petit-duc maculé (Otus asio) (AOU, 1957). En 1983, le Petit-duc des montagnes a été reconnu comme une espèce distincte (AOU, 1983). En anglais, on l’a appelé Kennicott’s Screech-Owl, bien que ce nom renvoie parfois à la sous-espèce Otus kennicottii kennicottii seulement. Le véritable nom anglais de l’espèce est « Western Screech-Owl ».

La taxinomie des sous-espèces du Petit-duc des montagnes demeure complexe et incertaine. La American Ornithologists’ Union (AOU, 1998) reconnaît deux grands groupes : O. kennicotti (Petit-duc des montagnes) et O. vinaceus (Vinaceous Screech-Owl, qu’on pourrait traduire par Petit-duc vineux), qui sont maintenant considérés comme une seule espèce parce qu’on observe des formes intermédiaires et que leurs vocalisations sont similaires. Dans les documents qui portent sur la taxinomie des sous-espèces, on reconnaît de nombreuses sous-espèces de Petit-duc des montagnes, dont le nombre varie : Cannings et Angell (2001), 9 sous-espèces; Hekstra (1982), 18 sous-espèces; Marshall (1967), 8 sous-espèces. Par ailleurs, selon Miller et Miller (1951), il y a 8 races dans le Sud-Ouest des États-Unis, région où les variations au sein de l’espèce semblent les plus grandes.

Au Canada, on compte deux ou trois sous-espèces, selon les experts consultés. Jusqu’à récemment, le British Columbia Conservation Data Centre (BCCDC) se rangeait à l’avis de Hekstra (1982), qui reconnaît trois sous-espèces : l’Otus kennicottii kennicottii (présent dans la majeure partie de la zone côtière de la Colombie-Britannique), l’O. k. saturatus (surtout dans le Sud-Est de l’île de Vancouver) et l’O. k. macfarlanei (dans la partie Sud de l’intérieur de la Colombie-Britannique). Par ailleurs, Cannings et Angell (2001), Godfrey (1986) et maintenant le BCCDC reconnaissent seulement deux sous-espèces, l’O. k. kennicottii et l’O. k. macfarlanei, l’O. k. saturatus étant assimilé à l’O. k. kennicottii. Semblablement, pour Marshall (1967), l’O. k. kennicottii est la sous-espèce présente dans la zone côtière, et l’O. k. bendirei (auquel il assimile l’O. k. macfarlanei) fréquente la vallée de l’Okanagan.

Dans le présent rapport de situation, on considère que deux sous-espèces, l’Otus kennicottii kennicottii et l’Otus kennicottii macfarlanei, sont présentes au Canada. On s’appuie sur Cannings et Angell (2001), soit la source la plus courante.

Populations d’importance nationale

Les deux sous-espèces de Petit-duc des montagnes, l’O. k. kennicottii et l’O. k. macfarlanei, sont traitées séparément tout au long du présent rapport parce que les deux populations sont unanimement reconnues comme étant des sous-espèces distinctes, que les aires de répartition de ces deux sous-espèces ne sont pas contiguës et qu’elles se trouvent dans des zones écologiques différentes.

Description

Le Petit-duc des montagnes est un petit hibou rayé, à aigrettes et aux yeux jaunes. Les adultes mesurent de 19 à 25,5 cm de longueur, et leur poids varie entre 120 et 305 g (Cannings et Angell, 2001). En général, les femelles sont plus grandes et plus lourdes que les mâles (Earhart et Johnson, 1970; Johnson, 1997; Cannings et Angell, 2001). En outre, les individus des sous-espèces du Nord sont souvent plus grands et plus lourds que ceux des sous-espèces du Sud (Miller et Miller, 1951; Johnsgard, 1988). La femelle et le mâle ont un plumage identique. La coloration globale du plumage est brun gris; la poitrine présente de fines vermiculations foncées sur fond blanc cassé, et presque tout le reste du plumage offre une apparence marbrée et rayée. Un faible pourcentage des O. k. kennicottii sont brun rougeâtre (Johnsgard, 1988; Cannings et Angell, 2001). L’O. k. macfarlanei est généralement plus pâle que l’O. k. kennicottii (Bent, 1938; Godfrey, 1986).

Le Petit-duc maculé est presque identique au Petit-duc des montagnes, mais au Canada, leurs aires de répartition ne se chevauchent pas, ce qui rend toute confusion peu probable. De plus, il est facile de distinguer les deux espèces à leurs vocalisations. Le cri territorial le plus représentatif du Petit-duc des montagnes est une série de hululements rapides émis sur une même note, de plus en plus vite. Chez le Petit-duc maculé, le cri correspondant s’apparente à un sifflement descendant. Les deux espèces poussent aussi de longs trilles, soit un double trille chez le Petit-duc des montagnes et un long trille simple chez le Petit-duc maculé. Aucune de ces espèces ne pousse des cris rauques et perçants ou aigus, comme leur nom anglais le laisse supposer.

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Répartition

Répartition mondiale

Le Petit-duc des montagnes est présent dans la partie occidentale du continent nord-américain au Canada, aux États-Unis et au Mexique (figure 1). Il est observé dans les habitats propices dans une partie ou l’ensemble du territoire des États américains suivants : Alaska, Washington, Idaho, Montana, Oregon, Wyoming, Californie, Nevada, Utah, Colorado, Arizona, Nouveau-Mexique et Texas. Au Mexique, il est présent en Basse-Californie et au Sonora, ainsi que vers le Sud en passant par le centre du Mexique, depuis Chihuahua jusqu’à Mexico.

Figure 1. Aire de répartition du Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) en Amérique du Nord (du côté Ouest de la ligne, à l’exclusion des îles de la Reine-Charlotte). Principalement d’après Cannings et Angell, 2001 (sous presse).

Figure 1.  Aire de répartition du Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) en Amérique du Nord (du côté Ouest de la ligne, à l’exclusion des îles de la Reine-Charlotte). Principalement d’après Cannings et Angell, 2001 (sous presse).

Répartition canadienne

Au Canada, le Petit-duc des montagnes est présent surtout en Colombie-Britannique, mais il y a quelques mentions provenant de l’Alberta et de la Saskatchewan (figure 2). L’O. k. kennicottii est observé sur la côte continentale de la Colombie-Britannique à l’Ouest de la chaîne côtière et dans l’île de Vancouver, alors que l’O. k. macfarlanei est présent principalement dans la partie Sud de l’intérieur. L’espèce est absente dans les îles de la Reine-Charlotte.

Figure 2. Aire de répartition du Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) au Canada (du côté Ouest de la ligne; à l’exclusion des îles de la Reine-Charlotte). En partie d’après Cannings et Angell, 2001 (sous presse).

Figure 2.  Aire de répartition du Petit-duc des montagnes (Otus kennicottii) au Canada (du côté Ouest de la ligne; à l’exclusion des îles de la Reine-Charlotte).

Sous-espèce de la zone côtière – Otus kennicottii kennicottii

L’O. k. kennicotti se rencontre à basse altitude dans la majeure partie de l’île de Vancouver et dans les forêts côtières à l’Ouest de la chaîne côtière, depuis la frontière des États-Unis jusque dans l’Alaska (Campbell et al., 1990; Guiguet, 1949). On pense qu’il est présent dans toute la partie Nord de la zone côtière de la Colombie-Britannique, mais les mentions provenant de cette région sont très rares, peut-être en partie parce que l’endroit est peu peuplé. Dans cette partie de son aire de répartition, il est signalé occasionnellement dans la région de la vallée de la Kitimat et de Terrace (Campbell et al., 1990; Hazelwood, comm. pers., 2001; Horwood, comm. pers., 2001; Macleod, comm. pers., 2001), mais il est absent 100 kilomètres plus haut le long de la rivière Skeena à New Hazelton (Doyle, comm. pers., 2001). La zone d’occurrence de l’O. k. kennicottii est d’environ 200 000 km² et sa zone d’occupation, d’environ 50 000 km².

Sous-espèce de l’intérieur – Otus kennicottii macfarlanei

Au Canada, l’O. k. macfarlanei est observé dans le Sud de l’intérieur de la Colombie-Britannique (entre la chaîne côtière et les montagnes Rocheuses); toutes les mentions de nidification proviennent de la vallée de l’Okanagan (Campbell et al., 1990). Selon Godfrey (1986), suivi par Johnsgard (1988), cette sous-espèce est présente au Nord jusqu’à Prince George et Vanderhoof, mais en réalité, elle ne se rencontre pas aussi loin vers le Nord (Kinsey, comm. pers., 2001; Campbell et al., 1990). Les mentions valides les plus au Nord proviennent du lac Adams et du bras Anstey du lac Shuswap (Campbell et al., 1990). D’après le BCCDC (2001) et un relevé de l’O. k. macfarlanei (couvrant une région s’étendant vers le Nord jusqu’à Kamloops; Cannings, 1997), les mentions les plus au Nord proviennent d’endroits situés encore plus au Sud, dans la région de Kelowna. Cependant, on ne peut considérer ces sources comme parfaitement exhaustives.

La limite est de la répartition de l’O. k. macfarlanei est également mal connue, en partie parce que l’espèce est très rare dans la portion est de son aire de répartition. Cette sous-espèce est absente dans la région de Revelstoke (Woods, comm. pers., 2001), mais les endroits les plus à l’est où elle a été signalée en Colombie-Britannique sont les régions de Cranbrook et de Wardner (Campbell et al., 1990). Il s’agit de deux mentions anciennes, remontant respectivement à 1912 et à 1941. Il y a peu de mentions récentes pour les régions de Castelgar et de Creston (Clow, comm. pers., 2001; Beaucher, comm. pers., 2001).

Il n’y a qu’une poignée de mentions provenant de l’Alberta et de la Saskatchewan, et l’espèce ne niche probablement pas dans ces provinces. En Alberta, l’espèce est considérée comme un visiteur occasionnel (Semenchuk, 1992). Il existe deux mentions pour le parc national des Lacs-Waterton dans le coin Sud-Ouest de l’Alberta, ainsi qu’une mention provenant de Cardston et une autre de Lethbridge (Sharp, 1973; Pinel et al., 1991; Smith, comm. pers., 2001). En Saskatchewan, l’espèce figure sur la liste des espèces hypothétiques (Smith, 1996). La mention la plus sûre concernant la présence de cette espèce en Saskatchewan se rapporte à des cris entendus aux printemps de 1992 et de 1994 dans les collines Cypress, dans le Sud-Ouest de la province (Smith, 1996).

La zone d’occurrence de l’O. k. macfarlanei est d’environ 22 000 km² et sa zone d’occupation, d’environ 100 km².

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Le Petit-duc des montagnes fréquente des habitats très variés : forêts, boisés semi-ouverts, arbustaies, déserts à arroyos, à peuplements matures de mesquites et à cactus, ainsi que régions suburbaines et urbaines boisées (Bent, 1938; Johnsgard, 1988; del Hoyo et al., 1996; Hardy et al., 1999; Cannings et Angell, 2001). On l’observe souvent dans les zones riveraines.

Au Canada et dans les États du Nord des États-Unis, ce hibou est généralement observé dans des milieux forestiers ou boisés se trouvant à basse altitude, mais le type de forêt et la proportion de conifères et de feuillus varient selon l’endroit. Il est absent en haute altitude; les altitudes maximales auxquelles l’O. k. macfarlanei a été observé diffèrent selon les auteurs : à 600 m au-dessus du niveau de la mer (intérieur de la Colombie-Britannique, Campbell et al., 1990), à 1 220 m au-dessus du niveau de la mer (intérieur des États-Unis, Bendire cité dans Bent, 1938), et à 1 555 m au-dessus du niveau de la mer (Sud-Ouest de l’Idaho, Doremus, comm. pers., 2001). La sous-espèce de la zone côtière, l’O. k. kennicottii, est décrite comme présente entre les isothermes de 2 ºC et de –7 ºC en janvier, ou jusqu’à une altitude de 915 m dans l’Oregon et près du niveau de la mer dans le Sud de l’Alaska (Hekstra, 1982).

Sous-espèce de la zone côtière – Otus kennicottii kennicottii

La sous-espèce de la zone côtière, l’Otus k. kennicottii, semble présente dans un éventail de types de forêt relativement large. Les premières mentions provenant du Sud-Ouest de la Colombie-Britannique et du Nord-Ouest de l’État de Washington signalaient cette sous-espèce dans un mélange d’habitats boisés souvent dominés par des feuillus et parfois dans des boisés ouverts ou près de zones agricoles (Bowles, 1906; Bowles, 1917; Munro, 1925). Selon Campbell et al. (1990), cet oiseau préfère les forêts mixtes (feuillus et conifères), souvent situées le long de lacs et de cours d’eau, mais il fréquente tous les habitats boisés.

En 2000, les habitats et les perchoirs de dix sites fréquentés par le Petit-duc des montagnes à l’extérieur de Victoria (Colombie-Britannique) ont été examinés (Darling et Hobbs, comm. pers., 2001). Les petits-ducs ont été découverts dans des forêts mixtes, où les huit essences les plus communes, en ordre décroissant d’abondance (d’après le nombre de troncs), étaient les suivantes : douglas (Pseudotsuga menziesii), arbousier d’Amérique (Arbutus menziesii), thuya géant (Thuja plicata), sapin grandissime (Abies grandis), aulne rouge (Alnus rubra), érable à grandes feuilles (Acer macrophyllum), chêne de Garry (Quercus garryana) et pruche de l’Ouest (Tsuga heterophylla). Le couvert était relativement ouvert et dominé par les conifères. Les sites étaient situés à une distance moyenne de 69 m, et jusqu’à 300 m, d’un cours d’eau ou d’un marais; de nombreux sites se trouvaient également à proximité d’endroits dégagés comme des marais, des champs ou des lieux habités. Étant donné que certains sites étaient déjà connus comme des endroits fréquentés par des hiboux, il est possible que les sites choisis aient été biaisés en faveur d’ouvertures créées par l’humain, car les hiboux occupant ces régions sont plus susceptibles d’être découverts par des observateurs occasionnels. Quatre perchoirs sur six se trouvaient dans un thuya géant. Les perchoirs étaient situés à une hauteur variable, mais se trouvaient en moyenne à 25 m au-dessus du sol. Dans le milieu environnant, il y avait peu de végétation arbustive, et celle-ci comprenait principalement le polystic à épées (Polystichummunitum), des mahonias (Mahonia spp.), le salal (Gaultheria shallon) et l’holodisque discolore (Holodiscus discolor).

Dans le Sud de l’île de Vancouver et dans les îles Gulf, Hobbs (comm. pers., 2001) a observé ce hibou au printemps et en été dans divers habitats, y compris les suivants : boisés riverains mixtes, forêt mature, forêt à douglas ouverte âgée de 50 à 60 ans, jeunes forêts denses de douglas et divers endroits décrits comme des boisés bordant des marais, des étangs, d’autres secteurs humides ou des champs. Il a observé des Petits-ducs des montagnes perchés dans des cavités naturelles de feuillus et de douglas. Les oiseaux perchés se tenaient souvent haut dans la couronne de l’arbre. Cooper (comm. pers., 2002) croit que la plupart des petits-ducs de l’île de Vancouver et des basses terres continentales (Lower Mainland) occupent des boisés riverains mixtes, des boisés adjacents à des champs, ainsi que des forêts de conifères ouvertes. Il en a vu dans des forêts ouvertes à douglas et à arbousier d’Amérique dans l’île James, juste à l’est de Sidney.

Au milieu des années 1990, Robertson et al. (2000) ont signalé des perchoirs de Petit-duc des montagnes dans les basses terres continentales et vers le Nord le long de la côte continentale voisine dans le cadre de relevés plus étendus. Les basses terres continentales englobent une région s’étendant à peu près depuis North Vancouver vers le Sud jusqu’à White Rock, et vers l’est jusqu’à Chilliwack. Les hiboux ont souvent été trouvés dans des boisés mixtes de plus de 50 ans, mais de nombreux individus ont également été observés dans une plantation de douglas âgés entre 25 et 30 ans. Les oiseaux perchés se tenaient habituellement près du tronc de l’arbre, toujours dans des conifères, surtout la pruche de l’Ouest et le thuya géant. Les auteurs avaient l’impression que la disponibilité de perchoirs dans des conifères denses était un facteur important pour la survie de l’espèce. Bowles (1917) a également noté que, pendant la journée, cette espèce se tient généralement dans le feuillage foncé de jeunes douglas.

Il semble probable que l’O. k. kennicottii préfère les forêts de feuillus ou les forêts mixtes dans le Sud, là où l’espèce est la mieux connue, mais dans une grande partie de son aire de répartition, cet oiseau fréquente principalement les forêts de conifères (cependant, il peut très bien choisir des feuillus pour se percher et nicher). Selon trois études récentes citées ci-dessous, le Petit-duc des montagnes fréquente en bon nombre les forêts de conifères (Setterington, 1998; Holroyd et al., 2000; Mico etVan Enter, 2000). Selon Hazelwood (comm. pers., 2001), les petits-ducs sont généralement observés dans les forêts de pruches matures à Terrace (Colombie-Britannique).

Lors d’un relevé dans la baie Clayoquot dans l’Ouest de l’île de Vancouver, le Petit-duc des montagnes a été observé dans les trois zones biogéoclimatiques de la zone côtière à pruche de l’Ouest (CWH) qui ont été prospectées (CWHvh1, CWHvm1, CWHvm2Note de bas de page1) (Holroyd et al., 2000). Dans une étude du bassin hydrographique de la rivière Campbell, dans l’Est de l’île de Vancouver, des petits-ducs ont également été signalés dans des forêts à douglas et à pruche de l’Ouest de seconde venue dans la zone côtière de la pruche de l’Ouest (CWHxm1, CWHxm2, CWHvm1Note de bas de page1), mais il a été impossible d’établir les habitats exacts de l’espèce (Mico et Van Enter, 2000). Les cinq zones d’étude étaient dominées par des douglas et des pruches de l’Ouest de seconde venue et renfermaient un plus petit nombre de thuyas géants. À l’un des sites, la pruche de l’Ouest et le sapin gracieux (Abies amabilis) dominaient.

Une étude de trois ans sur l’abondance des hiboux dans la vallée de la Nimpkish, dans le Nord de l’île de Vancouver, indique que le Petit-duc des montagnes est commun dans les forêts conifériennes côtières qui s’y trouvent (Setterington, 1998). L’espèce a été observée dans la forêt dominée par la pruche, le douglas et le thuya géant. Dans les parties de la forêt qui abritaient des Petits-ducs des montagnes, la proportion de feuillus n’était que de 3,7 p. 100 environ, mais ce pourcentage était statistiquement plus élevé que dans les parcelles aléatoires où la proportion de feuillus se situait à environ 1 p. 100. D’après les cartes du couvert forestier, et non d’après des relevés de végétation sur le terrain, les hiboux se trouvaient dans des forêts dont les moyennes des paramètres suivants étaient : surface terrière de 44 m²/ha, peuplement âgé de 128 ans, hauteur de 25 m et fermeture du couvert de 50 p. 100. La surface terrière était plus basse, l’âge de la forêt moins élevé et la fermeture du couvert moindre que dans les parcelles aléatoires.

Aucune de ces études ne visait à trouver des nids, de sorte qu’on ne sait pas quelles essences sont utilisées pour la nidification dans ces parties de la province. La rubrique « Reproduction » de la section « Biologie », plus bas, présente des renseignements sur les arbres utilisés pour nicher.

Trois autres espèces en péril sont observées dans certaines parties de la Colombie-Britannique, dans des habitats largement semblables à ceux de la sous-espèce de la zone côtière du Petit-duc des montagnes, soit l’Autour des palombes de la sous-espèce laingi (Accipiter gentilislaingi), le Guillemot marbré (Brachyramphus marmoratus) et la Chouette tachetée du Nord (Strix occidentalis). Toutefois, ces trois espèces sont souvent observées à des altitudes beaucoup plus élevées que le Petit-duc des montagnes.

Sous-espèce de l’intérieur – Otus kennicottii macfarlanei

En Colombie-Britannique et dans l’Idaho, la sous-espèce de l’intérieur, l’O. k. macfarlanei, est généralement décrite comme un oiseau habitant des régions de feuillus dans le fond des vallées et sur les rives de cours d’eau à basse altitude ainsi que, dans une moindre mesure, des régions urbaines boisées (Cannings et al., 1987; Hayward et Garton, 1988; Campbell et al., 1990; Cannings, 1997; Belthoff, comm. pers., 2001; S. Clow, comm. pers., 2001). La préférence de cet oiseau va souvent à des régions abritant des peupliers de l’Ouest (Populus trichocarpa) (Cannings, 1997; Belthoff, comm. pers., 2001)

Dans neuf sites fréquentés par le Petit-duc des montagnes et étudiés par Cannings (1997), les habitats de nidification étaient soit des forêts de feuillus, soit des forêts mixtes, où des peupliers de l’Ouest matures étaient souvent présents. Les sites abritant des petits-ducs se situaient à une altitude de 360 à 840 m, mais la plupart du temps de moins de 600 m. Ils se trouvaient dans des zones riveraines ou à une distance de ces zones pouvant atteindre 200 m (tous les sites examinés, abritant ou non l’espèce, se trouvaient à une distance maximale de 300 m). Les oiseaux étaient perchés dans des conifères ou des feuillus. Dans la vallée de l’Okanagan, des petits-ducs ont été observés pendant la saison de reproduction dans des habitats légèrement plus humides que ceux décrits ci-dessus, c’est-à-dire dans des zones riveraines possédant des caractéristiques propres aux sites mal drainés, comme des eaux stagnantes et des végétaux palustres (Hobbs, en prép.).

Dans la réserve River of No Return Wilderness, dans l’Idaho, Hayward et Garton (1988) ont étudié les différences dans l’habitat de cinq espèces de strigidés. Le Petit-duc des montagnes était plus susceptible d’être observé dans des endroits où le couvert de feuillus était relativement élevé, et on l’observait généralement dans des creux de la zone d’étude situés à une faible altitude (1 175 m) et où dominaient les feuillus, mais pas dans les forêts conifériennes à douglas ou à pin tordu latifolié (Pinus contorta), qui étaient des types de forêts plus communs. Les mêmes auteurs (Hayward et Garton, 1984) ont examiné les sites utilisés comme perchoir en hiver et au printemps par deux Petits-ducs des montagnes dans la même région. Les oiseaux se perchaient dans des habitats riverains mixtes (feuillus et conifères). En hiver, ils ne se perchaient que dans les conifères, mais après l’apparition des feuilles, ils passaient environ la moitié du temps perchés dans des feuillus. Toutefois, ils s’installaient habituellement près de la tige de l’arbre utilisé comme perchoir. Comme les perchoirs se trouvaient dans des régions où la densité des arbres était relativement grande, les auteurs croient que les sites étaient choisis de façon à servir à la fois d’abri et de protection contre la température.

Tendances en matière d’habitat

Les préoccupations relatives à l’habitat du Petit-duc des montagnes touchent principalement les régions du Sud de l’île de Vancouver et des basses terres continentales. Dans ces deux dernières régions, l’expansion urbaine se poursuit et conduit inévitablement à une diminution du nombre d’habitats forestiers situés à faible altitude (Fraser et al., 1999; Robertson et al., 2000).

Dans l’intérieur de la Colombie-Britannique, la superficie de l’habitat riverain boisé diminue de façon importante. D’après les commentaires présentés dans de nombreuses sources, l’exploitation des zones riveraines pour l’habitation, l’agriculture et l’exploitation forestière peut avoir et a eu une incidence sur la quantité de boisés riverains disponibles en Colombie-Britannique et dans l’Idaho (Cannings et al., 1987; del Hoyo, 1996; Cannings et al., 1998; Belthoff, comm. pers., 2001; S. Clow. comm. pers., 2001). D’après des analyses récentes, environ 87 p. 100 des habitats à bouleau fontinal et 32 p. 100 des habitats à peuplier, préférés par cette espèce, ont disparu dans la vallée de l’Okanagan au cours du siècle dernier (Dyer, comm. pers.).

Cannings et al. (1998) ont montré qu’une grande partie des terres du Sud de l’Okanagan, qui étaient des zones riveraines (ou des prairies) en 1940, avaient été converties en terres agricoles ou en milieu urbain en 1987. Selon leur estimation, en 1987, il ne restait plus que 48 p. 100 de la superficie riveraine de 1940, le reste ayant été altéré. La plus grande partie du territoire transformé avait été convertie en pâturages humides ou en champs agricoles (Cannings et al., 1998). La superficie du territoire dévolue à l’utilisation urbaine s’accroît également.

Protection et propriété des terrains

Dans les parties de l’aire de répartition du Petit-duc des montagnes situées dans les basses terres continentales, dans le Sud de l’île de Vancouver et au cœur de la vallée de l’Okanagan, la plupart des terres sont de propriété privée. Une petite minorité des terres où l’on a observé cet oiseau se trouvent dans des parcs locaux ou régionaux protégés, par exemple, le parc régional Pacific Spirit près de Vancouver, le parc régional Campbell Valley à Langley et le Woodhaven Nature Conservancy à Kelowna. Certains habitats sont protégés dans des parcs provinciaux côtiers comme ceux de Goldstream et de Helliwell, ainsi que dans la réserve du parc national Pacific Rim. La réalisation du projet de parc national dans les îles Gulf protégerait une superficie importante de l’habitat.

Environ 1 721 ha (11 p. 100) d’habitat potentiel pour le Petit-duc des montagnes dans le Sud de l’Okanagan sont situés dans des terres protégées (MWLAP, 2001). Selon les résultats de la même étude, le reste de l’habitat potentiel de l’O. k. macfarlanei comprend 31 p. 100 de terres publiques, 32 p. 100 de terres de réserves indiennes et 26 p. 100 de terres privées. Ces chiffres ne tiennent pas compte des parcs récemment créés dans le Sud de l’Okanagan (p. ex. le parc provincial White Lake Grasslands et le parc provincial South Okanagan Grasslands) qui abritent une superficie importante d’habitats propices.

Il n’y a pas de changement important prévu quant à la propriété des habitats occupés par le Petit-duc des montagnes.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1
  • CWHvh1 = partie sud hypermaritime de la zone côtière à pruche de l’Ouest (entre 0 et 200 m d’altitude),
  • CWHvm1 = partie subalpine maritime très humide de la zone côtière à pruche de l’Ouest (de 0 à 650 m),
  • CWHvm2 = partie alpine maritime très humide de la zone côtière à pruche de l’Ouest (de 650 à 1 000 m, dans le Sud de la Colombie-Britannique).
  • CWHxm = partie alpine très sèche de la zone côtière à pruche de l’Ouest (de 0 à 700 m).

Tiré de : A Field Guide for Site Identification and Interpretation for Vancouver Forest Region, Land Management Handbook #28, Ministry of Forests.

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Biologie

Généralités

Mis à part certains aspects de son régime alimentaire et de ses besoins sur le plan environnemental, le Petit-duc des montagnes n’est pas très bien connu. Il s’agit d’une espèce nocturne, qui s’alimente (Hayward et Garton, 1988) et en général chante seulement la nuit. Il est essentiellement non migrateur en Colombie-Britannique (Campbell et al., 1990). Les couples sont territoriaux tout au long de l’année, et on peut entendre leurs appels à toute période de l’année, à des fréquences variables. Cannings et Angell (2001) fournissent plus d’information sur des sujets comme le comportement social et les vocalisations.

Reproduction

Le Petit-duc des montagnes est probablement monogame, la formation des couples débutant en janvier ou en février (Cannings et Angell, 2001). On pense que la plupart des oiseaux commencent à se reproduire à l’âge d’un an, mais l’âge moyen à la première reproduction n’est pas connu (Cannings et Angell, 2001). D’après les mentions, en Colombie-Britannique, la ponte des œufs s’effectue entre le 17 mars et le 31 mai, et environ la moitié des œufs ont été découverts dans les deux semaines du milieu d’avril, alors que les jeunes ont été observés entre le 19 avril et le 21 août, la moitié d’entre eux ayant été découverts en mai (Campbell et al., 1990). Dans l’Idaho, chez 50 jeunes à l’envol, la date moyenne de départ du nid était le 18 mai (Ellsworth et Belthoff, 1997). L’espèce n’élève qu’une seule nichée, et la femelle pond en moyenne 3,4 œufs dans les régions côtières et le Great Basin en Amérique du Nord (Murray, 1976), mais elle peut pondre de deux à sept œufs (Cannings et Angell, 2001).

Les nids occupent des cavités naturelles dans les arbres ou des nichoirs là où ces derniers sont disponibles, et l’oiseau n’emploie aucun matériau de construction. Des 62 nids signalés par Campbell et al. (1990) en Colombie-Britannique, plus des trois quarts se trouvaient dans des nichoirs, mais parmi les nids restants, 26 p. 100 se trouvaient dans des cavités naturelles d’arbres tels le peuplier de l’Ouest, l’aulne rouge, le douglas, le thuya géant et la pruche de l’Ouest, et 13 p. 100 dans des cavités creusées par le Grand Pic (Dryocopus pileatus) ou le Pic flamboyant (Colaptes auratus). Tous les nids situés dans des cavités naturelles se trouvaient dans des arbres de plus de 25 cm de diamètre à hauteur de poitrine (dhp). Deux nids trouvés à proximité de Victoria occupaient un nichoir installé dans un douglas de 71 cm dhp et un feuillu non identifiable de 35 cm dhp (probablement, un aulne rouge selon Hobbs, comm. pers., 2001). Dans le dernier cas, l’ouverture de la cavité occupée par le nid se trouvait à environ 15 m du sol et mesurait environ 11 cm de diamètre, la cavité étant de 58 cm de haut en bas. Dans la région de l’Okanagan, deux nids ont été trouvés dans des peupliers (Cannings et al., 1987), et Bent (1938) a aussi signalé l’utilisation des peupliers par les deux sous-espèces, l’O. k. macfarlanei et l’O. k.  kennicottii. Dans le Nord-Ouest de l’État de Washington, Bowles (1906) a trouvé des nids généralement dans une cavité naturelle d’un chicot de chêne ou de sapin, mais il a aussi découvert au moins un nid dans un trou creusé par des pics.

Survie

D’après les mentions, l’oiseau le plus âgé découvert à l’état sauvage est un spécimen de la Californie qui avait presque 13 ans (Clapp et al., 1983); dans l’Idaho, un autre a vécu jusqu’à 11 ans (Doremus, dans Cannings et Angell, 2001). Il est probable que la durée de vie moyenne soit beaucoup plus courte en moyenne. Dans l’Idaho, les femelles et les mâles reproducteurs vivent en moyenne 1,73 an et 1,83 an respectivement (Doremus cité dans Cannings et Angell, 2001).

Un bon nombre de Petits-ducs des montagnes meurent à la suite de collisions avec des véhicules motorisés (Hawbecker, 1938; Dorst, comm. pers., 2001; Hobbs, comm. pers., 2001; Holmes, comm. pers., 2001). Campbell et al. (1990) mentionnent plusieurs oiseaux tués sur la route en Colombie-Britannique, ainsi que le long de voies ferrées. Dyer (comm. pers., 2002) signale que quatre petits-ducs ont été tués sur la route dans le Sud de l’Okanagan en 2001, nombre important compte tenu de la faiblesse des effectifs dans cette région.

Déplacements et dispersion

Ellsworth et Belthoff (1997) ont étudié la dispersion des jeunes dans l’Idaho. Ils ont constaté qu’en moyenne les oiseaux parcourent 10,6 km (14,7 km pour les femelles et 5,1 km pour les mâles) vers les sites d’hivernage supposés. Selon les mentions, la distance la plus grande franchie par un oiseau lors de la dispersion est de 36 km.

Alimentation

Le régime alimentaire du Petit-duc des montagnes est extrêmement varié. D’après les observations, il se nourrit de petits mammifères, d’oiseaux, de poissons, de reptiles et d’une grande variété d’insectes et d’autres invertébrés (Ross, 1969; Earhart et Johnson, 1970; Brown et al., 1986; Johnsgard,1988; Marti et al., 1993). À certains endroits, son régime semble se composer d’une combinaison de taxons, tandis que d’autres individus, selon la saison, semblent se spécialiser dans la nourriture la plus facile à obtenir.

Dans la zone côtière de la Colombie-Britannique, on a observé que l’espèce se nourrit de poissons, d’oiseaux, de coléoptères, de lépidoptères et d’autres insectes (Munro, 1929; Guiguet, 1949; Ryder, 1973, cité dans Cannings et Angell, 2001; Hazelwood, 1994), tandis que dans l’intérieur, on a trouvé un oiseau qui avait mangé des grillons et une chenille (Cannings, 1987) et un autre, un Pic flamboyant (Colaptes auratus) (Munro, 1929). Il n’y a aucun doute que le Petit-duc des montagnes consomme des petits mammifères en Colombie-Britannique, car dans une étude menée dans l’Idaho, on a trouvé que son régime était composé presque exclusivement de mammifères (Marks et Marks, 1981).

Interactions interspécifiques (prédation)

Le Grand-duc d’Amérique (Bubo virginianus), la Chouette tachetée, la Chouette rayée (Strix varia) et le raton laveur (Procyon lotor) sont tous des prédateurs du Petit-duc des montagnes (Johnsgard, 1988; Cannings et Angell, 2001). Jusqu’à une publication aussi récente que celle de Johnsgard (1988), il n’y avait pas de mention de Chouette rayée ayant mangé un Petit-duc des montagnes, mais de plus en plus d’indications, surtout anecdotiques, montrent de façon convaincante que la prédation par la Chouette rayée pourrait être fréquente. Ryder (comm. pers. par l’entremise de Clulow, 2001) a observé une Chouette rayée mangeant un Petit-duc des montagnes dans la région de Langley. Des ornithologues amateurs ont également vu des Chouettes rayées s’approcher au vol silencieusement à l’audition d’une bande enregistrée de cris de Petit-duc des montagnes (Levesque, 2000; Hobbs, comm. pers., 2001; Clulow, comm. pers., 2001; Darling, comm. pers., 2002) ou voler directement vers un Petit-duc des montagnes ou vers une enregistreuse faisant entendre l’appel d’un petit-duc (Levesque, 2000; Acker, comm. pers., 2001; Darling, comm. pers., 2002). Ce n’est que récemment que la Chouette rayée s’est établie en Colombie-Britannique et est devenue un nouveau prédateur pour le Petit-duc des montagnes dans de nombreuses parties de son aire de répartition. La Chouette rayée est arrivée dans le Nord-Est de la Colombie-Britannique il y a environ 50 ans à la suite d’une expansion naturelle de son aire de répartition et elle a atteint la zone côtière vers le milieu des années 1960 (Campbell et al., 1990). Elle n’est devenue commune dans le Sud-Ouest de la Colombie-Britannique que dans les années 1980 (Dunbar et al., 1991). D’autres renseignements sur les interactions entre la Chouette rayée et le Petit-duc des montagnes sont présentés plus bas à la section « Facteurs limitatifs et menaces ».

Adaptabilité

Le Petit-duc des montagnes est adaptable en ce sens qu’il adopte facilement les nichoirs (Campbell et al., 1990; Doremus, comm. pers., 2001). De plus, il semble probable que cette espèce s’adapte très facilement à des aliments variés, puisqu’elle paraît se nourrir de presque toute proie vivante de taille appropriée. Cependant, son utilisation des habitats pourrait bien être quelque peu restreinte, car en l’absence de nichoirs elle a besoin d’arbres suffisamment gros pour contenir une cavité pouvant lui servir de nid.

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Taille et tendances des populations

Les estimations des populations de Petits-ducs des montagnes sont pratiquement inexistantes, et celles qu’on possède ne sont que des hypothèses bien fondées. Comme le Petit-duc des montagnes est une espèce nocturne de petite taille, il n’est pas observé souvent ni particulièrement facile à trouver. Les descriptions relatives à l’abondance de l’espèce varient. Dès les premières descriptions, Bowles (1906 et 1917) décrit l’espèce d’abord comme étant commune de façon acceptable dans le Nord-Ouest de l’État de Washington, puis comme étant loin d’être commune. À partir de discussions avec des ornithologues tenues dans les années 1970, les populations de petits-ducs de la Colombie-Britannique ont été décrites comme étant d’une abondance faible à modérée et stable (Fyfe, 1976). Des analyses plus récentes de l’abondance du Petit-duc des montagnes au Canada sont présentées dans le précédent rapport du COSEPAC (Kirk, 1994), ainsi que dans Kirk et al. (1995), Campbell et al. (1990) et Kirk et Hyslop (1998). Dans ces diverses sources, la seule estimation de la population canadienne pour l’ensemble de l’espèce est une hypothèse bien fondée de 1 000 à 2 000 couples présentée dans Kirk et al. (1995). Selon Cannings (1997), il y avait moins de 20 O. k. macfarlanei dans la vallée de l’Okanagan en 1996, et Fraser et al. (1999) ont évalué à moins de 3 000 le nombre de petits-ducs dans la partie Sud de l’île de Vancouver et dans les îles Gulf (= O. k. « saturatus »).

Le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS, pour Breeding Bird Survey) et le Recensement des oiseaux de Noël (RON) sont des sources potentielles d’information sur les tendances des populations, mais ils ne sont pas tellement utiles à cette fin dans le cas du Petit-duc des montagnes. Le BBS, activité réalisée de jour par des bénévoles dans l’ensemble de l’Amérique du Nord, n’a qu’une valeur restreinte pour l’évaluation des populations d’espèces nocturnes. Le Petit-duc des montagnes a été observé sur neuf parcours entre 1966 et 1977, et sur huit autres entre 1978 et 1983, mais l’augmentation observée dans ces données n’est pas statistiquement significative parce que le nombre de mentions est trop petit (Kirk, 1994). Downes et al. (2001) demeurent d’avis que les données provenant des relevés du BBS effectués au Canada ne sont pas suffisantes pour permettre une analyse statistique concernant cette espèce. Le Recensement des oiseaux de Noël (RON) est plus susceptible de faire ressortir des tendances, car certains participants font des relevés nocturnes afin de répertorier les hiboux dans leur région. Selon Kirk et al. (1995), il y aurait eu une tendance positive importante dans la population du Petit-duc des montagnes à l’échelle du continent entre 1959 et 1988, mais Kirk (1994) émet l’hypothèse que cette tendance pourrait être attribuable à l’augmentation du nombre d’observateurs de hiboux plutôt qu’à une augmentation réelle de la population. En outre, le compilateur des résultats du Recensement des oiseaux de Noël pour la région de White Rock (Colombie-Britannique) souligne à quel point la présence d’un seul observateur de hiboux enthousiaste lors du recensement a donné lieu à une différence importante quant au nombre de hiboux repérés (Mackenzie, comm. pers., 2001). L’examen des résultats de deux recensements effectués dans le Sud-Ouest de la Colombie-Britannique (Ladner et Vancouver) indique que le nombre d’oiseaux observés en Colombie-Britannique dans le cadre du RON canadien est probablement trop petit pour permettre une analyse (BirdSource).

Deux autres sources d’information pourraient faciliter la description des populations à l’avenir. D’abord, le nouveau relevé des hiboux nocturnes de Colombie-Britannique entrepris par Études d’oiseaux Canada en 2000 pourrait devenir une activité importante pour la détermination des tendances des populations de hiboux, mais il est encore trop récent pour être utile à cette fin. Ensuite, ceux qui font des relevés de Chouettes tachetées pour le British Columbia Ministry of Environment, Lands and Parks ont répertorié tous les hiboux observés pendant leurs relevés dans le Sud-Ouest de la Colombie-Britannique. Comme les données recueillies couvrent une période d’une dizaine d’années, il serait peut-être possible de se faire une idée des tendances des populations du Petit-duc des montagnes s’il y a suffisamment de mentions se rapportant à cette espèce.

Dans l’ensemble des États-Unis (White, 1994) et plus particulièrement dans l’Idaho (Belthoff, comm. pers., 2001; Doremus, comm. pers., 2001; Hayward, comm. pers., 2001), les populations de Petits-ducs des montagnes ont été décrites comme étant stables ou probablement stables.

Sous-espèce de la zone côtière – Otus kennicottii kennicottii

Dans l’atlas des oiseaux de la Colombie-Britannique, Campbell et al. (1990) ont rassemblé au total 1 377 mentions historiques et récentes se rapportant aux deux sous-espèces de Petit-duc des montagnes. Ils considèrent l’O. k. kennicottii comme un oiseau peu commun à relativement commun dans la partie Sud de la côte et dans l’île de Vancouver, et comme un oiseau rare à peu commun dans le Nord de la partie continentale. De nombreuses mentions anecdotiques et quelques mentions décrites ci-dessous aident à éclaircir les faits relatifs à l’abondance de la sous-espèce de la zone côtière.

Selon trois études récentes menées dans l’île de Vancouver, cette sous-espèce est encore relativement commune dans les habitats propices des régions inhabitées de l’île (Setterington, 1998; Holroyd et al., 2000; Mico et Van Enter, 2000). Lors des relevés de hiboux menés dans la vallée de la Nimpkish, qui couvraient d’après les estimations environ 14  p. 100 de la superficie du bassin hydrographique (approximativement 26 000 ha, mais tous à basse altitude), on a observé annuellement entre 61 et 102 Petits-ducs des montagnes de 1995 à 1997 (Setterington,1998). Parmi les cinq espèces de hiboux observées, le Petit-duc des montagnes était l’espèce la plus commune. Dans la baie Clayoquot, le Petit-duc des montagnes était aussi l’espèce la plus commune des cinq espèces de hiboux aperçues lors de relevés effectués à cet endroit pendant la saison de reproduction (Holroyd et al., 2000). Dans l’étude réalisée dans le bassin hydrographique de la rivière Campbell, le Petit-duc des montagnes se classait au second rang sur quatre, après la Petite Nyctale (Aegolius acadicus) (Mico et Van Enter, 2000). Les auteurs ont noté la présence du Petit-duc des montagnes dans 16 des 60 sites et dans les cinq sites visés par l’étude. Dans une étude de portée indéterminée menée dans la réserve du parc national Pacific Rim à une date inconnue, on a répertorié des petits-ducs tous les mois et observé jusqu’à huit petits-ducs en janvier (Holmes, comm. pers., 2001).  

Contrairement à la situation dans l’Ouest et le Nord de l’île de Vancouver, cette sous-espèce semble avoir subi un déclin au cours des 20 dernières années dans la partie Sud-Est de l’île de Vancouver, depuis Victoria jusqu’à Nanaimo, et dans les basses terres continentales. À cet endroit, les chercheurs et les ornithologues amateurs affirment presque tous que pendant la dernière ou les deux dernières décennies, la situation de l’espèce a changé, passant du statut de commune à raisonnablement commune à celui de très peu commune ou disparue localement. C’est le cas sur le campus de la University of Victoria, où l’on observait 13 couples en 1979, alors qu’il n’y en a plus aucun à l’heure actuelle (Levesque, 2000; Fraser, comm. pers., 2001). Cette sous-espèce est maintenant absente à six autres endroits qu’elle occupait au début des années 1980 dans la région de Victoria (Fraser, comm. pers., 2001). De plus, Hobbs (comm. pers., 2001) observe encore des Petits-ducs des montagnes dans le Sud de l’île de Vancouver (il connaît au moins 18 endroits où l’espèce est présente), mais il pense que la population baisse rapidement et il connaît des endroits où l’espèce, autrefois présente, n’est plus observée. Fraser (comm. pers., 2001) affirme aussi qu’au Sud de Nanaimo, dans un endroit où il a effectué des relevés de hiboux entre 1987 et 1998, la situation du Petit-duc des montagnes a changé, passant de celle de hibou le plus communément observé à celle d’espèce rarement aperçue. Un déclin similaire semble s’être produit dans l’île Newcastle (près de Nanaimo) où l’espèce n’a pas été observée depuis cinq ans, et dans les îles Gulf (Fraser, comm. pers., 2001). Dans la région de Duncan, Aldcroft (comm. pers., 2001) pense aussi que le Petit-duc des montagnes est moins abondant dans le secteur qu’il connaît bien; en 1984, il considérait que cet oiseau était commun, mais il n’en a entendu aucun pendant les trois dernières années malgré des recherches régulières.

Darling (comm. pers., 2001) a également étudié les hiboux dans le Sud-Est de l’île de Vancouver. Elle a recueilli 623 mentions historiques de petits-ducs dans la zone côtière à douglas qui s’étend sur une étroite bande le long de la côte est de l’île, à peu près depuis l’île Denman jusqu’à la pointe Sud de l’île de Vancouver. Ces données englobent des mentions signalant la présence de plusieurs hiboux au même endroit, de même que des mentions du même hibou observé à des dates différentes. Elle a également effectué un relevé des hiboux en 1998 et recueilli 43 mentions, bien que certaines d’entre elles consistent en des observations effectuées au même endroit à des dates différentes. Elle n’a pas pu analyser ces données en détail, mais elle a constaté que l’espèce n’était plus présente dans bien des régions, en particulier dans les paysages urbains et suburbains où l’on avait déjà observé des Petits-ducs des montagnes (Darling, comm. pers., 2001).

Dans les basses terres continentales, on a aussi observé un déclin des effectifs de Petits-ducs des montagnes. Toochin (comm. pers., 2001) pense qu’il ne reste plus que 10 couples connus dans la région métropolitaine de Vancouver et que le déclin des effectifs a commencé à la fin des années 1980. En outre, comme on l’a mentionné précédemment, cette sous-espèce n’est plus présente dans le parc régional Campbell Valley où elle a déjà été observée (Mackenzie, comm. pers., 2001). D’après Mackenzie, cette sous-espèce est très rare et peut-être disparue dans la région de White Rock, couverte par le Recensement des oiseaux de Noël. À Burnaby, Clulow (comm. pers., 2001) affirme que la population de Petit-duc des montagnes a subi un déclin allant presque jusqu’à sa disparition. Dans un parc de Burnaby, il connaissait trois territoires de petits-ducs qui sont inoccupés depuis trois ans, et la sous-espèce n’est plus présente à l’échelle locale dans d’autres secteurs. De plus, des petits-ducs des montagnes qui fréquentaient régulièrement les bien-fonds en dotation de la University of British Colombia à Vancouver n’ont pas été observés depuis quelques années (Cannings, comm. pers., 2001). Enfin, dans la région de White Rock, couverte par le Recensement des oiseaux de Noël, où les activités d’observation des hiboux ont été relativement constantes depuis 1982, on n’a pas trouvé de petit-duc depuis 1996 (Mackenzie, comm. pers., 2001). Entre 1982 et 1996, l’intervalle le plus long entre deux mentions de petits-ducs a été de deux ans. Ces résultats sont un peu contredits par ceux obtenus par Robertson et al. (2000), qui ont mené des relevés de Petits-ducs de montagnes dans 26 régions des basses terres continentales et de la côte au Nord de cette région. Ces chercheurs ont trouvé des Petits-ducs des montagnes dans 42 p. 100 de leurs relevés, alors que les sites prospectés n’avaient même pas été choisis en tenant compte de leur qualité en tant qu’habitat pour le petit-duc.

L’O. k. kennicottii peut donc être décrit comme une sous-espèce relativement commune et peut-être stable dans la majeure partie de la zone côtière, en particulier dans l’île de Vancouver en s’éloignant de la côte Sud-Est. Cependant, le long de la côte de l’extrême Sud-Est de l’île de Vancouver et dans la portion Sud-Ouest de la partie continentale, les populations semblent faibles et probablement en déclin. La situation de la sous-espèce est peu connue en bordure de la longue bande de la partie Nord de la côte continentale jusqu’à la frontière de l’Alaska, mais elle est apparemment très rare aux alentours de la vallée de la Kitimat (Horwood, comm. pers., 2001).

Selon les estimations, la population totale d’O. k. kennicottii en Colombie-Britannique se situerait entre 3 000 et 10 000 individus. L’estimation la plus élevée est fondée sur le fait qu’il y a une grande superficie d’habitat disponible dans l’île de Vancouver et dans la partie Nord de la côte continentale, et qu’en plus, la sous-espèce semble commune dans la plus grande partie de cette région. Dans l’étude de la vallée de la Nimpkish, Setterington (1998) estime que les recenseurs de hiboux n’ont couvert que 14 p. 100 de la vallée et y ont observé une centaine de hiboux (mais les parcours situés à basse altitude ont peut-être couvert la majeure partie de l’habitat propice pour le petit-duc dans la vallée; Matkoski, comm. pers.). De plus, même si la sous-espèce est peu commune dans la plus grande partie de la côte continentale, comme le pensent Campbell et al. (1990), ces observations témoignent peut-être de la présence de plusieurs milliers de hiboux, étant donné la grande superficie d’habitat disponible. En outre, l’abondance du Petit-duc des montagnes dans les zones d’étude est probablement sous-estimée, car cet oiseau ne répond pas toujours aux appels sur bande enregistrée et ne crient pas toujours spontanément. Par exemple, dans la vallée de la Nimpkish, les recenseurs ont trouvé des petits-ducs dans 18 p. 100 des sites en 1995, année où les sites ont été visités deux fois et ils en ont découvert dans 30 p. 100 des sites en 1996, année où ils ont effectué cinq visites à chaque endroit. Mico et Van Enter (2000), qui ont signalé 16 petits-ducs dans leur étude s’étendant sur une saison, ont visité chaque site trois fois mais n’ont jamais obtenu de réponse à plus d’une visite. Enfin, Cannings (1997) a dû retourner quatre fois dans un site connu comme un endroit fréquenté par des petit-ducs avant d’obtenir une réponse.

Par ailleurs, l’estimation la plus faible, soit 3 000 individus, tient compte du fait que la population est en déclin dans le Sud et peut-être aussi à un degré moindre, mais inconnu, plus au Nord. Il est certain que les grandes superficies de jeunes forêts équiennes denses créées à la suite des coupes forestières à blanc pratiquées pendant les dernières décennies a amoindri la qualité de l’habitat pour cette espèce dans la zone côtière de la Colombie-Britannique.

Sous-espèce de l’intérieur – Otus kennicottii macfarlanei

Campbell et al. (1990) décrivent l’O. k. macfarlanei comme étant rare à peu commun et présent localement dans le centre-Sud de l’intérieur, ainsi que comme étant très rare dans l’Ouest et l’Est des Kootenays. Cannings et al. (1987) ont fourni une description similaire des effectifs de l’intérieur de la Colombie-Britannique; ils partagent l’avis de Munro et Cowan (1949) qui ont affirmé, dans les années 1940, que cette sous-espèce, autrefois plus commune dans le Sud que dans le Nord (Okanagan), était devenue rare partout.

Le seul relevé exhaustif de l’O. k. macfarlanei au Canada a été réalisé par Cannings (1997). Dans tout l’habitat propice de l’intérieur, il a effectué des relevés dans 250 sites (la plupart du temps une seule fois) au printemps ou à l’automne de 1996, et il n’a trouvé que 13 sites abritant des Petits-ducs des montagnes. Douze de ces sites se trouvaient dans la vallée de l’Okanagan, dont huit au Sud de Penticton et quatre entre Penticton et Kelowna. Le treizième site se trouvait le long de la rivière Granby au nord de Grand Forks, juste à l’extérieur de la vallée de l’Okanagan. Il a conclu que la sous-espèce de l’intérieur semblait occuper surtout la vallée de l’Okanagan, mais il pensait qu’il était encore possible qu’il y ait un petit nombre d’oiseaux dans les régions de Nicola, de Thompson et de Kootenay. Depuis cette étude menée en 1996, quelques nouveaux sites abritant des petits-ducs ont été découverts dans la vallée de l’Okanagan – il y a maintenant huit localités connues près de Kelowna (Charlesworth, comm. pers. 2001; Hobbs, comm. pers., 2001). Ce ne sont peut-être pas tous des sites de reproduction. Parmi les autres mentions de petits-ducs provenant de cette région figurent 13 petits-ducs tués par des véhicules automobiles, puis envoyés au centre de réhabilitation des hiboux de South Okanagan entre 1980 et 2000 (Hobbs, comm. pers., 2001).

À l’extérieur de la région de l’Okanagan, l’O. k. macfarlanei continue d’être considéré comme rare à très rare, et aucun cas de reproduction n’a jamais été documenté (Beaucher, comm. pers., 2001; Clow, comm. pers., 2001; Howie, comm. pers., 2001; Wege, comm. pers., 2001) (tableau 1). Un bon nombre des oiseaux observés en dehors de la région de l’Okanagan sont considérés comme des oiseaux non reproducteurs en dispersion, car certaines de ces observations ont été faites en dehors de la saison de reproduction (R. Cannings, comm. pers., 2001). Si c’est le cas, il semble probable que certains petits-ducs puissent venir de l’Idaho ou de l’État de Washington, qui sont plus près des lieux de ces observations que la vallée de l’Okanagan. À l’ouest et au nord de l’Okanagan (dans une région grossièrement délimitée par Spences Bridge, Merritt, le lac Shuswap et Clearwater), Howie (comm. pers., 2001) ne connaît aucune mention confirmée depuis 1988, mais on compte quatre spécimens dans les années 1980 pour la partie sud de cette région. Il y a également eu des mentions non confirmées de cette sous-espèce dans les régions de Little Fort et de Celista pour les cinq dernières années. Howie (comm. pers., 2001) pense que cet oiseau est très rare et n’a probablement jamais été très commun, mais des mentions anecdotiques laissent croire que la sous-espèce pourrait avoir subi un déclin au cours des trois ou quatre dernières décennies. Par ailleurs, il signale l’existence de nombreux bassins hydrographiques éloignés qui n’ont pas été prospectés et où l’oiseau pourrait être présent.

Tableau 1. Observations récentes (postérieures à 1980) du Petit-duc des montagnes, O. k. macfarlanei, au Canada, à l’est de la vallée de l’Okanagan.
Les endroits sont notés de l’ouest vers l’est, selon la ville ou le point de repère le plus proche du lieu d’observation. Chaque mention se rapporte à un seul oiseau, à moins d’indication contraire. L’absence de date signifie que la source est une communication personnelle faite en 2001.
EndroitDateCommentairesSource
Rivière Granby, au nord de Grand Forks (Colombie-Britannique)Printemps et été 1996entendu durant les deux saisonsCannings, 1997
Robson (Colombie-Britannique)23 janvier 2001vuE. Beynon
Castlegar (Colombie-Britannique)Avril-mai, chaque année, sauf en 2001trois à quatre endroits, surtout entenduS. Clow
Wynndel (Colombie-Britannique)22 février 1998vu et entendu pendant deux semainesM-A. Beaucher
Aire de gestion de la faune de Creston Valley (Colombie-Britannique)24 décembre 2000vuM-A. Beaucher
Parc national des Lacs-Waterton (Alberta)Juin  2001entendu, non confirméC. Smith
Collines Cypress (Saskatchewan)Printemps 1992entenduSmith, 1996
Collines Cypress (Saskatchewan)Printemps 1994entenduSmith, 1996

Les effectifs de l’O. k. macfarlanei peuvent donc être considérés comme très faibles et concentrés dans la vallée de l’Okanagan, et l’on peut continuer de décrire cette sous-espèce comme étant rare ou très rare. De plus, il y a peut-être rétrécissement de son aire de répartition. Les effectifs sont difficiles à évaluer, mais seraient d’au moins 50 individus ou, plus probablement, de quelques centaines, car il se pourrait très bien qu’on ne connaisse pas tous les endroits qui l’abritent.

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Facteurs limitatifs et menaces

Les facteurs qui limitent les populations ont été peu étudiés (Cannings et Angell, 2001), mais on peut avoir une idée de certains facteurs importants. Par exemple, la disponibilité de cavités convenant à la nidification doit avoir une incidence sur la capacité du Petit-duc des montagnes de se reproduire avec succès, cet oiseau utilisant toutefois facilement les nichoirs qui lui sont fournis (Deal, comm. pers., 2001; Doremus, comm. pers., 2001). On a avancé que les activités forestières ont une incidence négative sur l’habitat du petit-duc autant à cause de la perte d’habitat due à la récolte du bois qu’à cause de l’enlèvement des arbres morts et des chicots susceptibles d’abriter des cavités pour les nids (Darling, comm. pers., 2001; Fraser, comm. pers., 2001). Toutefois, la relation entre le Petit-duc des montagnes et les activités d’exploitation forestière n’a pas encore été étudiée. À l’instar de l’exploitation forestière, les feux de forêts pourraient aussi entraîner des pertes temporaires d’habitat pour les populations de l’intérieur (Hayward, comm. pers., 2001).

La perte d’habitat, tant dans la partie sud de la zone côtière qu’à l’intérieur de la Colombie-Britannique, constitue une menace, comme il a été mentionné plus haut sous la rubrique « Tendances en matière d’habitat ». Cette menace est particulièrement préoccupante dans le cas de l’O. k. macfarlanei, qui occupe une portion du pays beaucoup plus petite que celle qui abrite la population de la zone côtière et qui se tient surtout dans des habitats riverains dont la superficie diminue à cause de leur valeur pour l’exploitation, l’agriculture et les activités forestières. Le MWLAP (2001) évalue à environ 15 600 ha la superficie de l’habitat propice à cette sous-espèce dans le Sud de l’Okanagan. Cannings (comm. pers., 2001) pense qu’il faudrait doubler cette estimation pour inclure tout l’habitat convenant à l’O. k. macfarlanei au Canada.

Presque toutes les observations anecdotiques provenant des basses terres continentales et du Sud-Est de l’île de Vancouver, de même que deux autres provenant de l’État de Washington, font état de la prédation par la Chouette rayée comme cause probable du déclin du Petit-duc des montagnes, ou indiquent à tout le moins que l’augmentation du nombre de Chouettes rayées s’accompagne d’une diminution du nombre de Petits-ducs des montagnes (Acker, comm. pers., 2001; Aldcroft, comm. pers., 2001; Clulow, comm. pers., 2001; Fraser, comm. pers., 2001; Hobbs, comm. pers., 2001; Ryder par l’entremise de Mackenzie, comm. pers., 2001; Toochin, comm. pers., 2001). Comme il a été mentionné, la Chouette rayée n’est devenue commune en Colombie-Britannique que dans les dernières décennies, à mesure que l’espèce s’est répandue vers le Sud-Ouest dans des régions qu’elle n’avait jamais occupées auparavant. Fraser (comm. pers., 2001) émet l’hypothèse que la Chouette rayée et le Grand-duc d’Amérique prospèrent particulièrement bien dans le Sud-Est de l’île de Vancouver à cause de l’introduction et de l’établissement de petits mammifères de l’Est pouvant leur servir de nourriture. L’écureuil gris (Sciurus carolinensis) et le lapin à queue blanche (Sylvilagus floridanus) sont deux espèces qui se sont bien établies ces dernières décennies dans de grandes parties du Sud-Est de l’île de Vancouver et des basses terres continentales, mais qui ne sont présentes nulle part ailleurs dans la province en nombre important (Nagorsen, en prép.).

On ne sait absolument pas si la Chouette rayée a une incidence négative sur les populations du Petit-duc des montagnes en dehors de la partie sud de la zone côtière de la Colombie-Britannique, mais il est certain que la Chouette rayée est présente et raisonnablement commune dans ces parties de l’aire de répartition du petit-duc. Par exemple, dans l’étude de la vallée de la Nimpkish, on a recensé entre 19 et 27 Chouettes rayées au cours des relevés menés pendant une saison (Setterington, 1998) et, dans le bassin hydrographique de la rivière Campbell,
16 p. 100 des hiboux observés étaient des Chouettes rayées (contre 28 p. 100 pour le Petit-duc des montagnes) (Mico et Van Enter, 2000).

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Importance de l'espèce

Le Petit-duc des montagnes est considéré comme une espèce indicatrice d’écosystèmes riverains en santé dans la majeure partie de son aire de répartition. Étant donné qu’il a besoin de vieux arbres pouvant lui servir de perchoir et lui fournir des cavités pour nicher et qu’il occupe une position proche du sommet des chaînes alimentaires, cet oiseau constitue une espèce parapluie idéale pour les plans de conservation visant plusieurs espèces.

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Protection actuelle et autres désignations

N’étant pas migrateur, le Petit-duc des montagnes ne figure pas dans la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs. À l’échelon provincial, tout comme la plupart des autres oiseaux, le Petit-duc des montagnes est protégé en vertu de la Wildlife Act de la Colombie-Britannique. Il est ainsi interdit de prendre, de perturber ou de détruire les oiseaux ainsi que leurs nids et leurs œufs. Les personnes travaillant dans les bois pour l’exploitation forestière ont droit à des exemptions spéciales. Le Petit-duc des montagnes bénéficie d’une certaine protection naturelle contre les persécutions directes à cause de sa petite taille et de son activité nocturne.

Le Petit-duc des montagnes n’est pas une espèce listée ni candidate en vertu de la Endangered Species Act des États-Unis et ne figure pas non plus sur la liste rouge de l’UICN, bien que tous les hiboux (Strigiformes) soient inscrits en tant que groupe à l’Annexe II de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction). Les espèces mentionnées dans l’Annexe II ne sont pas nécessairement en voie de disparition, mais elles pourraient le devenir en l’absence d’une bonne réglementation du commerce.

Les cotes ci-dessous ont été attribuées à l’espèce ou aux sous-espèces au moyen du Biological and Conservation Data System élaboré par The Nature Conservancy (BCCDC, 2001; Nature Serve, 2001) et correspondent aux définitions suivantes :

  1. Sévèrement en péril à cause de son extrême rareté (5 occurrences restantes ou moins, ou très peu d’individus restants) ou à cause de certains facteurs qui en font une espèce particulièrement menacée de disparition de la province ou de la Terre.
  2. En péril à cause de sa rareté (en général de 6 à 20 occurrences restantes, ou peu d’individus restants) ou à cause de certains facteurs qui en font une espèce menacée de disparition de la province ou de la Terre.
  3. Rare ou peu commune (en général de 21 à 100 occurrences); peut être affectée par des perturbations à grande échelle; p. ex. peut avoir subi des pertes importantes dans les populations périphériques.
  4. Fréquente à commune (plus de 100 occurrences); apparemment non en péril, mais peut avoir une aire de répartition limitée; ou menaces futures pressenties.
  5. Commune à très commune; manifestement non en péril et ne peut essentiellement pas disparaître dans les conditions actuelles.
  • International : G5
  • National (Canada) : N4
  • National (É.-U.) : N5
  • Provinces et États (du nord au sud) :
    • Alaska - S3?B
    • Colombie-Britannique - S4
    • Saskatchewan - S1B, S1N
    • Washington - S5
    • Idaho - S4
    • Montana - S3S4
    • Oregon -S4?
    • Wyoming - S2
    • Californie - S?
    • Nevada - S4
    • Utah - S3S4
    • Colorado - S4B
    • Kansas - S1
    • Arizona - S5
    • Nouveau-Mexique - S4B S4N
    • Texas - S4

    Il est à noter que dans tous les États et toutes les provinces où la cote de l’espèce est S2 ou S1, l’espèce se trouve en périphérie de son aire de répartition.

    Otus kennicottii macfarlanei : T4 pour la totalité de la sous-espèce; Colombie-Britannique - S1 (donc sur la liste rouge)

    Otus kennicottii kennicottii : totalité de la sous-espèce non listée (T?); Colombie-Britannique - S4

En vertu de la Wildlife Act de la Colombie-Britannique, l’espèce n’est pas considérée comme en voie de disparition ou menacée, bien que les espèces ou sous-espèces inscrites sur la liste rouge soient des taxons qui pourraient être plus précisément mentionnés dans la Loi. Si l’espèce y était expressément inscrite comme espèce en voie de disparition ou menacée, elle ne serait pas mieux protégée (bien que les amendes soient plus élevées et la sensibilisation plus grande en pareil cas). Elle n’est considérée comme une espèce en péril (en voie de disparition, menacée, vulnérable ou autres termes similaires) dans aucun État du Nord des États-Unis (Alaska, Washington, Idaho, Oregon, Montana et Wyoming).

On traite plus haut de l’ampleur de la protection des habitats de l’espèce offerte par les parcs à la section « Habitat », sous la rubrique « Protection et propriété des terrains ».

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Sommaire du rapport de situation

Dans le présent rapport, le Petit-duc des montagnes est divisé en deux populations, l’Otus kennicottii kennicottii et l’Otus kennicottii macfarlanei, constituant deux sous-espèces distinctes dont les aires de répartition au Canada ne se chevauchent pas. L’O. k. kennicottii occupe une grande portion de la zone côtière de la Colombie-Britannique et compte plusieurs milliers d’individus. L’abondance de cette sous-espèce dans la portion nord de la zone côtière est peu connue, mais l’oiseau semble relativement commun à basse altitude dans une grande partie de l’île de Vancouver. Les tendances de la population sont inconnues dans ces régions. Dans le Sud-Est de l’île de Vancouver et la région des basses terres continentales, les effectifs semblent diminuer rapidement, surtout d’après de fortes indications anecdotiques. On pense que ce déclin apparent est attribuable à l’établissement récent dans le Sud de la Colombie-Britannique de la Chouette rayée, un des prédateurs du Petit-duc des montagnes. L’expansion urbaine et les pratiques forestières peuvent également avoir réduit la superficie d’habitat disponible. Si les déclins des effectifs sont principalement dus à la présence de la Chouette rayée, il sera difficile de renverser la tendance.

L’O. k. macfarlanei est présent dans l’intérieur de la Colombie-Britannique, surtout dans la vallée de l’Okanagan. Cette sous-espèce a probablement toujours été peu commune ou rare en Colombie-Britannique, mais il est actuellement reconnu que la population est très petite d’après un relevé récent. On pense que la population compte seulement quelques centaines d’individus ou, dans le pire des scénarios, moins d’une centaine d’individus. Elle diminuerait, à un rythme inconnu, à cause de la perte d’habitat. Les habitats riverains et autres habitats à basse altitude que préfère le Petit-duc des montagnes sont exploités assez rapidement pour l’habitation et l’agriculture dans la région de l’Okanagan. On pourrait peut-être freiner le déclin de la population en protégeant certains habitats propices contre l’exploitation.

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Résumé technique - sous-espèce kennicottii

Otus kennicottii kennicottii

Petit-duc des montagnes - sous-espèce kennicottiiWestern Screech-owl, kennicottii subspecies

Répartition au Canada :

Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km²)

Environ 200 000 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion ou inconnue).

Probablement stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Non

Zone d’occupation (km²)

Environ 50 000 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion ou inconnue).

En déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Non

Nombre d’emplacements existants

sans objet (s.o.)

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

s.o.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

s.o.

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

En déclin

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.)

2-3 ans

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles)

3 000-10 000

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures (en déclin, stable, en croissance ou inconnue)

Lent déclin

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

On ne sait pas.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Non

Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

-

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

-

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

-

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Prédation par la Chouette rayée.
  • Perte d’habitat due à l’exploitation et à l’agriculture.
  • Perte possible d’arbres abritant des cavités pour la nidification, associée à l’exploitation forestière.

Effet d’une immigration de source externe

Modéré

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?

Oui

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

En déclin

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Oui, mais restreinte à cause de la nature non migratrice de l’espèce.

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre à l’endroit en question?

Limitation possible due à la présence de Chouettes rayées.

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question?

Limitation due à la perte d’habitat.

Analyse quantitative

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Résumé technique - sous-espèce macfarlanei

Otus kennicottii macfarlanei

Petit-duc des montagnes - sous-espèce macfarlaneiWestern Screech-owl, macfarlanei subspecies

Répartition au Canada :

Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km²)

Environ22 000 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion ou inconnue).

Stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Non

Zone d’occupation (km²)

Environ 100 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion ou inconnue).

En déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Non

Nombre d’emplacements existants

On ne sait pas (minimum ~25)

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Possible déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

Non

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

En déclin

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.)

2 à 3 ans

Nombre d’individus matures (reproducteurs)au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles)

50-200

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures (en déclin, stable, en croissance ou inconnue)

En déclin

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

On ne sait pas.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Non

Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

-

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

-

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

-

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Perte d’habitat due à l’exploitation et à l’agriculture.
  • Perte possible d’arbres abritant des cavités pour la nidification, associée à l’exploitation forestière.

Effet d’une immigration de source externe

Modéré

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?

Oui

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

Probablement stable ou lente diminution.

Une immigration a–t-elle été constatée ou est-elle possible?

Oui, mais restreinte à cause de la nature non migratrice de l’espèce.

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre à l’endroit en question?

Oui

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question?

Non; la principale menace est la perte d’habitat.

Analyse quantitative

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Remerciements

J’aimerais remercier tout particulièrement Dick Cannings, Laura Darling et Jared Hobbs de s’être donné la peine de me fournir de l’information et leurs commentaires personnels sur le Petit-duc des montagnes. Je voudrais aussi remercier tous les observateurs et les biologistes qui ont répondu à ma demande d’information sur la situation du Petit-duc des montagnes dans leur région. Le financement a été fourni par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada.

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Ouvrages cités

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Sommaire biographique de la contractuelle

Rosalind Chaundy-Smart a obtenu son baccalauréat en zoologie à la University of British Colombia et sa M.Sc.F. (maîtrise ès sciences en foresterie) à la University of Toronto. Dans ses études supérieures, elle a examiné les effets de la coupe à blanc et des incendies de forêts sur les insectes et les végétaux des forêts mixtes.

Depuis 20 ans, cette ornithologue enthousiaste a effectué des relevés d’oiseaux et des évaluations pour divers organismes de conservation et administrations et s’est adonnée à l’observation des oiseaux sur tout le continent pour son propre plaisir. Elle a travaillé sur divers projets d’ornithologie, notamment les suivants : utilisation de la vallée du ruisseau Redhill par les rapaces dans la région de Hamilton; relevés d’oiseaux de mer dans la zone côtière de la Colombie-Britannique; études des oiseaux chanteurs des forêts dans l’intérieur de la Colombie-Britannique et projet Woodlands Biodiversity, étude portant sur la fragmentation des forêts. Madame Chaundy-Smart a également passé deux ans à la Owl Foundation dans le Sud de l’Ontario pour observer le comportement des hiboux. Récemment, elle a travaillé pour Études d’oiseaux Canada à titre de coordonnatrice technique du programme des Zones importantes pour la conservation des oiseaux au Canada et elle travaille actuellement pour une entreprise de consultants en environnement, Gartner Lee Limited, à Markham (Ontario).

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Experts consultés

  • Acker, J. Juin 2001. Ornithologue amateur de l’île Bainbridge, Washington. 9883 NE Day Road, Bainbridge Island (WA) 98110-3304, USA.
  • Aldcroft, D. Mai 2001. Ornithologue amateur de la région de Duncan. Duncan (C.-B.).
  • Angell, T. Mai 2001. Coauteur du fascicule sur le Petit-duc des montagnes dans la série The Birds of North America. Washington.
  • Beaucher, M.-A. Juillet 2001. Biologiste. Site 6C-27, R.R. 1, Wynndel (C.-B.)  V0B 2N0.
  • Belthoff, J. R. Août 2001. Département de biologie, Boise State University, Boise (Idaho) 83725.
  • Beynon, E. Ornithologue amateur de la région de Castlegar.
  • Cannings, R. Mai-août 2001. Gestionnaire des programmes pour la Colombie-Britannique, Études d’oiseaux Canada; coauteur du fascicule sur le Petit-duc des montagnes dans la série The Birds of North America. 1330, chemin Debeck, S11 C96, R.R. nº1, Naramata (C .-B.)  V0H 1N0.
  • Cannings, S. Mai 2001. Zoologiste, BC Conservation Data Centre, Resources Inventory Branch, Ministry of Sustainable Resource Management, C.P. 9344 Stn. Prov. Gov., Victoria (C.-B.)  V8W 9M1.
  • Charlesworth, C. Août 2001. Compilateur du Recensement des oiseaux de Noël à Kelowna. 725, chemin Richards, Kelowna (C.-B.)  V1X 2X5.
  • Clow, S. Août  2001. Aménagiste forestier, région de Kootenay, Ministry of Sustainable Resource Management, 845, rue Columbia, Castlegar (C.-B.)  V1N 1H3.
  • Clulow, G. Mai 2001. Membre du conseil d’administration d’Études d’oiseaux Canada et ornithologue amateur de la région de Burnaby.
  • Darling, L. Juin, août 2001. Biologiste - recherche sur la faune, Wildlife Branch, Ministry of Water, Land and Air Protection (autrefois Ministry of Environment, Lands and Parks), C.P. 9374 Stn. Prov. Gov., Victoria (C.-B.)  V8W 9M4 (lieu de travail : 4e étage, 2975, route Jutland, Victoria).
  • Deal, J. Mai 2001. Biologiste, Produits forestiers du Canada Ltée, Woss (C.-B.) 
  • V0N 3P0.
  • Doremus, J. Août 2001. Biologiste, Snake River Birds of Prey Area National Conservation Area, Lower Snake River District BLM, 3948, ave. Development, Boise (Idaho) 83705.
  • Dorst, A. Août 2001. Ornithologue amateur de la région de Tofino. 820, Campbell, Tofino (C.-B.).
  • Doyle, F. Août 2001. Biologiste  - rapaces, Wildlife Dynamics Consulting. C.P. 129, Telkwa (C.-B.)  V0J 2X0.
  • Dyer, O. Février 2002. Biologiste - espèces autres que le gibier, Ministry of Water, Land and Air Protection, Penticton (C.-B.).
  • Fraser, D. Mai 2001. Spécialiste des espèces en voie de disparition, Ministry of Water, Land and Air Protection, C.P. 9374 Stn Prov. Govt., Victoria (C.-B.)  V8W 9M4.
  • Hayward, G. Juin 2001. Écologiste - faune régionale, région des montagnes Rocheuses, et assistant professeur, Dept. of Zoology and Physiology, University of Wyoming, Laramie (WY) 82071.
  • Hazelwood, G. Août 2001. Ornithologue amateur de la région de Terrace.  2711, rue Skeena, Terrace, (C .-B.)  V8G 3K3.
  • Hobbs, J. Mai – Août 2001. Biologiste – habitats fauniques, Ministry of Water, Land and Air Protection, Victoria (C .-B.).
  • Holmes, H. Juin 2001. Biologiste, Parcs Canada, réserve de parc national Pacific Rim, C.P. 280, réserve de parc national Pacific Rim, 2185, chemin Ocean Terrace, Ucluelet (C.-B.)  VOR 3A0.
  • Howie, R. Septembre 2001. Compilateur du Recensement des oiseaux de Noël à Kamloops et au lac Shuswap. 4898, chemin Spurraway, Kamloops (C.-B.)  V2H 1M6.
  • Horwood, D. Octobre 2001. Ornithologue amateur de la région de Kitimat.
  • Kinsey, S. Novembre 2001. Coordonnateur régional (nord) pour la Federation of BC Naturalists.
  • Mackenzie, H. Juillet 2001. Compilateur du Recensement des oiseaux de Noël à White Rock. 15341-21 Avenue, Surrey (C.-B.).
  • MacLeod, A. Septembre 2001. Compilateur du Recensement des oiseaux de Noël à Kitimat. 72, rue Skeena, Kitimat (C.-B.)  V8C 1Y9.
  • Smith, C. Juin 2001. Biologiste de la conservation, Parcs Canada, parc national des Lacs-Waterton, Waterton Park (Alberta) T0K 2M0.
  • Toochin, R. Août 2001. Consultant en environnement et ornithologue amateur de la région de Vancouver.
  • Wege, R. Juillet 2001. Compilateur du Recensement des oiseaux de Noël à Nelson. Nelson (C.-B.).
  • Woods, J. Juin 2001. Biologiste, Parcs Canada, parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers. C.P. 350, Revelstoke (C.-B.)  V0E 2S0.

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