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L’andersonie charmante (Bryoandersonia illecebra)

Sommaire

L’andersonie charmante (Bryoandersonia illecebra) est une mousse robuste, en voie de disparition, qui occupe des habitats plus ou moins boisés périodiquement inondés et qui ne possède aucun mécanisme spécialisé de dispersion dans son aire de répartition canadienne. Jusqu’à présent, seuls des individus femelles ont été signalés au Canada. On connaît peu la biologie et l’écologie de l’andersonie charmante et les raisons de sa rareté.

Bien que l’espèce soit aSbondante aux États-Unis, sa répartition canadienne constitue la limite nord de sa répartition mondiale et consiste en trois stations séparées par plus de 170 km, près de la rive nord du lac Érié, dans les comtés d’Essex et d’Elgin ainsi que dans la région du Niagara, en Ontario. Ce type de répartition nord-américaine est caractéristique des espèces végétales de la forêt carolinienne, ou forêt décidue de l’Est. Le petit nombre de stations isolées, la petite taille de toutes les populations et la menace de déclin pesant sur l'habitat ont incité le COSEPAC, en 2003, à désigner l’andersonie charmante comme espèce en voie de disparition au Canada.

Toutes les populations connues d’andersonie charmante se trouvent sur des terres détenues et gérées par des organisations vouées à la conservation. Dans cette région densément peuplée qu’est le sud de l’Ontario, la grave fragmentation des forêts et l’aménagement des terres à des fins agricoles ou autres sont souvent mentionnés comme étant les principales menaces pour les espèces végétales caroliniennes. De plus, la pollution atmosphérique est élevée dans cette région, et les bryophytes y sont particulièrement sensibles. Aucune menace spécifique à l'une ou l'autre des populations canadiennes d’andersonie charmante n'est connue, mais l’activité humaine observée près de toutes les populations indique que certaines menaces risquent de prendre de l’importance : fragmentation de l’habitat, changements au régime d’humidité, compétition des espèces végétales envahissantes, piétinement, perturbation de la végétation ou du substrat et présence de déchets au bord des routes. La modification de l’habitat par la succession naturelle peut également constituer une menace.

Le but du rétablissement de l’andersonie charmante est de conserver les populations existantes à long terme et, si possible, de restaurer la stabilité et la viabilité de l’espèce en Ontario, grâce à un

accroissement de la taille des populations existantes ou du nombre de stations connues. Les données actuelles ne permettent pas une désignation complète de l’habitat essentiel, il faudra donc l'identifier progressivement en prenant comme point de départ l’aire de répartition connue de l’espèce. Un calendrier de recherches visant à définir progressivement cet habitat est exposé dans le présent document.

Le programme de rétablissement met l’accent sur le suivi, la gestion et la recherche, soutenus par une solide stratégie de communication ainsi que par des réévaluations et examens continus fondés sur l'acquisition de données et d’expérience. Les démarches suivantes ont été jugées prioritaires : 1) inventaire complet de l’étendue des populations existantes et relevés visant à en découvrir d’autres; 2) identification, suivi et gestion des menaces; 3) suivi des populations visant à garantir leur stabilité et à recueillir des données démographiques; 4) recherches sur les facteurs limitant la capacité de reproduction et de dispersion des populations canadiennes. Le programme de rétablissement devrait être intégré aux plans d’aménagement des aires protégées abritant l’espèce et à des projets de conservation et d'aménagement à grande échelle visant le sud-ouest de l’Ontario ainsi que les espèces et habitats de la zone carolinienne.