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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le rosier sétigère au Canada – Mise à jour Addenda

Protection actuelle ou autres désignations de statut et Sommaire du rapport de situation

Protection actuelle ou autres désignations de statut

The Nature Conservancy a attribué au Rosa setigera les cotes G5 à l’échelle mondiale, N2N4 aux États-Unis et N3 au Canada. Le rosier sétigère figure sur la liste des espèces en péril en Virginie (S1) et au Michigan (S2S3) et sur la liste des espèces vulnérables en Iowa (S3), en Géorgie (S3?) et en Ontario (S3). En Pennsylvanie, en Ohio, en Indiana et au Wisconsin, son statut n’est pas précisé (S?). D’après les évaluations les plus récentes (2001; voir le site Web NatureServe). Aucun des États américains ne considère l’espèce non en péril (S ou S5).

Bien qu’il figure sur la liste des espèces préoccupantes du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), le rosier sétigère ne bénéficie d’aucun statut officiel en Ontario.

Sommaire du rapport de situation

Dans la mesure où la comparaison est possible entre les données de recensement actuelles et les estimations antérieures (voir tableau 1), on constate un déclin de 25 p. 100 de l’effectif du rosier sétigère et de 38 p. 100 du nombre de sites. L'effectif de l'espèce pour l'ensemble des sites connus, selon les recensements effectués et les estimations pour les sites non recensés, s'élèverait à environ 145 arbustes matures de cette espèce. L’espèce pousse bien dans les habitats dégagés et colonise notamment les champs abandonnés où la succession ne fait que commencer. On peut donc penser qu’il existe des populations récentes non répertoriées, et le déclin de l’espèce serait alors moins important que ne le laissent croire les observations récentes.

La pression d’exploitation s’exerçant sur les aires naturelles de la région de Windsor et d’autres localités menace le rosier sétigère. Toutefois, une meilleure connaissance des exigences de l’espèce et une gestion appropriée des terrains réduiraient considérablement cette menace. Un bon nombre d’activités entraînant la perte ou le déclin des populations du rosier sétigère pourraient être modifiées de manière à protéger cet arbuste, ainsi que les autres espèces végétales et animales rares exigeant des habitats dégagés. Il faudrait éviter, par exemple, le fauchage des prés ou leur traitement à l’herbicide, le creusage de tranchées et le débroussaillage le long des fossés et des routes, la construction de terrains de stationnement et de sentiers dans la prairie‑parc et la circulation non réglementée des véhicules tout‑terrain (VTT).