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Mise à jour - Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Crotale de l’Ouest (Crotalus oreganus) au Canada

Résumé

Crotale de l’Ouest

Crotalus oreganus

Information sur l’espèce

Le crotale de l’Ouest (Crotalus oreganus) est le serpent le plus venimeux de Colombie-Britannique. La tête de l’animal est triangulaire et nettement plus large que le corps robuste. Les adultes atteignent une longueur museau-cloaque de 850 à 1 000 mm, et leur peau, de couleur jaune ou havane verdâtre, est parsemée de taches havane à vert olive. Les juvéniles ont une peau plus brune dont les motifs contrastent davantage.

Répartition

L’aire de répartition du crotale de l’Ouest s’étend depuis le centre-sud de la Colombie-Britannique jusqu’à la Basse-Californie et, vers l’est, jusqu’à l’Idaho, l’est de l’Utah et l’Arizona. En Colombie-Britannique, ce serpent habite quatre secteurs distincts de l’intérieur de la province, situés principalement dans les vallées de la Thompson et de l’Okanagan. Vers l’est, il se rencontre le long de la frontière américaine jusqu’au lac Christina. Vers l’ouest, il est présent jusqu’à Lillooet. Vers le nord, il atteint Kamloops et Cache Creek.

Habitat

Le crotale de l’Ouest passe l’hiver dans un hibernaculum généralement situé sur la paroi escarpée d’un affleurement, le long d’une pente d’éboulis ou dans une saillie rocheuse couverte de terre. Le printemps venu, il migre vers une prairie lui assurant des aires d’exposition au soleil, des abris et des sources de nourriture. Il lui arrive aussi de migrer vers des zones riveraines, si le temps est extrêmement chaud. Le crotale passe une bonne partie de son temps sous des objets lui servant d’abris, ou à proximité de ceux-ci, qu’il s’agisse de roches, d’arbres morts ou d’objets fabriqués par les humains (bermes de béton, panneaux, etc.).

Biologie

Les crotales de l’Ouest émergent de leur hibernaculum au printemps et se dispersent pour trouver de la nourriture et s’accoupler. Après la saison des amours, qui a lieu à la fin de l’été ou au début de l’automne, les serpents retournent à leur hibernaculum. La plupart demeurent dans un rayon de 1 200 m de leur hibernaculum. Les femelles gravides restent à proximité de l’hibernaculum pour mettre bas à la mi-septembre ou au début d’octobre. Nouveau-nés et adultes restent ensuite près de l’hibernaculum jusqu’à la mi-octobre ou au début de novembre. Le crotale de l’Ouest se nourrit d’une gamme variée de petits mammifères. Ses principaux prédateurs sont sans doute les mammifères et les gros oiseaux de proie.

Taille et tendances des populations

Il est difficile d’estimer le nombre de crotales de l’Ouest qui se trouvent en Colombie-Britannique, mais il y en a vraisemblablement moins de 5 000 adultes. Selon certains travaux de modélisation fondés sur le taux de reproduction net, les taux de mortalité et le nombre d’hibernaculums viables, il est fort probable que la population est en déclin. Il est également probable que certaines populations qui vivaient au sud du lac Kamloops et dans la vallée de la Thompson ont disparu au cours des dernières années.

Facteurs limitatifs et menaces

Le domaine vital du crotale de l’Ouest englobe habituellement un ou plusieurs hibernaculums, une zone de passage et un territoire estival. La perte d’habitat causée par l’activité humaine restreint la superficie de ce domaine, fragmente les populations, accroît le taux de mortalité attribuable aux véhicules et à la persécution et peut entraîner l’effondrement d’une population entière, s’il y a destruction des hibernaculums. Il existe peu d’information sur le nombre d’individus par hibernaculum, sur la structure des populations et sur la viabilité des hibernaculums. Enfin, la méconnaissance du crotale et la crainte qu’il inspire poussent les humains à tuer ce reptile.

Importance particulière de l’espèce

En Colombie-Britannique, le Crotalus oreganus se trouve à l’extrémité nord de son aire de répartition, qui s’étend en direction nord-sud. Cette population peut donc fournir des données utiles sur les rapports entre la consommation d’énergie et la thermorégulation chez les crotales. Le crotale de l’Ouest est le serpent le plus venimeux de Colombie-Britannique.

Protection actuelle ou autres désignations

Le Crotalus oreganus est protégé aux termes de la Wildlife Act de la Colombie-Britannique, mais il ne bénéficie d’aucune protection sous le régime fédéral. Des parcs provinciaux, des réserves écologiques et des aires de gestion de la faune protègent certaines prairies que fréquente le crotale de l’Ouest, mais 90 p.100 des terres renfermant ce type d’habitat appartiennent à des intérêts privés.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés ou autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes et incluant les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est formé de membres de chacun des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature) et de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité de connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour examiner les rapports de situation sur les espèces candidates.

Définitions (depuis mai 2004))

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie..

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus..

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs..

Espèce en voie de disparition (VD)*
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente..

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés..

Espèce préoccupante (P)**
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels..

Espèce non en péril (NEP)***
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril..

Données insuffisantes (DI)****
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques..

* Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
*** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
**** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC