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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le tritéléia de Howell (Triteleia howellii) au Canada

Importance de l'espèce

Le Triteleia howellii pousse dans un type de milieu extrêmement limité, l’écosystème de chênes de Garry du Sud-Est de l’île de Vancouver, qui se trouve lui-même dans une zone écologique couvrant un secteur restreint de la province, soit les forêts de douglas clairsemées et sèches que l’on trouve également dans quelques îles du golfe de Georgie et sur une étroite bande du continent adjacent. Dans ce type de végétation unique au Canada, grandement réduit par l’expansion urbaine au cours des cent dernières années, on trouve un grand nombre d’espèces rares.

Ces populations du T. howellii se trouvent à la limite septentrionale de cette espèce. Les populations périphériques, souvent différentes des populations centrales sur le plan génétique et morphologique, pourraient avoir une importance évolutionnaire et écologique disproportionnée par rapport à leur faible contribution à l’effectif total de l’espèce (Mayr, 1982; Lesica et Allendorf, 1995). La protection des populations périphériques génétiquement distinctes pourrait être importante pour la survie à long terme de l’espèce dans son ensemble (Lesica et Allendorf, 1995).

Le cormus de la plante est comestible. Comme ceux des espèces apparentées, il pourrait avoir servi d’aliment aux peuples autochtones (comm. pers., Nancy Turner).