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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le tritéléia de Howell (Triteleia howellii) au Canada

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur le
Tritéléia de Howell
(Triteleia howellii)
au Canada

tritéléia de Howell

Espècce en voie de disparition 2003

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

Nota : Toute personne souhaitant citer l’information contenue dans le rapport doit indiquer le rapport comme source (et citer l’auteur); toute personne souhaitant citer le statut attribué par le COSEPAC doit indiquer l’évaluation comme source (et citer le COSEPAC). Une note de production sera fournie si des renseignements supplémentaires sur l’évolution du rapport de situation sont requis.

COSEPAC. 2003. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le tritéléia de Howell (Triteleia howellii) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 17 p.

Douglas, G.W., et J.L. Penny. 2003. Rapport de situation du COSEPAC sur le tritéléia de Howell (Triteleia howellii) au Canada, in Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le tritéléia de Howell (Triteleia howellii) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. Pages 1-17.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684

Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC assessment and status report on Howell’s triteleia Triteleia howellii in Canada.

Illustration de la couverture

Tritéléia de Howell -- Dessin au trait tiré de Pojar (2001)

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2003
PDF : CW69-14/325-2003F-PDF
ISBN 0-662-75033-0
HTML : CW69-14/325-2003F-HTML
ISBN 0-662-75034-9

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Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l'évaluation – Mai 2003

Nom commun : Tritéléia de Howell

Nom scientifique : Triteleia howellii

Statut : Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation : Il s’agit d’une espèce extrêmement limitée géographiquement, dont une petite population se trouve dans quelques sites dispersés au sein d’habitats restants de chênes de Garry. Elle se trouve dans une région fortement urbanisée. Les risques continus pour l’espèce proviennent de facteurs tels que la perte de l’habitat, la concurrence avec des espèces envahissantes et la fragmentation de l’habitat.

Répartition : Colombie-Britannique

Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2003. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

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Résumé

Tritéléia de Howell
Triteleia howellii

Information sur l’espèce

Le tritéléia de Howell, Triteleia howellii (S. Wats.) Greene, appartient à la famille des liliacées et à un genre qui compte en Amérique du Nord 14 espèces, dont trois poussent en Colombie-Britannique et au Canada. Le Triteleia howellii est une plante herbacée vivace à cormus (bulbe solide) profond, presque sphérique, fibreux-écailleux, de couleur paille. La tige florifère est dressée, mesure de 20 à 50 cm de hauteur et comporte une ou deux feuilles basilaires glabres, étroites et linéaires. Les feuilles, à base engainante et à marge entière, mesurent de 20 à 40 cm de longueur et de 3 à 8 mm de largeur. Le périanthe, en forme de vase ou de cloche étroite, comporte six pièces blanchâtres à bleues, soudées en un tube long de 1,5 à 2 cm. Les lobes du périanthe, pétaloïdes, légèrement gaufrés et à peu près aussi longs que le tube, sont répartis en deux verticilles. Les trois lobes externes sont largement lancéolés, tandis que les trois internes sont oblongs-ovés. Le fruit est une capsule pédicellée ovoïde contenant des graines noires arrondies.

Répartition

Le Triteleia howellii se rencontre depuis le Sud-Ouest de la Colombie-Britannique jusqu’au Nord de la Californie, en passant par l’État de Washington et l’Oregon. Au Canada, le T. howellii n’a été observé que dans le Sud-Est de l’île de Vancouver, dans le Sud-Ouest de la Colombie-Britannique.

Habitat

Les sites du Triteleia howellii sont limités au Sud-Est de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, dans l’écosystème du Quercus garryana, qui se trouve dans la zone côtière à douglas (Pseudotsuga menziesii) du Sud-Est de l’île de Vancouver, dans certaines îles du golfe de Georgie et sur une étroite bande du continent adjacent. Cette zone est située dans une région de faibles précipitations protégée par les montagnes de la presqu’île Olympic et de l’île de Vancouver, ce qui favorise un climat méditerranéen aux étés chauds et secs et aux hivers doux et humides. Plus précisément, le T. howellii pousse dans des peuplements de Quercus garryana et dans des terrains fortement perturbés, dominés par les mauvaises herbes, situés dans des cours privées et en bordure de routes. Le peuplement de Quercus garryana de la réserve de chênes de Garry de Cowichan est considéré comme une communauté végétale de type Quercus garryana / Dactylis glomerata et caractérisé par des sols foncés ayant jusqu’à un mètre de profondeur. Le Triteleia howellii pousse aussi dans un peuplement de Quercus garryana-Arbutus menziesii, au pied d’affleurements rocheux où la strate arbustive est plus abondante, avec une couverture importante de Mahonia aquifolium et d’Holodiscus discolor.

Biologie

On sait peu de choses sur la biologie du Triteleia howellii dans l’ensemble de son aire de répartition. L’espèce se reproduit par ses graines ainsi que par le cormus, qui peut se diviser ou produire de nombreux bulbilles.

Taille et tendances des populations

Au Canada, on a récolté le Triteleia howellii dans 12 sites, tous situés dans le Sud-Est de l’île de Vancouver. Neuf de ces sites ont été confirmés depuis 1997; on ne connaît pas la situation de la plante dans les trois autres (les populations y ont probablement disparu). La superficie occupée par les populations varie de 1  à plus de trois ou de quatre hectares; le nombre de plantes dans chaque population varie d’un seul individu à plus de 450.

Facteurs limitatifs et menaces

La menace la plus directe et la plus immédiate qui pèse sur le Triteleia howellii est la destruction de son habitat. Les communautés de Quercus garryana, confinées à la rive sud de l’île de Vancouver et à certaines des îles Gulf, sont en effet situées dans des zones fortement urbanisées. L’extinction des incendies et la propagation d’espèces introduites constituent d'autres facteurs limitatifs. L’une des espèces introduites les plus dévastatrices, le Cytisus scoparius (genêt à balais), est devenue un arbuste dominant dans les terrains xériques exposés, dans tout le Sud-Est de l’île de Vancouver et aux îles Gulf. Enfin, la dispersion de l’espèce vers de nouvelles localités est probablement limitée, et certaines populations composées d'un très petit nombre d’individus pourraient être menacées de dépression de consanguinité, de dérive génétique et de baisse du succès reproducteur.

Importance de l’espèce

Le Triteleia howellii pousse dans un seul écosystème au Canada, soit la forêt de chêne de Garry, qui est lui-même confiné à la zone côtière à douglas, dans le Sud-Est de l’île de Vancouver, quelques îles du golfe de Georgie et une étroite bande du continent adjacent en Colombie-Britannique. L’écosystème du chêne de Garry est un milieu unique au Canada; il s'agit de la limite septentrionale de ce type de végétation, qui se rencontre plus souvent dans le Sud. La limite nord de l’espèce se trouve aussi dans cette région. L’importance de ces populations périphériques, notamment en ce qui a trait à leurs caractéristiques génétiques, doit encore faire l'objet d'études plus poussées. Le cormus est comestible et, comme ceux des espèces apparentées, pourrait avoir servi d’aliment aux peuples autochtones.

Protection actuelle et autres désignations

À l’échelle mondiale, le T. howellii est classé G3G4, ce qui signifie qu’il est « apparemment hors de danger ». Il est considéré comme « en péril » (imperiled) en Californie. Au Canada, à l’échelle nationale, l’espèce est classée N2, et à l’échelle provinciale, elle est considérée comme faisant partie de la « liste rouge » et classée S2 ou « en péril » (imperiled) (deuxième catégorie de danger en importance) par le Centre de données sur la conservation du B.C. Ministry of Sustainable Resource Management. Il n’existe toutefois à l’heure actuelle aucune loi sur les espèces en péril protégeant spécifiquement les plantes vasculaires classées à ce niveau de risque critique dans la province.

Résumé du rapport de situation

En Colombie-Britannique, on ne connaît que neuf populations de Triteleia howellii, dont certaines ne comptent qu’un très petit nombre d’individus, ce qui les expose à la dépression de consanguinité, à la dérive génétique et à une baisse du succès reproducteur. La présence d’espèces exotiques agressives, la dégradation des écosystèmes où pousse l’espèce et la destruction directe de l’habitat menacent sa survie à long terme dans la province. Sa capacité de dispersion vers de nouveaux sites est donc très limitée. Aucune loi particulière ne protège actuellement les plantes vasculaires rares et en voie de disparition en Colombie-Britannique. Les populations de T. howellii de la province se trouvent à la limite nord de l’aire de répartition de l’espèce et pourraient constituer des populations génétiquement distinctes, importantes pour la survie à long terme et l’évolution de l’espèce.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de pageb
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

Retour à la référence de la note de bas de pagea

Note de bas de page b

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

Retour à la référence de la note de bas de pageb

Note de bas de page c

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

Retour à la référence de la note de bas de pagec

Note de bas de page d

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Triteleia howellii (S. Wats.) Greene

Brodiaea howellii S. Wats.

Triteleia grandifloraLindl. var. howellii (S. Wats.) Hoover

Tritéléia de Howell

Liliacées

Angiospermes

Description

Le tritéléia de Howell, Triteleia howellii (S. Wats.) Greene, appartient à un genre qui compte en Amérique du Nord 14 espèces (Keator, 1993), dont trois poussent en Colombie-Britannique et au Canada (Scoggan, 1979; Pojar, 2001).

Le Triteleia howellii est une plante herbacée vivace à cormus (bulbe solide) profond, presque sphérique, fibreux-écailleux, de couleur paille (figure 1; Pojar, 2001). La tige florifère est dressée, mesure de 20 à 50 cm de hauteur et comporte une ou deux feuilles basilaires glabres, étroites et linéaires. Les feuilles, à base engainante et à marge entière, mesurent de 20 à 40 cm de longueur et de 3 à 8 mm de largeur. Le périanthe, en forme de vase ou de cloche étroite, est formé de six pièces blanchâtres à bleues soudées en un tube de 1,5 à 2 cm de longueur. Les lobes du périanthe, pétaloïdes, légèrement gaufrés et à peu près aussi longs que le tube, sont répartis en deux verticilles étalés. Les trois lobes externes sont largement lancéolés, tandis que les internes sont oblongs-ovés. Le fruit est une capsule pédicellée et ovoïde contenant des graines noires arrondies.

Figure 1. Triteleia howellii (dessin au trait tiré de Pojar, 2001)

Figure 1. Triteleia howellii (dessin au trait tiré de Pojar, 2001)

Le Triteleia howellii ressemble à son proche parent, le T. grandiflora Lindl. (tritéléia à grandes fleurs), mais s’en distingue par ses étamines à filet plat toutes insérées au même niveau sur le tube du périanthe (Pojar, 2001). Les étamines du T. grandiflora n’ont pas un filet plat et sont insérées à deux niveaux différents sur le tube.

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Répartition

Répartition mondiale

Le Triteleia howellii se rencontre depuis le Sud-Ouest de la Colombie-Britannique jusqu’au Nord de la Californie, en passant par l’État de Washington et l’Oregon (Keator, 1993; Barkworth, 1977a).

Figure 2. Répartition duTriteleia howelliien Amérique du Nord.

Figure 2. Répartition duTriteleia howelliien Amérique du Nord.

Répartition canadienne

Au Canada, on ne trouve le T. howellii que dans le Sud-Est de l’île de Vancouver, dans le Sud-Ouest de la Colombie-Britannique (figure 3; Pojar, 2001; Douglaset al., 2002a, b).

Figure 3. Répartition du Triteleia howellii en Colombie-Britannique (○ – sites disparus,● – sites récemment confirmés).

Figure 3. Répartition du Triteleia howellii en Colombie-Britannique (¡ – sites disparus,l–- sites récemment confirmés).

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Habitat

Besoins de l’espèce

En Colombie-Britannique, les sites du Triteleia howellii se trouvent dans l’écosystème du Quercus garryanaNote de bas de page1 (chêne de Garry), lui-même situé dans la zone côtière sèche à douglas (Nuszdorfer et al., 1991), dans le Sud-Est de l’île de Vancouver. Cette zone est située dans une région de faibles précipitations protégée par les montagnes de la presqu’île Olympic et de l’île de Vancouver, ce qui favorise un climat méditerranéen aux étés chauds et secs et aux hivers doux et humides.

Le T. howellii pousse sur des affleurements rocheux dans les peuplements de Quercus garryana, de même que dans des terrains fortement perturbés, dominés par les mauvaises herbes, situés dans les cours privées et en bordure des routes. Dans les terrains fortement perturbés, les espèces dominantes sont le Dactylis glomerata (dactyle pelotonné), le Vicia sativa (vesce cultivée), le Bromus rigidus (brome raide), le B. hordeaceus (brome mou), le Lolium perenne (ivraie vivace) et le Sanicula crassicaulis var. crassicaulis (sanicle à tige charnue), qui sont tous des espèces introduites, sauf le dernier.

Le peuplement de Quercus garryana de la réserve de chênes de Garry de Cowichan est considéré comme une communauté végétale de type Quercus garryana/Dactylis glomerata (Douglas et al., 2001) et caractérisé par des sols foncés ayant jusqu’à un mètre de profondeur. Avant que le D. glomerata ne domine le sous-étage de ce peuplement (comme celui des autres peuplements de Quercus de la région), cette communauté végétale aurait probablement été classée dans le type Q. garryana /Bromus carinatus (brome caréné) (Roemer, 1972). On y trouve au printemps une strate arbustive basse et herbacée extrêmement riche. Les espèces dominantes, dans la réserve de chênes de Garry de Cowichan, sont le Sanicula crassicaulis var. crassicaulis et le D. glomerata (Douglas et al., 2001). Parmi les autres espèces présentant une association modérée à forte avec le T. howellii, mentionnons des Camassia(camassie camash), des Bromus, le Dodecatheon hendersonii ssp. hendersonii (gyroselle de Henderson), le Galium aparine (gaillet gratteron) et le Symphoricarpos albus (symphorine blanche). Un changement marqué de la composition survient au milieu de l’été. En effet, un grand nombre des plantes indigènes les plus visibles, comme le Camassia leichtlinii (camassie de Leichtlin), le C. quamash, le Dodecatheon hendersonii et le Viola praemorsa ssp. praemorsa (violette jaune des monts), disparaissent après avoir achevé leur cycle biologique. Des graminées vivaces qui n’étaient pas encore identifiables ou n’avaient pas amorcé leur croissance au printemps et de nombreuses annuelles introduites, bien adaptées aux sols secs, dominent alors le sous-étage. À cette époque de l’année, le Dactylis glomerata et les Vicia sont les espèces les plus visibles, et leur couverture moyenne s'accroît énormément. Parmi les autres espèces très visibles figurent deux graminées indigènes, le Bromus carinatus et le Melica subulata (mélique subulée), et deux graminées introduites, le Bromus sterilis (brome stérile) et le Poa pratensis (pâturin des prés).

Le Triteleia howellii pousse aussi dans un peuplement de Quercus garryana / Arbutus menziesii (arbousier), au pied d’affleurements rocheux du parc régional Horth Hill, où la strate arbustive est plus abondante et dominée par le Mahonia aquifolium (mahonia à feuilles de houx) et l’Holodiscus discolor (holodisque discolore). Les espèces associées sont le Lonicera hispidula (chèvrefeuille hispide), le Bromus rigidus, le Galium aparine, le Nemophila parviflora (némophile à petites fleurs) et le Cynosurus echinatus (cynosure hérissé).

Tendances

Les milieux où pousse le Triteleia howellii dans les écosystèmes de Quercus garryana ont pour la plupart été transformés en zones urbaines et agricoles. La portion intacte de ces écosystèmes est minime, et la majorité des peuplements contiennent énormément d’espèces introduites. Dans les zones urbaines, les seuls peuplements de chênes qui restent ne comptent le plus souvent que quelques vieux arbres dominant un sous-étage de pelouse ou une surface pavée. Les peuplements sont aussi menacés par les conifères, qui empiètent sur la plus grande partie de leur aire par suite de l’extinction des incendies (Thilenius, 1968).

Protection et propriété des terrains

Les neuf populations actuelles du Triteleia howellii poussent dans des parcs régionaux et municipaux ou sur des propriétés privées.

Note de bas de page 1

Taxinomie et nomenclature selon Douglas et al.(1998a, 1998b, 1999a, 1999b, 2000, 2001a, 2001b)

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Biologie

Généralités

On sait peu de choses sur la biologie du T. howellii en Colombie-Britannique.

Reproduction

L’espèce se reproduit par ses graines ainsi que par le cormus, qui peut se diviser ou produire de nombreux bulbilles (Barkworth, 1977b).

Survie

Inconnue.

Physiologie

Inconnue.

Déplacements et dispersion

Inconnus.

Nutrition et relationsinterspécifiques

Inconnues.

Comportement et adaptabilité

Inconnus.

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Taille et tendances des populations

Au Canada, on a récolté le Triteleia howellii dans 12 sites, tous situés dans le Sud-Est de l’île de Vancouver (tableau 1). Neuf de ces sites ont été confirmés depuis 1997; on ne connaît pas la situation de la plante dans les trois autres (les populations y ont probablement disparu). La superficie occupée par les populations varie de 1  à plus de trois ou de quatre hectares; le nombre de plantes dans chaque population varie d’un seul individu à plus de 450 (tableau 1).

Vu le peu de données démographiques, il est impossible d’analyser les tendances des populations. Dans les localités examinées dernièrement, les populations paraissent stables, bien que le nombre de plantes florifères puisse varier.

Tableau 1. Localités et effectif des populations du Triteleia howellii dans le Sud-Est de l’île de Vancouver (Colombie-Britannique)
Lieu de récolteDernière observationHerborisateurPopulation
(effectif / superficie)
Oak Bay (Victoria)1912BeavenDisparue
Uplands (Victoria)1917AndersonDisparue
Saanich Arm (Victoria)1919NewcombeDisparue
Albert Head (Metchosin)1997Ussery8 / 2 m²
Parc régional Witty’s Lagoon (Metchosin)1999Douglas et Penny43 / 200 m²
Parc régional Horth Hill (North Saanich)1999Fontaine4 / 3 m²
Gordon Head (Saanich)1999Fontaine51 / 5 m²
Lac Somenos, lotissement Timbercrest (Duncan)2001Douglas45 / 8 m²
Estuaire de la Cowichan (Duncan)2001Douglas62 / 3 m²
Réserve naturelle de chênes de Garry de Cowichan, près du lac Quamichan (Duncan)2001Douglas450 / 3-4 ha
Parc Beacon Hill (Victoria)2002Ceska40 / 12 m²
Parc régional du lac Thetis (View Royal)2002Ceska1 / 1 m²

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Facteurs limitatifs et menaces

La menace la plus directe et la plus immédiate qui pèse sur le Triteleia howellii est la destruction de son habitat. Sa dispersion vers de nouveaux sites est donc très limitée, ce qui est particulièrement préoccupant dans les prés dominés par les graminées souvent associés aux communautés de Quercus garryana, confinées à la rive Sud-Est de l'île de Vancouver et à certaines des îles Gulf. Ce type de végétation était beaucoup plus commun avant la colonisation par les Européens. La destruction de l’habitat se poursuit encore de nos jours, entraînant l’élimination de la plupart des sites situés hors des parcs ou des réserves écologiques. Les communautés de Q. garryana et les prés dominés par les graminées ont toujours été fortement influencés par l’activité humaine. Selon Roemer (1972), en l'absence d'interférence anthropique, certains de ces peuplements auraient fini par être remplacés par des forêts de Pseudotsuga menziesii.

L’extinction des incendies au cours du dernier siècle pourrait aussi avoir contribué au déclin des populations du Triteleia howellii. En effet, la plupart des communautés végétales où l’on a récolté l’espèce survivaient vraisemblablement autrefois grâce aux incendies périodiques d’origine naturelle ou artificielle. Les peuples autochtones mettaient probablement le feu à ces peuplements pour qu’ils demeurent un habitat important pour la faune (Roemer, 1972). Depuis, comme ces sites n’ont guère été perturbés, ils ont été envahis par un grand nombre d'autres espèces, notamment introduites, qui y ont proliféré.

L’introduction d’espèces européennes a provoqué des changements considérables non seulement dans les prés dominés par les graminées associés au Quercus garryana, mais aussi dans les terrains rocheux xériques situés au Nord et à l’Ouest de Victoria, où le Triteleia howellii a été récolté dans le passé. L’une des espèces introduites les plus dévastatrices, le Cytisus scoparius (genêt à balais), est devenue un arbuste dominant dans les terrains xériques exposés, dans tout le Sud-Est de l’île de Vancouver et aux îles Gulf. La végétation est en grande partie dominée aujourd’hui par des graminées introduites, notamment l’Aira praecox (canche précoce), l’Anthoxanthum odoratum (flouve odorante), le Cynosurus echinatus et le Dactylis glomerata.

Il n’existe dans la province que neuf populations connues, dont certaines ne comptent qu’un très petit nombre d’individus. Une fois son effectif réduit, la population devient plus vulnérable aux variations démographiques et environnementales, de même qu’à la baisse de la variabilité génétique. Dans certains cas, les petites populations sont exposées à la dépression de consanguinité, à la dérive génétique et à la baisse du succès reproducteur (Primack, 1998).

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Importance de l'espèce

Le Triteleia howellii pousse dans un type de milieu extrêmement limité, l’écosystème de chênes de Garry du Sud-Est de l’île de Vancouver, qui se trouve lui-même dans une zone écologique couvrant un secteur restreint de la province, soit les forêts de douglas clairsemées et sèches que l’on trouve également dans quelques îles du golfe de Georgie et sur une étroite bande du continent adjacent. Dans ce type de végétation unique au Canada, grandement réduit par l’expansion urbaine au cours des cent dernières années, on trouve un grand nombre d’espèces rares.

Ces populations du T. howellii se trouvent à la limite septentrionale de cette espèce. Les populations périphériques, souvent différentes des populations centrales sur le plan génétique et morphologique, pourraient avoir une importance évolutionnaire et écologique disproportionnée par rapport à leur faible contribution à l’effectif total de l’espèce (Mayr, 1982; Lesica et Allendorf, 1995). La protection des populations périphériques génétiquement distinctes pourrait être importante pour la survie à long terme de l’espèce dans son ensemble (Lesica et Allendorf, 1995).

Le cormus de la plante est comestible. Comme ceux des espèces apparentées, il pourrait avoir servi d’aliment aux peuples autochtones (comm. pers., Nancy Turner).

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Protection actuelle ou autres désignations

Statut à l’échelle internationale 

Le Triteleia howellii n’est protégé ni par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), ni par la Endangered Species Act (USA), ni par le Livre rouge de l’UICN. NatureServe (2002) a classé l’espèce G3G4 à l’échelle mondiale, classification qui signifie que l’espèce est apparemment hors de danger. Le Triteleia howellii est considéré comme en péril (« imperiled ») en Californie.

Statut à l’échelle nationale et provinciale

Le Centre de données sur la conservation du B.C. Ministry of Sustainable Resource Management classe le T. howellii S2, c’est-à-dire parmi les espèces de la Liste rouge, ce qui signifie que l’espèce est « menacée à cause de sa rareté (de 6 à 20 sites, ou très peu d'individus restants) ou à cause de certains facteurs qui la rendent particulièrement vulnérable à disparaître entièrement ou à disparaître de la Colombie-Britannique ». À l’échelle nationale, l’espèce est désignée N2 (NatureServe, 2002).

Aucune loi particulière ne protège les plantes vasculaires en péril en Colombie-Britannique. À l’échelle fédérale, la Loi sur les espèces en péril protège les végétaux désignés par le COSEPAC qui se trouvent sur les terres fédérales. Le ministre fédéral peut aussi recommander au Cabinet fédéral de prendre un décret conférant une protection à une espèce désignée par le COSEPAC sur les terres provinciales, lorsque les lois de la province ne protègent pas efficacement l’espèce en question ou son habitat.

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Résumé du rapport de situation

En Colombie-Britannique, on ne connaît que neuf populations de Triteleia howellii, dont certaines ne comptent qu’un très petit nombre d’individus, ce qui les expose à la dépression de consanguinité, à la dérive génétique et à une baisse du succès reproducteur. La présence d’espèces exotiques agressives, la dégradation des écosystèmes où pousse l’espèce et la destruction directe de l’habitat menacent sa survie à long terme dans la province. Sa capacité de dispersion vers de nouveaux sites est donc très limitée. Les populations de T. howellii de la province se trouvent à la limite nord de l’aire de répartition de l’espèce et pourraient constituer des populations génétiquement distinctes, importantes pour la survie à long terme et l’évolution de l’espèce. Toute omission de protéger des espèces périphériques risque de se traduire par une perte importante et irréversible de ressources génétiques pour le Canada.

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Résumé technique

Triteleia howellii

Tritéléia de Howell – Howell’s triteleia

Zone d’occurrence au Canada :

Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km²):

50

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Incertaine

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Non

Zone d’occupation (km²):

3-4

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

En déclin (disparition de 3 sites)

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Non

Nombre d’emplacements existants:

9

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (endéclin, stable, en croissance, inconnue).

En déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

Non

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

En déclin

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

?

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

704

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Apparemment stable d’après des observations à court terme dans certains des sites.

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

 

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de  < 1 individu/année)?

On ne sait pas de façon certaine.

Énumérer chaque population et donner le nombred’individus matures dans chacune.

  1. Albert Head – 8,
  2. Parc régional Witty’s Lagoon – 43
  3. Parc régional Horth Hill – 4
  4. Gordon Head, Margaret Bay – 51
  5. Lac Somenos – 45
  6. Estuaire de la Cowichan– 62
  7. Réserve de chênes de Garry de Cowichan – 450
  8. Parc Beacon Hill – 40
  9. Parc régional du lac Thetis – 1

Préciser la tendance du nombre de populations (endéclin, stable, en croissance, inconnue).

Apparemment stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

Non

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Disparition de l’habitat au profit de l’exploitation des terrains.
  • Extinction des incendies.
  • Compétition des espèces introduites.
  • Faible diversité génétique à cause de la petite taille des populations.

Effet d’une immigration de source externe


Faible

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?

Oui

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

En danger critique en Californie, statut inconnu dans l’État de Washington et l’Oregon

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

On ne sait pas.

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre à l’endroit en question?

On ne sait pas.

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question?

Peut-être, mais c’est peu probable.

Analyse quantitative

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Remerciements

Nous remercions Sharon Hartwell et Marie Fontaine pour leur assistance lors des travaux sur le terrain. Nous remercions également Adolf et Oluna Ceska, qui nous ont communiqué des renseignements nouveaux concernant deux sites. Nous avons enfin grandement apprécié les observations de Nancy Turner à propos des usages autochtones.

Ce projet a été financé par le British Columbia Conservation Data Centre.

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Ouvrages cités

Barkworth, M.E. 1977a. The taxonomic status of Brodiaea howellii Watson (Liliaceae). Northwest Science 51 (3): 139-148.

Barkworth, M.E. 1977b. Intraspecific variation in Brodiaea douglasii Watson (Liliaceae). Northwest Science 51 (2): 79-90.

Douglas, G.W., D. Meidinger et J.L. Penny. 2002a. Rare native vascular plants of British Columbia. Deuxième édition. Province de Colombie-Britannique, Victoria (C.-B.), 359 p.

Douglas, G.W., D. Meidinger et J. Pojar. 1999a. Illustrated flora of British Columbia. Volume 3. Dicotyledons (Diapensiaceae through Onagraceae). B.C. Ministry of Environment, Lands and Parks et B.C. Ministry of Forests, Victoria (C.-B.), 423 p.

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Douglas G.W., D. Meidinger et J. Pojar. 2002b. Illustrated flora of British Columbia. Volume 8 – General Summary, Maps and Keys. B.C. Ministry of Sustainable Resource Management et Ministry of Forest, Victoria (C.-B.), 457 p.

Douglas, G.W., G.B. Straley, D. Meidinger et J. Pojar. 1998a. Illustrated flora of British Columbia. Volume 1. Gymnosperms and Dicotyledons. (Aceraceae through Asteraceae). B.C. Ministry of Environment, Lands and Parks et B.C. Ministry of Forests, Victoria (C.-B.), 436 p.

Douglas, G.W., G.B. Straley, D. Meidinger et J. Pojar. 1998b. Illustrated flora of British Columbia. Volume 2. Dicotyledons. (Balsaminaceae through Cuscutaceae). B.C. Ministry of Environment, Lands and Parks et B.C. Ministry of Forests, Victoria (C.-B.), 401 p.

Douglas, G.W., J.L. Penny et R.E. Maxwell. 2001. Composition, phenology, stand structure and soils of a Quercus garryana (Garry oak) woodland at Quamichan Lake, Vancouver Island, British Columbia. Rapport inédit du Conservation Data Centre du B.C. Ministry of Sustainable Resource Management. 49 p. Préparé pour la Société de conservation de la nature (Canada).

Keator, G. 1993. Triteleia. Pages 1206-1208, in The Jepson manual: Higher plants of California. Sous la direction de J.C. Hickman. University of California Press. Berkeley (Californie). 1400 pages.

Lesica, P., et F.W. Allendorf. 1995. When are peripheral populations valuable for conservation? Conservation Biology 9: 753-760.

Mayr, E. 1982. Adaptation and selection. Biologisches Zentralblatt 101: 161-174.

NatureServe 2002. NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life [application web]. 2002. Version 1.6. Arlington (Virginie).

Nuszdorfer, F.C., K. Klinka et D.A. Demarchi.1991. Coastal Douglas-fir zone. Pages 95-112, in Ecosystems of British Columbia. Sous la dir. de D. Meidinger et J. Pojar. B.C. Ministry of Forest, Special Report Series  6, Victoria (C.-B.), 330 p.

Pojar, J. 2001. Liliaceae. Pages 270-318, in Illustrated Flora of British Columbia. Volume 6. Monocotyledons (Acoraceae through Najadaceae). Sous la dir. de G.W. Douglas, D. Meidinger et J. Pojar. B.C. Ministry of Environment, Lands and Parks et B.C. Ministry of Forests, Victoria (C.-B.) 361 p.

Primack, R.B. 1998. Essentials of Conservation Biology. 2e édition. Sinauer Associates Inc., Sunderland (Massachusetts).

Roemer, H.L. 1972. Forest vegetation and environments of the Saanich Peninsula, Vancouver Island. Thèse de doctorat. University of Victoria, Victoria (C.-B.), 405 p.

Scoggan, H.J. 1978. The Flora of Canada. Part 2. Pteridophyta, Gymnospermae, Monocotyledonae. Musée national des sciences naturelles, Publications de botanique,  7(2).

Thilenius, J.F. 1968. The Quercus garryana forests of the Willamette valley, Oregon. Ecology 49: 1124-1133.

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Les Auteurs

George W. Douglas détient un M.Sc. en foresterie de la University of Washington ainsi qu'un Ph.D. en botanique de la University of Alberta, à Edmonton. Il étudie les plantes rares depuis plus de 20 ans. Il est auteur principal des Plantes vasculaires rares du Yukon (1981), coauteur de The Rare Vascular Plants of British Columbia (1985) et auteur principal de Rare Native Plants of British Columbia (1998, 2002). Il est également directeur principal de la publication Illustrated Flora of British Columbia (1998 à 2002). Il occupe le poste de botaniste de programme au B.C. Conservation Data Centre depuis la fondation de ce centre, en 1991. Durant cette période, il a été auteur ou coauteur de 24 rapports de situation du COSEPAC.

Jenifer L. Penny détient un B.Sc. en biologie de la University of Victoria. Elle occupe le poste d'adjointe au botaniste de programme au B.C. Conservation Data Centre depuis 1995. Elle possède une vaste expérience en botanique de terrain. Elle a participé à la rédaction de rapports sur la situation de six plantes vasculaires rares en Colombie-Britannique. Elle est également auteure principale du chapitre sur les Primulacées dans Illustrated Flora of British Columbia (1999) et coauteure de Rare Native Vascular Plants of British Columbia, deuxième édition (2002).

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Experts consultés

  • M. Barkworth. Utah State University Intermountain Herbarium. Adresse : UMC 45 Utah State University, Logan, UT. UT 8432; Mary@biology.usu.edu
  • J. Christopher Pires, boursier postdoctoral en agronomie, University of Wisconsin. Adresse : Department of Agronomy, University of Wisconsin-Madison, 1575 Linden Dr., Madison, WI 53706; jcpires@wisc.edu.
  • N. Turner. School of Environmental Studies, University of Victoria, nturner@uvic.ca

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Collections examinées

Nous avons vu et vérifié les spécimens d’herbier conservés au Royal British Columbia Museum, à Victoria.

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