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Programme de rétablissement de la tête carmin (Notropis percobromus) au Canada

Préface

L’administration responsable de la tête carmin en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) est Pêches et Océans Canada. Conformément à l’article 37 de la LEP, le ministre compétent doit préparer des programmes de rétablissement pour les espèces qui ont été désignées comme étant disparues du pays, menacées ou en voie de disparition. La tête carmin a été désignée comme étant menacée en vertu de la LEP en juin 2003. Pêches et Océans Canada – Région du Centre et de l’Arctique a codirigé l’élaboration du présent programme de rétablissement. Celui-ci satisfait aux exigences de la LEP quant au contenu et au processus (articles 39 à 41). Il a été préparé soit en collaboration, soit en consultation avec :

  • la province du Manitoba;
  • l’Association canadienne de la tourbe de sphaigne;
  • ManitobaHydro;
  • Tembec Inc.;
  • la Manitoba Live Bait Association.

Voir également les annexes B et C pour le détail des consultations publiques.

Déclaration

Le présent programme de rétablissement de la tête carmin a été élaboré en collaboration avec les entités responsables décrites dans la préface. Pêches et Océans Canada a passé en revue ce document et l’accepte en tant que programme de rétablissement pour la tête carmin, conformément aux exigences de la Loi sur les espèces en péril (LEP).Ce programme de rétablissement constitue également un avis à l’intention d’autres entités et organismes en regard du but, des méthodes et des objectifs qui sont recommandés pour protéger et rétablir l’espèce.

La réussite du rétablissement de cette espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties qui participent à la mise en œuvre des orientations formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer sur Pêches et Océans Canada ou sur une autre instance seulement. Dans l’esprit de l’Accord national pour la protection des espèces en péril, le ministre des Pêches et des Océans invite tous les Canadiens à se joindre à Pêches et Océans Canada pour appuyer le présent programme et le mettre en œuvre au profit de la tête carmin et de l’ensemble de la société canadienne. Pêches et Océans Canada s’appliquera à soutenir, dans la mesure du possible, l’exécution de ce programme avec les ressources disponibles et compte tenu de sa responsabilité générale à l’égard de la conservation des espèces en péril. La mise en œuvre du présent programme par d’autres entités responsables et organismes participants est soumise à leurs politiques respectives, à leurs crédits disponibles, à leurs priorités et à leurs contraintes budgétaires.

Le but, les méthodes et les objectifs de rétablissement relevés dans le programme reposent sur les meilleures connaissances disponibles et peuvent changer à la lumière de nouvelles observations et d’objectifs révisés. Le ministre rendra compte des progrès réalisés d’ici cinq ans.

Un ou plusieurs plans d’action détaillant les mesures de rétablissement qu’il faudra prendre pour appuyer la conservation de l’espèce viendront s’ajouter au présent programme. Le ministre fera le nécessaire pour s’assurer, dans la mesure du possible, que les Canadiens intéressés à ces mesures ou touchés par celles-ci soient consultés.

Autorités responsables

Conformément à la Loi sur les espèces en péril, Pêches et Océans Canada est l’autorité responsable de la tête carmin. La province du Manitoba (Gestion des ressources hydriques Manitoba) a collaboré à la production du présent programme de rétablissement.

Auteurs

Le programme de rétablissement de la tête carmin a été élaboré par l’Équipe de rétablissement de la tête carmin, qui comprend les personnes suivantes :

Fred Hnytka (co-président)
Ministère des Pêches et des Océans (MPO, Winnipeg, Man.)

Barb Scaife (co-présidente)
Gestion des ressources hydriques Manitoba, Winnipeg (Man.)

Bruce Stewart (secrétaire)
Arctic Biological Consultants, Winnipeg (Man.)

Neil Fisher
MPO, Winnipeg (Man.)

Dr Bill Franzin
MPO, Winnipeg (Man.)

Gerry Hood
Association canadienne de la tourbe de sphaigne, St. Albert (Alb.)

Doug Leroux
Gestion des ressources hydriques Manitoba, Lac du Bonnet (Man.)

Shelly Matkowski
Manitoba Hydro, Winnipeg (Man.)

Pat Rakowski
Environnement Canada, Winnipeg (Man.)

Dr Ken Stewart
Université du Manitoba, Winnipeg (Man.)

Doug Watkinson
MPO, Winnipeg (Man.)

Remerciements

Le présent rapport a été rédigé par D.B. Stewart, Arctic Biological Consultants (Winnipeg, Man.), également secrétaire de l’Équipe de rétablissement. Doug Watkinson (MPO, Winnipeg, Man.) nous a fourni la photographie de la tête carmin et la carte de sa répartition au Manitoba. Konrad Schmidt (Minnesota Department of Natural Resources, St. Paul, Minnesota), John Lyons (Wisconsin Department of Natural Resources, Madison, Wisconsin) et Nick Mandrak (MPO, Burlington, Ont.) nous ont fourni des échantillons de poissons pour les études en cours sur les caractéristiques morphologiques et génétiques de la tête carmin. Ken Stewart (Université du Manitoba, Winnipeg, Man.) est responsable des analyses morphologiques et Chris Wilson (ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Peterborough, Ont.), des analyses génétiques. De nombreux particuliers et groupes d’intervenants ont participé à l’élaboration du présent document, dont Connie Proceviat (Sun Gro Horticulture), Bud Ewacha (Conserve Native Plants Society Inc.), James Fraser (Tembec), Richard Pelletier (ministre de l’Horticulture), Kris Snydal (Manitoba Live Bait Association) et les membres de la Northeast Agassiz Watershed Management Association qui ont rencontré l’Équipe de rétablissement. Enfin, Becky Cudmore (MPO, Burlington), Bruce McCulloch (MPO, Edmonton), Karolyne Pickett et Anne Phelps (MPO, Ottawa) ainsi que Sam Stephenson (MPO, Winnipeg) ont fourni des commentaires constructifs sur l’ébauche du présent document.

L’Équipe de rétablissement de la tête carmin aimerait sincèrement remercier les particuliers et les organismes qui ont soutenu l’élaboration du présent programme de rétablissement et les personnes qui y ont contribué par leurs connaissances et leur dur travail.

Énoncé relatif à l’évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une évaluation environnementale stratégique (EES) doit intégrer des considérations environnementales à l’élaboration de projets de politiques, de plans et de programmes publics afin de soutenir la prise de décisions éclairées sur le plan environnemental.

La planification du rétablissement profitera aux espèces en péril et à la biodiversité en général. Il est toutefois reconnu que des programmes peuvent produire, sans que cela ne soit voulu, des effets environnementaux négatifs qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification du rétablissement fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des impacts possibles sur les espèces ou les habitats non ciblés.

Le présent programme de rétablissement décrit un certain nombre de voies de recherches, de gestion et d’éducation publique nécessaires à la conservation et au rétablissement de la tête carmin. Hormis l’acquisition de connaissances plus poussées, le programme de rétablissement se concentre sur l’élimination ou l’atténuation des menaces pour l’espèce comme la surexploitation, l’introduction d’espèces, la perte ou la dégradation de l’habitat ainsi que la pollution. En plus d’améliorer en général les conditions environnementales, la réduction ou l’élimination de ces menaces peut bénéficier à d’autres espèces concurrentes (voir la section 5.6). Le programme de rétablissement recommande également la rationalisation des programmes d’ensemencement actuels ou proposés, et les effets possibles de tous les changements seront considérés dans le processus de rationalisation.On a envisagé la possibilité que le programme produise des effets négatifs non prévus sur d’autres espèces. Toutefois, l’EES a permis de conclure qu’il est clair que le présent programme sera bénéfique pour l’environnement et n’entraînera pas d’effets négatifs importants.

Résidence

Dans la LEP, la « résidence » est définie comme suit : Gîte – terrier, nid ou autre aire ou lieu semblable – occupé ou habituellement occupé par un ou plusieurs individus pendant tout ou partie de leur vie, notamment pendant la reproduction, l’élevage, les haltes migratoires, l’hivernage, l’alimentation ou l’hibernation. » [paragraphe 2(1) de la LEP].

Les descriptions de la résidence, ou le raisonnement selon lequel le concept de résidence ne s’applique pas à une espèce donnée, figurent dans le Registre public de la LEP : http://www.sararegistry.gc.ca/plans/residence_f.cfm.