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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Faucon pèlerin des sous-espèces pealei et anatum/tundrius au Canada – Mise à jou

Taille et tendances des populations

Activités de recherche

Depuis 1970, un relevé national des Faucons pèlerins nicheurs est effectué tous les cinq ans dans des régions choisies du sud du Canada (Cade et Fyfe, 1970; Fyfe et Olendorff, 1976; Murphy, 1990; White et al., 1990; Holroyd et Banasch, 1996; Rowell et al., 2003; Banasch et Holroyd, 2004; U. Banasch, communication personnelle (comm. pers.), 2006). Plusieurs provinces et territoires réalisent plus fréquemment leurs propres relevés dans des régions choisies.

Les relevés nationaux, qui visent à recueillir des données sur les tendances des populations et sur leur productivité, ne nous renseignent que sur la taille minimale des populations, car ils ne couvrent que des régions choisies. De nombreux autres couples nichent certainement dans les régions non inventoriées. C’est particulièrement vrai pour la sous-espèce tundrius, dont l’habitat de nidification est réparti à l’échelle du paysage arctique, vaste et pratiquement inhabité.

Abondance

Bien qu’aucun relevé systématique des Faucons pèlerins n’ait été effectué en Amérique du Nord avant le déclin des populations, l’effectif combiné des 3 sous-espèces avant le déclin a été estimé et serait de 7 000 à 8 000 couples nicheurs (Rowell, 2002). À la fin des années 1990, on estime que 2 500 à 3 000 couples anatum, 2 300 à 3 000 couples tundrius et 850 à 1 000 couples pealei nichaient en Amérique du Nord (White et al., 2002).

D’après les données du relevé national de 2005, la population canadienne de Faucons pèlerins comptait en 2005 au moins 969 adultes de la sous-espèce anatum (464 couples + 41 individus seuls = 505 sites occupés; tableau 8) et 94 adultes de la sous-espèce tundrius (46 couples + 2 individus seuls = 48 sites occupés; tableau 8). Si l’on ajoute à ce total les 105 individus observés lors des plus récents relevés effectués à des sites généralement inclus dans les relevés nationaux mais non inventoriés en 2005 (baie d’Ungava (34 couples), Tuktut Nogait (18 couples + 1 individu seul; tableau 8), la taille minimale de la population de Faucons pèlerins tundrius adultes grimpe à 199 individus. La taille minimale de la population combinée de Faucons pèlerins anatum et tundrius s’élève à 1 168 individus matures. Selon les données du relevé national de 2005, la population canadienne de Faucons pèlerins pealeicomptait en 2005 au moins 176 adultes (67 couples + 42 individus seuls = 109 sites occupés; tableau 8).

Comme il a été mentionné précédemment, les estimations des populations fondées sur les données des relevés nationaux sont inférieures à la population totale réelle de Faucons pèlerins, surtout dans le cas de la sous-espèce tundrius. Par exemple, des relevés effectués par les gouvernements du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) et des relevés de moindre ampleur réalisés par le Service canadien de la faune et des entreprises privées ont révélé l’existence de 502 autres sites de nidification (environ 1 000 individus, voir l’annexe A) non inclus dans les relevés nationaux et occupés durant un nombre d’années variable depuis les années 1980 (données inédites du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest/ministère de l’Environnement du Nunavut, gracieusement fournies par S. Carrière). Les effectifs réels de Faucons pèlerins tundrius s’élèvent donc vraisemblablement à plusieurs milliers d’individus (G. Holroyd, comm. pers., 2006).

Il est également possible que ces populations augmentent si d’autres conditions, comme la disponibilité de nourriture, demeurent stables, puisqu’un certain nombre de sites de nidification anciennement occupés sont actuellement vacants. C’est notamment le cas en Alberta, où seulement 48 des 115 sites de nidification naturels anciennement utilisés par des couples anatum sont actuellement occupés, et de nombreux autres sites de nidification existent probablement (Alberta Peregrine Falcon Recovery Team, 2004). De la même façon, en Colombie-Britannique, seulement la moitié des quelque 232 sites de nidification connus de Faucons pèlerins pealei sont actuellement occupés (Cooper, 2006).

Fluctuations et tendances

Les populations de Faucons pèlerins se sont rétablies de façon remarquable au cours des deux dernières décennies par suite de l’interdiction de l’usage du DDT et en raison du succès des programmes de réintroduction de Faucons pèlerins anatum et de l’augmentation de la productivité naturelle de l’espèce (Kiff, 1988; Enderson et al., 1995; Millsap et al., 1998). Au Canada, dans la plupart des régions bien inventoriées, les populations des Faucons pèlerins anatum et tundrius ont augmenté substantiellement depuis 1970 (tableau 8), et même de façon spectaculaire entre 2000 et 2005 dans certaines régions (p. ex. augmentations de 43 p. 100 dans des sites occupés du sud de l’Ontario et de 107 p. 100 dans le sud du Québec). L’intensification des activités de recherche explique en partie les augmentations d’effectifs observées. En comparaison, les populations de Faucons pèlerins pealei, qui ne se sont pas effondrées comme celles des deux autres sous-espèces, ont augmenté légèrement durant cette période (tableau 8).

Tableau 8. Nombre de sites occupés par des Faucons pèlerins dans des régions choisies du Canada inventoriées entre 1970 et 2005. Les nombres entre parenthèses indiquent le nombre de sites occupés par des couples territoriaux, tandis que les nombres qui les précèdent incluent des sites occupés par des couples ou des individus seuls (Rowell et al., 2003; données de 2005, U. Banasch, comm. pers.).
Région19701975198019851990199520002005
AnatumTerre-Neuve-et-Labrador
2(2)
0
donnée non disponible (dnd)
2(2)
21(21)
31(31)
22(15)
28(18)
AnatumBaie de Fundy [(Nouvelle-Écosse (N.-É.), Nouveau-Brunswick (N.-B.)]
0
0
0
1(1)
7(5)
6(6)

11(11)

20(16)
AnatumSud du Québec
0
dnd
1(1)
1(1)
15(12)
15(13)

28(25)

58(53)
AnatumSud de l’Ontario
0
0
0
1(0)
3(2)
15(14)
53(42)
76(67)
AnatumSud du Manitoba
dnd
dnd
0
1(1)
2(1)
4(4)
3(2)
3(2)
AnatumSud de la Saskatchewan
0
dnd
0
2(1)

2(1)

2(2)
4(3)
1(0)
AnatumAlberta, au sud du 58eparallèle

1(1)

0
0
2(2)
3(3)
13(12)
23(23)
21(17)
AnatumZone intérieure sud de la C.-B.
dnd
dnd
dnd
dnd
dnd
2(2)
1(1)
4(2)
AnatumVallée du Bas-Fraser (C.-B.)
dnd
dnd
dnd
dnd
dnd
8(8)
6(5)
AnatumÎles Gulf/sud-est de l’île de Vancouver (C.-B.)
dnd
dnd
4(2)
9(7)
11(9)
12(9)
AnatumAlberta, au nord du 58eparallèle
2(1)
3(3)
9(9)
6(5)
9(9)
23(23)
29(29)
31(31)
AnatumRivière Porcupine (Yukon)
dnd
8(8)
16(13)
14(11)
36(dnd)
29(29)
35(35)
30(30)
AnatumRivière Peel (Yukon)
dnd
dnd
18(12)
12(10)

14(dnd)

37(37)
AnatumRivière Yukon (Yukon)
6(5)
6(5)
12(10)
22(18)
33(dnd)
46(46)
46(46)
77(77)
AnatumLacs du Sud (Yukon)
 
 
 
 
 
1(1)
dnd
2(2)
AnatumVallée du Mackenzie (T.N.-O.)
9(6)
24(21)
20(15)
45(dnd)
88(77)
83(83)
80(80)
113(113)
AnatumTotal/moyenne
20(15)
41(37)
81(64)
113(54)
239(134)
324(318)
374(348)
505(464)
tundriusBaie d’Ungava (Québec)
12(9)
11(9)
10(10)
23(23)
34(34)
dnd
dnd
dnd
tundriusVersant nord du Yukon
dnd
5(5)
2(0)
0
1(0)
5(5)
9(9)
19(19)
tundriusBaie Rankin (Nunavut)
dnd
dnd
26(dnd)
26(26)
27(27)
25(22)
29(27)
tundriusParc national Tuktut Nogait (T.N.-O.)
 
 
 
 
 
19(18)
dnd
tundriusTotal/moyenne
12(9)
16(14)
20(18)
49(23)
80(79)
32(32)
53(49)
48(46)
PealeiÎle Langara
6(5)
6(6)
6(6)
6(5)
7(7)
7(5)
9(7)
10(8)
PealeiÎles de la Reine-Charlotte
56(46)
60(51)
73(58)
50(dnd)
64(53)
62(45)
60(44)
74(46)
PealeiNord de l’île de Vancouver /îles Scott
dnd
dnd
dnd
6(5)
10(5)
10(6)
20(12)
18(13)
PealeiÎle Triangle
dnd
dnd
dnd
dnd
dnd
8(8)
7(6)
7(dnd)
PealeiTotal/moyenne
62(51)
66(57)
79(64)
62(10)
81(65)
87(64)
96(69)
109(67)

Notes de tableau

Note de tableau d

Données pour la zone intérieure sud, la vallée du Bas-Fraser, les îles Gulf et le sud-est de l’île de Vancouver regroupées.

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Note de tableau e

Îles Gulf seulement

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Note de tableau f

données recueillies en 1991

Retour à la référence de la note de tableau f

Note de tableau g

la section de la rivière Peel inventoriée en 2000 était plus petite qu’en 1995

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Note de tableau h

un relevé seulement partiel a été effectué en 1980

Retour à la référence de la note de tableau h

Note de tableau i

données fondées sur les relevés en 1988 et en 1990

Retour à la référence de la note de tableau i

Faucon pèlerin anatum

Dans la plupart des régions du Canada, le Faucon pèlerin est redevenu presque aussi abondant qu’autrefois (avant l’effondrement des populations causé par le DDT), et les relevés de 2000 et de 2005 ont confirmé que la plupart des populations sont stables ou en hausse (voir par exemple Rowell et al., 2003; U. Banach, comm. pers., 2006). Globalement, le nombre de sites occupés en 2005 (505) était 25 fois plus élevé qu’en 1970 (20) (tableau 8). Uniquement durant la période de 2000 à 2005, le nombre de sites occupés s’est accru de 35 p. 100. Il convient de noter que les objectifs provisoires du plan de rétablissement du Faucon pèlerin anatum relatifs au taux d’occupation et de productivité à l’échelle du territoire national (Erickson et al., 1988) étaient déjà atteints en 1995 (Banasch et Holroyd, 2004).

Les augmentations enregistrées entre 1970 et 2005 dans de nombreuses régions sont spectaculaires (tableau 8). Ainsi, durant cette période, le nombre de sites de nidification connus est passé de 2 à 28 au Labrador. La plupart des sites utilisés il y a 75 à 150 ans sont de nouveau occupés aujourd’hui. On ignore cependant si ces sites sont demeurés inoccupés durant l’effondrement des populations provoqué par le DDT (J. Brazil, comm. pers., 2006). Le taux d’occupation des sites continentaux a cependant diminué au Labrador depuis 1999 (J. Brazil, comm. pers., 2006). Dans le sud du Québec, le nombre de sites occupés est passé de 0 en 1970 à 58 en 2005 (Poulin et al., 2006). Durant la même période, ce nombre est passé de 0 à 76 dans le sud de l’Ontario. Malgré cette hausse, le taux d’occupation pourrait être encore inférieur à ce qu’il était avant l’effondrement des populations causé par le DDT (A. Dextrase, comm. pers., 2006), mais le manque de données historiques ne permet pas de confirmer cette hypothèse. Les effectifs étaient encore très faibles dans le sud des Prairies en 2005, même si le nombre de couples inventoriés au cours des deux dernières décennies est plus élevé qu’il ne l’était auparavant. En Alberta, où le lâcher d’individus élevés en captivité a eu un effet déterminant sur la hausse des populations (Stepnisky, 1998), les effectifs anatum sont demeurés stables depuis 2000 (Alberta Peregrine Falcon Recovery Team, 2004). Dans la vallée du Mackenzie (T.N.-O.), le nombre de sites occupés est passé de 9 en 1970 à 113 en 2005.

En Colombie-Britannique, les effectifs anatum sont en hausse dans les régions côtières, mais ils demeurent faibles dans la portion intérieure de la province. Le déclin des populations anatum dans la portion intérieure de la province s’est amorcé bien avant la crise engendrée par le DDT. Dans la vallée de l’Okanagan, au moins 15 sites de nidification étaient occupés de 1906 à 1907. Une année, près du lac Vaseux, trois couples se partageaient une même falaise (Cannings et al., 1987). En 1922, tous ces sites ou presque tous ces sites étaient inoccupés, et le Faucon pèlerin avait disparu de la vallée (Taverner, 1922). Le statut de la plupart des autres sites de nidification connus de Faucons pèlerins anatum dans les autres régions de l’intérieur de la Colombie-Britannique demeure incertain entre les années 1940 et 1980, mais la plupart d’entre eux étaient inoccupés au milieu des années 1990 (Cooper, 1998).

Réintroductions

Les nombres de Faucons pèlerins élevés en captivité qui ont été relâchés au Canada sont impressionnants : 178 individus dans la baie de Fundy entre 1982 et 1991 (Amirault, 2004); 255 individus au Québec entre 1976 et 1994 (Berthelot et al., 2002); 524 en Ontario entre 1977 et 1996 (Musée royal de l’Ontario, 2004), 103 au Manitoba entre 1981 et 2001 (Sliworsky et Nero, 2003); environ 250 en Alberta entre 1975 et 1985 (Rowell et Stepnisky, 1997). Environ 1 500 Faucons pèlerins anatum génétiquement purs ont été relâchés au Canada (G. Holroyd, comm. pers., 2006), et ces lâchers ont contribué au rétablissement de populations anatum nicheuses dans de nombreuses régions.

Faucons pèlerins tundrius

Les populations nicheuses de Faucons pèlerins tundriussemblent presque aussi abondantes qu’elles l’étaient avant leur effondrement. Des augmentations importantes ont été observées entre 1970 et 2005 (White et al., 2002; tableau 8), et dans certaines régions, les effectifs se sont accrus de façon exponentielle au cours des années 1980 (Shank et al., 1993). À Kugluktuk et dans la région de la baie Hope (Nunavut), les populations ont augmenté jusqu’à l’arrêt des relevés en 1996 (figure 3). En 2005, les effectifs ont atteint un niveau record dans 2 des régions inventoriées (tableau 8). Toutefois, seulement 1 des 32 sites occupés dans la baie Rankin a été productif, ce qui représente le plus faible taux de productivité jamais enregistré à ce jour (M. Setterington, comm. pers., 2006). Ce très faible taux est toutefois dû à la mortalité des œufs et des jeunes causée par des orages violents au début de l’été. La région de la baie d’Ungava (Québec) n’a pas été inventoriée de 1995 à 2005 (tableau 8), mais un relevé partiel effectué par le Service canadien de la faune en 2000 a révélé la présence de 18 sites occupés et confirmé que l’espèce y est encore présente. Les hausses des populations de Faucons pèlerins tundrius enregistrées au Canada se comparent aux augmentations soutenues observées au Groenland (voir par exemple Mattox et Seeger, 1988).

Faucons pèlerins pealei

Les populations de Faucons pèlerins pealei sont actuellement en hausse au Canada (Cooper, 2006). En Colombie-Britannique, le nombre estimé de territoires occupés est passé de 87 au milieu des années 1990 à 96 en 2000. En 2005, le taux d’occupation des sites de nidification a atteint son plus haut sommet (109; Cooper, 2006) depuis les années antérieures à 1970 (tableau 8). Dans les îles de la Reine-Charlotte, 74 sites étaient occupés en 2005, ce qui représente un sommet depuis 1980 (tableau 8). En 2000, les populations de Faucons pèlerins pealei étaient considérées comme en hausse dans le nord de l’île de Vancouver (Rowell et al., 2003), le nombre de sites de nidification occupés s’établissant à 20. En 2005, ce nombre était passé à 25 (tableau 8).

Contrairement aux deux autres sous-espèces, les populations de Faucons pèlerins pealei n’ont pas été décimées par les pesticides chimiques. En raison de son mode de vie sédentaire et de la relation trophique qui l’unit aux populations éloignées d’oiseaux marins, cette sous-espèce n’a probablement pas été exposée à de fortes concentrations de DDT. Des études récentes ont toutefois mis en évidence la persistance d’organochlorés dans les tissus des oiseaux marins vivant dans des régions (péninsule de l’Alaska) comprises dans l’aire de répartition du Faucon pèlerin pealei (Becker et al., 2003).

Effet d’une migration de source externe

Le potentiel d’immigration est élevé chez les Faucons pèlerins anatum et pealei. Aux États-Unis, les populations de Faucons pèlerins anatum, sources potentielles d’immigrants au Canada, sont en hausse, et la sous-espèce a été retirée récemment de la liste des espèces en péril. Il convient toutefois de noter que certains immigrants en provenance des États-Unis peuvent ne pas être d’origine indigène. En 2002, le nombre de couples anatum aux États-Unis était estimé à environ 2 000 (USFWS, 2003), et ce nombre était certainement plus élevé en 2004. Certaines données laissent présumer l’existence d’une immigration en provenance des États-Unis. Ainsi, deux Faucons pèlerins anatumbagués au nid dans les îles San Juan (État de Washington) nichent actuellement le long des côtes de la Colombie-Britannique (D. Doyle, comm. pers., 2004). Un autre individu né aux États-Unis a été observé au Nouveau-Brunswick en 2006 (D. Amirault, comm. pers., 2006), et une femelle adulte ayant pris son premier envol dans la région de Great Falls (Montana) a niché en bordure de la rivière Bow, dans le sud de l’Alberta (G. Court, comm. pers., 2006). Enfin, le succès des introductions de fauconneaux élevés en captivité à partir d’un abri artificiel laisse croire qu’une immigration de source externe est très possible.

Figure 3. Nombre de territoires de Faucons pèlerins tundrius occupés à la baie Rankin (530 km², relevés effectués au début de juin), dans la région de la baie Hope (2 000 km², relevés effectués entre le début et le milieu de juillet) et à Kugluktuk (4 000 km², relevés effectués entre le début et milieu de juillet) (Nunavut). L’absence de ligne entre deux points de données indique qu’aucune donnée n’a été recueillie au cours de ces années (Source : M. Setterington).

Figure 3. Nombre de territoires de Faucons pèlerins tundrius occupés à la baie Rankin (530 km², relevés effectués au début de juin), dans la région de la baie Hope (2 000 km², relevés effectués entre le début et le milieu de juillet) et à Kugluktuk (4 000 km², relevés effectués entre le début et milieu de juillet) (Nunavut).

La majeure partie de la population mondiale de Faucons pèlerins tundrius habite l’Arctique canadien, mais des individus de cette sous-espèce vivent au Groenland et traversent le Canada durant leur migration. Dès lors, la population du Groenland pourrait contribuer au rétablissement de la population canadienne.

Aux États-Unis, la population de Faucons pèlerins pealei semble également stable. Des relevés effectués au milieu des années 1990 ont révélé la présence de 271 sites de nidification actifs en Alaska, de 17 à 20 sites dans l’État de Washington et de 5 à 10 sites en Oregon. Il convient toutefois de noter que certains des individus observés dans l’État de Washington et en Oregon n’étaient peut-être pas de la sous-espèce pealei (Wilson et al., 2000; White et al., 2002).