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Programme de rétablissement du carex faux-lupulina (Carex lupuliformis) au Canada [Proposition]

4. Menaces

4.1 Évaluation des menaces

Tableau 1. Tableau d’évaluation des menaces

MenaceNiveau de préoccupation1ÉtendueOccurrenceFréquenceGravité2Certitude causale3
Destruction ou dégradation de l’habitat
Modification du régime hydrologiqueÉlevéGénéraliséeCouranteContinueÉlevée/ Modérée4Élevée
Activités récréatives ou menées par les propriétaires fonciersMoyenGénéraliséeCouranteContinueModéréeMoyenne
Développement résidentielFaibleLocaliséeHistoriqueContinueÉlevée/ modéréeÉlevée
Changements dans la dynamique écologique ou les processus naturels
Fermeture du couvert végétalÉlevéLocaliséeCouranteContinueÉlevée/ modéréeÉlevée
Espèces ou génomes exotiques, envahissants ou introduits
Plantes exotiques envahissantesMoyenGénéraliséeCouranteContinueInconnueÉlevée
ParasitesFaibleGénéraliséeCouranteContinueInconnueFaible
Pollution
Dépôt d’orduresFaibleLocaliséeCouranteContinueFaibleFaible

1 Niveau de préoccupation : indication du degré d’importance (élevé, moyen, faible) d’une gestion de la menace pour le rétablissement de l’espèce, au regard des objectifs en matière de population et de répartition. Ce critère prend en compte l’ensemble de l’information présentée dans le tableau. Les menaces dont le niveau de préoccupation est faible sont énumérées et décrites, mais peuvent ne pas être ciblées spécifiquement dans les approches de rétablissement.
2 Gravité : indication de l’effet de la menace sur l’ensemble de la population; elle peut être élevée (effet très grand sur l’ensemble de la population), modérée, faible ou inconnue.
3 Certitude causale : indication du caractère probant des données concernant l’existence de la menace; elle peut être élevée (les données disponibles relient fortement la menace à des sources de stress pesant sur la viabilité de la population), moyenne (il existe une corrélation entre la menace et la viabilité de la population, par exemple selon l’opinion d’experts), ou faible (la menace est présumée ou plausible).
4 Chaque critère est évalué pour chaque population et pour l’ensemble de l’aire de répartition. Lorsque deux qualificatifs sont présents dans une case, cela indique que la menace n’a pas le même impact à ces deux échelles (populations individuelles et ensemble de l’aire de répartition).

4.2 Description des menaces

Les menaces sont présentées ci-dessous selon l’ordre décroissant de leur niveau de préoccupation. Il faut cependant noter que le nombre limité de populations existantes (14), leur faible effectif (moins de 400 individus en tout) et leur répartition restreinte constituent des obstacles importants à la persistance à long terme du carex faux-lupulina.

Modification du régime hydrologique

Les variations naturelles du niveau de l’eau ainsi que les épisodes de sécheresse semblent jouer un rôle crucial dans l’établissement et le maintien du carex faux-lupulina et de son habitat. En effet, les crues épisodiques peuvent créer de l’habitat convenable pour l’espèce en éliminant des plantes concurrentes et en érodant les milieux riverains les plus boisés, ce qui crée des ouvertures convenant à l’établissement de nouveaux individus (Labrecque, 1998; Bachand-Lavallée et Pellerin, 2006; Jolicœur et Couillard, 2006; COSEPAC, 2011). Toutefois, une trop grande saturation en eau du substrat ne favorise pas l’expansion des marécages à érable argenté (Jean Morin, comm. pers.) et semble nuire à la levée des plantules et à la vigueur des individus (Letendre et al., 2007). En effet, il a été démontré que les niveaux d’eau élevés tels que ceux observés dans la rivière Richelieu depuis le début des années 2000 (et particulièrement au cours des inondations du printemps 2011) peuvent faire disparaître des individus de carex faux-lupulina (Letendre et al., 2007; Stéphanie Pellerin, comm. pers.). Les localités où l’habitat convenable se limite à une étroite bande de végétation enclavée entre la rivière et des résidences privées (p. ex. Sainte-Anne-de-Sabrevois, baie McGillivray) sont particulièrement exposées à cette menace.

La construction de barrages peut aggraver les effets nuisibles des niveaux d’eau élevés. Au Québec, le régime hydrologique de la rivière des Outaouais a été modifié par l’implantation du barrage de Carillon, durant les années 1950, et les berges situées en amont du barrage ont été érodées; le barrage pourrait aussi avoir causé la disparition des populations de la région du lac des Deux-Montagnes (Jolicœur et Couillard, 2006). La construction de barrages demeure une menace le long de la rivière Richelieu, au Québec, mais elle risque peu d’en être une en Ontario, où la plupart des populations se trouvent dans des mares printanières.

En Ontario, dans le cas de plusieurs populations existantes, des drains superficiels ou souterrains ont été aménagés à proximité des populations (à des fins agricoles ou municipales). Ces drains semblent même avoir asséché le sol dans les localités de West Lorne et de London. Au Québec, comme les populations existantes sont situées à moins de 10 ou 15 m de grands cours d’eau, il semble que le drainage ne constitue pas une menace. Cependant, certaines localités où les populations sont disparues et où des réintroductions sont envisagées sont vulnérables, car elles sont situées plus loin des cours d’eau. Les changements survenant dans les conditions hydriques de l’habitat peuvent aussi favoriser la croissance des plantes arbustives et herbacées concurrentes, ce qui peut nuire au carex faux-lupulina. Le déclin observé dans plusieurs populations de l’Ontario et du Québec semble être lié à ce facteur (COSEPAC, 2011).

Fermeture du couvert végétal

Comme le carex faux-lupulina ne tolère pas l’ombre, il n’est pas étonnant que la vigueur des individus semble présenter une corrélation positive avec le degré d’ouverture de la végétation environnante (Labrecque, 1998; Letendre et al., 2007). De plus, les graines ne peuvent pas germer dans les habitats peu éclairés (Schütz, 2000). La succession végétale constitue donc une menace pour cette espèce (COSEPAC, 2011). Ce facteur semble avoir causé la disparition des populations de la Grande Baie d’Oka et de Rigaud, au Québec, et d’Amherstburg, en Ontario (Labrecque, 1998). Cependant, comme chez de nombreuses autres espèces de carex, les graines peuvent demeurer viables dans le sol pendant plus de 10 ans (Leck et Schütz, 2005) et germer lorsque le sol est perturbé ou qu’apparaît une ouverture dans le couvert végétal. Cette situation a été observée dans la population de Mount Brydges, en Ontario, où une ouverture résultant d’une opération forestière a favorisé une augmentation spectaculaire du nombre d’individus (qui est passé de 25-30 en 1992 à 1 075 en 2003). La compétition herbacée et la fermeture du couvert végétal qui ont suivi ont cependant réduit le nombre d’individus à 29 en 2009.

Plantes exotiques envahissantes

Les plantes exotiques envahissantes peuvent compromettre la survie du carex faux-lupulina en concurrençant cette espèce pour la lumière et les éléments nutritifs et en faisant obstacle à la dispersion de ses graines (COSEPAC, 2011). Des niveaux d’eau trop bas ou trop peu variables favorisent l’établissement de plantes envahissantes (Hudon et al., 2005). Les espèces pouvant particulièrement poser problème à cet égard sont la salicaire commune (Lythrum salicaria), l’alpiste roseau, la glycérie géante (Glyceria maxima) et le nerprun cathartique (Rhamnus cathartica). Dans le cas de la population d’Henryville, au Québec, tous les individus du secteur de la pointe du Gouvernement semblent être disparus à cause de l’établissement d’un peuplement dense d’alpiste roseau (COSEPAC, 2011). La châtaigne d’eau (Trapa natans) n’est pas encore présente dans les populations de carex faux-lupulina, mais elle se rencontre dans certains secteurs le long d’un des affluents de la rivière Richelieu, au Québec, ainsi qu’en amont du barrage de Carillon sur la rive ontarienne de la rivière des Outaouais. Cette espèce forme à la surface de l’eau un dense tapis qui pourrait un jour envahir des populations de carex faux-lupulina et y empêcher cette plante de croître et de se disperser.

Activités récréatives ou menées par les propriétaires fonciers

Plusieurs populations sont situées à des endroits où la mortalité due au piétinement constitue une menace, parce que le public y a accès ou que les propriétaires y mènent des activités telles que le pâturage, la chasse, le débroussaillage et l’abattage d’arbres. La circulation de véhicules tout-terrain (VTT) a été observée à proximité de deux populations du Québec, celles de l’Île-de-Carillon et d’Henryville (Labrecque, 1998). Le fait que le carex faux-lupulina se trouve à proximité de résidences ou de zones récréatives accroît aussi le risque de vandalisme, comme on a pu l’observer dans le parc national d’Oka, où un certain nombre de touffes transplantées ont été arrachées par des utilisateurs du parc.

Parasites

À l’instar d’autres plantes de la famille des Cypéracées, le carex faux-lupulina est l’hôte d’un diptère[7] parasite. La larve de ce diptère se développe à l’intérieur de l’akène, causant une déformation qui modifie la position du périgyne (enveloppe de l’akène). Ce phénomène touche toutes les populations canadiennes existantes, mais plus particulièrement celle de Saint-Blaise-sur-Richelieu (COSEPAC, 2011). L’impact de ce parasite sur l’espèce est inconnu (Labrecque, 1998). Par ailleurs, un puceron exotique, le Ceruraphis eriophori, a été observé sur plusieurs individus au Québec et pourrait aussi se rencontrer en Ontario. Un dessèchement précoce des plantes semble relié à la présence de ce puceron (Letendre et al., 2007). En 2006, au Québec, on a constaté le dessèchement et la mort d’un certain nombre d’individus transplantés, et ces dommages paraissent dus au C. eriophori. Le puceron pourrait donc avoir un impact appréciable sur la survie à long terme de l’espèce (COSEPAC, 2011). Par ailleurs, les larves d’une tenthrède, le Pachynematus corniger, ont été observées en train de se nourrir des feuilles du carex faux-lupulina au Québec. L’impact de cette tenthrède sur la survie du carex faux-lupulina n’a pas été étudié, mais l’alimentation de l’insecte semble réduire la vigueur de la plante (COSEPAC, 2011).

Dépôt d’ordures

Les ordures et autres débris peuvent faire obstacle à la croissance du carex faux-lupulina. Leur présence a été observée à proximité de la population de London, en Ontario, et de populations des rivages de la rivière Richelieu, au Québec, où il s’agit de débris flottants qui sont déposés sur la berge par les eaux de crue ou les vagues (COSEPAC, 2011).

Développement résidentiel

Le développement résidentiel nuit aux populations en détruisant ou en dégradant leur habitat. Près des deux tiers des rives de la rivière Richelieu ont été modifiées, principalement par le développement résidentiel et la construction de marinas. C’est vraisemblablement ce développement qui explique la disparition des populations de Sainte-Anne-de-Sabrevois, de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, d’Iberville et de Saint-Blaise-sur-Richelieu (Labrecque, 1998). Cette menace est aujourd’hui plus limitée, car diverses mesures législatives protègent maintenant les milieux humides. Le rapport de situation du COSEPAC (2011) fait également mention d’un développement résidentiel à proximité de la population de London, mais cette menace ne semble pas être importante à l’heure actuelle, car la ville est propriétaire du site et ne devrait pas en permettre le développement.

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5. Objectif en matière de population et de répartition

L’objectif en matière de population et de répartition est de maintenir ou, dans la mesure où cela est possible sur le plan biologique et technique, accroître l’effectif et la zone d’occupation du carex faux-lupulina au Canada. À l’heure actuelle, il est impossible de fixer un objectif quantifiable quant à l’effectif adéquat de chaque population ou de l’ensemble de la population canadienne, mais cela pourrait se faire une fois que les analyses de viabilité auront été réalisées.

Dans l’extrême sud de l’Ontario et du Québec, au cours du siècle dernier, on a observé un taux élevé de destruction des milieux humides et notamment une importante modification des habitats riverains colonisés par le carex faux-lupulina. C’est pourquoi très peu d’individus et très peu de populations ont persisté, ce qui a accru la vulnérabilité de l’espèce aux phénomènes de nature catastrophique. Par exemple, au cours du printemps 2011, une grave inondation survenue le long de la rivière Richelieu a éliminé presque tous les individus poussant à l’état naturel, n’en épargnant que deux. Si aucune mesure de réintroduction ou de transplantation n’avait été entreprise au cours des années précédentes, l’espèce serait pratiquement disparue du Québec. Par contre, ce genre d’événement peut créer un habitat convenable pouvant être colonisé par l’espèce si un nombre suffisant d’individus produisant des graines y survivent. Les populations existantes peuvent aussi se rétablir à la suite de tels événements, si le réservoir de semences du sol ne demeure pas trop longtemps inondé.

L’objectif du programme de rétablissement fédéral correspond aux objectifs fixés dans le Plan de conservation du carex faux-lupulina du gouvernement du Québec (Jolicœur et Couillard, 2006). Ces objectifs sont les suivants : 1) assurer la protection et le maintien à long terme de toutes les populations existantes; 2) introduire ou réintroduire l’espèce, si cela est réalisable, dans les ensembles physiographiques[8] où elle est disparue. Aucun plan de conservation semblable n’a été élaboré par le gouvernement de l’Ontario.

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6. Stratégies et approches générales pour l’atteinte des objectifs

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

Conservation et intendance

  • Des graines ont été envoyées à la banque de graines d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, à Saskatoon. Plus de 2 500 akènes provenant de pratiquement toutes les populations canadiennes (sauf celles d’Ailsa Craig et de Lambeth, en Ontario) ont également été envoyés au Millenium Seed Bank des Royal Botanic Gardens de Kew, en Angleterre, pour conservation à long terme. Des graines ont été récoltées au Québec et en Ontario, et des plantules ont été cultivées en vue de la réintroduction d’individus dans certaines localités.
  • L’habitat a été restauré et des individus ont été réintroduits dans les localités de deux populations disparues du Québec (Sainte-Anne-de-Sabrevois et Grande Baie d’Oka), et des individus ont été transplantés dans deux populations du Québec (Saint-Blaise-sur-Richelieu et baie McGillivray) et une de l’Ontario (West Elgin). En 2010, le taux de survie des individus transplantés variait de 17 à 82 %, et 15 à 60 % des individus ont produit des graines (COSEPAC, 2011).
  • Une partie de la Réserve écologique Marcel-Raymond a été officiellement désignée habitat floristique[9] (Baie-des-Anglais) aux termes de la Loi sur les espèces menacées et vulnérables du Québec.
  • Lors de la révision de leur schéma d’aménagement, les MRC du Haut-Richelieu, de Deux-Montagnes et d’Argenteuil ont attribué à trois parcelles d’habitat du carex faux-lupulina l’affectation « territoire d’intérêt écologique ». Dans un tel territoire, seuls les aménagements à caractère éducatif, comme des sentiers d’interprétation, peuvent être autorisés.
  • La Réserve de biodiversité Samuel-de-Champlain, dont la création était prévue aux termes de la Loi sur la conservation du patrimoine naturel (L.R.Q., ch. C-61.01), a été désignée en 2011 pour la protection de 487 ha de milieux humides dans le secteur de la rivière Richelieu, au Québec, entre Saint-Jean-sur-Richelieu et la frontière des États-Unis.
  • En Ontario, l’habitat du carex faux-lupulina est protégé en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition.

Inventaires et suivi

  • Depuis 2005, les populations existantes du Québec font l’objet d’un inventaire et d’une cartographie chaque année ou tous les deux ans, et une approche de gestion a été recommandée pour chaque population (Jolicœur et Couillard, 2006).
  • Neuf nouvelles localités propices à la réintroduction de l’espèce ont été repérées le long de la rivière des Outaouais (Bachand-Lavallée et Pellerin, 2006; Letendre et al., 2007).
  • En 2009, des inventaires ont été réalisés dans toutes les populations existantes de l’Ontario ainsi que dans la localité de la population disparue d’Amherstburg.

Sensibilisation et communication

  • Des activités visant à sensibiliser le public et plus particulièrement les propriétaires de terrains situés à proximité de populations de carex faux-lupulina, dans la région de la rivière Richelieu, ont été menées en 2006 et en 2007 (Bachand-Lavallée et Pellerin, 2006; Letendre et al., 2007).

6.2 Orientation stratégique pour le rétablissement

Tableau 2. Tableau de planification du rétablissement

Menace ou élément limitatifStratégie générale pour le rétablissementPrioritéDescription générale des approches de recherche et de gestion
Tous

 

Conservation de l’espèce, de son habitat convenable ainsi que de la zone riveraine adjacente

Élevée
  • Appliquer des mesures légales et d’intendance à l’intérieur des occurrences ainsi que dans les zones adjacentes afin de réduire les répercussions des menaces principales.
  • Dans la mesure du possible, maintenir ou mettre en oeuvre les approches de gestion visant l’augmentation de l’abondance de l’espèce et de la superficie d’habitat convenable :
    • culture ex situ de l’espèce au moyen de techniques de multiplication artificielle;
    • restauration de l’habitat;
    • réintroduction dans les localités de populations disparues;
    • transplantation dans les populations existantes.
Lacunes dans les connaissances démographiques et biologiquesInventaires et suiviÉlevée
  • Développer et mettre en oeuvre un protocole d’inventaire et de suivi standardisé pour la récolte de données comparables en Ontario et au Québec consistant entre autres :
    • à marquer tous les individus poussant à l’état naturel dans les populations existantes ainsi que tous les individus réintroduits ou transplantés, afin d’assurer un meilleur suivi de la dynamique et des tendances des populations;
    • à recueillir des données géoréférencées sur les touffes individuelles ainsi que sur leur zone d’occupation, particulièrement dans le cas des populations ontariennes.
  • Réaliser un inventaire de l’habitat convenable en dehors des populations connues, à intervalle régulier.
Tous; lacunes dans les connaissances démographiques et biologiquesRechercheÉlevée
  • Développer des techniques visant à augmenter la vigueur et la persistance des transplants :
    •  en étudiant la capacité de l’espèce à s’adapter aux conditions écologiques (p. ex. disponibilité de la lumière, fréquence et durée des inondations) à la limite nord de son aire de répartition.
  • Étudier la dynamique des populations de l’espèce :
    • en examinant la viabilité des graines dans le sol;
    • en déterminant l’effet de la dispersion des graines sur la dynamique des populations;
    • en effectuant une analyse de viabilité des populations.
  • Étudier les aspects génétiques qui pourraient limiter notre capacité de rétablir l’espèce (par exemple, l’hybridation).
TousCommunication et sensibilisationMoyenne
  • Élaborer et mettre en œuvre une stratégie de communication visant les agences partenaires, les groupes qui s’intéressent à l’espèce, les propriétaires privés et le grand public.

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Notes

7 Insectes de l’ordre des Diptères, se caractérisant par la présence d’une seule paire d’ailes; cet ordre comprend les mouches, les moustiques et les moucherons.

8 Aux fins du Cadre écologique de référence du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec (Li et al., 1994), les ensembles physiographiques sont le résultat d’un découpage du paysage en unités de l’ordre de 1 000 km².

9 Aux termes de l’article 17 de cette loi, « nul ne peut, dans l'habitat d'une espèce floristique menacée ou vulnérable, exercer une activité susceptible de modifier les processus écologiques en place, la diversité biologique présente et les composantes chimiques ou physiques propres à cet habitat. »