Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le spatulaire (Polyodon spathula) au Canada – Mise à jour

Facteurs limitatifs

Le principal facteur limitatif pour la Chouette tachetée du Nord est probablement la disponibilité de l'habitat (vieille forêt et forêt à un stade de succession avancé) et de la nourriture (Barrows, 1981; Gutierrez, 1985; Forsman et al., 1987; USFWS, 1989). 

Récolte du bois

Dans l'aire de répartition de la Chouette tachetée en C.-B., 3 000 ha sont récoltés chaque année. L'exploitation forestière a plusieurs répercussions directes sur l'animal. Premièrement, elle modifie la structure et la composition de la forêt. Ses effets sur les populations de Chouettes tachetées sont clairement déterminés par le type d'exploitation. Si, de toute évidence, les coupes à blanc détruisent complètement l'habitat, les coupes partielles (p. ex. coupes d'écrémage ou systèmes de régénération par coupes progressives) ont un impact moins prononcé. C'est le volume de bois enlevé qui détermine l'effet de la récolte sur la Chouette tachetée.

Deuxièmement, en isolant de plus en plus les couples de chouettes les uns des autres, l'exploitation forestière a des répercussions sur la viabilité de leur population en C.-B.

Troisièmement, l'exploitation forestière accroît la fragmentation et rompt la continuité des parcelles de forêt, ce qui rend les peuplements impropres pour la Chouette tachetée. Cette situation a une incidence sur sa productivité tout en diminuant sa capacité de dispersion et en augmentant sa mortalité. La superficie actuellement protégée contre l'exploitation forestière ou qui doit l'être à l'avenir s'élève à 156 717 ha. La majorité (71 %) se trouve dans les parcs Golden Ears, Garibaldi et Mount Judge Howay, et le reste (24 %) dans les parcs Manning, Skagit et Cascades.

L'un des objectifs du plan de gestion de la Chouette tachetée est de lui fournir un habitat convenable plus rapidement que ne le ferait la succession naturelle, afin d'étendre la superficie d'habitat approprié.

Approvisionnement en nourriture

La Chouette tachetée se nourrit généralement de mammifères nocturnes ou arboricoles (Thomas et al., 1990). Depuis le centre de l'Oregon jusqu'en C.-B., il s'agit surtout du grand polatouche. Comme les néotomes, Neotoma spp., et les campagnols, Clethrionomys occidentalis, constituent aujourd'hui une composante de plus en plus importante du régime alimentaire de la Chouette tachetée dans le sud-ouest de l'Oregon et le nord-ouest de la Californie, il se pourrait que les chouettes des forêts submaritimes sèches de la C.-B. aient un régime semblable.

L'approvisionnement alimentaire de la Chouette tachetée est déterminé par le type, la structure et la composition de la forêt. Par exemple, dans l'État de Washington, on trouve deux fois plus de grands polatouches dans les vieilles forêts que dans tous les autres types de forêt (Carey, 1992). Les pratiques d'aménagement forestier ont par conséquent une incidence prononcée sur les populations-proies et donc sur la densité des Chouettes tachetées.

Compétition et prédation

L'exploitation forestière pourrait aussi avoir indirectement comme effet de rendre l'habitat plus accueillant pour les prédateurs (comme le Grand-Duc d'Amérique, Bubo virginianus, l'Autour des palombes, Accipiter gentilis, la Buse à queue rousse, Buteo jamaicensis) ou pour les concurrents (comme la Chouette rayée, Strix varia). Le Grand-duc d'Amérique habite généralement des régions plus fragmentées que celles où vit la Chouette tachetée; ces régions comptent aussi beaucoup moins de forêts matures ou vieilles ou de forêts intérieures (mais plus de peuplements d'arbrisseaux, de plantes herbacées, de gaules et de régénération par coupes progressives) présentant des ratios lisière/superficie supérieurs (Johnson, 1993). Dans une certaine mesure, la Chouette rayée et la Chouette tachetée occupent des espaces séparés. La première s'observe généralement à basse altitude, là où l'on trouve de jeunes forêts de feuillus abritant un habitat riverain, et la seconde habite plus souvent dans des forêts en moyenne et haute altitude, où l'on trouve encore quelques vieilles forêts de conifères. Toutefois, on a des indications que la Chouette rayée pouvait déplacer la Chouette tachetée, s'hybrider avec elle ou la prendre comme proie (Dunbar et al., 1991; Hamer, 1994; Leskiw et Gutierrez,1998). 

Viabilité de la population – effet d'îlot – variabilité génétique

Vu sa petite taille, la population de Chouettes tachetées de la C.-B. est sensible aux événements environnementaux ou démographiques stochastiques.

Le fait que la C.-B. se trouve à la périphérie de l'aire de répartition de l'espèce pourrait faire de la population de la Chouette tachetée de la province un élément critique de la variabilité génétique de la population continentale, parce que cette population se trouve dans une zone climatique plus rude et dans un habitat moins prévisible.