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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le bouleau flexible au Canada

Habitat

Besoins en matière d’habitat

Le bouleau flexible préfère les sols humides bien drainés, mais pousse également dans des sols minces rocheux ou à texture grossière. En Ontario, il est établi au ruisseau 15 Mile dans le loam argileux d’un versant exposé à l’ouest, et il a aussi été observé sur les versants boisés de la vallée du ruisseau 16 Mile, situé à proximité. Dans les sites les plus proches situés dans l’ouest de l’État de New York, l’espèce pousse respectivement dans un loam argileux pierreux, dans un loam argileux riche en matière organique et dans le sable.

Le bouleau flexible est considéré comme une espèce de lumière (Ministère des Richesses naturelles [MRNO], 2000; US Forest Service [USFS], 2004); toutefois, dans l’ouest de l’État de New York, des semis ont été observés dans des graviers fins exposés, dans une forêt claire. Le qualificatif « intermédiaire » décrirait donc mieux les conditions d’éclairement des milieux les plus propices à l’établissement des semis.

En Ontario, le bouleau flexible s’associe au chêne rouge (Quercus rubra), au chêne blanc (Quercus alba), à l’érable à sucre (Acer saccharum) et à la pruche du Canada (Tsuga canadensis); dans l’ouest del’État de New York, il pousse fréquemment en association avec l’érable à sucre, l’érable rouge (Acer rubrum), le hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia), la pruche du Canada, le cerisier tardif (Prunus serotina), et on le rencontre à l’occasion avec le tulipier de Virginie (Liriodendron tulipifera), le bouleau jaune (Betula alleghaniensis), le bouleau à papier (Betula papyrifera) et le chêne châtaignier (Quercus prinus).

Tendances en matière d’habitat

Dans la région du Niagara, peu de milieux propices auBetula lenta semblent exister à l’extérieur des localités où l’espèce a déjà été signalée. D’après Fox et Soper (1954), il semble très possible qu’il y ait d’autres peuplements de l’espècedans la région située entre Port Dalhousie et la rivière Niagara, puisqu’elle est présente dans l’ouest de l’État deNew York. Cependant, les divers inventaires effectués depuis dans la région n’ont pas permis d’en découvrir. Les milieux en apparence favorables, comme la vallée Niagara (Niagara Glen) encore boisée (où l’espèce avait été signalée par Hamilton (1943), sans spécimen à l’appui) et l’île Navy voisine, ont fait l’objet de vérifications sur le terrain, mais en vain.Dans la région de l’ouest de l’État deNew York voisine, l’habitat de l’espèce semble stable.

Protection et propriété

Les propriétaires des deux sites actuels, situés tout près l’un de l’autre, ainsi que d’un site récemment disparu connaissent la présence de l’espèce et semblent désireux de la protéger. La population s’étend également à un petit ravin profond, à l’arrière de terrains résidentiels.