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Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur le Petit-duc nain au Canada - Mise à jour

Résumé (du Rapport de situation de 1999)

Petit-duc nain

Otus flammeolus

 

Répartition

Le Petit‑duc nain se reproduit dans les forêts alpestres de l’ouest de l’Amérique du Nord et son aire de répartition s’étend du centre du Mexique jusqu’au centre‑sud de la Colombie‑Britannique. Au Canada, l’espèce n’est présente que dans cette province, depuis la frontière des États‑Unis jusqu’au lac McLeese, du côté ouest du fleuve Fraser au nord de Williams Lake, jusqu’au ruisseau Alexis, du côté sud de la rivière Chilcotin. Il existe des mentions de nidification au nord jusqu’au mont Skull, près de Barriere, au nord de Kamloops. Toutefois, l’observation à Williams Lake, deux années différentes (en 1995 et en 1998), de deux jeunes ayant pris leur premier envol semble indiquer que l’espèce niche encore plus au nord.

 

Protection

Le Petit‑duc nain est protégé en vertu de la Wildlife Act de la Colombie‑Britannique, qui interdit de détruire ou d’endommager les œufs, les adultes nicheurs et les nids occupés. Le Code d’exploitation forestière de cette province, adopté en 1995, prévoit des mesures de gestion particulières de l’habitat de l’espèce, qui fera d’ailleurs partie du groupe d’espèces visé par le volume 2 de la stratégie de gestion des espèces sauvages incluse dans ce code, lorsqu’il sera publié. Le Petit‑duc nain est inscrit sur la liste bleue en Colombie‑Britannique.

 

Population

La population de l’espèce en Colombie‑Britannique est estimée à 1 200 couples. Il est difficile de faire des estimations parce qu’on ne dispose de données sur la réussite de la nidification que pour quelques endroits. À part les résultats des recherches de nids effectuées au mont Wheeler pendant trois saisons de reproduction consécutives, il n’existe pas d’information sur la taille ou les tendances de la population dans cette province. Qui plus est, on manque de données sur la qualité de l’habitat des forêts de sapins sapins douglas dans l’aire de l’espèce, données qui pourraient servir à estimer les effectifs par une extrapolation prudente. Comme le nombre de Petits‑ducs nains dépend de l’abondance des tordeuses des bourgeons de l’épinette et du stade de succession végétale dans les forêts, celui‑ci fluctue probablement sur un cycle de 40 à 50 ans en fonction du degré d’activité des tordeuses, du stade de succession végétale et de la nature des mesures d’aménagement des forêts.

 

Habitat

L’aire du Petit‑duc nain est essentiellement synchrone avec celle du pin ponderosa. Toutefois, à sa limite nord, l’espèce occupe également la ceinture de forêts sèches de sapins sapins douglas. En Colombie‑Britannique, on retrouve le Petit‑duc nain principalement dans la zone biogéoclimatique intérieure à sapins douglas, et ensuite dans la zone à pin ponderosa. La plupart des individus sont observés dans les sous‑zones xériques très chaude, chaude et douce de la zone biogéoclimatique intérieure à sapins sapins douglas.

 

Biologie

Le taux de reproduction de l’espèce est faible et sa longévité peut atteindre 11 ans, si bien qu’il peut être impossible de mesurer le faible taux de recrutement pendant plusieurs années. On ne connaît pas l’âge à la première reproduction, mais le manque de femelles peut forcer certains mâles à se reproduire seulement après leur première année d’existence. Les couples ne sont pas formés pour la vie et les pontes varient de deux à quatre œufs. On peut observer des colonies éparses, mais cela pourrait être davantage attribuable à la présence groupée d’habitats de reproduction propices qu’à un comportement grégaire comme tel. Le Petit‑duc nain est en concurrence avec d’autres espèces, dont le grand polatouche, pour l’occupation de cavités dans les arbres. Enfin, il s’agit d’une espèce très migratrice, qui établit ses quartiers d’hiver au Mexique et en Amérique centrale.

 

Facteurs limitatifs

Étant donné que le Petit‑duc nain dépend des vieilles forêts de pins ponderosa et de sapins douglas à valeur commerciale, il est sensible aux modifications de l’habitat dues aux opérations de coupe. Celles‑ci, de même que l’extinction des feux et le pâturage, ont considérablement transformé les forêts alpestres de l’Ouest. Leur principal effet a été la baisse de la régénération des peuplements de pin ponderosa (et donc la réduction de l’habitat de reproduction du Petit‑duc nain), mais en même temps l’accroissement de la présence de taillis de sapins douglas (qui fournissent un refuge contre les prédateurs). L’extinction des feux de forêt a favorisé l’émergence de peuplements trop denses d’arbres à la cime peu développée et l’augmentation du nombre d’essences d’ombre.

De plus, la coupe sélective pratiquée pour la production de bois de chauffage peut modifier la structure de l’habitat et nuire aux nicheurs, en particulier de mai à août, période pendant laquelle on risque d’abattre des arbres où il se trouve des nids. Les systèmes sylvicoles impliquant la coupe de quelques vieux arbres seulement, la conservation d’un certain nombre d’arbres matures et la création d’éclaircies favorisant la régénération de peuplements de pins ponderosa assureront le maintien de l’habitat nécessaire au Petit‑duc nain. Si on laisse sur place des taillis de sapins douglas en îlots, la mise en œuvre de pratiques d’aménagement visant à produire des peuplements inéquiens devrait permettre de conserver un habitat propice à l’espèce à l’échelle du paysage.

Toutefois, les peuplements composés seulement de sapins douglas offrent des possibilités limitées au Petit‑duc nain en ce qui concerne les réserves alimentaires et ils pourraient se révéler accueillants pour la Chouette rayée, un des prédateurs de l’espèce, qui comprennent aussi l’Épervier brun, le grand polatouche et l’ours noir.

Le Petit‑duc nain étant insectivore, il peut être vulnérable aux effets des pulvérisations aériennes de bactéries (Bt), moyen utilisé pour la lutte contre les lépidoptères nuisibles.

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

Espèce: Toute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D): Toute espèce qui n'existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC): Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)*: Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M): Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)**: Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)***: Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)****: Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

*           Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.
**         Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
***      Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
****     Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Environnement                  Environment
Canada                             Canada

Service canadien               Canadian Wildlife
de la faune                        Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.