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Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur le Petit-duc nain au Canada - Mise à jour

Introduction

Le Petit-duc nain (Otus flammeolus) est un oiseau insectivore de petite taille (poids de 55 à 60 g) qui occupe des cavités vacantes dans de vieilles forêts sèches de sapins douglas bleu (Pseudotsuga menziesii) et de pins ponderosa (Pinus ponderosa) (Campbell et al., 1990). L’espèce est migratrice, et la limite septentrionale de son aire de reproduction se trouve dans le centre-sud de la Colombie-Britannique, la seule province du Canada où on la retrouve. Ses yeux sombres la distinguent de toutes les autres espèces de petits hiboux peuplant le pays, dont les yeux sont jaunes (Godfrey, 1986).

En 1988, le CSEMDC (Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada, maintenant le COSEPAC) considérait le Petit-duc nain comme « rare », statut qui a changé pour « vulnérable » en 1990. À cette époque, on en savait encore peu sur la répartition de l’espèce, ses besoins en matière d’habitat et l’écologie de sa reproduction (van Woudenberg, 1992; Howie et Ritcey, 1987). Le nombre d’individus présents dans le sud de la Colombie-Britannique était alors évalué à au moins 30 couples, et la tendance démographique n’était pas connue. On savait que le Petit-duc nain préfère se nourrir et nicher dans les forêts arrivées à maturité (Reynolds et Linkhart, 1987), aussi ce nombre devait‑il être supérieur avant l’exploitation étendue des forêts. Parmi les facteurs limitant la population de l’espèce, citons la perte d’habitat propice à l’alimentation et à la nidification, la contamination de l’environnement, les activités humaines, la compétition interspécifique et la prédation.

Au cours de la dernière décennie, la répartition de l’espèce et ses préférences en matière d’habitat en Colombie-Britannique ont fait l’objet de plusieurs études (Williams et Woodward, 1989; St. John, 1991; van Woudenberg, 1992; van Woudenberg et al., 1995; Christie, 1996; Cannings et Booth, 1997; D.A. Christie et D.J. Low, comm. pers., 1996; M.J. Waterhouse, comm. pers., 1997).

Des inventaires des habitats et des dénombrements ont eu lieu dans les régions de l’Okanagan, de Kamloops-Merritt et de Cariboo‑Chilcotin. On a également procédé à trois études de la répartition dans la vallée de l’Okanagan (St. John, 1991; Cannings et Booth, 1997; Gyug, 1998). Des études d’envergure semblables, dont des inventaires des habitats, ont été effectuées dans les districts forestiers de Kamloops et de Merritt (Williams et Woodward, 1989; van Woudenberg et al., 1995; Christie et van Woudenberg, en prép.). Une partie du district forestier de Boundary (Cannings et Booth, 1997; Gyug, 1998) et la vallée de la rivière Similkameen (Cannings et Booth, 1997) ont aussi fait l’objet de relevés.

Entre 1989 et 1991, la radiotélémesure a permis de définir les besoins essentiels du Petit-duc nain en matière de nourriture et d’habitat de nidification au mont Wheeler, au nord de Kamloops en Colombie-Britannique (van Woudenberg, 1992). De 1994 à 1996, au cours des saisons de reproduction (Christie, 1994; D.A. Christie et D.J. Low, comm. pers., 1995‑1996), des inventaires de l’habitat de reproduction et des études sur l’alimentation se sont poursuivis au même endroit, pour s’étendre ensuite au plateau Red et au mont Skull, dans la vallée de la rivière Thompson-Nord. Durant la saison 1995-1996, on a également étudié l’habitat des jeunes après le premier envol (D.A. Christie et D.J. Low, comm. pers., 1996).

Entre 1995 et 1997, les données sur les aires de nidification (Christie et van Woudenberg, 1997) ont permis de créer un modèle prédictif de l’habitat. Une version poussée du modèle pour les districts forestiers de Kamloops et de Merritt est en cours d’élaboration (Christie et van Woudenberg, 1998).

De 1995 à 1997 (M.J. Waterhouse, comm. pers., 1997; Roberts et Roberts, 1995), des recherches sur le Petit-duc nain ont été menées dans le district de Cariboo‑Chilcotin, dans le cadre d’une étude sur trois ans (Waterhouse, 1996). Des études à grande échelle ont permis de cartographier la répartition de l’espèce, tandis que des relevés en profondeur (visites répétées) ont servi à évaluer les effectifs dans des polygones forestiers classés en fonction de la disponibilité d’habitats propices.