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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation de la limace-sauteuse dromadaire au Canada

Facteurs limitatifs et menaces

 

Plusieurs facteurs rendent le H. dromedarius vulnérable dans son aire de répartition canadienne : une répartition limitée et morcelée, un nombre restreint de localités et son apparente dépendance vis‑à‑vis des forêts anciennes ou de leurs caractéristiques. En outre, en raison de la fragmentation et de la réduction de l’habitat, les sous‑populations vont sans doute devenir plus isolées qu’avant, ce qui restreindra le flux génique et la colonisation des habitats non occupés. Au Canada, comme le H. dromedarius se trouve à la limite nord de l’aire de répartition de l’espèce, il pourrait être particulièrement vulnérable aux fluctuations climatiques et aux phénomènes stochastiques.

L’espèce semble capable de persister dans de petites zones vestigiales de forêt, ce qui laisse bon espoir que les effets des activités d’exploitation forestière puissent être atténués. On ignore toutefois la taille minimale des zones d’habitat susceptibles de supporter des populations viables. Les zones de taille réduite sont sujettes aux effets de bordure et à la dégradation des microhabitats, ce qui augmente la vulnérabilité des limaces aux prédateurs naturels et aux fluctuations climatiques. Les caractéristiques des populations (faibles densités) et le comportement de l’espèce (comportement de fuite spécialisé, discrétion) laissent penser que la pression exercée par les prédateurs a joué un rôle important dans l’évolution de l’espèce. Dans les zones d’habitat de taille réduite, la concentration de prédateurs invertébrés, comme les escargots carnivores et les carabidés, peut nuire au H. dromedarius, surtout si les refuges appropriés sont insuffisants.

Les espèces indigènes peuvent également subir les effets de la concurrence avec les gastéropodes introduits, courants dans les zones urbaines de la Colombie-Britannique, y compris dans l’île de Vancouver. Les espèces introduites sont en expansion, certaines ayant pénétré dans les zones boisées (Forsyth, 1999, 2001).