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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le buchnéra d’Amérique au Canada - Mise à jour

Biologie

Le buchnéra d’Amérique est un hémiparasite qui peut se nourrir aux dépens d’autres végétaux en enfonçant ses suçoirs dans leurs racines. Il parasite ainsi de nombreuses espèces d’arbres, dont le Pinus strobus, le Fraxinus pensylvanica, le Populus deltoides et le Quercus alba (Musselman et Mann, 1979; Baird et Riopel, 1985; Krause et Weber, 1990), et probablement d’autres plantes, mais il est capable de se développer sans se fixer à ces hôtes (Voss, 1996). Musselman et Mann (1979) ont constaté que les arbres de petite taille peuvent être gravement endommagés par la présence d’un trop grand nombre de suçoirs et que les effets du parasitisme s’aggravent en conditions de stress, par exemple en période de sécheresse.

L’espèce est considérée comme vivace (Brownell, 1985; Ostlie, 1990), mais on pense que les populations d’Ontario et peut-être aussi celles du Nord des États-Unis pourraient être constituées en majorité de sujets annuels. D’après ses expériences de transplantation et de culture en pots, Alf Rider croit que les sujets ne survivent pas plus d’une année. L’Indiana Dunes National Lakeshore, la Division of Nature Preserves de l’Indiana et le Department of Conservation de l’Illinois ont établi des quadrats permanents pour la surveillance de l’espèce (Ostlie, 1990).

Le buchnéra d’Amérique produit de petites graines qui ont besoin de lumière pour germer et, d’après les résultats d’expériences restreintes, peuvent demeurer viables dans le sol de deux ans et demie à trois ans (Ostlie, 1990). Pour J. Baskin, ces résultats signifient fort probablement que l’espèce, en milieu naturel, produit un réservoir de graines, mais l’hypothèse n’a pas été vérifiée.

Selon les observations de Pennell (1935), la pollinisation serait assurée par des papillons. Mais il note, en se fondant sur la couleur et la morphologie, qu’il est possible que l’autopollinisation soit fréquente. Il n’a pas été établi à ce jour si la reproduction sexuée chez cette espèce se fait obligatoirement par pollinisation croisée ou si l’autopollinisation peut aussi produire des graines (Ostlie, 1990).