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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le buchnéra d’Amérique au Canada - Mise à jour

Mise à jour
Évaluation et Rapport
de situation du COSEPAC
sur le
buchnéra d’Amérique
Buchnera americana
au Canada

buchnéra d’Amérique

Espèce en voie de disparition
2000



COSEPAC
Comité sur la situation
des espèces en péril
au Canada
logo du COSEPAC


COSEWIC
Committee on the Status
of Endangered Wildlife
in Canada


Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

Nota : Toute personne souhaitant citer l’information contenue dans le rapport doit indiquer le rapport comme source (et citer l’auteur); toute personne souhaitant citer le statut attribué par le COSEPAC doit indiquer l’évaluation comme source (et citer le COSEPAC). Une note de production sera fournie si des renseignements supplémentaires sur l’évolution du rapport de situation sont requis.

COSEPAC. 2000. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le buchnéra d’Amérique (Buchnera americana)au Canada - Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 16 p. (Rapports de situation du Registre public des espèces en péril)

Brownell, V.R. 1998. Rapport de situation du COSEPAC sur le buchnéra d’Amérique (Buchnera americana) au Canada – Mise à jour, in Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le buchnéra d’Amérique (Buchnera americana) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Pages 1-16.

Rapports précédents :

Brownell, V.R. 1985. COSEWIC status report on the bluehearts Buchnera americana in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Ottawa. 38 p.

 

Note de production :
Erich Haber, coprésident, Sous-comité de spécialistes des espèces sur les plantes et les lichens, a modifié le rapport initialement rédigé par l’auteure, de façon à le rendre plus conforme au modèle de présentation normalisé.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819–953–3215
Téléc. : 819–994–3684
Courriel : COSEWIC/COSEPAC@ec.gc.ca
Site Web : http://www.cosepac.gc.ca

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Bluehearts Buchnera americana in Canada.

Illustration de la couverture :
Buchnéra d’Amérique Dan Tenaglia, dans l’aire de conservation Dorris Creek Prairie, comté de Barton (MO).

© Ministre de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, 2002
No de catalogue : CW69-14/127-2002F-IN
ISBN : 0-662-87038-7

 

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COSEPAC
Sommaire de l’évaluation

 

Sommaire de l’évaluation – Mai 2000

Nom commun :

Buchnéra d’Amérique

Nom scientifique :
Buchnera americana

Statut :
Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation :
Petites populations isolées qui ont une présence limitée et qui connaissent des pertes et des déclins continus en raison de diverses activités anthropiques.

Répartition :
Ontario

Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en avril 1985. Réexamen du statut : l'espèce a été reclassifiée dans la catégorie de risque plus élevé « en voie de disparition » en avril 1998. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000. L’évaluation de mai 2000 est fondée sur de nouveaux critères quantitatifs, qui ont été appliqués aux données du rapport de situation de 1998.

 

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COSEPAC
Résumé

Buchnéra d’Amérique
Buchnera americana

Information sur l’espèce

Le buchnéra d’Amérique est une herbacée vivace atteignant de 40 à 80 cm de hauteur. La tige, généralement non ramifiée, est pubescente et porte des feuilles sessiles opposées. Les fleurs, sessiles et d’un violet foncé, sont groupées en un épi terminal. En Ontario, la floraison s’étale de la mi‑juillet au début de septembre. Le fruit est une capsule oblongue d’environ 7 mm de longueur. L’espèce est hémiparasite de divers conifères et feuillus, se fixant à leurs racines au moyen de suçoirs.

Répartition

Le buchnéra d’Amérique est présent dans 11 États des États‑Unis, depuis l’Ohio et l’Indiana jusqu’à la Géorgie et au Missouri. Les plus fortes densités se trouvent dans le Tennessee, le Kentucky, l’Arkansas et le Missouri. Au Canada, cette plante croît sur 10 km de la rive du lac Huron, dans le Sud‑Ouest de l’Ontario, où elle forme une population isolée à la limite septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce.

Habitat

En Ontario, le buchnéra d’Amérique pousse en bordure de dépressions interdunaires mouilleuses.

Biologie

L’espèce est hémiparasite sur les racines de nombreuses espèces d’arbres, dont le pin blanc, le frêne rouge, le peuplier deltoïde et le chêne blanc, et probablement d’autres végétaux, mais elle est capable de se développer sans ces hôtes. Certains botanistes l’ont classée dans la catégorie des vivaces, mais on pense que les populations de l’Ontario et celles du Nord des États-Unis sont peut‑être majoritairement annuelles. La plante produit de petites graines qui ont besoin de lumière pour germer, et les quelques essais réalisés à ce jour indiquent qu’elles peuvent demeurer viables dans le sol de deux ans et demie à trois ans. La pollinisation peut être assurée par des papillons, mais d’après la couleur et la morphologie de la fleur, il est possible que l’autopollinisation soit fréquente.

Taille et tendances des populations

L’effectif du buchnéra d’Amérique varie de façon importante d’une année à l’autre. En 1981, soit la seule année où des relevés ont été faits dans les huit sites connus, on a dénombré en tout 2 182 sujets. L’effectif a connu un déclin important certaines années où les eaux ont atteint un niveau très élevé; en 1986 et en 1997, l’effectif est tombé à moins de 600 sujets, répartis dans six sites. La sécheresse qui a sévi durant l’été de 1988 peut avoir causé une diminution du nombre de tiges florifères.

Facteurs limitatifs et menaces

Les principaux facteurs naturels limitant le buchnéra d’Amérique sont l’inféodation de l’espèce à un habitat particulier et le caractère dynamique de cet habitat. Le buchnéra d’Amérique est une espèce des stades de transition de la succession naturelle; on ne la trouve plus dans les collectivités stables. En Ontario, la fluctuation du niveau de l’eau dans la région où se trouve l’espèce joue un rôle capital dans le maintien de son habitat. Les principaux facteurs anthropiques limitant l’espèce en Ontario sont la perte massive d’habitats interdunaires naturels au profit de la construction de maisons et de chalets. Sa survie est aussi menacée de plus en plus par les activités récréatives. L’élévation du niveau de l’eau réduit certes l’effectif annuel de l’espèce, mais elle contribue par ailleurs à maintenir l’habitat dégagé qui lui est propice.

Importance de l’espèce

L’importance du buchnéra d’Amérique au Canada tient à son caractère de parasite non obligé, à l’éloignement des populations principales de l’espèce
(États-Unis) et à son inféodation, en Ontario, à un habitat particulier et restreint, dont le maintien est largement tributaire des fluctuations du niveau de l’eau.

 

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Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)*
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP**
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)***
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

*
Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

**
Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

***
Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

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Mise à jour
Rapport de situation du COSEPAC
sur le
buchnéra d’Amérique
Buchnera americana
au Canada
1998

Information sur l'espèce

Nom et classification

Nom scientifique :
Buchnera americana L.
Nom français :
buchnéra d’Amérique
Famille :
Scrofulariacées
Grand groupe végétal :
Dicotylédones


Contrairement à la plupart des flores du Sud et à Pennel (1935), Kartez (1996) ne distingue pas, au niveau de l’espèce, le B. americana et le B. floridana Gand. Ce dernier est relativement commun dans le Sud des États-Unis (de la Caroline du Nord jusqu’au Mississippi). Chez le B. americana, la corolle est plus grande (tube de 10 à 12 mm de longueur, lobes de 5 à 8 mm de longueur), et les feuilles sont lancéolées-ovées et nettement trinervées (Clewell, 1985), tandis que chez le B. floridana les lobes de la corolle ont moins de 5 mm de longueur, et les feuilles sont lancéolées-elliptiques, ainsi que non trinervées ou indistinctement trinervées (Radford et al., 1968). Vincent (1982) propose la clé dichotomique suivante pour distinguer les deux taxons :

  1. Corolle à tube généralement de 10 à 14 mm de longueur; calice généralement de 6 à 7 mm de longueur, entièrement pubescent, à poils courts ou longs, droits ou apprimés et dirigés vers le haut, simples ou présentant un léger renflement à la base; capsule généralement de 6 à 8 mm de longueur, longueur égale ou légèrement supérieure à celle du calice; feuilles médianes généralement ovées-lancéolées, irrégulièrement et fortement dentées, à largeur maximale au milieu ou dans la partie inférieure …….. B. americana

  2. Corolle à tube généralement de 6 à 10 mm de longueur; calice généralement de 4 à 5(6) mm de longueur, pubescent en entier ou sur le tiers supérieur, à poils courts, crépus, dirigés vers le haut, présentant un renflement à la base; capsule généralement de 4 à 6(6,5) mm de longueur, longueur supérieure à celle du calice; feuilles médianes généralement oblongues à oblancéolées, entières ou à dents fines et espacées, la largeur maximale de la feuille se situant au milieu ou dans la partie supérieure …….. B. floridana [Traduction]

Dans le présent rapport, le B. americana est considéré comme distinct du B. floridana.


Description

Le buchnéra d’Amérique est une plante herbacée vivace atteignant de 40 à 80 cm de hauteur. Parasite non obligé, il peut se nourrir aux dépens de diverses espèces d’arbres en enfonçant ses suçoirs dans leurs racines. La tige, généralement non ramifiée, est pubescente et porte des feuilles sessiles opposées. Les fleurs, sessiles et d’un violet foncé, sont groupées en un épi terminal (figure 1). En Ontario, la floraison s’étale de la mi-juillet au début de septembre. Le fruit est une capsule oblongue d’environ 7 mm de longueur.


Figure 1 : Inflorescence de buchnéra d’Amérique

Figure 1 : Inflorescence de buchnéra d’Amérique

Photo prise par Dan Tenaglia, dans l’aire de conservation Dorris Creek Prairie, comté de Barton, MO.

 

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Répartition

Aire de répartition mondiale

Le buchnéra d’Amérique est présent dans 11 États des États-Unis, depuis l’Ohio et l’Indiana jusqu’à la Géorgie et au Missouri (The Nature Conservancy, 1997) (figure 2). Elle se trouve en plus fortes densités dans le Tennessee, le Kentucky, l’Arkansas et le Missouri (Brownell, 1981; The Nature Conservancy, 1997). L’espèce est considérée disparue en Pennsylvanie (Rhoads et Klein, 1993), au Michigan et au New Jersey, et d’occurrence historique dans le district de Columbia, le Delaware, le Maryland, la Caroline du Nord et l’État de New York (The Nature Conservancy, 1997). Son statut est indéterminé dans six États du Sud.


Figure 2 : Répartition du buchnéra d’Amérique en Amérique du Nord

Figure 2 : Répartition du buchnéra d’Amérique en Amérique du Nord (carte tirée de Brownell, 1983).

Carte tirée de Brownell, 1983.


Aire de répartition canadienne

Au Canada, le buchnéra d’Amérique se trouve uniquement sur 10 km de la rive du lac Huron, dans le Sud-Ouest de l’Ontario (figure 3). L’aire de l’espèce dans cette province est demeurée inchangée depuis la vaste campagne de recensement effectuée en 1981 dans la région d’Ipperwash/Port Franks.


Figure 3 : Sites existants du buchnéra d’Amérique en Ontario

Figure 3 : Sites existants du buchnéra d’Amérique en Ontario (carte tirée de White, Maher et Argus, 1983).

Carte tirée de White, Maher et Argus, 1983.

 

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Habitat

En Ontario, le buchnéra d’Amérique pousse en bordure de dépressions interdunaires mouilleuses, où il côtoie des espèces desprairies comme l’asclépiade tubéreuse (Asclepias tuberosa), le faux-sorgho penché (Sorghastrum nutans), le barbon à balais (Schizachyrium scorparium) et le barbon de Gérard (Andropogon gerardii). On peut trouver des descriptions plus détaillées de l’habitat de l’espèce dans Brownell (1981), Klinkenburg et Edwards (1979), ainsi que Klinkenburg et Crabe (1980).

 

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Biologie

Le buchnéra d’Amérique est un hémiparasite qui peut se nourrir aux dépens d’autres végétaux en enfonçant ses suçoirs dans leurs racines. Il parasite ainsi de nombreuses espèces d’arbres, dont le Pinus strobus, le Fraxinus pensylvanica, le Populus deltoides et le Quercus alba (Musselman et Mann, 1979; Baird et Riopel, 1985; Krause et Weber, 1990), et probablement d’autres plantes, mais il est capable de se développer sans se fixer à ces hôtes (Voss, 1996). Musselman et Mann (1979) ont constaté que les arbres de petite taille peuvent être gravement endommagés par la présence d’un trop grand nombre de suçoirs et que les effets du parasitisme s’aggravent en conditions de stress, par exemple en période de sécheresse.

L’espèce est considérée comme vivace (Brownell, 1985; Ostlie, 1990), mais on pense que les populations d’Ontario et peut-être aussi celles du Nord des États-Unis pourraient être constituées en majorité de sujets annuels. D’après ses expériences de transplantation et de culture en pots, Alf Rider croit que les sujets ne survivent pas plus d’une année. L’Indiana Dunes National Lakeshore, la Division of Nature Preserves de l’Indiana et le Department of Conservation de l’Illinois ont établi des quadrats permanents pour la surveillance de l’espèce (Ostlie, 1990).

Le buchnéra d’Amérique produit de petites graines qui ont besoin de lumière pour germer et, d’après les résultats d’expériences restreintes, peuvent demeurer viables dans le sol de deux ans et demie à trois ans (Ostlie, 1990). Pour J. Baskin, ces résultats signifient fort probablement que l’espèce, en milieu naturel, produit un réservoir de graines, mais l’hypothèse n’a pas été vérifiée.

Selon les observations de Pennell (1935), la pollinisation serait assurée par des papillons. Mais il note, en se fondant sur la couleur et la morphologie, qu’il est possible que l’autopollinisation soit fréquente. Il n’a pas été établi à ce jour si la reproduction sexuée chez cette espèce se fait obligatoirement par pollinisation croisée ou si l’autopollinisation peut aussi produire des graines (Ostlie, 1990).

 

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Taille et tendances des populations

The Nature Conservancy attribue à l’espèce la cote G5 à l’échelle mondiale (Oldham, 1996). On croit que cette évaluation est erronnée, car on y confond le B. americana et le B. floridana. Le B. americana au sens strict serait coté G3 ou G4 (Ostlie, 1990).

The Nature Conservancy (1997) classe le B. americana parmi les espèces historiques ou disparues dans le district de Columbia, le Delaware, le Maryland, le Michigan, la Caroline du Nord, le New Jersey, l’État de New York et la Pennsylvanie. L’espèce est mentionnée en Alabama, en Floride, en Louisiane, au Mississippi, en Oklahoma et en Caroline du Sud, mais son statut dans ces États est indéterminé. Elle est cotée S1 (extrêmement rare) en Géorgie et en Virginie, S2 en Ohio et au Texas, S3 en Illinois, au Kansas et au Tennessee, S3-S4 au Kentucky et S4 en Arkansas et au Missouri.

En Ontario, on lui a attribué la cote S1 (Oldham, 1996)
 Superficie de l’habitat
(ha)
Eff.
1981
Eff.
1997
Effectif
maximal
Effectif
minimal
Populations existant toujours en Ontario
1. L’ancien camp militaire Ipperwash0,49700---
2. Ancien camp Ipperwash – bassin biologique0,2710---
3. Lac Richmond Park0,75304621971 (1994)23 (1991)
4. Parc provincial The Pinery0,008953594 (1984)3 (1997)
5. Plage Ipperwash--88--
Populations fortement en déclin, sur le point de disparaître
6. Ipperwash (ancien parc provincial)0,00412 054 (1984)0 (1997)
Populations disparues
1. Réserve de la Première nation de Kettle Point0,005900450 (1983)0 (1991-1997)
2. Port Franks, Poplar Lodge0,00445045 (1981)0 (1997)


Description détaillée

  1. L’ancien camp d’entraînement militaire Ipperwash – Champ 1 - environ 700 sujets comptés le 31 juillet 1981 par Tony Reznicek, William Vanden Bygaart et Terry Crabe sur une superficie de 46 m sur 107 m. Le champ est sillonné de traces de véhicules. D.A. Sutherland (1997, comm. pers.) a compté environ autant de sujets, sinon un peu plus, en 1993, lors d’études réalisées de la mi-septembre au 8 octobre.

  2. Ancien camp Ipperwash –au bassin biologique. Trois sous-populations ont été relevées le 31 juillet 1981 par Tony Reznicek, William Vanden Bygaart et Terry Crabe.

    2a. Champ 2 – environ 260 sujets sur les bords d’un étang peu profond de 30 m sur 60 m.
    2b. Champ 3 - environ 300 sujets sur une superficie de 6 m sur 18 m dans un pré.
    2c. Champ 4 – environ 150 sujets sur une superficie de 6 m sur 12 m dans un pré adjacent au champ 3.

    Comme il était tard dans la saison, Sutherland et al.(1994) n’ont pas pu établir si l’effectif avait augmenté ou diminué par rapport aux estimations de 1981. Ils ont cependant découvert plusieurs petites populations éparpillées dans des prés humides, entre ce site et celui décrit précédemment.

  3. Lac de Richmond Park – environ 0,7 ha de pré humide propice. Il s’agit d’un terrain privé non aménagé bordé au sud par l’ancien camp d’entraînement militaire et par des chalets.

  4. Parc provincial The Pinery – Environ 85 p. 100 des sujets recensés dans ce parc se trouvaient dans un pré clôturé de 36 m2. Quelques sujets ont été observés, à plusieurs reprises, dans 9 autres prés humides situés à proximité.

  5. Plage Ipperwash - Alf Rider, ainsi que John et Dorothy Tiedje, de Sarnia, ont découvert 88 sujets dans des prés humides du West Parkway Drive, les 25 et 26 septembre 1997. La majorité de ces sujets poussaient sur des terres privées non aménagées, mais certains se trouvaient sur des terres de la Couronne.

  6. Ipperwash (ancien parc provincial) – Quelques sujets seulement ont été recensés depuis 1986. Le pré humide a été envahi en grande partie par le thuya et la végétation arbustive, et il s’y accumule des débris organiques. La population de buchnéra d’Amérique est en déclin continu depuis la construction du chemin d’accès au parc et du terrain de stationnement dans les années 1970. Elle est menacée de disparition imminente en raison de la transformation de l’habitat (A. Rider, 1997, comm. pers.; C. Van den Bygaart, 1997, comm. pers.).

  7. Réserve de la Première nation de Kettle Point – Site de 46 m sur 46 m sur un lot non aménagé. Environ 300 sujets ont été comptés en 1990, mais plusieurs maisons ont depuis été construites sur ce lot, et aucun sujet n’a été recensé lors des relevés ultérieurs, qui ont pourtant été fréquents (A. Rider, 1997, comm. pers.).

  8. Port Franks, Poplar Lodge - Environ 45 sujets ont été vus pour la dernière fois en 1984, sur une étendue de 36 m2 dans un port de plaisance du secteur Windsor Park. Ce site a été envahi par des mauvaises herbes, et de nouvelles maisons ont été construites dans le secteur (A. Rider, 1997, comm. pers.).

Tendances

L’effectif du buchnéra d’Amérique varie de façon importante d’une année à l’autre (annexe 1). Le déclin des populations, survenu en 1986, peut être attribué au niveau très élevé de l’eau dans les prés humides durant la majeure partie de la saison de croissance (Crabe, 1989). À l’été 1988, une sécheresse persistante peut avoir causé une diminution du nombre de tiges florifères. En 1997, l’eau du lac Huron a de nouveau atteint un niveau très élevé. En septembre de cette année-là, Alf Rider a dénombré 550 sujets, mais ce relevé n’englobait pas l’ancien camp Ipperwash et l’ancien parc provincial Ipperwash, qui étaient occupés par les Autochtones. La seule année où tous les sites connus ont été recensés, soit en 1981, on a compté au total 2 182 sujets. Il semble que le buchnéra d’Amérique ait disparu de l’île Squirrel, où Dodge l’avait observé en 1914.

La situation des populations de buchnéra d’Amérique du Lac Richmond Park et de l’ancien camp Ipperwash peut être considérée comme excellente (A) selon les critères définis par Ostlie (1990). Celle des autres populations est difficile à évaluer en raison de la grande variabilité de leur effectif d’une année à l’autre. La population de l’ancien parc provincial Ipperwash est encore comptée comme population existante, mais elle est sur le point de disparaître.

 

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Facteurs limitatifs et menaces

Les principaux facteurs naturels limitant le buchnéra d’Amérique sont l’inféodation de l’espèce à un habitat particulier et le caractère dynamique de cet habitat. Le buchnéra d’Amérique est une espèce des stades de transition de la succession naturelle; on ne la trouve plus dans les collectivités stables (Ostlie, 1990). En Ontario, la fluctuation du niveau de l’eau dans la région où se trouve l’espèce joue un rôle capital dans le maintien de son habitat. Les principaux facteurs anthropiques limitant l’espèce en Ontario sont la perte massive d’habitats interdunaires naturels au profit de la construction de maisons et de chalets. Sa survie est aussi menacée de plus en plus par les activités récréatives (Oldham, 1995).

Aux États-Unis, la perte d’habitat, entraîné par des phénomènes physiques de perturbation,  l’aménagement des terrains et la succession végétale, est le principal facteur limitant l’effectif de l’espèce. Dans la prairie, où se trouvent la majorité des populations américaines de buchnéra d’Amérique, le feu est un élément de perturbation nécessaire à la germination des graines et au maintien de la communauté végétale (Ostlie, 1990). Le brûlage dirigé suivant un cycle de 3 ou 4 ans est la principale technique de gestion de l’espèce en Indiana, en Illinois, au Missouri et en Ohio.

 

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Importance de l'espèce

L’importance du buchnéra d’Amérique au Canada tient à son caractère d’hémiparasite, à l’éloignement des populations principales de l’espèce (États-Unis) et à son inféodation, en Ontario, à un habitat particulier et restreint, dont le maintien est largement tributaire des fluctuations du niveau de l’eau.

 

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Évaluation et statut proposé

Protection actuelle ou autres désignations

La population de buchnéra d’Amérique du parc provincial The Pinery se trouve dans un terrain de camping public à vocation récréative. Dix petites sous-populations ont été relevées et cartographiées. Huit d’entre elles se trouvent aux abords de sites de camping ou de chemins menant à ces sites et sont exposées au piétinement et à la récolte (Brownell, 1997, obs. pers.). Les deux autres se trouvent à l’intérieur d’enclos de protection contre les cerfs, mais elles sont en voie d’être supplantées par des espèces du prochain stade de succession. Le terrain entourant ces enclos est fortement brouté par les cerfs, qui maintiennent ainsi le milieu ouvert. Les enclos, qui renferment la majorité des sujets de la population du parc, sont en voie d’être envahis par le thuya occidental. Il est possible que la population de buchnéra d’Amérique du parc The Pinery ne soit pas assez abondante pour être viable, d’autant plus que son habitat est en train d’être envahi par des plantes ligneuses.

Les autres populations (environ 97 p. 100 des sujets) se trouvent sur des terrains privés ou des terrains occupés. Celle du lotissement Richmond Park se situe sur des terrains privés bordés d’un côté par des chalets et de l’autre, par l’ancien camp militaire Ipperwash.

Le parc provincial Ipperwash, ainsi que les terres de la Couronne et le camp Ipperwash qui le jouxtent sont occupés par la Première nation de Kettle Point depuis 1995. Avant 1995, le camp Ipperwash était utilisé par le ministère de la Défense nationale pour l’entraînement de l’infanterie. Le buchnéra d’Amérique de même que son habitat au sein du camp étaient continuellement perturbés par le passage des camions et des véhicules tout-terrain (Thompson et al., 1994). Ce terrain, d’une superficie de 1 006 ha, appartient actuellement au gouvernement fédéral. Dans les négociations qui ont cours pour le transfert de cette propriété à la Première nation, celle-ci demande un déclassement de niveau 3, ce qui signifie l’enlèvement complet des arbres et l’exploration du sol jusqu’à plusieurs mètres de profondeur afin d’éliminer les éventuels engins non éclatés (Bob Woods, MDN, comm. pers., 1997). Or, ces travaux détruiraient 65 p. 100 de la population ontarienne de buchnéra d’Amérique, ainsi que des sujets de 21 autres espèces végétales rares dans la province.

Le Buchnera americana n’est pas mentionné dans la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Il a été désigné « espèce menacée » à l’échelle nationale par le COSEPAC en 1985.

Aux États-Unis, le Buchnera americana bénéficie d’une protection juridique, puisqu’il est désigné « espèce en voie de disparition » (endangered) en Indiana, en Ohio (Burns et Cusick, 1984) et en Georgie (Géorgia Natural Heritage Program, 1989).


Évaluation du statut et recommandations de l’auteure

En 1985, lorsque le B. americana a été ajouté à la liste des espèces menacées au Canada, 65 p. 100 des sujets se trouvaient au sein de parcs provinciaux ou sur des terrains appartenant au ministère de la Défense nationale. Aujourd’hui, moins de 3 p. 100 des sujets se trouvent sur des terrains gérés par un organisme public, et ils sont menacés par la succession végétale et les activités récréatives.

Vu l’affaiblissement des mesures de protection de l’espèce, la disparition de deux populations et le déclin considérable d’une troisième, on recommande que le statut du buchnéra d’Amérique soit changé de la catégorie « espèce menacée » à la catégorie de risque plus élevé « espèce en voie de disparition ».

 

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Résumé technique

Répartition

Zone d’occurrence :moins de 5 km2
Zone d’occupation :moins de 1 km2 (1,4 ha)


Information sur les populations

Nombre total de sujets au Canada :553 en 1997, répartis dans six sites sur huit
Nombre de sujets matures (reproducteurs) au Canada :inconnu
Durée d’une génération :un an
Tendance de la population totale :inconnue
Taux de déclin (le cas échéant) de la population totale : 
Nombre de populations connues :on a répertorié au total quelque 8 sites et plusieurs autres sous-populations sur 10 km de la rive du lac Huron, et un site historique (1914) à l’île Squirrel
La population totale est-elle fragmentée?oui
Nombre de sujets dans la plus petite population :0 (compte tenu de la fluctuation des populations)
Nombre de sujets dans la plus grande population :1 971 en 1994
Nombre d’emplacements toujours existants :6
Nombre d’emplacements aujourd’hui disparus :au moins 3
L’espèce connaît-elle des fluctuations d’effectif?oui
Le cas échéant, quel est l’effectif maximal?2 182 en 1981, répartis dans 7 sites
l’effectif minimal?553 en 1997, répartis dans 6 sites
L’ampleur de ces fluctuations est-elle supérieure à un ordre de grandeur?peut-être


Facteurs limitatifs et menaces

Niveau élevé de l’eau, construction de chalets, activités récréatives


Potentiel de sauvetage

L’espèce existe-t-elle à l’extérieur du Canada?oui
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?Possible, mais peu probable
Les sujets des populations étrangères les plus proches seraient-ils adaptés aux conditions canadiennes?on ne sait pas (les sites américains les plus proches ne subissent pas les mêmes types de perturbations que les sites canadiens)
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les sujets immigrants?probablement

 

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Remerciements

L’auteure tient à remercier les personnes et les organismes suivants, qui ont fourni des données et de l’information. Elle désire remercier plus particulièrement Alf Rider, qui a mené plusieurs campagnes de recensement du Buchnera americana en septembre 1997 et qui s’intéresse de près à la situation de l’espèce depuis de nombreuses années.

Terry Crabe, naturaliste principal - Parcs, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Parc provincial The Pinery, Ontario.

Michael J. Oldham, botaniste, Centre d’information sur le patrimoine naturel, Peterborough (Ontario).

Alf Rider, naturaliste, Kettle Point (Ontario)

Donald A. Sutherland, biologiste, Centre d’information sur le patrimoine naturel, Peterborough (Ontario).

Casey Vanden Bygaart, R.R. nº 2, Grand Bend (Ontario).

Bob Woods, forestier principal, ministère de la Défense nationale, Ottawa (Ontario).

Le présent rapport a été financé par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada.


Ouvrages cités

Baird, W.V., et J.L. Riopel. 1985. Surface characteristics of root and haustorial hairs of parasitic Scrophulariaceae. Botanical Gazette 146(1): 63-69.

Brownell, V.R. 1985. Bluehearts (Buchnera americana L.) in Canada: A status report. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada (CSEMDC), Ottawa (Ontario). 34 p. (révision en 1983 d’un rapport rédigé en 1981 pour le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario)

Burns, J.F., et A.W. Cusick. 1984. Buchnera americana L., in R.M McCance,. et J.F. Burns (éd.). Ohio Endangered and Threatened Vascular Flora. Ohio Department of Natural Resources, Columbus.

Clewell, A.F. 1985. Guide to the Vascular Plants of the Florida Panhandle. Florida State University Press, Tallahassee.

Crabe, T. 1981. Ipperwash/Port Franks blueheart survey. Rapport présenté au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, district de Chatham. 14 p.

Crabe, T. 1989. Blueheart summary. Rapport présenté au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, district de Chatham. 2 p.

Crabe, T., et C. Vanden Bygaart. 1994. Blueheart summary. Rapport présenté au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, district de Chatham. 4 p.

Kartesz, J.T. 1996. Revision: A Synonymized Checklist of the Vascular Flora of the United States, Canada and Greenland. 2e éd. Timber Press, Portland (Oregon). 2 vol.

Klinkenburg, R., et T. Crabe. 1980. Life science report - New location for Bluehearts (Buchnera americana L.) in the Port Franks area, August 1980. Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, district de Chatham. 14 p.

Klinkenberg, R., et J. Edwards. 1979 (publié en 1981). A study of the wet meadow communities of Pinery and Ipperwash Provincial Parks (1979). Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, district de Chatham.

Krause, D., et H.C. Weber. 1990. SEM observations on seeds of Striga spp. and Buchnera americana (Scrophulariaceae). Plant Systematics and Evolution 170(3-4): 257-263.

Musselman, L.J., et W.F. Mann. 1979. Root parasites in culture. New Phytologist.

Oldham, M.J. 1995. Element State Ranking Form for Buchnera americana.  Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Centre d’information sur le patrimoine naturel, Peterborough (Ontario).

Oldham, M.J. 1996. Natural Heritage Resources of Ontario: Rare Vascular Plants. Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Centre d’information sur le patrimoine naturel, Peterborough.

Oldham, M.J. 1997. Bibliography of Ontario Endangered and Threatened Plant Species. Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Centre d’information sur le patrimoine naturel, Peterborough.

Ormes, M. 1983. Element Global Ranking Form for Buchnera americana. (révisé en 1994) Biological and Conservation Database (BCD), The Nature Conservancy, Arlington (Virginie). 3 p.

Ostlie, W. 1990. Element Stewardship Abstract for Buchnera americana. The Nature Conservancy, Minneapolis (Minnesota). 12 p.

Pennell, F.W. 1935. The Scrophulariaceae of Eastern Temperate North America. Academy of Natural Sciences, Philadelphie, Monograph 1.

Radford, A.E., H.E. Ahles et C.R. Bell. 1968. Manual of the Vascular Flora of the Carolinas. The University of North Carolina Press, Chapel Hill.

Rhoads, A.F., et W.M. Klein Jr. 1993. The Vascular Flora of Pennsylvania: Annotated Checklist and Atlas. American Philosophical Society, Philadelphie (PA).

Sutherland, D.A., W.D. Bakowsky, M.E. Gratshore et P.C. Carson. 1994. Ébauche. Biological inventory and evaluation of Canadian Forces Camp Ipperwash. Préparé pour le ministère de la Défense nationale. Ottawa (Ontario).

The Nature Conservancy. 1997. State and provincial ranks for Buchnera americana from the BCD. The Nature Conservancy, Arlington (Virginie).

Thompson, J., L. Burr, L. Lamb et C. Campbell. 1994. Biological inventory of Camp Ipperwash, Bosanquet Township, Lambton County. Préparé pour le ministère de la Défense nationale. Ottawa (Ontario).

Vincent, K.A. 1982. Scrophulariaceae of Louisiana. Mémoire de maîtrise inédit. University of Southwestern Louisiana. 211 p.

Voss, E.G. 1996. Michigan Flora. Part III. Cranbrooke Institute of Science Bulletin 61 and University of Michigan Herbarium, Ann Arbor.

White, D.J., R.V. Maher et G.W. Argus. 1983. Buchnera americana L., in G.W. Argus et D.W. White (éd.) Atlas des plantes vasculaires rares de l’Ontario. Partie 2. Musée national des sciences naturelles, Ottawa.


L'auteure

Vivian R. Brownell a obtenu un baccalauréat ès sciences avec spécialisation en botanique (de terrain) de la University of Guelph en 1978. Après ses études, elle a travaillé pour plusieurs ministères et organismes gouvernementaux, dont le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario et le Service canadien des parcs, Région de l’Ontario. Depuis 1983, elle est consultante en biologie auprès de municipalités, d’offices de protection de la nature et de ministères et organismes gouvernementaux. Son travail comprend principalement des missions d’évaluation et des inventaires biologiques, la gestion d’espèces rares, l’évaluation de zones naturelles et d’habitats fauniques, ainsi que la planification de systèmes de gestion du patrimoine naturel. Elle a récemment mis au point un programme informatique comportant un volet base de données (NADEP) pour faciliter l’évaluation des milieux naturels. Elle est auteure et co-auteure de nombreux articles parus dans des ouvrages et des revues scientifiques sur les alvars, les prairies, les savanes, les landes sablonneuses ou rocheuses, la classification des orchidées et la phytogéographie. On peut trouver la liste complète des communications, des articles et des rapports qu’elle a rédigés dans Biodiversité canadienne : répertoire des botanistes actuels et de leurs publications (http://www.cciw.ca/eman-temp/scientists/botanists/intro.html).

 

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Annexe 1 : Taille et tendances des populations de buchnéra d'Amérique en Ontario

Année1. L’ancien camp d’ entraînement militaire Ipperwash2. L’ancien Camp Ipperwash Bassin biologique3. Lac de Richmond Park4. Parc provincial The Pinery5. Plage Ipperwash6. Ipperwash (ancien parc provincial)7. Réserve de la Première nation de Kettle Point8. Port Franks, Poplar Lodge
1980--25098-5--
198170071053095-129045
1982---12----
1983--500511-30450-
1984--965594-542432
1985---4-19--
1986---69-35--
1987---69----
1988--6022-0--
1989--6014----
1990--12914--300-
1991--2312----
1992--1 33215-00-
1993--44411-2--
1994--1 97125-10-
1995--------
1996env. 700-----0-
1997--462388-00

D’après Crabe, 1981, 1989, 1997 comm. pers.; Crabe et Vanden Bygaart, 1994; études effectuées sur le terrain par Vivian Brownell du 8 au 11 juillet 1997 et par Alf Rider les 16, 25 et 26 septembre 1997.

 

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