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5. Objectifs en matière de population et de répartition

Le but à long terme pour cette espèce est de constater sur les relevés réalisés à l'échelle de l'aire de répartition au Canada que la population a augmenté à plus de 1 000 individus et que la répartition des aires de reproduction est restée la même. Il existe quatre objectifs en matière de population et de répartition de la Mouette blanche au Canada. Ces objectifs sont valables jusqu’en 2016, mais pourront être modifiés à mesure que l'on obtiendra davantage d'information. Selon les données actuellement disponibles, non seulement ces objectifs permettront de maintenir la population et la répartition de l’espèce, mais leur réalisation pourrait contribuer à renverser le déclin de la population.

  1. Dans la partie est de l'île d'Ellesmere, maintenir la répartition et l'abondance moyennes quinquennales de la Mouette blanche à leurs niveaux de 2009 (c.-à-d. l'abondance variera annuellement, mais l’abondance moyenne sur cinq ans doit être égale à celle de 2009).

    On estime que 700 Mouettes blanches vivaient sur les nunataks au nord de l'inlet Makinson en 2006, puis de nouveau en 2009. Il s'agit de l’essentiel de la population reproductrice connue au Canada.

  2. Sur l'île Seymour, maintenir la population annuelle de la colonie à 100 individus ou plus.

    La colonie de l'île Seymour était auparavant la colonie connue la plus importante au Canada; elle pourrait être distincte, sur le plan génétique, des colonies des nunataks situées dans l'est. Des relevés effectués depuis 2002 révèlent qu'il existe un « bassin » pouvant compter jusqu'à 200 individus susceptibles de revenir sur l'île.

  3. Sur l'île de Baffin, l'île Cornwallis et l'île Devon, maintenir la présence de Mouettes blanches reproductrices.

    Des colonies de Mouettes blanches de petite taille persistent sur ces îles; leur présence peut être intermittente. À l'heure actuelle, on ne sait pas si ces populations (groupes qui nichent sur des terrains plats) sont distinctes, sur le plan génétique, des colonies des nunataks ou des colonies insulaires, ni l’importance des échanges éventuels (c.-à-d. potentiel de rétablissement) entre les colonies. Toutefois, les analyses de viabilité des populations semblent indiquer que les colonies de l'île de Baffin et de l'île Devon ne persisteront pas (Robertson et coll., 2007) si les conditions actuelles perdurent.

  4. Maintenir la présence hivernale des Mouettes blanches qui se reproduisent au Canada et en Europe, notamment dans les eaux canadiennes du détroit de Davis et de la baie de Baffin ainsi que dans les eaux au large des côtes du Labrador.

    Les relevés historiques (Orr et Parsons, 1982) ainsi que de récentes données recueillies par télémesure satellitaire (Gilg et coll., 2010; Mallory, données inédites) semblent indiquer que ces eaux couvertes de glace pourraient accueillir une partie importante de la population mondiale de Mouettes blanches.